Grenoble est exotique

ESCAPADES | Marmottes, chamois, tétras lyres, canards colverts… Voir toujours les mêmes bestioles dans le coin peut être assez lassant. Heureusement, Grenoble innove aussi avec la nature et l’arrivée de nouvelles plantes et espèces exotiques, changement climatique oblige. Et pour compléter tout ça, direction la fontaine ardente du Gua. C’est le deuxième volet de nos bizarreries grenobloises, côté nature (qu’on aime beaucoup !)

Jérémy Tronc | Vendredi 23 avril 2021

Photo : Bj.schoenmakers, CC0, via Wikimedia Commons


Le gecko migre à Grenoble

Plutôt familière des pays du pourtour méditerranéen et généralement près des côtes, la tarente de Maurétanie a été signalée à Grenoble pour la première fois en 2018. Cette espèce de gecko est arrivée dans la capitale des Alpes sous l'effet du changement climatique. Très bien adaptée à l'homme, on peut fréquemment la voir sur les murs, en particulier près des éclairages où se trouvent les insectes la nuit. Les tarentes affectionnent les zones pierreuses et les broussailles clairsemées. L'animal semble ainsi particulièrement se plaire dans les secteurs de la Porte de France et de l'Esplanade. L'association Nemeton (un biolab grenoblois) y organise des promenades d'observation lorsque des chaleurs plus importantes sont durablement installées. On appréciera alors les prouesses de la tarente : ce petit gecko nocturne est en effet un animal vif, capable de courir sur toutes les surfaces, même dénuées de la moindre prise, et de sauter très rapidement, par exemple du sol à une branche.

Infos pratiques
D'autres renseignements sont à découvrir sur le site Internet de Nemeton (https://nemeton.bio).


Un petit coin de Méditerranée à Grenoble

Classés zone naturelle d'intérêt écologique floristique et faunistique, les pentes et buissons de la Bastille, du mont Jalla et du mont Rachais abritent une des "colonies méridionales" les plus riches des environs de Grenoble. Leur végétation combine 200 espèces alpines et méridionales, avec une grande variété d'oiseaux et d'insectes. La diversité des milieux (coteaux, prés secs, escarpements et falaises) permet d'accueillir également une faune remarquable telle la mante religieuse, des papillons rares et des oiseaux comme le grand-duc d'Europe ou la pie-grièche.

Infos pratiques
Accès : de la Porte Saint-Laurent ou du site sommital de la Bastille, suivre le GR9.


Des noctules communes et des blongios nains

Où les voir ? Si vous avez répondu au Safari de Peaugres, ce n'est pas la bonne réponse. Plus proche de Grenoble, il y a le bois de la Bâtie. Sur cet ancien méandre de l'Isère, vous découvrirez une forêt alluviale préservée, un plan d'eau, un verger conservatoire, des mares pédagogiques et donc des noctules communes et des blongios nains, qui sont respectivement une espèce de chauve-souris et le plus petit des hérons européens. Dans cet espace ressourçant de 30 hectares, des équipements spécifiques ont été mis en place par le Conseil général de l'Isère pour faire apprécier sa richesse écologique : sentier aménagé, observatoires, points d'arrêt, préau…

Infos pratiques
Accès : de Grenoble, suivre pendant 10 minutes l'A41 en direction de Chambéry jusqu'à la sortie 24-1 – Villard-Bonnot. Au rond-point, prendre la direction de Villard- Bonnot / Bois de la Bâtie.


La fontaine ardente du Gua

Des flammes qui sortent de terre de manière inexpliquée parmi les eaux de la rivière toute proche : forcément, le phénomène paraît contre nature et a commencé à faire flipper, des Romains jusqu'aux romantiques. Malédiction ou œuvre du diable pour certains, manifestation divine pour d'autres, la fontaine ardente du Gua (sud-Isère) a toujours été crainte des habitants de la région. Bien entendu, rien de magique dans cette curiosité : la flamme est provoquée par l'embrasement du gaz de schiste issu d'une poche géologique vieille de plusieurs dizaines de millions d'années, qui va du Vercors à la Chartreuse. Rares sont les fontaines ardentes en France, la deuxième connue se situant à Meylan, sur les contreforts de la Chartreuse, près de Rochasson. Cette quasi-fontaine ardente se déplace au cours des années vers le nord. En effritant la roche et en approchant une allumette, on peut faire apparaître de furtives sources de gaz.

Infos pratiques
En voiture : Depuis Saint Barthélémy, suivre les directions Fontaine Ardente et La Pierre. Après le franchissement du ruisseau Verdant, le parking est sur la gauche au sortir du virage.


Photos
Méditerranée / Noctules et Blongios : (c) Jérémy Tronc
Gecko : (c) Bj.schoenmakers, CC0, via Wikimedia Commons
Fontaine ardente: (c) Jvillafruela, CC BY-SA 4.0

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Errances musicales à la Bastille avec Bégayer

Concert | Rendez-vous samedi 20 octobre.

Damien Grimbert | Mercredi 17 octobre 2018

Errances musicales à la Bastille avec Bégayer

C’est rien de moins qu’un triple retour qui nous attend ce samedi 20 octobre à 20h30. Celui des concerts au Centre d’art Bastille tout d’abord, cadre aussi singulier qu’idéal pour accueillir des groupes musicaux aux horizons différents. Celui de l’association Plege ensuite, de retour aux affaires après une longue pause estivale. Et celui de Bégayer enfin (photo), trio alternatif unique en son genre qui viendra dévoiler ses « tristes poèmes bruyants » à l’occasion de la sortie de son très attendu premier album Terrain à mire. Une maison rétive. Contrainte par le toit, coproduit par Les Disques Bongo Joe et le label Le Saule. On ne peut malheureusement pas vous en dire beaucoup plus au stade actuel (seul deux des neuf titres de l’album ont été dévoilés à l’heure où l’on écrit ces lignes), si ce n’est qu’au vu des précédentes prestations du groupe, et de la très bonne formation pop folk qui les accompagne pour l’occasion (les Lyonnais de GHST), tout ça s’annonce sous les meilleurs augures.

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Au spectacle (en plein air) cet été

Sélection | Alors que l’été la plupart des salles de l’agglo grenobloise sont fermées, il est tout de même possible de voir des spectacles en ville, en plein air et souvent dans un cadre original voire grandiose. Petite sélection maison.

Aurélien Martinez | Mardi 3 juillet 2018

Au spectacle (en plein air) cet été

De l’opéra et de la danse à la Bastille Du 25 juillet au 29 août Chaque été, le prestigieux Opéra national de Paris propose dans toute la France des projections en plein air de certaines de ses productions d’opéra et de danse. Comme à la Bastille, qui en diffusera quatre de fin juillet à fin août. Tout débutera le mercredi 25 juillet avec l’opéra Così fan tutte de Mozart mis en scène par Anne Teresa De Keersmaeker, l’une des papesses de la danse contemporaine souvent vue à la MC2. « Dans sa mise en scène, Anne Teresa De Keersmaeker allie le chant à la danse, et s’appuie sur la géométrie de la musique pour donner forme aux turbulentes transformations émotionnelles des personnages » (extrait de la note d’intention) : voilà qui risque d’être grandiose. Les mercredi 8 et 15 août, place à la danse pure, avec d’abord une soirée ballets avec des pièces de trois chorégraphes de renom (et d’époque différente – Benjamin Millepied, Jerome Robbins et George Balanchine), puis, une semaine plus tard, L'Histoire de Manon du chorégraphe

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Des spectacles à ciel ouvert pour l'été

Les temps forts de l'été | Ce n’est pas parce que l’immense majorité des salles de spectacle sont fermées en juillet et août qu’on ne peut pas se faire une pièce de théâtre, de danse, voire même un opéra entre deux passages à la piscine et trois tours en terrasse. La preuve avec ces quatre bons plans en plein air, et gratuits (ou presque), ce qui ne gâche rien.

Aurélien Martinez | Mardi 4 juillet 2017

Des spectacles à ciel ouvert pour l'été

De l’opéra et de la danse en plein air, sur grand écran Du 21 juillet au 24 août Les opéras sont des salles de spectacle souvent intimidantes, dont les codes implicites (un minimum de culture, une belle toilette…) peuvent faire peur. Pourtant, il s’y passe souvent de chouettes choses pas destinées uniquement qu’aux bourgeois amateurs de culture des temps anciens – l’opéra de nos voisins lyonnais est, par exemple, une maison très contemporaine. Celui de Paris, l’un des plus réputés (et classiques) d’Europe, souhaite ainsi démonter les préjugés qui lui collent à la peau en proposant l’été venu certaines productions (en opéra comme en danse) sur grand écran, dans plusieurs villes de France À Grenoble, on aura ainsi droit au ballet Le Lac des cygnes, sur une musique de Tchaïkovski et une chorégraphie de Rudolf Noureev, le vendredi 21 juillet au parc Jean Verlhac de la Villeneuve ; à l’opéra La Traviata de Verdi le jeudi 27 juillet à la Bastille ; au défilé du Ballet de l’Opéra de Paris le vendredi 4 août au parc Bachelard ; au ballet La Belle au bois dormant, sur une musique de Tchaïkovski et une chorégraphie de Mar

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Le Centre d'art Bastille se fait une place au soleil

ARTS | Poursuivant la célébration de sa dixième année d’existence, le Centre d’art Bastille accueille tout l'été l'exposition collective "Sous le soleil exactement, coucher de soleil et lever de rideau" où la question du paysage est mise en exergue. Une déambulation (ir)réelle se dessine alors entre couchers de soleil et banquises éternelles. Visite guidée, en images.

Charline Corubolo | Lundi 25 juillet 2016

Le Centre d'art Bastille se fait une place au soleil

Surplombant la ville, le Centre d’art Bastille s’invite dans le décor montagneux de Grenoble tout en laissant le paysage s’immiscer entre ses murs. Avec la proposition Sous le soleil exactement, coucher de soleil et lever de rideau, c’est ainsi une double dialectique qui s’installe dans laquelle les œuvres présentées offrent un nouveau paysage tout en répondant à l’environnement spatio-temporel du lieu. L’exposition collective, seule contrainte émise par la direction du Cab, tend alors à interroger la notion de paysage à travers plusieurs pièces et à mettre en avant le travail de commissaire. Confiée à Eloïse Guénard, l’élaboration du projet joue sur la dualité des deux composantes du paysage, entre réalité et imaginaire. Nature de l’illusion L’imaginaire de la nature devient représentation théâtralisée avec Bertrand Lamarche qui joue, grâce à un réflec

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Le Centre d'art Bastille fête ses dix ans

ACTUS | Inauguré le 22 juin 2006, le Cab célèbre son anniversaire un poil en avance avec une nouvelle expo et une soirée de concerts. On a rencontré la nouvelle boss pour en savoir plus.

Aurélien Martinez | Mardi 9 février 2016

Le Centre d'art Bastille fête ses dix ans

Dix ans pour le Centre d’art Bastille, situé là-haut sur la Bastille, au cœur de ce fort militaire édifié entre 1823 et 1848. Un contraste saisissant lorsqu'on découvre ses expos très art contemporain, ce qui fait tout le charme du projet. « Notre implantation ici était un gros challenge » assure Émilie Baldini, directrice du centre depuis le 1er septembre – mais ce n’est pas une nouvelle venue, puisqu’elle est au Cab depuis 7 ans (elle a notamment créé le service des publics). Un challenge donc, pour « un bilan plutôt positif » en cette dixième année d’existence. « On a été fer de lance pour certains artistes dont les premières expositions en centre d’art ont été chez nous, et qui sont maintenant reconnus sur la scène nationale voire internationale. » Niveau public, 115 000 visiteurs ont été accueillis en dix ans selon les chiffres fournis par le Cab. Accueillis et « accompagnés » surtout, la médiation culturelle tenant particulièrement à cœur à Émilie Baldini, qui vient par exemple de lancer les "mercredis découvertes" en direction du jeune public. Niveau perspectives, si l’avenir du Cab a pu paraître menacé il y a quel

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Des étudiants au Centre d'art Bastille

ARTS | L'exposition "Infiltrations", actuellement au Cab, a été imaginée par quatre étudiants. On en a rencontré une.

Charline Corubolo | Mardi 2 juin 2015

Des étudiants au Centre d'art Bastille

L'exposition Infiltrations est le fruit d'une collaboration entre le festival universitaire annuel organisé par Un tramway nommé culture et le Centre d'art Bastille, tous deux cherchant chaque année à promouvoir les actions étudiantes pour la culture. Pour cette nouvelle édition, Vincent Verlé, salarié du Cab, a mené un workshop curatorial avec quatre étudiants : Raphaël Corsino et Laura Villena, deux élèves de l’École supérieure d'art et design Grenoble (Esad) ; Robyn Wilton de l'Univerisité de Leeds et Chloé Pommaret de l'Université Pierre-Mendès-France, section médiation art culture. Pour Laura Villena, l'objectif du projet était de proposer une « exposition qui avait un lien avec le thème du festival. Après nous être questionnés sur le sens de ce thème, nous en avons déduit qu'il parlait de la vie à travers l'idée de mort : "

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Qui es-tu le Centre d'art Bastille ?

ACTUS | Créé en 2006, le centre d'art lové au sommet de la Bastille nous ouvre ses portes à l'occasion de l'exposition "Infiltrations".

Charline Corubolo | Mardi 2 juin 2015

Qui es-tu le Centre d'art Bastille ?

Installé en haut de la Bastille depuis juin 2006, le centre d’art Bastille (Cab) n’est pas un lieu artistique comme les autres. Géré par l’association Lieu d’Images et d’Art, créée en 2004 et reconnue d’intérêt général, l’espace vit en grande partie de financements publics venant de la Ville de Grenoble, du conseil général de l’Isère, de la région Rhône-Alpes ainsi que de la Direction régionale des affaires culturelles (service déconcentré du ministère de la culture). Après une période financièrement difficile il y a trois ans, la situation va mieux même si elle reste fragile. Les missions du Cab sont simples : rendre accessible la culture et valoriser les œuvres d’art. Mais la tâche n’est pas aisée d’où l’importance de proposer un accompagnement systématique à chaque visiteur nous explique Émilie Baldini, l’une des deux salariés de la structure. La volonté première est « de faire découvrir l'art contemporain, d'éveiller la curiosité et susciter de l'intérêt pour la création actuelle », ce qui implique un gros travail de médiation car le public qui se rend à la Bastille est très varié, des promeneurs et des touristes rentrant souvent dans les lieux par curiosi

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À la vie, à l'art au Centre d'art Bastille

ARTS | Partant du postulat que notre perception de la vie est inéluctablement liée à celle de la mort, le Centre d'art Bastille propose une lecture nouvelle de cette troublante expérience quotidienne à travers l'art. Visite guidée de l’exposition "Infiltrations" et zoom sur un lieu culturel atypique. Charline Corubolo

Charline Corubolo | Mardi 2 juin 2015

À la vie, à l'art au Centre d'art Bastille

Il y a des initiatives étudiantes qui aboutissent à des projets fructueux et pertinents. Dans le cadre du festival Mortel organisé par le service culturel de l'université en mars dernier, et suite à un workshop réalisé avec l'équipe du Centre d'art Bastille, quatre étudiants (Robyn Wilton, Laura Villena, Raphaël Corsino et Chloé Pommaret) se sont interrogés sur la notion de mort, thème de la manifestation. Au gré de déambulations mentales, le projet a été orienté vers un nouvel angle, prenant le contre-pied de la dimension macabre de notre existence. Faisant l'expérience de la vie au quotidien, nous sommes également confrontés à la mort sans forcément pouvoir en appréhender la dimension funeste. C'est ainsi que s'exprime l'un des grands principes de l'humanité : la mo

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Détournements ordinaires

ARTS | En février prochain, le Centre d'art Bastille confiera son espace à un artiste grenoblois. Quentin Armand, adepte du ready made, puise son inspiration (...)

Charline Corubolo | Mardi 30 septembre 2014

Détournements ordinaires

En février prochain, le Centre d'art Bastille confiera son espace à un artiste grenoblois. Quentin Armand, adepte du ready made, puise son inspiration dans les objets du quotidien, non pour interroger la notion d'art comme Marcel Duchamp lors de sa première œuvre ready made en 1913, mais pour créer un récit fantasque où la poésie côtoie le banal. Associer, assembler les éléments de notre environnement en combinaisons hybrides offre à l'artiste la possibilité de déplacer nos visions routinières des choses dans un imaginaire sans frontière. L'intérêt ne réside pas dans la finalité de l'histoire mais bien dans le processus de création qui voit naître des ensembles détournés. Dans l'espace authentique du Centre d'art Bastille, à contre courant des "white cubes" si contemporains, il y a fort à parier que les pièces du Grenoblois trouvent un nouvel écho, et que le chemin au milieu de ces sculptures métamorphosées produira un décor polymorphe, aux détails pas si ordinaires. Quentin Armand, du dimanche 1er février au dimanche 29 mars, au Centre d'art Bastille

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Images en mille feuilles à la Bastille

ARTS | Tout un pan essentiel de l'histoire de la peinture moderne a joué sur le basculement, la tension, l'indistinction entre la figuration et l'abstraction. (...)

Aurélien Martinez | Lundi 30 septembre 2013

Images en mille feuilles à la Bastille

Tout un pan essentiel de l'histoire de la peinture moderne a joué sur le basculement, la tension, l'indistinction entre la figuration et l'abstraction. Nicolas Sassoon (au Centre d’art Bastille jusqu'au 5 janvier) a, lui, troqué ses pinceaux pour des logiciels informatiques et, sur son écran, passe insensiblement de paysages et architectures fantasmées à des représentations très schématiques puis, enfin, à de purs phénomènes optiques abstraits... Tout à l'inverse, David Evrard (du 16 février au 13 avril) travaille à partir de matériaux bruts et, la plupart du temps, au sein de collectifs : Potential Estate, Year... et maintenant After Howl pour son exposition à Grenoble. Et passe de « remakes » de fanzines à l'ancienne à la mise en scène de totems et de cabanes dans un esprit assez « primitif ». Les deux artistes partagent néanmoins un goût marqué pour l'accumulation en couches successives et le glissement des images d'un médium à l'autre, d'une substance à l'autre, d'un format à l'autre... Le projet collectif d'After Howl n'est pas encore dévoilé, tout comme la programmation en cours de la soirée de soutien au Centre d'Art Bastille qui aura lieu le samedi 19 octobre à p

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Quid de l’avenir du Cab ?

ACTUS | Coup dur pour la vie culturelle grenobloise. Le Centre d'art Bastille (Cab), l'un des principaux espaces artistiques de la ville, est menacé. Dédié à l'art contemporain, celui-ci fait aujourd'hui face à de grosses difficultés de financement, qui pourraient remettre en question la poursuite de son activité en 2013. Pour éviter cet écueil, l’équipe a lancé un appel public au don afin de trouver la somme nécessaire au bouclage de son budget. Rencontre avec Vincent Verlé, directeur des lieux. Guillaume Renouard

Aurélien Martinez | Vendredi 7 décembre 2012

Quid de l’avenir du Cab ?

Le Cab, un élément central de la vie culturelle locale ? Pour Vincent Verlé, directeur du centre, ça ne fait aucun doute. « On est une porte d'entrée sur l'art et la culture. Notre mission, c'est à la fois de permettre la diffusion de l'art contemporain dans la ville, et de le rendre accessible pour le grand public. C'est à dire que chaque visiteur peut bénéficier d'une visite accompagnée de l'expo, et l'on essaie toujours de prendre le temps de discuter avec eux. Notre intention n'est pas de leur faire aimer ce qu'on propose, mais de le rendre intelligible. » Et de souligner la position stratégique du centre, qui lui permet d'attirer de nombreux visiteurs : « Notre emplacement est idéal puisqu'on se trouve sur le site de la Bastille, premier lieu touristique de l'Isère. Notre fréquentation est de l'ordre de 13 000 visiteurs par an. » L'éclectisme et la place accordée aux jeunes talents font également partie de la marque de fabrique du Cab. « On propose des expositions qui couvrent tous le champs de l'art contemporain, on essaie dans la mesure du possible de montrer des créations innovantes, et d'exposer des jeunes artistes. En veillant à r

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Les soirées du mois de mai

MUSIQUES | Zoom sur… Lumières sur la Bastille Cinquième édition déjà pour ce festival électro organisé sur le site de la Bastille, devenu avec le temps un rendez-vous (...)

Aurélien Martinez | Lundi 30 avril 2012

Les soirées du mois de mai

Zoom sur… Lumières sur la Bastille Cinquième édition déjà pour ce festival électro organisé sur le site de la Bastille, devenu avec le temps un rendez-vous privilégié des festivités printanières. On rappelle le principe : des animations, spectacles et ateliers pour toute la famille en journée, et une flopée de concerts et DJ-sets répartis sur deux scènes en soirée, accompagnés de VJ-sets par Likid et Nico Tico, d’un habillage visuel signé par l’équipe de We Come In Peace (mapping, projections, jeux de lumière, art numérique) et d’un chill-out pour décompresser entre deux sessions sur le dancefloor. Recentrée sur une seule soirée en raison d’une conjoncture difficile, la programmation musicale du festival, si elle s’annonce par la force des choses un peu moins aventureuse que les années précédentes, réserve cependant quelques belles surprises. Une large gamme de styles musicaux pour commencer, le spectre couvert par les onze artistes invités s’étendant de la techno minimale au breakcore en passant par la drum’n’bass, le dubstep et l’électro hip-hop. Mais aussi quelques invités de renom qu’on a toujours plaisir à retrouver, comme l’égérie drum’n’bass Elisa Do Brasil, don

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Mysticisme vespéral

MUSIQUES | MUSIQUE/ La douceur bucolique enivrante d’un vendredi à la Bastille aguiche le Grenoblois en ce mois de septembre. Car chaque année, les acteurs locaux à (...)

François Cau | Lundi 5 septembre 2011

Mysticisme vespéral

MUSIQUE/ La douceur bucolique enivrante d’un vendredi à la Bastille aguiche le Grenoblois en ce mois de septembre. Car chaque année, les acteurs locaux à l’altruisme plus qu’aiguisé que sont l’Office de tourisme, la Ville de Grenoble et la Régie du téléphérique, bien décidés à divertir les foules (quelque 3000 personnes pour l’année dernière) en pleine nature urbaine, investissent donc le fort qui surplombe notre charmante cité. Au programme de cette septième Fête de la Bastille : une fin d’après-midi animée pour tous, puis un début de soirée « de concerts percutants et hauts en couleur » dixit nos trois amis. Percutant, oui ; car l’on rencontrera deux formations grenobloises issues de la même famille, à l’appellation plus qu’équivoque : les Petits batteurs (à 19h45) et les 40 batteurs (à 20h30). Et pour finir la soirée, on retrouvera à 22h30 la « transe-alpine » instrumentale de Djemdi. Un groupe grenoblois adepte du djembé et du didgeridoo, pour une ambiance mystique à même de poser en deux secondes un univers propre. Ce que les musiciens font parfaitement sur leurs albums, gorgés de titres aux rythmes savamment séquencés et planants. Une Bastille qui offrira donc une couleur par

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Qui es-tu, Lumières sur la Bastille ?

MUSIQUES | Organisé pendant 3 ans par l’association Apha’Zic (qui passe pour cette 4e édition le relais à La Métamorphose, déjà coproductrice l’an passé), Lumières sur la (...)

François Cau | Lundi 2 mai 2011

Qui es-tu, Lumières sur la Bastille ?

Organisé pendant 3 ans par l’association Apha’Zic (qui passe pour cette 4e édition le relais à La Métamorphose, déjà coproductrice l’an passé), Lumières sur la Bastille s’est imposé comme l’un des rendez-vous à suivre du printemps grâce à sa programmation musicale de haute volée, qui propose deux soirs durant moult artistes issus du riche vivier des musiques électroniques fusionnelles. Réunissant artistes confirmés et talents naissants, têtes d’affiches fédératrices et découvertes pointues, le festival bénéficie également d’un volet arts numériques de qualité grâce à la participation d’associations spécialisées en veejaying, mapping, et lightpainting (cette année, Wecomeinpeace, VJ Likid, et ESCA). Il propose enfin en journée, le samedi et le dimanche, de nombreux spectacles, activités ludiques, et ateliers de découverte à destination des plus jeunes, lui permettant ainsi d’élargir encore son public.

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Les francs-tireurs du festival

MUSIQUES | Ils sont beaux, frais, intelligents et préfèrent les voies de traverse aux grands boulevards trop fréquentés. Zoom sur quatre artistes à ne manquer sous aucun prétexte. DG

François Cau | Lundi 2 mai 2011

Les francs-tireurs du festival

PublicistSourire déconneur aux lèvres, attitude décontractée, et gigantesque chaîne argentée arborée fièrement autour du cou, Sebastian Thomson est le genre de rockeur indé comme on aimerait en rencontrer plus souvent. Batteur du légendaire trio post-rock Trans AM (qui nous avait offert un excellent concert lors de son passage à Grenoble au printemps 2010) et de la plus underground formation punk funk Weird Wars, il vient cette fois nous présenter son projet solo Publicist, pour lequel il joue à même le sol, en plein cœur du public. Empruntant à la fois au krautrock allemand des années 70, à l’électro vocodée du Miami des années 80, au funk le plus primitif, et à la disco synthétique new-yorkaise, Publicist joue une musique assez inclassable à base de batterie, de synthés analogiques vintage et de voix trafiquées, qu’on qualifiera faute de mieux de rétro-futuriste… Ce qu’on peut vous garantir en revanche, c’est que ça envoie méchamment, et qu’il ne faut manquer ce live pour rien au monde… On vous aura prévenus ! NekochanOn lui avait déjà consacré la Une lors de son passage à la soirée Bass Rec en juin dernier, mais on est tellement enthousiasmés par la bass m

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Le monstre est vivant

ARTS | Monstration / Les chanceux qui ont pu voir le spectacle Secrets lors des Rencontres I en 2005, qu’ils aient aimé ou rejeté le spectacle par défiance de (...)

| Mercredi 7 mars 2007

Le monstre est vivant

Monstration / Les chanceux qui ont pu voir le spectacle Secrets lors des Rencontres I en 2005, qu’ils aient aimé ou rejeté le spectacle par défiance de l’inconnu, s’accordent tous sur un point : la personnalité artistique de Johann Le Guillerm est unique. Un Mr Loyal d’un genre nouveau, dompteur de matière, interrogateur des possibilités offertes par la recherche, profanateur de questionnements vertigineux liés aux mathématiques, à la physique, à la chimie. Et plus accessoirement, sosie troublant de Klaus Kinski période italienne, sur scène en particulier, quand il s’impose la même exigence que celle demandée aux objets qu’il n’a de cesse de manipuler. Résumer tous les aspects du travail mené par la compagnie Cirque Ici est impossible vu l’espace qui nous est imparti, penchons-nous donc sur cette Monstration (les termes “exposition“ ou “installation“ ne suffisant pas à définir la teneur de l’événement selon son principal maître d’œuvre), partie intégrante du fabuleux projet global Attraction. Ce dernier se divise en plusieurs éléments : le spectacle Secrets, un film, un objet – “La Motte“ – grandissant au fil de ses rotations, et La Trace, recueil des points de vue sur Attraction.

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