Choc au sommet

SCENES | Le dernier spectacle de la saison de la MC2 est aussi l’un des plus attendus. Soit la rencontre sur scène entre deux monstres sacrés de la danse contemporaine : le Britannique Akram Khan (qui clôture sa résidence grenobloise) et l’Espagnol Israel Galván. Zoom sur une aventure dont on ne sait finalement pas grand-chose ! Aurélien Martinez

Aurélien Martinez | Mardi 27 mai 2014

Photo : Jean-Louis Fernadez


Un vent de mystère plane autour du spectacle Torobaka, en création en ce moment à la MC2, avant une première mondiale prévue le lundi 2 juin. Pas de possibilités d'assister à des répétions ou à un filage, pas d'interviews accordées à deux semaines des représentations... Du coup, on est obligés de lire de fond en comble le dossier de presse – ce qui, au passage, ne nous arrive pas si souvent !

« La tradition est comme de l'oxygène le jour, et la nuit du dioxyde de carbone. La tradition d'Israel serait le flamenco, le kathak serait mon oxygène. Cela fait de nombreuses années que j'ai soif d'un espace où ces traditions respectives puissent coexister l'une avec l'autre pour créer une nouvelle dynamique de danse. Mais la raison pour laquelle j'attendais était simplement que je n'étais pas inspiré par l'idée de faire ce que d'autres artistes avant nous ont tenté, et qui consistait à illustrer un lien entre les deux traditions. Comment briser le moule ou la tradition de l'intérieur? Ce n'est que lorsque j'ai finalement vu Israel danser que je me suis rendu compte qu'il était l'artiste que j'attendais pour parcourir cette route de découverte et d'anarchie. » Ainsi parlait Akram Khan dans la note d'intention.

Deux mondes frères

Cette idée de tradition relie fortement les deux artistes : le kathak pour le Britannique Akram Khan et le flamenco pour l'Espagnol Israel Galván. Mais des traditions revisitées : de la danse ancestrale du nord de l'Inde, Akram Kahn ne garde que l'esprit, la technique, pour insuffler en elle une imagerie moderne, comme dans le touchant Desh vu à la MC2 (un solo centré sur sa double culture, avec un voyage sur les traces du Bangladesh de son père). Quitte à parfois frôler l'emphase visuelle, mais toujours avec classe et maîtrise – sa dernière création iTMOi dévoilée la saison passée à la MC2 en était un exemple parfait.

Un cheminement similaire, côté flamenco, avec Israel  Galván, qui a livré des chorégraphies fascinantes où l'art andalou se voyait restructuré et débarrassé de ses oripeaux pour mieux réapparaître sous les yeux du public du XXIe sicèle – on pense aux fascinants Arena et La Edad de Oro, tous deux présentés à la MC2. Quitte, là aussi, à parfois en faire beaucoup trop – l'indigeste El final de este estado de cosas sur l'Apocalypse, inédit à Grenoble !

« Remercier le public »

Pour Torobaka, leur première collaboration, les deux danseurs-chorégraphes seront donc tous deux sur le plateau, entourés de cinq musiciens. Malgré leurs nombreux points communs (notamment leurs approches respectives du geste, très étudiées), voir leurs univers se confronter pourrait donner des étincelles. Par exemple, quand Akram Kahn semble parfois s'abandonner du côté du mysticisme, Israel Galván apparaît quant à lui plus brut, plus terrestre.

« Je pense qu'Akram a grandi en croyant en beaucoup de dieux. Ma famille m'a appris à croire en un seul. J'aimerais rencontrer beaucoup de ses dieux et remercier le public pendant que je danse » écrit l'Espagnol dans ce fameux dossier de presse ! Intrigant, oui...

Torobaka, du lundi 2 au samedi 7 juin, à la MC2

Critique en ligne le lendemain de la première représentation


Torobaka

Interprétation, ms et chor. d’Akram Khan et d’Israel Galván. Chacun d’eux, dans une voie parallèle qui croise en filigrane la route des Indes, a porté son art au sommet : le kathak pour l’un, le flamenco pour l’autre. Les similitudes entre les deux formes sont évidentes : frappes au sol, mouvements circulaires des bras, interaction essentielle et directe avec les musiciens. Ici, au nombre de six, les instrumentistes, présents sur scène, accompagnent et côtoient le duo. Il ne s’agit pas dans cette rencontre d’un désir de fusion entre les deux artistes, mais bien plus d’une envie d’apprendre de l’autre
MC2 4 rue Paul Claudel Grenoble
ce spectacle n'est pas à l'affiche actuellement


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12 propositions pour une année de danse intense à Grenoble

Panorama de rentrée culturelle 2020/2021 | Avec des chorégraphes qu'on connaît (très) bien, des nouvelles têtes, des reprises... Il y aura de quoi faire cette saison dans l'agglomération grenobloise !

Aurélien Martinez | Lundi 19 octobre 2020

12 propositions pour une année de danse intense à Grenoble

Miracles Le très productif chorégraphe hip-hop (mais pas que) Bouba Landrille Tchouda, qu’au Petit Bulletin nous suivons avec plaisir depuis (presque) ses débuts (on en a écrit des lignes élogieuses sur ses spectacles !), dévoilera cet automne sa nouvelle création. Avec, comme souvent avec lui, une note d’intention pleine de beaux principes – extrait : « dans un dispositif scénique léger, trois interprètes exploreront, dans un va-et-vient entre l’intime et l’extérieur, la question de l’inter-dépendance, qui nous bouscule tout autant qu’elle nous enrichit ». D’accord ! AM Au Grand Angle (Voiron) mardi 10 novembre Au Théâtre municipal de Grenoble jeudi 12 et vendredi 13 novembre Loto3000

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Danse : dix spectacles pour une saison

Panorama de rentrée culturelle 2017/2018 | Que les amateurs de danse se rassurent : plusieurs salles à Grenoble et dans l'agglo proposent d'excellents spectacles de danse. En voici dix, sélectionnés par nos soins.

La rédaction | Mercredi 13 septembre 2017

Danse : dix spectacles pour une saison

Welcome Les spectacles interprétés par des enfants inspirent généralement au critique professionnel la plus profonde méfiance. Sauf quand c’est la chorégraphe Josette Baïz qui met en scène son groupe Grenade, composé de jeunes danseurs issus de quartiers d’Aix-en-Provence et Marseille. Dans ce cas, nos aigreurs s’envolent et l’on applaudit chaudement le résultat au vu du talent des interprètes, qui reprendront ici plusieurs pièces composées uniquement par des chorégraphes femmes comme Dominique Hervieu et Blanca Li Pochette Surprise. On sera dans la salle pour découvrir le résultat. À la Rampe (Échirolles) les 11 et 12 octobre My ladies rock L’un des tubes du chorégraphe grenoblois Jean-Claude Gallotta s’intitule

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Danse : une saison, cinq spectacles

SCENES | On a épluché les programmations des différentes salles de l'agglo qui proposent de la danse. On a retenu cinq propositions, à base d'Akram Khan, de Kaori Ito, de Josette Baïz, d'Arcosm ou encore de Chicos Mambo.

Aurélien Martinez | Lundi 14 septembre 2015

Danse : une saison, cinq spectacles

Sublime « Arcosm, une nouvelle compagnie en résidence pour trois saisons » : voilà, la plaquette de la Rampe d’Échirolles confirme la nouvelle. L’excellente nouvelle même, le danseur et chorégraphe Thomas Guerry et le musicien et compositeur Camille Rocailleux ayant mis en place en presque quinze ans un univers artistiquement fort matérialisé notamment dans Echoa, leur plus grand succès, ou dans des pièces aussi originales que, par exemple, La Mécanique des anges. Un univers où la danse côtoie la musique le plus simplement du monde, comme une évidence. On pourra donc suivre de près la naissance de leurs deux prochaines créations présentées sous forme d’un dytique : Sublime cette saison, proposition tout public pour quatre interprètes sur le paraître, l’apparence et toutes les dérives qui en découlent, et Subliminal à l’automne 201

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Pétard mouillé

SCENES | Si l’on veut voir le verre à moitié plein, on la jouera à la suisse en expliquant avoir été déçus en bien. Car le Britannique Akram Khan et l’Espagnol Israel (...)

Aurélien Martinez | Mardi 3 juin 2014

Pétard mouillé

Si l’on veut voir le verre à moitié plein, on la jouera à la suisse en expliquant avoir été déçus en bien. Car le Britannique Akram Khan et l’Espagnol Israel Galván sont deux danseurs-chorégraphes absolument fabuleux à la technique sidérante – côté kathak (une danse ancestrale indienne) pour le premier, côté flamenco pour le second. Il n’y a qu’à les regarder habiter la scène pour se rendre à l’évidence : nous avons deux géants devant nous. Sauf que Torobaka se voulait plus que ça. On devait assister à la rencontre de deux univers forts, comme on l’expliquait ici. Et là, le verre est à moitié vide. Si tout commence assez bien, avec un jeu entre eux et les quatre musiciens sur les sons que font leurs danses et un travail d’entremêlement sonore efficace entre les deux esthétiques, la sauce ne prend jamais, le spectacle se transformant rapidement en succession de tableaux sans véritable enjeu dramatique. D’où une heure de représ

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Akram Khan, Israel Galván et les Ballets jazz de Montréal

SCENES | Feu d’artifice Rencontre au sommet prévue du 2 au 7 juin à la MC2 entre Akram Khan et Israel Galván. Soit deux monstres sacrés de la danse contemporaine, qui (...)

Aurélien Martinez | Jeudi 9 janvier 2014

Akram Khan, Israel Galván et les Ballets jazz de Montréal

Feu d’artifice Rencontre au sommet prévue du 2 au 7 juin à la MC2 entre Akram Khan et Israel Galván. Soit deux monstres sacrés de la danse contemporaine, qui chacun à sa manière transcende un art ancestral – le kathak pour Khan, le flamenco pour Galván. Le temps fort de la fin de saison, dont on ne sait pour l’instant pas grand-chose, mais dont on attend énormément. Patience. Quand le jazz est là Les Ballets jazz de Montréal, fondés en 1972, bénéficient d’une excellente réputation. Leur envie ? « Faire vivre des émotions par une danse actuelle. » Ils seront à la Rampe mardi 25 et mercredi 26 mars avec un programme de trois pièces (Zero in on, Night Box et Harry). On ira découvrir ça avec plaisir.

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Pour un sacre avec toi

SCENES | Présentation de la création (dont la première mondiale a lieu à Grenoble), et retour critique sur la première représentation. Laetitia Giry

Laetitia Giry | Mardi 7 mai 2013

Pour un sacre avec toi

Danse / Dix jours avant la première, la nouvelle création d’Akram Khan éblouit déjà. Si iTMOi (in the mind of Igor) accuse quelques longueurs et hésitations – c’est bien normal à ce stade de la production… –, ses contours sont bien dessinés, et le Sacre du printemps décapé par l’audacieux chorégraphe. De cette partition de Stravinsky (centenaire oblige), Akram Khan offre une lecture apaisée et maniérée. S’emparant de ce monument après Pina Bausch, Maurice Béjart, Angelin Preljocaj ou encore Jean-Claude Gallotta, il choisit quant à lui une sorte de contrepied en s’éloignant de sa matière première. Ainsi oublie-t-il la bande son originale pour n’en reprendre que des thèmes de loin en loin, restructurant l’ensemble de la pièce, dont la rudesse originelle se mue alors en inquiétude moderne plus sourde, moins stridente. Au sein de cette bulle sonore captivante, le rite du Sacre acquiert une dimension mythique, la rapidité des mouvements impressionne sans violence, la douceur s’immisce

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"Desh" : Khan intime

Danse | Si l’on peut reprocher à Akram Khan un sens de l’esthétique parfois trop marqué qui prive le spectateur de liberté (c’était le cas dans Vertical Road, sa pièce (...)

Aurélien Martinez | Jeudi 7 février 2013

Si l’on peut reprocher à Akram Khan un sens de l’esthétique parfois trop marqué qui prive le spectateur de liberté (c’était le cas dans Vertical Road, sa pièce blockbuster présentée la saison passée à la MC2), force est de constater que le chorégraphe sait aussi se faire plus fin, tout en ne trahissant pas son univers. Sans doute parce que dans ces moments-là, il se débarrasse de ses habits de créateur d’images pour simplement se faire metteur en scène. Pour son solo Desh (terre, patrie, en sanskrit), le Londonien évoque sa double culture, en partant sur les traces du Bangladesh de son père. Un carnet de route intime, tour à tour émouvant et drôle, jonglant entre le rêve et la réalité. Et une production grandiose (la technique est bien présente), qui arrive néanmoins à convoquer les émotions les plus subtiles. Chat perché Sur scène, Akram Khan confronte l’image qu’il se fait du Bangladesh à sa propre réalité : celle de la jungle urbaine, de la pop de Mickael Jackson, des iPhone... Ça pourrait sembler facile, mais c’est plus que ça, plus que ce discours attendu sur l’opposition. Il évoque simpleme

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Yes, Akram can !

SCENES | Chorégraphe et danseur auréolé d’une gloire méritée et quasi-unanime, Akram Kahn est l’artiste associé de la MC2 pour trois ans. Blessé l’an passé, il avait dû annuler les représentations de Desh et Gnosis, que l’on pourra découvrir ce mois-ci. Pièces dont il nous a parlé, avant d’évoquer iTMOi (In the mind of igor), une création en cours que le monde entier attend (si, si !). Propos recueillis par Laetitia Giry

Laetitia Giry | Jeudi 7 février 2013

Yes, Akram can !

Desh est votre premier solo… comment vous est venue l’envie d’être seul en scène sur un sujet touchant à vos racines ?Faire un solo, c’était mon idée, j’en éprouvais l’envie depuis un moment déjà. Mais le concept, en soi, de faire quelque chose sur le Bangladesh, c’était une idée de Tim Yip, le scénographe. Je ne savais pas trop quoi faire, on est allés diner pour en parler… Il m’a dit « on va créer un spectacle sur ta maison, sur ton chez toi ».  Je lui ai répondu que ma maison c’était Londres ! Il a rétorqué « non, cherche plus profond. Regarde du côté de tes racines, celles de tes parents ou même celles de tes grands-parents. » Et voilà l’idée du Bangladesh. Au début je ne voulais pas, parce que je ressens beaucoup de colère contre ce pays, plus particulièrement contre mon père. Mais c’est comme cela que tout a commencé. Ce spectacle porte donc bien sur l’intime…Oui, mais on est dans les extrêmes. La scénographie est épique, le décor est immense et compliqué, et pourtant le fond est de fait très intime – du

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Le Sacre version kathak

SCENES | Akram Khan s’étant blessé au talon d’Achille l’an passé, il n’avait pu présenter les solos programmés à la MC2 : Gnosis et Desh. Deux solos qui seront finalement (...)

Aurélien Martinez | Vendredi 7 septembre 2012

Le Sacre version kathak

Akram Khan s’étant blessé au talon d’Achille l’an passé, il n’avait pu présenter les solos programmés à la MC2 : Gnosis et Desh. Deux solos qui seront finalement donnés cette saison, avant la première mondiale de iTMOi (in the mind of igor), sa nouvelle création basée sur les cent ans du Sacre du printemps, ballet composé par Stravinsky (Igor de son prénom, d’où le titre de Kahn !) en 1913. Première mondiale à Grenoble, alors que l’artiste bankable parcourt inlassablement les scènes du monde entier (il était même de la partie cet été lors des JO de Londres, Danny Boyle lui ayant confié l’organisation de la partie chorégraphique de la cérémonie d’ouverture) ? Oui, car on le rappelle, le Britannique a entamé en 2011 une collaboration de trois ans avec la MC2 en tant qu’artiste associé. Un an après, l’info fait toujours son petit effet ! Desh, du 13 au 15 février, à la MC2.Gnosis, les 20 au 21 février, à la MC2.iTMOi (in the mind of igor)

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La vie rêvée des anges

SCENES | Une grande fresque portée par huit danseurs exceptionnels : c’est Vertical Road, première aperçu du talent chorégraphique d’Akram Khan, qui lance ainsi ses (...)

Aurélien Martinez | Lundi 27 février 2012

La vie rêvée des anges

Une grande fresque portée par huit danseurs exceptionnels : c’est Vertical Road, première aperçu du talent chorégraphique d’Akram Khan, qui lance ainsi ses trois ans de résidence grenobloise. Un spectacle blockbuster où le Britannique cisèle le mouvement comme un sculpteur, organise ses tableaux comme un peintre. C’est visuellement impressionnant et bluffant, notamment lorsque les images entrent en résonance avec la musique presque tribale, évoquant le rituel cérémonial. Une création emplie de spiritualisme (Akram Kahn explique s’être inspiré du philosophe et poète perse Rumi), qui néanmoins frôle la lourdeur par certains moments (un paradoxe pour une pièce évoquant les histoires d’anges présentes à travers diverses croyances et mythologies !), le chorégraphe en faisant trop dans le style léché. Une mise en bouche tout de même efficace qui donne envie de découvrir d’autres propositions de l’artiste. AM

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« Le mouvement arrive en premier »

SCENES | Le chorégraphe et danseur britannique Akram Khan va entamer une collaboration de trois ans avec la MC2 en tant qu’artiste associé. On en a profité pour le rencontrer. François Cau et Aurélien Martinez

Aurélien Martinez | Lundi 27 février 2012

« Le mouvement arrive en premier »

C’est un gros coup que vient de faire la MC2 : s’associer, pendant trois ans, avec le chorégraphe britannique d’origine bangladaise Akram Khan. Une véritable star à l’aura internationale, réputée pour son approche originale de la danse contemporaine, qu’il mêle au kathak indien, appris dès l’enfance. Un artiste que l’on a souvent pu apercevoir sur les scènes françaises, notamment lorsqu’il a créé en 2006 Sacred Monsters avec la danseuse et chorégraphe Sylvie Guillem ; ou quand, en 2008, il a monté un duo avec la je-sais-tout-faire Juliette Binoche. Un homme qui croit ouvertement aux pouvoirs de la danse, seule façon selon lui de dire la vérité dans « un monde verbal où tout le monde ment ». « Je ne me considère pas comme pessimiste, j’essaie d’être honnête : c’est ma manière de voir les choses. Si une personne me dit que l’on vit dans un beau monde, je ne la considère pas comme optimiste, mais comme idiote. Aujourd’hui, les mots sont de plus en plus manipulés. Pour s’approcher d’une forme de vérité, on doit s’en remettre à l'expression corporelle. Notre verbalisation passe par le filtre de nos opinions politiques, religieuses, le mouvement ne pouvant justem

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Akram Khan - annulation des représentations de Gnosis et de Desh

SCENES | Akram Khan s’est sérieusement blessé lors de la répétition de Sacred Monsters, duo crée avec Sylvie Guillem, qu’ils devaient présenter au théâtre des Champs Elysées (...)

Aurélien Martinez | Vendredi 10 février 2012

Akram Khan - annulation des représentations de Gnosis et de Desh

Akram Khan s’est sérieusement blessé lors de la répétition de Sacred Monsters, duo crée avec Sylvie Guillem, qu’ils devaient présenter au théâtre des Champs Elysées du 5 au 9 janvier 2012. La rupture complète du tendon d’Achille lui interdit, sur ordre médical, de danser pendant plusieurs mois. Par conséquent, la MC2 est dans l’obligation d’annuler les représentations de Gnosis (6 et 7 mars) et de Desh (14, 15 et 16 mars). Les deux représentations de Vertical Road (9 et 10 mars), spectacle chorégraphié par Akram Khan mais dans lequel il ne danse pas, sont maintenues. Deux représentations supplémentaires de ce spectacle sont ajoutées les 7 et 8 mars à 19h30. Conditions de remboursement et d'échange sur cette page.

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Un peu plus près des étoiles

SCENES | C’est un joli coup réussi par la MC2 : s’offrir comme artiste associé, pour une durée de trois ans (à partir de mai 2011), une star internationale de la danse (...)

François Cau | Vendredi 6 janvier 2012

Un peu plus près des étoiles

C’est un joli coup réussi par la MC2 : s’offrir comme artiste associé, pour une durée de trois ans (à partir de mai 2011), une star internationale de la danse contemporaine, déjà par ailleurs associée au prestigieux Sadler’s Wells de Londres. À savoir le danseur et chorégraphe bengalis Akram Khan (c’est lui en photo sur la plaquette), et sa danse dense et imagée, croisement de formes contemporaines et de kathak indien. Chaque année, l’homme passera donc huit semaines à Grenoble, et dévoilera ses pièces en exclusivité française (voire mondiale) à la MC2. Classe ! Mais avant tout ça, en guise d’introduction, il présentera en mars trois de ses spectacles, dont Vertical Road, création blockbuster puissante pour huit interprètes, à la force visuelle incontestable, où le chorégraphe cisèle le geste avec précision. Attention: nous avons appris fin janvier l'annulation de deux des trois spectacles prévus. Plus d'info ici.

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Olé

SCENES | Israel Galvan, génie du flamenco, débarque à la MC2 avec La Edad de Oro, le spectacle créé en 2005 qui l’a imposé – à juste titre – comme l’un des représentants (...)

François Cau | Vendredi 7 janvier 2011

Olé

Israel Galvan, génie du flamenco, débarque à la MC2 avec La Edad de Oro, le spectacle créé en 2005 qui l’a imposé – à juste titre – comme l’un des représentants majeurs de cette discipline chorégraphique dont il explose les codes avec une insolence tout à fait jouissive. Seul sur scène avec un chanteur et un guitariste, eux aussi exceptionnels dans leur registre respectif, Galvan témoigne dès les premiers instants d’une virtuosité technique qui fait un temps redouter la simple démonstration tape-à-l’œil, mais qui vous embarque avant la fin du premier tableau dans un tourbillon sensoriel d’une sensualité magnétique, d’un humour à la superbe arrogance et, disons-le, d’une beauté indiscutable. Inutile de faire vos blasés : vous avez peut-être déjà vu du flamenco, mais jamais comme ça.

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Vertiges flamencos

SCENES | DANSE / Prendre une danse classique, bien installée dans l’imaginaire collectif, afin de la titiller, de la bousculer : voilà ce que fait l’Espagnol (...)

François Cau | Vendredi 23 janvier 2009

Vertiges flamencos

DANSE / Prendre une danse classique, bien installée dans l’imaginaire collectif, afin de la titiller, de la bousculer : voilà ce que fait l’Espagnol Israel Galvan avec le flamenco. Celui que l’on surnomme le Nijinski du flamenco remplit les salles depuis maintenant une dizaine d’années, toujours avec succès. Présenté cette semaine à Grenoble, son spectacle Arena, très baroque, reconstruit un flamenco moderne en partant des bases de cet art populaire, avec en premier lieu sa gestuelle et sa musique. La première d’abord, impeccable. Le danseur connaît les codes du flamenco sur le bout des doigts, et le vit de tout son corps, avec une maîtrise rigoureuse et une liberté totale. La musique ensuite, saisissante. Très loin des clichés d’une certaine Espagne, les musiciens présents sur scène portent l’art de Galvan, lui donnent une force supplémentaire. Galvan rend ainsi un hommage appuyé au monde expressif de la tauromachie, et notamment à Juan Belmonte, l’un des matadors les plus populaires du début du XXe siècle. Car le danseur a construit sa pièce comme une succession de chorégraphies pour « le monde du taureau ». Six moments différents les uns des autres, intenses

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