The end

Aurélien Martinez | Mardi 9 septembre 2014

Photo : Olivier Humeau


Après quatre ans de résidence, la compagnie Épiderme du chorégraphe Nicolas Hubert quittera la Rampe en proposant une semaine de festivités fin janvier. Avec notamment la reprise de deux des pièces phares de la compagnie : la trop peu vue (et très drôle) Work in regress ( ?) créée en 2011 (photo) et la fameuse Métaphormose(s) de 2007, qui dévoila le chorégraphe. On aura aussi droit à un « open bal » et à un concert de Bertrand Blessing, musicien multi-instrumentiste fascinant dans Work in regress ( ?).

Temps fort Épiderme, du mardi 27 au samedi 31 janvier, à la Rampe et la Ponatière (Échirolles)


Work in regress (?)

Danse et musique par la Cie Epiderme, à partir de 12 ans + 18h30 "Duo et dialogues artistiques" avant-propos par Florence Poudru
La Rampe 15 avenue du 8 mai 1945 Échirolles
ce spectacle n'est pas à l'affiche actuellement


Métaphormose(s)

Danse et musique par la Cie épiderme
La Rampe / La Ponatière 2 avenue Paul Vaillant Couturier Échirolles
ce spectacle n'est pas à l'affiche actuellement


Bertrand Blessing

La Rampe / La Ponatière 2 avenue Paul Vaillant Couturier Échirolles
ce spectacle n'est pas à l'affiche actuellement


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Quand la saison 20/21 joue les prolongations

SCENES | Depuis le 19 mai, les lieux de culture peuvent rouvrir et accueillir du public. Beaucoup de théâtres de Grenoble et de l'agglomération ont donc annoncé des spectacles à enfin voir dans leurs murs avant la traditionnelle pause estivale. Mais où aller ? Tentatives de réponses subjectives en 11 points – dont un très gros et très alléchant.

Aurélien Martinez | Lundi 17 mai 2021

Quand la saison 20/21 joue les prolongations

La MC2 en fête Quand l'immense MC2 revient dans le jeu après une longue période sans public (elle était fermée, comme tous les lieux de culture en France, depuis fin octobre), c'est avec un mois qui envoie du lourd ! « Plus de 20 propositions regroupant 50 représentations gratuites ou payantes vous seront ouvertes pour notre plus grande joie et votre plus grand plaisir », annonce le directeur Arnaud Meunier, qui proposera certains des spectacles et concerts de la saison ayant du être annulés. Et non des moindres : L'Étang de la passionnante metteuse en scène Gisèle Vienne avec Adèle Haenel sur le plateau ; 31 rue Vandenbranden du génial collectif bruxellois de danse-théâtre Peeping Tom en collaboration avec le prestigieux Ballet de l’Opéra de Lyon ; ou e

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Actifs malgré tout

SCENES | Témoignages. Ils auraient dû retrouver leur public en novembre, mais le second confinement les en a empêchés. On a pris des nouvelles de trois de nos artistes grenoblois préférés.

La rédaction | Mardi 8 décembre 2020

Actifs malgré tout

Grégory Faive On a adoré sa prestation en Kid survolté et bavard dans Western !, la pièce chorale de Serge Papagalli. Grégory Faive (photo) aurait dû être seul sur la scène du Théâtre 145 du 24 au 26 novembre, pour présenter Le discours, une adaptation du roman-monologue de Fabcaro. Il a finalement dû se contenter d’un filage devant un public professionnel, restreint et masqué. Une aubaine cependant pour le comédien, avide de retours sur son travail et ravi de remonter sur scène, même dans ces conditions particulières. Le spectacle devait partir en tournée : quelques dates ont pu être reportées en mai et juin 2021. Avant cela, il sera finalement joué à Grenoble pour trois autres représentations au 145, les 18, 19 et 20 février prochains. On espère avoir l’occasion d’en reparler avec Grégory, tant il a su nous embarquer dans cette histoire folle autour d’un quadra largué par sa copine et qui psychote sévère au cours d’un repas de famille. Assez en tout cas pour nous faire rire, nous émouvoir et nous suggérer que toute ressemblance avec des personnes réellement existantes n’est pas fortuite. / MK Émilie Le Roux

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12 propositions pour une année de danse intense à Grenoble

Panorama de rentrée culturelle 2020/2021 | Avec des chorégraphes qu'on connaît (très) bien, des nouvelles têtes, des reprises... Il y aura de quoi faire cette saison dans l'agglomération grenobloise !

Aurélien Martinez | Lundi 19 octobre 2020

12 propositions pour une année de danse intense à Grenoble

Miracles Le très productif chorégraphe hip-hop (mais pas que) Bouba Landrille Tchouda, qu’au Petit Bulletin nous suivons avec plaisir depuis (presque) ses débuts (on en a écrit des lignes élogieuses sur ses spectacles !), dévoilera cet automne sa nouvelle création. Avec, comme souvent avec lui, une note d’intention pleine de beaux principes – extrait : « dans un dispositif scénique léger, trois interprètes exploreront, dans un va-et-vient entre l’intime et l’extérieur, la question de l’inter-dépendance, qui nous bouscule tout autant qu’elle nous enrichit ». D’accord ! AM Au Grand Angle (Voiron) mardi 10 novembre Au Théâtre municipal de Grenoble jeudi 12 et vendredi 13 novembre Loto3000

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Concours Podium à La Rampe : let’s dance

Danse | Le concours de danse contemporaine (Re)connaissance fait peau neuve. Pour ce qui aurait dû être sa 10e édition, il revient sous le nom de Podium les 29 et 30 novembre à la Rampe (Échirolles). Marie Roche, directrice du Pacifique, lieu grenoblois consacré à la danse, décrypte les coulisses de cet événement dont sa structure est la productrice déléguée.

Nathalie Gresset | Mercredi 27 novembre 2019

Concours Podium à La Rampe : let’s dance

Avis aux amateurs de danse contemporaine : le concours (Re)connaissance, imaginé en 2009 par Le Pacifique, Centre de développement chorégraphique national de Grenoble, est de retour cette année avec une nouvelle formule et, surtout, un nouveau nom : Podium. Pendant deux soirées, six solos-duos et six pièces de groupes proposés par des compagnies françaises et européennes se succèderont à la Rampe (Échirolles), coréalisatrice de cet événement également soutenu par le CCN2. Comme pour tout concours qui se respecte, des récompenses couronneront les gagnants. Ainsi, samedi soir, les prix du meilleur solo-duo, de la meilleure pièce de groupe et du public (deux catégories confondues) seront décernés par un jury de professionnels et par les spectateurs aux trois compagnies qui ont su le plus se démarquer. Avec à la clef pour les lauréats : plusieurs dates de représentation chez les dix-sept salles de spectacle partenaires du concours – qui ont sélectionné en amont les pièces présentées pendant l’événement – et chez des structures voisines, qui programmeront aussi les performances des compagnies gagnantes. Dynamiser la diffusion de la danse

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Danse : nos huit coups de cœur de la saison

Panorama de rentrée culturelle 2019/2020 | Un programme entre solo, chorégraphie de groupe, reprise bienvenue ou encore concours tourné vers l'avenir.

La rédaction | Mardi 17 septembre 2019

Danse : nos huit coups de cœur de la saison

Vertikal À chaque spectacle, Mourad Merzouki confronte la danse hip-hop à une difficulté qui lui donne matière à création. Ce furent la musique baroque (Boxe, boxe), les arts numériques (Pixels) ; voici qu'il titille la verticalité du plateau avec des murs mouchetés de prises d'escalade et des déplacements latéraux. Si, au début, ses danseurs sont trop la démonstration de tous les mouvements possiblement réalisables avec cette contrainte et que le chorégraphe multiplie les séquences de danse qu'il superpose (on ne sait plus où et qui regarder), peu à peu, il oublie l'épate et se dégage alors une sensation d'apesanteur : les interprètes s'emparent des accroches du mur avec une facilité feinte. Et sa troupe respire avant d'embrayer sur un bouquet final saisissant. À la MC2 du mercred

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Nature peinture avec La Chaud vive !

Danse | Samedi 1er juin, les chorégraphes Nicolas Hubert et Giulia Arduca investiront une station de ski iséroise désaffectée pour proposer trois de leurs pièces à l'air libre. Voilà qui promet.

Aurélien Martinez | Lundi 27 mai 2019

Nature peinture avec La Chaud vive !

Une station de ski dont il ne reste que des vestiges (Saint-Honoré 1500, dans le sud de l’Isère, au-dessus du plateau matheysin) + deux compagnies basées à Grenoble (Ke Kosa de Giulia Arduca et Épiderme de Nicolas Hubert) = une demi-journée de danse contemporaine en pleine nature. Voilà comment on peut résumer le projet La Chaud vive !, sous-titré « rencontre au sommet » et proposé par ces deux chorégraphes qui racontent être littéralement tombés amoureux des paysages magnifiques entourant la station de ski désertée située sur la commune de La Chaud (d’où le jeu de mots). Ils proposeront ainsi trois spectacles plutôt courts (entre 20 et 40 minutes) et gratuits dans trois lieux différents de ce drôle d’espace, mais toujours à l’air libre. L’aventure commencera à 16h avec Toucher pas touché, toute nouvelle création de Nicolas Hubert (que nous n’avons donc pas vue) pour deux interprètes (dont Nicolas Hubert) et un musicien. Suivra, à 18h, « l’aventure chorégraphique et théâtrale » Cinquecento de Giulia Arduca, pour là a

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Nicolas Hubert passe "Le Sacre" au shaker

SCENES | Avec "La Crasse du tympan", le chorégraphe grenoblois Nicolas Hubert s'attaque au mythique "Sacre du printemps" en s'éloignant du simple hommage. Le résultat est visible ce jeudi à la Rampe (et début février au Grand Angle).

Aurélien Martinez | Mardi 3 novembre 2015

Nicolas Hubert passe

Le Sacre du printemps est un véritable tube dans le monde de la danse, composé par Stravinsky il y a cent ans et chorégraphié pour la première fois par Nijinski pour les Ballets russes. Une histoire de rite païen et de sacrifice de jeune fille à laquelle de nombreux artistes se sont confrontés depuis – Maurice Béjart, Pina Bausch, Angelin Preljocaj, Jean-Claude Gallotta … C’est au tour du chorégraphe grenoblois Nicolas Hubert d’en livrer sa version avec une volonté de réappropriation évidente matérialisée dans le choix du titre (La Crasse du tympan) emprunté à Marcel Duchamp. Une référence tout sauf anodine, Nicolas Hubert ayant été formé aux beaux-arts, ce qui transparaît sur le plateau grâce à un travail remarquable sur la scénographie, la création lumière et l’ambiance chaude et chamarrée qui s’en dégage. Le tableau d’ouverture est à ce titre captivant, les cinq danseurs arrivant progressivement dans une sorte de transe au son de la partition réinventée par les trois musiciens présents sur scène et leurs instruments pas très d’époque pour certains – guitare, basse, batterie… L’approche de Nicolas Hubert en devient décalée, joueuse (le cho

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Bal populaire

SCENES | Pour fêter la fin des quatre années de résidence de la compagnie Épiderme à la Rampe d’Échirolles, le chorégraphe Nicolas Hubert et le directeur des lieux Jacky (...)

Aurélien Martinez | Mardi 20 janvier 2015

Bal populaire

Pour fêter la fin des quatre années de résidence de la compagnie Épiderme à la Rampe d’Échirolles, le chorégraphe Nicolas Hubert et le directeur des lieux Jacky Rocher ont imaginé un temps fort sur cinq jours aux facettes multiples. Il permettra au public de (re)découvrir deux créations phares de la compagnie : Métaphormose(s), l’une des premières pièces de Nicolas Hubert pensée comme un dialogue danse-musique, et la trop peu vue Work in regress ( ?), grand format joyeusement drôle où les cinq interprètes reviennent sur leur parcours. Sera aussi proposé un concert de Bertrand Blessing, musicien qui compose pour la danse contemporaine – il est présent sur Work in regress ( ?). Mais l’événement qui retient le plus notre attention vu son originalité est l’ « open bal » gratuit du samedi soir, animé par la compagnie et des élèves du conservatoire d

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"Circonférence..." : Nicolas Hubert et Michel Mandel sans mots

Spectacle | Nicolas Hubert est un danseur-chorégraphe grenoblois atypique qui surprend à chaque nouvelle création. Ce qui n’est pas forcément une mauvaise nouvelle, au (...)

Aurélien Martinez | Lundi 2 décembre 2013

Nicolas Hubert est un danseur-chorégraphe grenoblois atypique qui surprend à chaque nouvelle création. Ce qui n’est pas forcément une mauvaise nouvelle, au contraire (les artistes qui refont les mêmes choses ad vitam aeternam, ça va cinq minutes), même si il y a toujours le risque de désarçonner le public. Ainsi, l’an passé, après des pièces plus narratives (dont l’excellente Work in regress (?), il avait livré (re)flux : une œuvre brute, hypnotique et intense qui a largement séduit, remportant même le prix du public lors de l’édition 2012 du concours [re]connaissance. Pour Circonférence..., sa nouvelle proposition en tant qu’artiste en résidence à la Rampe, Nicolas Hubert prend encore un nouveau chemin, choisissant la forme de la fausse conférence. Avec le

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Regardons puis dansons

SCENES | Ah, les vacances scolaires et le grand vide culturel niveau spectacle vivant : des années qu’on le déplore ! Au cours de cette semaine de vache maigre, on (...)

Aurélien Martinez | Vendredi 22 février 2013

Regardons puis dansons

Ah, les vacances scolaires et le grand vide culturel niveau spectacle vivant : des années qu’on le déplore ! Au cours de cette semaine de vache maigre, on retient néanmoins deux propositions qui ont titillé notre intérêt. D’abord Circonférence (photo), rencontre autour d’une table « préparée » (comprendre sonorisée et amplifiée) entre le clarinettiste Nicolas Mendel et le danseur-chorégraphe Nicolas Hubert, avec pour thème le langage. « Une conférence sur l’absurdité de conférer sans langage ni message, sans théorie ni rhétorique... » Entre écriture sur le plateau et improvisation, le projet du duo intrigue, notamment au vu de l’approche souvent fine et réfléchie de Nicolas Hubert, artiste que l’on a souvent défendu dans ces colonnes. Autre possibilité pour découvrir de la danse cette semaine : la répétition publique qu’offre la compagnie de Jean-Claude Gallotta, qui prépare en ce moment sa prochaine création L’Histoire du soldat, en collaboration avec Jacques Osinski du

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Et les lauréats sont...

SCENES | Le week-end dernier avait lieu la quatrième édition du concours [re]connaissance, axé sur la danse contemporaine (pour les oublieux, souvenez-vous, c’était la (...)

Aurélien Martinez | Lundi 26 novembre 2012

Et les lauréats sont...

Le week-end dernier avait lieu la quatrième édition du concours [re]connaissance, axé sur la danse contemporaine (pour les oublieux, souvenez-vous, c’était la une du Petit Bulletin de la semaine passée). Une édition qui a connu un très grand succès public. Niveau palmarès, le premier prix du jury est allé à la compagnie Dans6T de Bouziane Bouteldja (photo), et le deuxième prix du jury à Noé Soulier. Deux choix compréhensibles, Bouziane Bouteldja offrant un hip-hop original qui ne demande qu’à grandir, et Noé Soulier une proposition radicale qui a le mérite de surprendre. Quant aux spectateurs, la majorité d’entre eux s'est reportée sur la compagnie grenobloise Épiderme de Nicolas Hubert, qui a donc obtenu le prix du public. Une récompense grandement méritée, la pièce (re)flux étant l’une des plus intéressantes et pertinentes que l’on ait pu voir sur les deux jours. Les trois lauréats tourneront dans toute la France la saison prochaine. Q

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À vos marques, prêts, votez !

SCENES | Montrer ce qu’il se fait aujourd’hui en France au niveau chorégraphique : tel est le pari du concours [re]connaissance, qui en est à sa quatrième édition. Ce week-end, sur deux soirs, le public pourra ainsi découvrir douze compagnies différentes et, cerise sur le gâteau, voter pour celle qu’il préfère. C’est beau la démocratie ! Aurélien Martinez

Aurélien Martinez | Vendredi 16 novembre 2012

À vos marques, prêts, votez !

La danse, c’est sympa, mais c’est quand même compliqué. Compliqué pour les compagnies, car la plupart ne tournent pas beaucoup ; voire pas du tout. Et du coup, par ricochet, compliqué pour le public, qui n’arrive pas toujours à trouver des spectacles aux esthétiques variées – sauf si, bien sûr, on habite dans une grande ville. En 2009, nous avions donc vu d’un bon œil le projet impulsé par le Pacifique de Grenoble et la Maison de la danse de Lyon. Ensemble, les deux structures avaient créé le concours [re]connaissance. Le principe ? Sur deux soirs, douze compagnies présentaient un extrait d’une pièce récente (ou la pièce en entier si elle n’excédait pas 25 minutes), et un jury de professionnels décernait deux prix à leurs favorites. Quant aux spectateurs, ils avaient leur mot à dire avec le prix du public. Une fois les choix dévoilés, le processus s’enclenchait pour les trois lauréates, avec une tournée assurée dans la plupart des lieux partenaires (quatorze à l’époque) : une belle exposition. La première édition s’était tenue à l’Hexagone de Meylan, devant une sal

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Les pas dansés

SCENES | Danse / La Compagnie Epiderme, fièrement menée par le chorégraphe et danseur Nicolas Hubert, et en résidence à la Rampe pour trois ans, offre une nouvelle (...)

Laetitia Giry | Lundi 1 octobre 2012

Les pas dansés

Danse / La Compagnie Epiderme, fièrement menée par le chorégraphe et danseur Nicolas Hubert, et en résidence à la Rampe pour trois ans, offre une nouvelle création qui joue la carte de la modestie. Sans pour autant se complaire dans la facilité, (re)flux fait se confronter les corps en utilisant la grammaire de base de la danse, en « jouant avec le mouvement qui précède le mouvement dansé » comme le définit le chorégraphe. Le trio marche, court, rampe, roule, saute, dans un calme qui se mue en frénésie, porté par la musique du musicien Bertrand Blessing, présent sur scène pour distiller sa formule envoûtante de basses et de stridences. Une boucle répétitive qui enrobe, hypnotise le spectateur en même temps qu’elle porte les danseurs : « on baigne, on flotte dedans » précise Nicolas Hubert. La musique et la danse forment ainsi un couple idéal, les éléments d’un même puzzle qui se transforme en jeu d’illusions… Car si la chorégraphie prend racine dans des mouvements simples, elle les transforme vite en prouesses : avec une fluidité étourdissante, les danseurs marchent sur le mur, crapahutent et chahutent, se heurtent et se portent. La ronde du début (réf

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Ballet masques

SCENES | Dans la pièce Work in regress de la compagnie Epiderme, deux danseuses, deux musiciens et un technicien dévoilent avec humour l’envers de leur métier. Rencontre avec le chorégraphe Nicolas Hubert, l’ordonnateur de ces déballages savoureux. Propos recueillis par François Cau

François Cau | Lundi 28 novembre 2011

Ballet masques

D’où vous est venu ce besoin de donner la parole aux interprètes ?Nicolas Hubert : Je suis chorégraphe mais aussi interprète. Dans cette dernière pratique, j’en suis venu à me poser la question de ce qui m’intéressait ; et ce qui comptait beaucoup, au-delà du fait de participer à des projets, de les aimer, de comprendre une démarche, c’était la collaboration avec des gens qui faisaient le même métier que moi. C’est pour ça que j’ai eu envie en tant que chorégraphe de monter un projet autour d’interprètes avec qui j’avais déjà bossé, des gens que je connaissais et dont j’aimais la façon de travailler, de s’impliquer, ou les questionnements. La pièce s’est construite à partir de leur vécu, de leurs expériences, mais dans quelle mesure le spectacle ne parle pas aussi un peu de vous ?Déjà, les interprètes sont comme des jalons dans mon parcours de danseur et de chorégraphe, chacun d’eux correspond à un travail que j’ai pu mener à différents moments. Après, il y a des références par petites touches. Par exemple, j’ai fait partie d’un groupe de rock, et j’ai retrouvé cette émotion avec les interventions live de Cam

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Slumberland

SCENES | Seulement quelques objets épars d’un côté du plateau. Et un grand lit au milieu. Point. Pour traiter de la question du rêve, Nicolas Hubert a choisi de faire (...)

François Cau | Lundi 14 décembre 2009

Slumberland

Seulement quelques objets épars d’un côté du plateau. Et un grand lit au milieu. Point. Pour traiter de la question du rêve, Nicolas Hubert a choisi de faire visuellement sobre. En pyjama blanc, il chorégraphie alors un voyage onirique en prenant soin de décomposer un par un ses mouvements, façon cosmonaute stone en apesanteur. Un spectacle sensoriel, qui serait censé transporter le spectateur quarante minutes durant. Problème : si l’on reconnaît aisément la pertinence de la scénographie (la bande-son jouée en live par Greg Gilg et les lumières de Léo Van Custem y sont pour beaucoup), le propos nous est passé totalement à côté ; ce « théâtre chorégraphique et plastique » tournant méchamment à vide. Dommage, car le pitch basé sur le personnage de Little Nemo issu d’une bande dessinée du début du siècle dernier (en gros, un gosse de six ans qui part chaque nuit à Slumberland, le monde fantastique des rêves) avait tout pour nous plaire. Au théâtre de création jusqu’au samedi 19 décembre.

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Les créatures

SCENES | La scène du Théâtre de Création est à nu. Dépourvue de pendrillons et décor superflu. Une table, des tréteaux, une housse de contrebasse, des machines électroniques, (...)

Marlène Thomas | Mercredi 12 décembre 2007

Les créatures

La scène du Théâtre de Création est à nu. Dépourvue de pendrillons et décor superflu. Une table, des tréteaux, une housse de contrebasse, des machines électroniques, des objets non identifiés, des projecteurs sont éparpillés au sol. De cet état de fin du monde, ou de début de quelque chose, des lumières lancinantes, pulsations prenantes, lancent les naissances insolites des corps, soit des créatures sorties du néant de l'objet. Métamorphose(s), un duo tendu et intense entre un musicien et un danseur, ne lésine pas sur l'effet de surprise, les passages inquiétants, qui peuvent être comiques par leurs étrangetés ; des images fortes, toujours, où la monstruosité la dispute à la beauté. D’un côté Camille Perrin, le contrebassiste, physionomie et voix impressionnantes, incarne le côté brut, sauvage, presque dominant du duo, et règne, un rien monstre, sur le plateau. Il organise le dispositif scénique, les lumières, lance une bande son, redistribue l'espace à grands pas, déplace l'autre, l'observe. L’ autre, c’est Nicolas Hubert, le danseur. Tout en retenue, et souplesse, bandé, blessé, moignon en bout de bras, il évolue au sol comme s'il était une créature encore pri

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