Du bon usage de la matière grise

CONNAITRE | Avant la Fête des Lumières, c'est fête des cerveaux sur Lyon et sa région avec la première édition de Mode d’emploi, festival dédié à la réflexion tous azimuts, avec des invités de toutes obédiences. Jean-Emmanuel Denave

Jean-Emmanuel Denave | Vendredi 16 novembre 2012

Photo : Bruno Meyssat (a)Michel Cavalca


Alors qu'on évoque souvent la gastronomie, le football et les lumignons high-tech pour résumer Lyon à grands traits, la ville (et plus largement la région Rhône-Alpes) serait-elle en passe de devenir aussi une capitale intellectuelle, quelques siècles après sa grande période humaniste ?  C'est en tout cas le pari que prennent les pouvoirs publics (Le Centre National du Livre, La Région et le Grand Lyon), la Villa Gillet et son hyperactif directeur Guy Walter (directeur par ailleurs des Subsistances et responsable des Assises Internationales du Roman) avec Mode d'Emploi. Un tout nouveau «festival des idées» qui s'étalera sur deux semaines, plusieurs villes et réunira moult invités pour des débats, rencontres, tables rondes…

«L'idée, confie Guy Walter, est de redonner au débat intellectuel toute sa vigueur, surtout en ces temps de crise où se pose le problème crucial du vivre ensemble. On a vu avec les activités de la Villa Gillet que la demande de débat était très forte à Lyon». Quelques signes épars confirment la montée en puissance de la ville dans le domaine de la production de savoir : l'arrivée pas si ancienne que cela de l'ENS (Ecole Normale Supérieure) lettres, la reconnaissance de chercheurs locaux (le sociologue Bernard Lahire par exemple, qui a récolté coup sur coup la médaille d'argent du CNRS et la Légion d'honneur et sera l'un des invités du festival), l'ouverture en 2013 sur le site du Vinatier du Centre de recherches en neurosciences…

Diversité

On pourrait évoquer ici les ancestrales bisbilles entre universitaires, les cloisonnements archaïques entre disciplines, les guerres de tranchée entre sciences dures et sciences humaines, etc. Et ainsi s'étonner de voir la Villa Gillet réunir des acteurs de toutes les tribus (scientifiques, politiques, intellectuelles…) pour les faire parler et échanger ensemble. L'événement sera-t-il du coup éphémère, comme le sont trop souvent les grands festivals lyonnais, ou impulsera-t-il des mises en réseau pérennes ? That's the question.

Quoiqu'il en soit, Mode d'Emploi affiche sa quête d'un équilibre entre différentes théories, critiques et pratiques ; entre chercheurs et acteurs de la vie associative et politique ; entre invités internationaux, régionaux et nationaux. Selon Guy Walter, nous serions aujourd'hui, après la disparition des grandes figures intellectuelles dans les années 1990, dans une période de retour des penseurs (Pierre Zaoui, Bruno Latour…), «avec de nouveaux questionnements sur les thèmes de l'environnement, de la mondialisation, des nouvelles technologies, avec une nouvelle urgence à penser. Nous vivons une période angoissante mais aussi hyper intéressante sur le plan des mutations technologiques, de l'épistémologie des sciences, des nouvelles frontières, de la cybernétique…».

En conséquence, au risque de l'éparpillement ou de l'engorgement, Mode d'Emploi s'attelle à (presque) toutes les questions : du réchauffement global aux religions, du vieux problème philosophique du Mal aux greffes artificielles et aux cyborgs, de la question du genre à celui du soin, de l'urbanisation aux problèmes éthiques de la vidéosurveillance. Pour nous perdre un peu plus et pimenter le tout : Christine Angot viendra lire son dernier roman et Hippolyte Girardot les Cent vingt journées de Sodome de Sade.

Diptyque

Concrètement, ce festival boulimique est scindé en deux grandes parties. La première semaine se déroulera aux Subsistances et les débats seront précédés ou suivis par des représentations d'artistes de tout poil, souvent des fidèles du lieu : la performeuse américaine Cynthia Hopkins, le metteur en scène Bruno Meyssat, la contorsionniste Jeanne Mordoj…

Quant aux discussions, elles tourneront autour du changement climatique, de la crise économique et de l'argent (avec le philosophe Pierre Zaoui), de la question de l'identité sexuée (en présence de l'écrivain Claude Arnaud) ou encore de la liberté sexuelle (avec Roselyne Bachelot, Ruwen Ogien).

La seconde semaine sera, elle, spécifiquement centrée sur les débats et se déroulera surtout à l'Hôtel de Région. Avec une formule similaire à celle des Assises du Roman : chacun des trois ou quatre intervenants lira un texte, lecture suivie d'une table ronde animée par un journaliste, de questions de «grands intervenants» et, enfin, d'aller-retour avec le public. Le tout accompagné d'un programme pléthorique de rencontres en médiathèques ou librairies, de projections de films, d'ateliers, de conférences associées…

Mode d'emploi
du mardi 20 novembre au dimanche 2 décembre

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Lucie Campos : « trouver les formes d'un retour à une interaction plus forte avec le public »

Littérature Live Festival | Au début du mois mai, la Villa Gillet annonçait le remplacement des Assises Internationales du Roman par le Littérature Live Festival. Un nom et une formule qui, si tout va bien, devraient laisser place au Festival International de Littérature de Lyon en 2022. Lucie Campos, directrice de la Villa Gillet et instigatrice de ces changements, nous explique pourquoi et comment.

Stéphane Duchêne | Mardi 25 mai 2021

Lucie Campos : « trouver les formes d'un retour à une interaction plus forte avec le public »

Après une édition numérique des Assises Internationales du Roman, la Villa Gillet présente cette année le Littérature Live Festival. Pourquoi ce changement d'identité, jamais anodin pour un festival ? Lucie Campos : je suis arrivée l'an dernier en tant que nouvelle directrice de la Villa Gillet avec un projet qui impliquait à la fois de consolider les acquis d'une maison qui a une très grande légitimité à l'international et de changer des choses. La Villa Gillet porte depuis 14 ans un festival de littérature qui s'est appelé depuis 2007 les Assises Internationales du Roman. Elle continuera bien évidemment de porter un festival qui sera pour l'avenir le Festival International de Littérature de Lyon, avec pour domaine d'action et d'interrogation la littérature dans son sens le plus large. C'est là le principal changement : quitter la forme unique du roman qui fais

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Villa Gillet : Les Assises Internationales du Roman font place au Littérature Live Festival

Festival | À l'occasion de la nouvelle édition de son festival de littérature internationale, la Villa Gillet en profite pour en changer l'identité en proposant désormais le Littérature Live Festival, un festival hybride qui jongle entre présentiel, duplex et numérique. Parce que les contraintes sanitaires l'exigent et que c'est peut-être l'avenir. Présentation de cette vraie-fausse première édition qui se tiendra du 25 au 30 mai.

Stéphane Duchêne | Mardi 27 avril 2021

Villa Gillet : Les Assises Internationales du Roman font place au Littérature Live Festival

L'an dernier en plein cœur du marasme sanitaro-culturel que nous appellerons dans quelques années "La Grande Annulation", la Villa Gillet et sa nouvelle directrice Lucie Campos avaient refusé d'abdiquer et profité du confinement pour revoir intégralement la copie présentielle des Assises du Roman et livrer un festival entièrement numérique. Laquelle s'était déroulée à la lisière du déconfinement du 11 au 17 mai. Cette année, la Villa Gillet innove encore un peu plus, quand bien même cela relèverait-il davantage du changement de ligne que de l'adaptation aux circonstances. Car la mutation est d'envergure, qui repose notamment sur un changement de nom du festival qui anime chaque année, depuis quatorze ans et depuis Lyon, la scène littéraire internationale. Le live comme façon de faire En effet, les Assises Internationales du Roman ne sont plus, place au Littérature Live Festi

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La Villa Gillet déroule un Mode d'Emploi 100% Web

Festival des Idées | Faute de pouvoir se tenir en "présentiel", selon l'infâme expression un peu trop consacrée, Mode d'Emploi s'avance donc virtuellement jusqu'au 21 novembre pour ne pas nous sevrer totalement de débats d'idées et de réflexions sur notre espace contemporain, déjà sacrément chamboulé. Comme pour les Assises Internationales du Roman au printemps, l'événement est à retrouver tous les soirs à partir de 19h sur le site de la Villa Gillet. Si vous voulez un conseil — autre que de défense —, faites-y donc un tour. Voici le programme.

Stéphane Duchêne | Mardi 17 novembre 2020

La Villa Gillet déroule un Mode d'Emploi 100% Web

Confinée au moment des Assises Internationales du Roman, la Villa Gillet en avait livré une version virtuelle sur son site Web. Reconfinée au moment de Mode d'Emploi, son festival des idées, la voici contrainte mais néanmoins enthousiaste de remettre le couvert avec un programme qui, sur la forme, se calque quelque peu sur le couvre-feu et, sur le fond, embrasse les thématiques auxquelles cette drôle d'année 2020 est venue donner davantage de relief. Ainsi chaque jour, sauf exception, Mode d'Emploi proposera un programme en trois temps. À 19h, il sera question de Libertés d'expression, sous la forme de capsules sonores ou vidéo avec des artistes et citoyens engagés. À 19h30 — de 16h à 19h pour la journée, copieuse, du samedi —, on enchaînera avec Les idées sous couvre-feu, soit une heure quotidienne de débats et conversations thématiques avec é

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Lucie Campos : « ne pas faire silence dans un tel moment d'incertitude »

Assises Internationales du Roman | Pour sa première édition en tant que directrice, Lucie Campos essuie avec les Assises Internationales du Roman les plâtres de l'assignation à une "réinvention" culturelle, qui a poussé, Covid-19 oblige, le festival à une formule repensée en format numérique. Un réflexe de survie qui pourrait bien livrer des pistes pour l'avenir de la Villa, les Assises et du festival Mode d'emploi.

Stéphane Duchêne | Lundi 11 mai 2020

Lucie Campos : « ne pas faire silence dans un tel moment d'incertitude »

Qu'est-ce qui vous a poussé à candidater à la direction de la Villa Gillet ? Lucie Campos : Comme beaucoup de gens je suis depuis longtemps la Villa Gillet, je fais partie du public idéal de cette maison. Je travaille depuis pas mal d'années également et de manières différentes avec les auteurs étrangers et en traduction. D'abord parce que j'ai entamé une carrière de chercheuse en littérature comparée, puis d'enseignante-chercheuse, pour travailler autour des auteurs vivants. Je les ai étudiés à travers leurs livres, puis enseignés dans différentes universités en France. Ce qui conïncidait à une époque où la Villa Gillet était pionnière sur le front de l'invitation d'auteurs étrangers, un domaine vraiment particulier. Mais également sur des thèmes très porteurs qui invitaient les écrivains à s'exprimer comme des acteurs dans la cité. J'ai pu travailler avec la Villa, rencontrer Guy Walter et son équipe, il y a une dizaine d'années, je commençais à travailler pour l'Institut Français. Nous avons alors travaillé côte-à-côte sur des projets différents mais dont l'esprit était similaire. Po

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Muscler son cerveau à Mode d'Emploi

Réfléchir | Mode d'Emploi fait son retour dans la programmation de la Villa Gillet : festival des idées regroupant penseurs, économistes, journalistes et auteurs, l'événement accueille Thomas Piketty en guise de headliner. Voici trois conférences qui feront du bien à vos idées.

Sébastien Broquet | Mardi 12 novembre 2019

Muscler son cerveau à Mode d'Emploi

Avant les Municipales Question très intéressante : à quoi doit ressembler un programme politique ? Est-ce une liste de mesures immédiatement applicables, que l'on coche au fur et à mesure de l'avancée du mandat ? Ou bien une utopie qui nous aspire vers un monde plus beau, mais irréalisable en l'état ? C'est à cette interrogation que vont se confronter Vincent Peillon, ancien ministre de l’Éducation nationale et député européen, et Catherine Audard, autrice de plusieurs ouvrages de philosophie politique et traductrice de John Rawls. Pour mieux comprendre la campagne électorale qui s'annonce. La promesse plutôt que le contrat ? À la Villa Gillet le samedi 16 novembre à 16h Avant la Présidentielle Droite et gauche n'existeraient plus, les partis traditionnels seraient dissous dans une baignoire d'acide et seuls resteraient dans le paysage le progressisme et le conservatisme, nous dit-on. Vraiment ? Le journaliste du Figaro Alexandre Devecchio, l'historien Pascal Ory et la docteure en science politique Agathe Cagé

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Quand on arrive en Villa

CONNAITRE | Bientôt nantie d'une directrice toute neuve pour succéder à Guy Walter, la Villa Gillet attaque la saison pied au plancher entre littérature, sciences humaines et réflexion contemporaine. En attendant l'avènement des deux navires-amiraux, Mode d'emploi en novembre et les AIR en mai.

Stéphane Duchêne | Mardi 1 octobre 2019

Quand on arrive en Villa

En attendant l'arrivée de sa nouvelle directrice Lucie Campos, début novembre, la Villa Gillet a d'ores et déjà un agenda bien chargé. La saison des rencontres d'automne s'ouvrira le 2 octobre sur le thème À la lisière des Villes pris en main par deux primo romanciers. Moins d'une semaine plus tard, on décortiquera, le 8 octobre, à l'Amphi Fugier de Lyon 2, Le mythe de la virilité autour des derniers ouvrages d'Ivan Jablonka (Des hommes justes, très acclamé) et de la philosophe marocaine Nadia Tazi (Le Genre intraitable. Politiques de la virilité dans le monde musulman). Le l

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Mario Vargas Llosa aux Assises du Roman, Thomas Piketty à Mode d'Emploi

Villa Gillet | Pour davantage de détails sur la programmation, il faudra patienter un peu (jusqu'à notre numéro "rentrée littéraire" le 2 octobre) mais on peut d'ores et (...)

Stéphane Duchêne | Jeudi 12 septembre 2019

Mario Vargas Llosa aux Assises du Roman, Thomas Piketty à Mode d'Emploi

Pour davantage de détails sur la programmation, il faudra patienter un peu (jusqu'à notre numéro "rentrée littéraire" le 2 octobre) mais on peut d'ores et déjà annoncer que les Assises internationales du Roman débuteront le 11 mai 2020 avec l'immense écrivain péruvien Mario Vargas Llosa, le festival renouant ainsi avec la tradition d'un prestigieux grand entretien d'ouverture. Plus proche de nous, du 13 au 20 novembre 2019, Mode d'Emploi, le festival des idées de la Villa Gillet, revient avec en guise d'introduction la venue de l'économiste Thomas Piketty qui fait actuellement l'actualité avec son ouvrage Capital et idéologie (Seuil).

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Lucie Campos nouvelle directrice de la Villa Gillet

Mercato | Le successeur de Guy Walter à la tête de la Villa Gillet est désormais connu et c'est une femme : il s'agit de Lucie Campos, membre du jury du Booker International Prize et de la revue La Vie des idées. Elle prendra son poste le 1er novembre.

Sébastien Broquet | Jeudi 5 septembre 2019

Lucie Campos nouvelle directrice de la Villa Gillet

Guy Walter, l'historique directeur de la Villa Gillet, a pris sa retraite avant l'été. La question de sa succession était donc posée depuis plusieurs mois, avec d'autant plus d'acuité que les tutelles (Région, Ville, DRAC) réfléchissaient en parallèle à l'évolution du modèle et au projet à défendre dans le futur par ce lieu créé en 1989, le jeune retraité l'incarnant autant qu'un Thierry Frémaux à l'Institut Lumière et l'ayant clairement marqué de son empreinte durant 30 ans, l'imposant comme un spot incontournable des idées et de la littérature en France, à travers en particulier les Assises Internationales du Roman. Un audit a ainsi été commandé à un cabinet extérieur en début d'année, afin d'évaluer les possibles changements comme les désirs et idées de l'équipe en place, fortement réduite après la baisse drastique de subventions faisant suite à un rapport incisif de la Chambre Régionale des Comptes début 2016, qui mettait alo

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Florence Aubenas et Ted Conover à la Villa Gillet

Journalisme | Outre la programmation du festival d'idées La Chose Publique qui commence à se dévoiler, la Villa Gillet continue sa programmation de rencontres et (...)

Sébastien Broquet | Jeudi 30 août 2018

Florence Aubenas et Ted Conover à la Villa Gillet

Outre la programmation du festival d'idées La Chose Publique qui commence à se dévoiler, la Villa Gillet continue sa programmation de rencontres et conférences. Le jeudi 29 novembre seront ainsi conviés autour du thème de l'enquête et de l'immersion Florence Aubenas et Ted Conover. Grand reporter pour Le Monde, Florence Aubenas est l'une des journalistes les plus en vue en France actuellement. L'Américain Ted Conover est lui un spécialiste de l'immersion au long cours, s'étant fait embaucher comme gardien de prison à Sing Sing pour l'ouvrage Newjack. La rencontre aura lieu au Grand Amphi de l'Université de Lyon.

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Christiane Taubira invitée à Lyon par la Villa Gillet

La Chose Publique | L'ancienne ministre Christiane Taubira est conviée au festival des idées La Chose Publique, qui se déroulera en novembre prochain et dont le thème est "L'invention démocratique : la place du citoyen en démocratie".

Sébastien Broquet | Jeudi 30 août 2018

Christiane Taubira invitée à Lyon par la Villa Gillet

On se souvient que sa dernière venue à Lyon en mars 2017 avait provoqué des remous en pleine campagne pour la présidentielle : Gérard Collomb, alors maire de la ville, avait refusé la salle des Rancy à l'ancienne ministre qui venait présenter son livre, Nous sommes sur Terre, à l'invitation de la librairie du Tramway. La préfecture avait pourtant donné son accord. Mais le maire avait utilisé l’interdiction pour une collectivité de faire bénéficier un candidat d’avantages avant une élection pour justifier sa décision, considérant que l'écrivaine était un soutien actif de Benoît Hamon. La rencontre avait finalement pu avoir lieu dans l'enceinte de l'université Lyon 2. Christiane Taubira sera donc de retour dans la ville du désormais ministre de l'Intérieur le vendredi 23 novembre prochain, conviée par la Villa Gillet et Res Publica, les concepteurs du festival des idées La Chose Publique : rendez-vous est pris pour un Grand Entretien, à 21h, dans le grand amphithéâtre cet

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L’Habitat habité au Musée Tony Garnier

ARTS | Menacé d'une déplorable fermeture imminente faute de moyens suffisants, le musée urbain Tony Garnier continue néanmoins de proposer des expositions aussi accessibles qu’utiles et intelligemment menées. Celle sur l’habitat des français, des taudis aux Habitations à Bon Marché, ne déroge pas à cette règle.

Nadja Pobel | Mardi 20 mars 2018

L’Habitat habité au Musée Tony Garnier

Après dix-huit mois consacrés au confort moderne puis au béton (et à toutes ces incidences sur la massification de l’habitat), le Musée Urbain Tony Garnier poursuit son remarquable travail pour mieux comprendre comment le XXe siècle s’est adapté en France à un changement civilisationnel fondamental - la bascule du monde rural vers le monde urbain – et comment cette population, de plus en plus dense, a pu être logée. Si quelques panneaux explicatifs éclairent des points précis (le rôle fondamental de l’Église, celui du patronat qui a abrité pour mieux les contrôler les ouvriers…), cette exposition est avant tout immersive. Il s’agit de ressentir comment on vivait au début du siècle, avec la reproduction d’une pièce de vie sous les toits quasiment dans ses dimensions originelles. Avec une collecte réalisée auprès des Lyonnais, voici un lit, des édredons peut-être vus chez vos ancêtres, une fenêtre type ré

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Villa Gillet : police partout, confiance nulle part

Réfléchir | Politologue, spécialiste de la délinquance et de la police, Sébastian Roché vient présenter à la Villa Gillet De la Police en démocratie (Grasset), dans lequel il examine la dégradation des rapports police/population à l'œuvre en France depuis des décennies, à la recherche de solutions pour restaurer une confiance mutuelle garante de l'équilibre de la démocratie.

Stéphane Duchêne | Mardi 14 mars 2017

Villa Gillet : police partout, confiance nulle part

La police française aurait-elle oublié sa mission première ? À savoir, produire de la confiance en défendant des valeurs supérieures, comme l'égalité, et ainsi contribuer à la cohésion sociale. C'est la question que se pose dans De la police en démocratie, Sébastian Roché, politologue spécialiste de la délinquance et de la police, directeur de recherche au CNRS à Sciences Po Grenoble et expert pour les Nations Unies, déjà auteur de Police de proximité et Violences urbaines et banlieues. Elle résonne d'autant plus fortement quelques semaines après la surréaliste "affaire Théo", mais resterait tout aussi pertinente sans elle. Car c'est ici un problème de fond et quotidien que tente d'analyser Sébastian Roché, partant du constat que si toute démocratie a besoin d’une police, celle-ci a besoin que les citoyens la soutiennent, qu’ils la considèrent comme « leur police. » Mauvais élève Dans cet ouvrage, il s'agit d'abord de mesurer la confiance d’une part, et l’égalité devant les contrôles d’identité en France et en Allemagne, d’autre part. Et le constat est plutôt accablant

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Remettre le monde à l'endroit

Villa Gillet | Michel Lussault vient débattre à la Villa Gillet de son regard de géographe singulier sur le monde contemporain et de son dernier ouvrage explorant en particulier les hyper-lieux.

Jean-Emmanuel Denave | Mardi 31 janvier 2017

Remettre le monde à l'endroit

Depuis le début des années 2000, Michel Lussault met au centre des sciences sociales la géographie, une géographie très humaine en l'occurrence. Après les philosophies de l'histoire du 19e siècle, l'objectivité anti-humaniste et structurale des sciences humaines au 20e siècle (psychanalyse, sociologie, anthropologie...), le géographe défend une approche du contemporain à partir des vécus physiques, de la subjectivité des expériences individuelles ou collectives au sein d'espaces et de lieux particuliers. « Avec l'anthropologue Tim Ingold, l'historien Patrick Boucheron, le philosophe Guillaume Leblanc, le sociologue Richard Sennett, Peter Sloterdijk et bien d'autres, on pense que l'espace n'est pas seulement un décor, un théâtre, mais une dimension explicative de la vie. Il y a là peut-être même un tournant spatial des sciences sociales. » nous confiait Michel Lussault dans un entretien.

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La Villa Gillet a de la repartie

Penser le monde | Certains annonçaient la Villa Gillet moribonde après ses déboires des derniers mois. Visiblement, le directeur Guy Walter et son équipe, réduite de moitié juste (...)

Sébastien Broquet | Jeudi 13 octobre 2016

La Villa Gillet a de la repartie

Certains annonçaient la Villa Gillet moribonde après ses déboires des derniers mois. Visiblement, le directeur Guy Walter et son équipe, réduite de moitié juste avant l'été suite à la baisse drastique de ses subventions, ont de la repartie : on n'attendait pas si rapidement l'arrivée d'un nouveau rendez-vous, en l'occurrence La Chose Publique, qui se tiendra du 21 au 26 novembre dans les locaux de la Villa Gillet. Prenant la place laissée vacante par Mode d'Emploi, cette nouvelle semaine de débats d'idées s'articulera « autour de l'actualité française en philosophie, en sciences humaines et sociales. La Villa Gillet en assurera le commissariat scientifique » nous explique-t-on du côté de l'équipe. C'est l'arrivée d'un mécène qui permet la tenue de cet événement, en l'occurrence l'association Res Publica, basée à Lyon - et au Burkina Faso via son ONG - et

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La fin pour Mode d'Emploi

Villa Gillet | Suite à la baisse drastique du budget de la Villa Gillet, Guy Walter, son directeur, se voit contraint de mettre fin à Mode d'Emploi, le rendez-vous consacré aux sciences humaines. Avant de probables licenciements.

Sébastien Broquet | Mardi 24 mai 2016

La fin pour Mode d'Emploi

Voilà, c'est fini. Mode d'Emploi s'arrête, après quatre éditions seulement. Et la Villa Gillet elle-même est dans la tourmente : probablement avant l'été, un plan social sera mis en place, et une partie des seize salariés de la structure sera licenciée et devra voguer vers d'autres aventures. Ces derniers ont lancé une pétition sur Internet ayant récolté 4177 signatures lundi soir. Au cours d'une réunion s'étant déroulée le mercredi 18 mai au matin dans le bureau de son directeur Guy Walter, mis en difficulté depuis plusieurs semaines par un rapport incisif de la Chambre Régionale des Comptes qu'il conteste ardemment, les différentes parties ont acté une baisse drastique des subventions accordées au lieu l'obligeant à amputer de sa programmation le festival Mode d'Emploi, son rendez-vous annuel consacré aux sciences humaines qui se déroulait en novembre. Les dixièmes Assises Internationales du Roman, qui se déroulent en ce moment-même, n'ont pas été impactées ; mais si la question de leur tenue l'an prochain ne se pose a priori pas, celle de la même exigence dans la programmation le sera inévitablement. Les trois tutelles (l'État via la DRAC et le Centre Nati

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Florence Verney-Carron : "Il faut dialoguer avec les artistes"

Florence Verney-Carron | Depuis l'élection de Laurent Wauquiez à la tête de la Région en décembre dernier, le monde de la culture s'est inquiété, parfois offusqué, au minimum s'est posé des questions : d'une déclaration pour le moins malheureuse de son président sur les formations de clowns en pleine campagne, jusqu'au traitement du dossier de la Villa Gillet, c'est peu dire que la vice-présidente en charge de la Culture est attendue. Florence Verney-Carron s'exprime ici pour la première fois sur l'ensemble de ces sujets.

Sébastien Broquet | Mardi 26 avril 2016

Florence Verney-Carron :

En janvier, après l'élection, vous demandiez du temps avant de dévoiler votre feuille de route concernant la culture. Aujourd’hui, pouvez-vous nous dire quels sont les points qui vont être privilégiés ? C’est la première fois qu'une élection se déroulait en décembre. C’était très compliqué de nous atteler à ce budget 2016 en si peu de temps. Durant ces trois premiers mois, j’ai analysé pas mal de choses. On avait un certains nombre de principes, déjà évoqués par Laurent Wauquiez durant la campagne, notamment deux points très forts : d'abord, accompagner évidemment les créateurs culturels de premier plan. Ensuite, encourager l’émergence ; ce qui est l’essentiel pour une collectivité publique. Ça nous a amené à tracer deux grands points de notre politique culturelle : avoir une offre de qualité partout, même dans les endroits les plus reculés du territoire et y apporter beaucoup d’attention : ce peut-être une librairie, un festival, un cinéma. Le second point, ce sera de respecter et d’encourager tous les lieux de création. Ce qui est important pour nous, puisque nous arrivons au moment de la fusion des régions, c'est aussi de faire la conver

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Joann Sfar, croqueur en série

Bande Dessinée | Convier Joann Sfar pour évoquer son dernier ouvrage paru exige de se tenir à la page : il en a peut-être sorti un ou deux nouveaux depuis la semaine dernière…

Vincent Raymond | Mardi 19 avril 2016

Joann Sfar, croqueur en série

On ne dira rien ici du nouvel opus de Joann Sfar, Tu n’as rien à craindre de moi — la bande dessinée dont la récente parution chez Rue de Sèvres est prétexte à l’organisation de cette causerie-rencontre aux Célestins à l’invitation de la Villa Gillet — pour la simple raison qu’on ne l’a pas encore lue. Pardonnez cet aveu coupable, mais il faut bien reconnaître que le stakhanoviste auteur place ses lecteurs-spectateurs dans une situation compliquée : à peine a-t-il achevé un album qu’il publie un roman, juste avant la sortie d’un long-métrage, lequel précède un film d’animation ou une collaboration à quelque aventure collective… Et en marge (ou dans les marges) des Donjons, du Chat du Rabbin ou de Grand et Petit Vampire, l’ubiquiste hypergraphe dévoile avec une générosité rare ses notes intimes et travaux préparatoires dans des carnets ou des recueils parfois volumineux — voir le pavé de dessins et d’aquarelles inspirés durant la conception de son Gainsbourg… Cette somme ne compose pourtant qu’un fragment de son œuvre multimédiatique. Sfar est aussi, au risque que certains s’en étranglent, un chronique

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Gagnez votre entrée aux Asisses du roman

CONNAITRE | Comme chaque année, le Petit Bulletin et la Villa Gillet s'associent pour vous faire gagner votre entrée aux Assises Internationales du (...)

Benjamin Mialot | Mercredi 29 avril 2015

Gagnez votre entrée aux Asisses du roman

Comme chaque année, le Petit Bulletin et la Villa Gillet s'associent pour vous faire gagner votre entrée aux Assises Internationales du Roman. Petit twist cette année : ce n'est pas un texte que nous attendons de vous, mais un selfie. Plus précisémment, un selfie sur lequel vous brandissez le livre que vous auriez rêvé d'écrire et qu'il vous faudra poster sur Twitter et/ou Facebook avec le hashtag #AIRselfie. Vous avez jusqu'au 22 mai à 12h pour trouver l'inspiration. Trois gagnants seront ensuite tirés au sort (ce qui ne vous interdit pas, au contraire, de faire preuve de fantaisie dans votre mise en scène). Ils remporteront chacun un pass pour les Assises.

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Interview de Jean-Noël Orengo

CONNAITRE | Ville-paradoxe, royaume de la prostitution et, pour Jean-Noël Orengo, « capitale invisible de l'humanité », Pattaya est au cœur de "La Fleur du Capital", roman polyphonique d'une poésie folle qui, à travers la description fouillée et crue d'un endroit unique au monde, fait aussi le portrait en creux d'un Occident qui s'effondre sur lui-même. Amorce d'une discussion à poursuivre à la Villa Gillet. Propos recueillis par Stéphane Duchêne

Stéphane Duchêne | Lundi 30 mars 2015

Interview de Jean-Noël Orengo

Á la lecture de La Fleur du Capital, on se débat, comme ses personnages, avec le mystère de Pattaya sans jamais parvenir à le résoudre. Avant de se dire que, peut-être, le mystère de cet endroit c'est justement d'être une énigme insolvable. Une énigme intrinsèque... Jean-Noël Orengo : Oui, absolument. Pattaya, c'est un avis partagé par la plupart de ceux qui sont allés là-bas, est unique. L'architecture, la culture des corps, des êtres même, le mélange des peuples, celui du tourisme familial et du tourisme sexuel, même si je récuse ce terme... C'est à la fois infiniment sordide et infiniment beau. Et puis Pattaya pose, via la prostitution, la question du sexe par rapport au puritanisme ambiant. Pattaya est, comme le disait Lowry du Mexique à une époque, le lieu de rendez-vous de l'humanité, et plus que ça, la capitale invisible d'une humanité inquiète qui a l'impression d'être conditionnée. C'est Babel réconciliée dans la nuit et dans la fête. Ce qui est paradoxal, et cette ville n'est qu'une suite de paradoxes, d'ailleurs pleine d'êtres paradoxaux, c'est qu'on vient à Pattaya pour oublier, s'immerger dans la

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Orengo, Merle et Bayamack-Tam à la Villa-Gillet

CONNAITRE | "Désastre, chaos et réalité", ce sera le thème plus réjouissant qu'il n'y paraît de la rencontre qui se tiendra à la Villa Gillet mardi 31 mars en compagnie d'Emmanuelle Bayamack-Tam, Loïc Merle et Jean-Noël Orengo, autour de trois romans forts, entropiques et incroyablement vivants. Stéphane Duchêne

Stéphane Duchêne | Mardi 24 mars 2015

Orengo, Merle et Bayamack-Tam à la Villa-Gillet

On dit souvent – et c'est malheureusement trop souvent vrai – que la réalité dépasse la fiction. Mais que quand cette-même fiction s'empare de la réalité dans ce qu'elle a de plus chaotique ce peut-être aussi beau que violent. Comme une loupe aveuglante plaquée sur notre monde, nous le rendant à la fois insupportable – ne l'est-il pas déjà trop souvent ? – mais surtout fascinant. Et soudain éclairé. En partie du moins. C'est l'un des points commun que l'on peut trouver aux romans Je viens d'Emmanuelle Bayamack-Tam (qui reconvoque pour l'occasion l'un de ses personnages favoris, Charonne, à la fois guerrière et bouc émissaire du monde), Seul, invaincu, deuxième roman tendu, serré du lyonnais Loïc Merle et La Fleur de Pattaya de Jean-Noël Orengo, récits d'existence voués à l'entropie d'une réalité rarement arrangeante. Dans ce dernier roman, La Fleur du Capital, on part à Pattaya, capitale mondiale de la prostitution et de la fête – et si l'on y part, on y reste, ou du moins y laisse-t-on une partie de soi – pour changer sa vie et transformer son monde, selon le mot d'ordre de Breton, fusionné de Marx et Ri

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Villa Gillet : annulation de la rencontre du jeudi 22 janvier.

CONNAITRE | Initialement prévue ce jeudi 22 janvier en partenariat avec le Petit Bulletin, la rencontre autour du thème "Désastre, chaos et réalité" qui devait réunir les (...)

Stéphane Duchêne | Lundi 19 janvier 2015

Villa Gillet : annulation de la rencontre du jeudi 22 janvier.

Initialement prévue ce jeudi 22 janvier en partenariat avec le Petit Bulletin, la rencontre autour du thème "Désastre, chaos et réalité" qui devait réunir les auteurs Jean-Noël Orengo, Emmanuelle Bayamack-Tam et Loïc Merle ne pourra malheureusement pas se tenir, pour des raisons indépendantes de notre volonté et de celle de la Villa Gillet. Nous vous tiendrons informés d'un éventuel report.

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Jouez avec la Villa Gillet et le Petit Bulletin : Mettez en musique vos romans préférés !

CONNAITRE | Pour tenter d’être publié dans le Petit Bulletin du 21 mai et de gagner des pass pour les AIR, des places de concert, des livres, de la musique...

Benjamin Mialot | Mardi 1 avril 2014

Jouez avec la Villa Gillet et le Petit Bulletin : Mettez en musique vos romans préférés !

Envoyez à jeu-concours@villagillet.net : 1. Le titre de votre roman favori et son auteur.2. La musique à laquelle vous associez ce roman (un album ou un simple titre) et le nom de l’artiste.3. En 500 signes, expliquez-nous pourquoi cette association ! Jeu gratuit sans obligation d’achat, valable du 1er avril au 21 mai 2014.   Règlement du concours d’écriture Article 1. OrganisationLa Villa Gillet, association loi 1901 dont le siège social est situé au 25 rue Chazière 69004 Lyon, et le Petit Bulletin, S.A.R.L dont le siège est situé au 16 rue du Garet, 69001 Lyon, co-organisent du 1er avril au 21 mai 2014 un concours d’écriture dans le cadre des Assises Internationales du Roman 2014. Article 2. ConsignesCiter le titre de son roman favori et son auteur, ainsi qu’une musique (un album, un titre, un extrait de chanson…) à laquelle peut s’associer ce roman. Proposer une explication personnelle, décalée et atypique de cette association dans un texte de 500 signes, espaces compris.

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«Un pôle d’énergie»

CONNAITRE | Entretien / Guy Walter, directeur de la Villa Gillet, présente la troisième édition des Assises Internationales du Roman. Premier bilan et premières évolutions. Propos recueillis par Dorotée Aznar

Dorotée Aznar | Vendredi 22 mai 2009

«Un pôle d’énergie»

Petit Bulletin : Pouvez-vous dresser un bilan des deux premières éditions, notamment concernant le nombre de spectateurs accueillis ?Guy Walter : Nous attirons énormément de monde mais nous veillons à ne pas quitter le territoire de la réflexion commune. Il y a une jauge, qui est celle des Subsistances et nous ne souhaitons pas aller au-delà. N’y voyez aucun jugement de valeur, mais nous ne sommes ni un festival, ni un salon du livre. Le public a d’ailleurs compris notre logique et réserve ses places d’avantage en fonction d’un thème qu’en raison de la présence d’une star. Cette année, le programme s’est enrichi, notamment en direction du jeune public ou avec des rendez-vous comme les Fous du soir, pourquoi ?Lors des premières éditions, nous avons constaté qu’à la fin des Assises, il restait toujours sur le site une centaine de personnes qui prenaient plaisir à échanger, à débattre. Les Fous du soir permettent de se réunir tard le soir dans un lieu magnifique (le restaurant des Subsistances) pour un moment convivial et pointu. Quant au jeune public, il s’agit pour nous d’éveiller chez les jeunes les lecteurs qu’ils sont et ce, quel que soit leur âge. L

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«Une géographie sensible et intellectuelle»

CONNAITRE | Guy Walter, directeur de la Villa Gillet, évoque cette nouvelle édition des Assises du Roman. Propos recueillis par YN

Dorotée Aznar | Mercredi 28 mai 2008

«Une géographie sensible et intellectuelle»

Petit Bulletin : Qu'attendez-vous de ces tables rondes thématiques ?Guy Walter : J'attends qu'elles constituent un jalon pour la réflexion critique sur le roman. Si la table ronde est bien construite, si les écrivains produisent des textes de qualité, elle fait le point sur une question qui va nous permettre de comprendre le roman d'aujourd'hui. Pour tous les sujets des tables rondes, la littérature est saisie comme un mode de représentation et d'interprétation. Les Assises revendiquent un humanisme contemporain et cosmopolite. Pour trouver une formule lapidaire, je dirais que ces tables rondes tentent de construire une géographie sensible et intellectuelle. Dans plusieurs rendez-vous, la production contemporaine est aussi mise en rapport avec l'histoire littéraire...Avec la Villa Gillet, on s'attache au monde contemporain, on essaie de capter le temps présent. Mais je pense qu'il n'y a de compréhension du temps présent que s'il est contextualisé. Il est donc très important de le référer au passé, à l'histoire littéraire, à l'histoire des idées. On ne peut pas comprendre le présent sans en passer par ses généalogies. On ne peut pas

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