Alice Guy à l'Institut Lumière

Vincent Raymond | Jeudi 18 novembre 2021

Photo : © Catel


Imaginez la migraine pour les Anglo-saxons : la première cinéaste de l'histoire s'appelait Guy — bon, d'accord de son nom de famille, Alice (1873-1969) étant son prénom. Tombée dans l'oubli pendant près d'un siècle, cette pionnière est pourtant réputée avoir signé les premières fictions scénarisées dès l'âge de… 23 ans en 1896, parmi lesquelles La Fée aux choux.

Créatrice et volontariste, celle qui débuta comme secrétaire chez Gaumont devint même patronne de studio aux États-Unis, avant de tout perdre — à cause de son époux. Un destin hors du commun, tardivement réhabilité, qui bénéficie d'un double éclairage grâce à Catel & Bocquet.

Après leurs albums consacrés à Kiki de Montparnasse, Olympe de Gouges ou Joséphine Baker, les deux auteurs ajoutent un nouveau chapitre à leur superbe série de biographies de grandes figures féminines/féministes. Ils la présenteront à l'Institut Lumière lors d'une conférence à 18h30 le jeudi 25 novembre puis lors d'une dédicace à la librairie La BD le lendemain. Les inscriptions sont obligatoires.

Catel & Bocquet
À l'Institut Lumière le jeudi 25 novembre
À la Librairie La BD le vendredi 26 novembre


Catel et Bocquet

Pour leur roman graphique "Alice Guy"

Pour leur roman graphique "Alice Guy"

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Elle fut la première : "Be Natural, l’histoire cachée d’Alice Guy-Blaché"

Documentaire | Première femme-réalisatrice de l’histoire du cinéma, Alice Guy-Blaché a joué un rôle essentiel dans le devenir cet art naissant : un documentaire édifiant, malgré une forme un peu galvaudée. (Un article signé Anna Soloviova)

Vincent Raymond | Jeudi 25 juin 2020

Elle fut la première :

Née en 1873, Alice Guy-Blaché commence à travailler comme sténographe avec Léon Gaumont, l’un des producteurs de l’aube du cinéma. Elle est l'autrice de la première fiction cinématographique, La Fée aux choux (1896), avant de superviser une grande partie de la production Gaumont. Envoyée en 1907 aux États-Unis, elle y crée sa propre maison de production qui connait un essor important, avant de s’effondrer. S’appuyant sur un travail d’enquête minutieux, ce documentaire met en avant les qualités de l’œuvre cinématographique de cette pionnière longtemps passée sous silence, soulignant sa grande maitrise technique, son progressisme moral (féminisme, inclusion des acteurs noirs), ou encore son mantra à l’adresse des acteurs : « be Natural ». Porté par la voix-off de Jodie Foster, actrice et réalisatrice dont l’engagement et le talent en font une manière d'héritière d’Alice Guy

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