Lyon : Yard fait un petit

Pizzeria | Des pizzas de compèt’, des vins natures qui déboitent, la Montée de la Grande-Côte : la recette du cool ? C'est celle de ce nouveau Yard.

Adrien Simon | Mercredi 6 octobre 2021

Photo : © Jeanne Claudel


On connaissait Culinaries, dealeur de produits top, présent dans le 6e, à Paris et sur Internet. Et puis Yard, bar à vins naturels, son comptoir en béton, une terrasse sur la place des Tapis (à la Croix-Rousse) et des planches de came Culinaries. L'empire s'étend avec un mixte pizza-pif dans un petit local plus bas, dans les Pentes.

Autour du four importé de Modène, on retrouve Giovanni Urbano (ex-Casa Nobile, le fameux repaire italien face à l'Hôtel-Dieu). Qui envoie des Yard (16€) : une pâte fermentée 48h, faite à la romaine, donc croustillante et des supers produits. Outre la tomate et la mozzarella, Giovanni ajoute ici de la stracciatella, fromage des Pouilles, qui équivaut au cœur de la buratta, ultra-crémeux et en plus aromatisé à la truffe blanche. C'est la marque franco-apulienne (un père dans les Pouilles, un fils à Lyon) Olio Di Serra qui l'importe.

Pour couronner le tout, Yard y ajoute des tranches de jambon de Porc Noir de Bigorre. Et propose pour arroser un verre de Passalacqua (4€) et surtout des bouteilles de folie, comme par exemple celles du Casot des Mailloles (El Nino, 42€).

Little Yard
92 montée de la Grande-Côte, Lyon 1er
De midi à 14h30 et de 19h à minuit, fermé lundi et mardi
Pizza à partir de 6, 50€ et bouteille de 21€

entrez votre adresse mail pour vous abonner à la newsletter

Micro Sillon, ça tourne rond

Cave à Manger | ​Précédemment, on évoquait l'alliance entre vinyles et vins natures : ça se passait chez Satriale, dans les Pentes. Cette semaine, une cave (nature encore, dans le 1er toujours, mais où l'on mange, cette fois) a ouvert à l’enseigne Micro Sillon. Point cette fois d’histoire musicale. Mais une référence à un sacré épisode de la jeune bouffe lyonnaise. Remember 2014…

Adrien Simon | Mercredi 30 juin 2021

Micro Sillon, ça tourne rond

Cet énième déconfinement a vu les terrasses ressortir, et ressurgir des souvenirs. Jusqu'en -2 avant Covid, il y eut un resto qui replaça Lyon sur la carte du manger et du cool : le Café Sillon, né en 2014 — prix du Fooding dans la foulée. L'apothéose ? Une folle nuit, en clôture du festival Attable. Dans les cuisines de ce néobistrot du 7e se réunirent, jusqu'à tard, un bataillon de chefs stars (Troisgros père et fils, Carrette, Grébaut, Aizspitarte). Quelques mois plus tard, bim, le Sillon fermait. Et son chef, Mathieu Rostaing-Tayard, disparaissait des radars. La rumeur dit qu'il reprend du service. Mais du côté de Biarritz… Le Pays Basque n'est pas lyonnais, alors comment le fantôme du Sillon fait-il pour venir hanter Lyon en ce début d’été ? Mory Sacko disait dans notre dernier numéro qu’un resto ne saurait se réduire à sa nourriture. Qu'un resto ne tient pas que par un chef. Au Sillon, au côté de Mathieu,

Continuer à lire

Mathieu Rostaing-Tayard et Joanna Figuet de retour à Lyon avec Micro Sillon

Bar à vin | Mathieu Rostaing-Tayard, l'ancien chef du Café Sillon et du 126, ouvre un bar-cave à vin dans le 1er arrondissement, confié à son ancienne sommelière et désormais associée, Joanna Figuet. Baptisé Micro Sillon, ce spot forcément très attendu ouvrira le mardi 15 juin.

Sébastien Broquet | Jeudi 20 mai 2021

Mathieu Rostaing-Tayard et Joanna Figuet de retour à Lyon avec Micro Sillon

C'est l'événément de l'été côté food à Lyon : Mathieu Rostaing-Tayard s'apprête à faire son retour, aux côtés de l'ancienne sommelière du Café Sillon, Joanna Figuet. Tous deux, associés, ont repris le Vin des Vivants, ancienne cave / bar où l'on adorait se poser en terrasse ombragée pour l'apéro, que Mathieu Perrin leur a cédé. Le nom de ce nouveau spot qui va obligatoirement draîner tout ce que la ville compte de fins gourmets et bon vivants : Micro Sillon. Of course. Mathieu Rostaing-Tayard nous détaille le concept : « c'est un projet que nous avons construit ensemble, tous les deux. C'est Joanna qui va le gérer au quotidien, car je vis maintenant au Pays Basque. Micro Sillon est une cave et bar à vin, où l'on présentera des vignerons que l'on aime comme Daniel Sage, Claude Courtois ou encore Philippe Valette. Avec de la petite restauration, uniquement le soir, des plats simples — enfin, simples... pour nous — et peu cuisinés. Avec des produits sélectionnés par mes soins, très bie

Continuer à lire

Les belles quilles nature de Yard

Bar à Vin | L'année dernière l'épicerie en ligne Culinaries ouvrait sa boutique à Lyon-Foch. On y trouve, c’est assez impressionnant, bon nombre de produits chics et (...)

Adrien Simon | Mercredi 9 septembre 2020

Les belles quilles nature de Yard

L'année dernière l'épicerie en ligne Culinaries ouvrait sa boutique à Lyon-Foch. On y trouve, c’est assez impressionnant, bon nombre de produits chics et rares (poutargue de Martigues, canard des rizières camarguaises, polenta basque). Mais aussi des choses plus accessibles et locales, et enfin une belle réserve de très bonnes bouteilles de vin nature. Pour cause, la sélection vineuse est assurée par le parisien Clovis Ochin. Le presque quarantenaire (du genre bacchantes et Air Max, vu sur Vice TV) est de ceux qui ont sorti le vin naturel du monde paysan/babos, pour le projeter dans les soirées branchées. C’est lui qui est à l’origine des collabs entre Patrick Bouju (génial vigneron auvergnat) et Action Bronson (rappeur). En plus d’être dealeur de vin, Clovis tient un bar-cave-resto à Paris 11e, sous le nom de Yard. Qui devient une franchise, avec l'ouverture d'un petit frère croix-roussien à la pl

Continuer à lire

Club sandwichs

Food | Avril fini, on va pouvoir se découvrir de plus d'un fil. Et pique-niquer. Ici, deux nouveaux lieux pour nous aider.

Adrien Simon | Mardi 30 avril 2019

Club sandwichs

On connaissait Ravigote, l'adresse qui a rajeuni, façon ça passe ou ça casse, les déjeuners de la place Guichard. Le bistrot contemporain voisine depuis peu avec une annexe. « On voulait pouvoir vendre les produits qu'on utilise au restaurant » explique la tenancière, Marie-Laure : la cassonade Graeffe (le chef, Xavier Radojewski est ch'ti), des pickles maison d'oignon rouge ou de navets, une tresse d'ail fumé de Locon, bientôt des légumes des jardins décinois "de Vartan". « On a voulu proposer des sandwichs pour ceux qui n'ont pas le temps, l'envie ou les moyens de s'arrêter au resto. » Alors ils peuvent s'attabler ici, dans une pièce refaite avec le même genre de simplicité enjouée qu'à côté. Ou comme nous, rouler (4 minutes via la piste cyclable protégée de la rue de la Part-Dieu) vers les quais, avec dans la besace : un sandwich au rosbeef froid, sauce ravigote, ketchup de betterave et pickles (6€) et puis un autre courge rôtie, pesto d'épinard, crumble de graines et parmesan et une part de babka (un kouglof polon

Continuer à lire

Le Maxine's monte le son et se lance dans les concerts

Rock | Deux ans après son inauguration en septembre 2016, le Maxine's sis au 22 rue Pouteau (en lieu et place de feu le Phoebus) dans le 1er arrondissement (...)

Stéphane Duchêne | Samedi 1 septembre 2018

Le Maxine's monte le son et se lance dans les concerts

Deux ans après son inauguration en septembre 2016, le Maxine's sis au 22 rue Pouteau (en lieu et place de feu le Phoebus) dans le 1er arrondissement entame cette année une nouvelle activité déjà fort prisée par les bars des Pentes et consacrée le 1er septembre : la programmation de concerts. Se contentant jusqu'ici de "soirées" en tous genres (pastis pong, apéro beauf, chi-fu-mi parties, on en passe), le Maxine's dit 2.0 se mue désormais en salle de concerts et accueillera régulièrement de fières déflagrations rock. Après que les Lyonnais punks de Beaten Brats essuient les plâtres et sabrent la binouse ce samedi 1er septembre donc, c'est le groupe Off the Yard, maison lui aussi mais plus orienté folk (un folk certes résolument abrasif), qui poursuivra ensuite (samedi 8 septembre) une programmation promise à alterner, sous le sceau de l'underground et le plus souvent du punk, régionaux de l'étape (Deep Merries, Alexy Golonka) et

Continuer à lire

Inna de Yard, l'esprit de la cour aux Nuits de Fourvière

Reggae | Les back yards, en Jamaïque, sont ces arrières-cours où l'on se réunit pour partager quelques Red Stripe, fumer la weed et aussi, jouer, partager : (...)

Sébastien Broquet | Mardi 20 juin 2017

Inna de Yard, l'esprit de la cour aux Nuits de Fourvière

Les back yards, en Jamaïque, sont ces arrières-cours où l'on se réunit pour partager quelques Red Stripe, fumer la weed et aussi, jouer, partager : composer. C'est là que les musiciens de reggae se croisent. Le label Makasound en a fait une collection d'albums absolument géniale, où les plus grands trouvent refuge pour publier des albums entièrement acoustiques, enregistrés dans la cour, au naturel. Juste une voix, ou plusieurs, une guitare. Quelques percussions Nyahbingy, parfois. Inna de Yard, donc. Junior Murvin ou The Viceroys brillent dans ce catalogue discographique né en 2004, transposé sur scène cet été après huit ans d'absence : seront présents pour cette tournée Cedric Myton (des mythiques Congos), Kiddus I, Winston McAnuff, Derajah, Winston "Bo-Pee" Bowen et Robbie Lyn. Comme un passage de relais entre générations. Inna de Yard Aux Nuits de Fourvière le vendredi 14 juillet

Continuer à lire

"La Philo vagabonde" : festin de cerveau

ECRANS | de Yohan Laffort (Fr, 1h49) documentaire avec Alain Guyard

Vincent Raymond | Mardi 4 octobre 2016

Avec ses rouflaquettes, ses tatouages, son costard de chanteur nouvelle scène française et sa tchatche exaltée, Alain Guyard renverrait presque Michel Onfray au rayon des ancêtres pontifiants. Célébré comme une rockstar, le volubile philosophe intervient partout où on le sollicite (dans les campagnes reculées, en prison, sous un chapiteau, en Belgique, dans une grotte) pour diffuser de façon ludique et accessible la parole des penseurs — et surtout inciter ses auditeurs à phosphorer par eux-mêmes. Davantage qu’un émetteur de “produit culturel”, Guyard se veut une sorte de coach intellectuel, exerçant à la gymnastique de la réflexion. Comment ne pas être séduit par cette démarche noble de propagation de la connaissance, engendrant un tel enthousiasme ? Ce que montre ce documentaire va bien au-delà du cas de Guyard, en révélant l’abyssal manque de repères ainsi que le désir de sens largement répandus et partagés parmi toutes les composantes de notre société, qui rendent chacun(e) vulnérable au discours du premier bon parleur venu — certes, lui porte et apporte des valeurs

Continuer à lire

Le théâtre occupe le terrain

SCENES | Avec Balises, opération visant à rendre plus lisible l'offre théâtrale lyonnaise, une idée simple mais forte va balayer la saison 2013/14 : il y a du spectacle vivant partout. Explication. Nadja Pobel

Nadja Pobel | Mardi 3 septembre 2013

Le théâtre occupe le terrain

Trente spectacles et presque autant de lieux. Ce pourrait n’être qu’un constat chiffré parmi d'autres, mais c'est bien plus que cela : en pointant des pièces dans de très nombreuses salles de l’agglomération et du centre-ville, le programme Balises dit que le théâtre ne vit pas qu’aux Célestins/Point du jour/TNP/Croix-Rousse/TNG, en tout cas pas seulement – quatre d’entres eux figurent au programme. L’idée qui préside à Balises n’est pas de construire un énième festival – il y en a déjà, chacun avec sa spécialité -  mais de rendre visible et lisible l’offre en la matière, pléthorique. Car si le Grand Lyon a ses biennales, son festival Lumière et ses Nuits Sonores pour mettre en avant la danse, l’art contemporain, le cinéma et les musiques actuelles, le théâtre, pourtant omniprésent, n’est lui pas célébré. Or, avec 400 000 spectateurs et 2200 levers de rideaux pour présenter plus de 400 spectacles dans 25 lieux en 2011, son palmarès est celui d’une métropole avant l’heure. Ce que veut Gérard Collomb politiquement existe déjà théâtralement, nous dit Jacques Fayard, directeur de l’Elysée, à l’origine de ce projet. Et il s'attachera, avec les au

Continuer à lire