Cité de la Gastronomie : ça cogite, ça cogite

Food | Le futur de la Cité de la Gastronomie ? Rendez-vous dans deux ans pour savoir. En attendant, on teste et on resserre le prisme sur l'alimentation pour en faire non plus un musée, mais un « lieu totem de la filière alimentaire ».

Sébastien Broquet | Mardi 7 septembre 2021

Photo : © Jeanne Claudel


Toute la presse locale était conviée jeudi dernier au sein de la Cité de la Gastronomie par les services de la Métropole de Lyon, histoire d'en apprendre un peu plus sur l'avenir du lieu, dont la première incarnation voulue par la majorité macroniste d'alors et pilotée par l'opérateur espagnol MagmaCultura s'était soldée, comme le dit très bien Bruno Bernard, par un « fiasco » retentissant, laissant exsangue partenaires, mécènes et équipes. Le président de la Métropole s'est retrouvé dès son élection avec cet innattendu dossier sur les bras et on pouvait espérer au bout d'un an une vraie prise en main pour ce lieu emblématique et historique, situé en plein cœur de Lyon. Or, les idées pour incarner une vision patrimoniale, ce n'est visiblement pas le point fort des écologistes : du côté de la Ville, on ne sait toujours pas trop quoi faire de l'ancienne école des beaux-arts et du Musée Guimet, par exemple. Le projet Fagor-Brandt reste flou. Et pour la Cité de la Gastronomie... Eh bien, ça reste flou aussi.

Bruno Bernard, accompagné de son vice-président en charge de l'agriculture et l'alimentation Jérémy Camus, du chef Régis Marcon et du patron de Seb, Thierry de La Tour d'Artaise, mécène, ont successivement pris la parole. Le chef Régis Marcon, survivant de la précédente équipe, reste dans les petits papiers de la nouvelle et concède : « nous avions quelques interrogations, c'est vrai, à l'ouverture. Nous n'étions pas prêts. Surtout, on s'est focalisés sur la scénographie qui est un échec. » Forts de ce constat, au sein du comité Rabelais qui est en charge de trouver une nouvelle orientation, aucun expert issu de la muséographie, de la scénographie ou ayant une quelconque expérience de la création d'expositions n'a été convié... L'apparition de proches d'EELV comme Boris Tavernier (association Vrac) ou Diane Dupré La Tour (Les Petites Cantines), dont les initiatives citoyennes sont fort bien menées et bienvenues, devrait toutefois nourrir positivement le futur projet. On note aussi la réconciliation avec les Toques Blanches, exclues du précédent projet : Christian Têtedoie et Joseph Viola font partie du comité d'experts.

Le comité Rabelais va réfléchir

Et il a donc été décidé de consulter, de tester, et de décider plus tard. Dans deux ans, exactement : en attendant, le site va recommencer à fonctionner, un peu au ralenti, sous l'égide de la Métropole qui allouera 1M€ de frais de fonctionnement par an à cette Cité qui devra s'inventer au fur et à mesure. Les salles patrimoniales seront ouvertes et des expositions temporaires organisées. Pour Régis Marcon, « sur l'expo permanente, on avait pêché. Le comité Rabelais va réfléchir. On se donne deux ans pour trouver une exposition qui tienne la route. Les expositions temporaires vont faire l'essence du lieu : sur le blé par exemple, ou le Japon comme on l'avait prévu avant. Mais le gros point fort, ce seront les ateliers. Avoir des expériences interactives, ça manquait. Dernier point important : l'événementiel. On peut associer cette Cité à des événements, de la musique... »

Ensuite, après toutes ces consultations et essais (le projet populiste de tirer au sort des citoyens plutôt que de faire venir des spécialistes n'a pas l'air d'avoir été abandonné), l'avenir de la Cité sera décidé, avec cet axe fort : l'alimentation. Ce ne sera plus un musée, mais « lieu totem de la filière alimentaire ». Côté gestion du lieu (DSP, régie...) rien n'a été acté. Conclusion de Bruno Bernard : « dans deux ans, on verra ce que l'on fait. »

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La Cité de la Gastronomie ouverte un dimanche par mois

Patrimoine | Après le grand bug, le retour en douceur : fermée depuis le fiasco MagmaCultura, l'opérateur espagnol ayant explosé en plein vol, la Cité de la Gastronomie (...)

Sébastien Broquet | Vendredi 11 juin 2021

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Après le grand bug, le retour en douceur : fermée depuis le fiasco MagmaCultura, l'opérateur espagnol ayant explosé en plein vol, la Cité de la Gastronomie est retombée dans le giron de la Métropole de Lyon à la grande surprise du nouvel exécutif emmené par Bruno Bernard, qui ne s'attendait pas à ce cadeau empoisonné. Un nouveau projet est en cours de réflexion, piloté par le vice-président délégué à l’Agriculture et à l’Alimentation, Jérémy Camus, qui sera dévoilé en septembre prochain. En attendant, il a été décidé d'ouvrir en partie le site : les salles patrimoniales de la Cité seront ainsi ouvertes au public, gratuitement, chaque premier dimanche du mois, de 10h à 19h. Il s'agit du Dôme des Quatre Rangs, de la grande apothicairerie, des salles de l’ancien hôpital de la Charité (la salle du conseil et la salle des archives). Pour Jérémy Camus, également président du Fonds de Dotation de la Cité Internationale de la Gastronomie, qui s'est exprim

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Collège Truffaut : en 2022, la rentrée sera très classe…

Urbanisme | Presqu’une décennie après sa désaffection, le Collège Truffaut (Lyon 1er) attaque la seconde grande phase des travaux qui lui permettra d’enfin rouvrir ses portes. Et d'élargir le spectre de ses visiteurs en changeant d’affectation : en 2022, le vénérable bâtiment accueillira notamment une crèche, des logements étudiants, un hostel et un prometteur pôle piloté par Lyon BD Organisation, le Collège graphique…

Vincent Raymond | Lundi 22 mars 2021

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C’est la fin d’une histoire, ou plutôt d’une parenthèse, et le début d’une autre qui se profilent au Collège Truffaut. D’abord école de filles et de garçons à son ouverture en 1887, puis collège jusqu’à sa désaffection en novembre 2013, l’imposant édifice aura ensuite occupé bien des conversations et des esprits : la question de sa reconversion cristallisant les différences de visions politiques, urbanistiques et sociales entre les élus de la mairie du 1er arrondissement, de la mairie centrale et de la Métropole — propriétaire du site. Occupé, le Collège l'aura d’ailleurs été durant cette longue phase, de façon temporaire à plusieurs reprises : dès décembre 2013 par un collectif citoyen pour reloger des familles à la rue (l’affaire avait valu à la maire du 1er d’alors, Nathalie Perrin-Gilbert qui avait participé au mouvement, d’être placée en garde à vue) ; puis en mai 2016 par des opposants à la Loi Travail ayant laissé de leur passage force slogans tagués.

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Musée des Confluences : Bruno Bernard, droit dans le fémur

Lyon | On pourrait vous la faire courte en recopiant trois phrases du communiqué de presse de la Métropole annonçant en quoi consiste la grande "rébellion" de Bruno Bernard contre la décision du gouvernement de laisser les lieux de culture fermés. On a préféré laisser un peu de suspens et vous conter dans le détail la surréaliste conférence de presse qui s'est déroulée mardi 16 décembre au musée Lugdunum.

Sébastien Broquet | Mercredi 16 décembre 2020

Musée des Confluences : Bruno Bernard, droit dans le fémur

On allait voir. Le combat était annoncé et la potion magique bouillait déjà dans la marmite de la petite capitale provinciale. Après la tournée des médias pendant le week-end — Le Progrès à défaut d'Uderzo —, Bruno Bernard allait passer en mode Gaulois réfractaire. Et ouvrir le Musée des Confluences et Lugdunum dès samedi ? Engager la baston avec le centurion Jean Castex ? Oui. Enfin... pourquoi pas. Déjà, il fallait mettre les services — culturel et juridique, on imagine — au boulot lundi pour trouver comment, puisque comme l'a dit lui-même le président de la Métropole avant le conseil

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Lieux culturels : Bruno Bernard entame un bras de fer avec Castex

Lyon | Face à l'annonce brutale faite par Jean Castex jeudi 10 décembre, intimant aux lieux culturels de rester fermés alors que beaucoup avaient préparé activement leur réouverture pour ce mardi 15 décembre, les élus EELV de Lyon et socialiste de Villeurbanne, emmenés par le président de la Métropole Bruno Bernard, lancent la fronde. Ce dernier se dit même prêt à ouvrir sans accord gouvernemental le Musée des Confluences dès samedi. Bluff ?

Sébastien Broquet | Lundi 14 décembre 2020

Lieux culturels : Bruno Bernard entame un bras de fer avec Castex

Il y a une ironie certaine à découvrir Bruno Bernard se faire soudainement le champion de la "libération" des lieux de culture, quitte à prendre la tête d'une fronde locale et à vouloir ouvrir dès samedi deux musées dont sa collectivité a la charge — le Musée des Confluences et Lugdunum — sans l'autorisation de l'État. Verra-t-on un président de Métropole faire face à la police nationale et à la préfecture pour maintenir ses musées ouverts ? La question peut se poser : il faudra bien assumer le coup d'éclat médiatique du week-end. Et l'ironie, donc, veut que le meneur de la fronde soit celui qui s'est le plus totalement désintéressé des questions culturelles jusqu'ici. Bruno Bernard, alors candidat EELV, n'a pas eu un mot pour ce secteur durant sa campagne et n'avait pas de programme culturel à mettre en application. Une fois élu, il a nommé vice-président en charge de ce portefeuille son allié socialiste,

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TCL : Une gratuité partielle et beaucoup de coups à peu de frais

Mobilité | À la surprise quasi générale, le Sytral (autorité organisatrice des transports de l’agglomération lyonnaise) a voté le 23 novembre dernier la mise en place de deux abonnements supplémentaires dits “solidaires“, dont l’un gratuit, destinés aux personnes disposant de faibles ressources. Une décision très politique suscitant des réactions pas forcément bienveillantes, et des divergences chez les spécialistes des mobilités urbaines…

Vincent Raymond | Mercredi 9 décembre 2020

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Bruno Bernard a donc tranché. À celles et ceux qui se demandaient encore pourquoi le nouveau président EELV de la Métropole, pourtant peu favorable au cumul des mandats chez ses colistiers, avait tant tenu à s’asseoir dans un autre fauteuil présidentiel, la réponse apparaît aujourd’hui comme doublement politique. Car il fallait bien le poids d’un élu d’importance pour infléchir la trajectoire du paquebot Sytral avant le début 2021 et son changement de gouvernance. En jeu, la question des mobilités à court et moyen termes, bien sûr, mais aussi des mesures plus immédiatement visibles et symboliques, comme cette création pour les étrennes de deux abonnements “solidaires“ sur le réseau TCL. Attribués sur strictes conditions de ressources, le “solidaire réduit“ (10€/mois) est principalement destiné aux usagers non-imposables et bénéficiaires d’une allocation Pôle Emploi ; quant au “solidaire gratuit“, il vise les personnes bénéficiaires du RSA et leurs ayants-droit.

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Lyon : le retour de la piétonnisation ce week-end

Urbanisme | C'est le grand retour de la piétonnisation dans la Métropole de Lyon, déjà initiée par l'ancien président David Kimelfeld sur la Presqu'île lors de son mandat. (...)

Sébastien Broquet | Jeudi 24 septembre 2020

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C'est le grand retour de la piétonnisation dans la Métropole de Lyon, déjà initiée par l'ancien président David Kimelfeld sur la Presqu'île lors de son mandat. Malgré les dénégations de son successeur écologiste, Bruno Bernard, qui déclare à tort que « ça n'a rien à voir », il s'agit de toute évidence d'une suite logique s'appuyant sur les différentes études et bilans faits lors des précédentes éditions auprès des citoyens par les service de la Métropole. Résultat : deux jours (samedi 26 et dimanche 27 septembre) au lieu d'un, un périmètre élargi (principalement la Presqu'île jusqu'à Perrache, mais des petits tests dans les autres arrondissements et Villeurbanne en sus) et surtout, la bonne nouvelle : une volonté de pérenniser l'expérience.

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Retour sur un bide

Cité de la Gastronomie | Retour sur un échec retentissant : la fermeture anticipée de la Cité de la Gastronomie, installée dans le Grand Hôtel-Dieu, qui n'aura jamais réussi à s'imposer lors de ses (très) courtes semaines d'existence.

Sébastien Broquet | Mercredi 16 septembre 2020

Retour sur un bide

Octobre 2019, au cœur de l'automne ouvre enfin cette Cité de la Gastronomie. D'emblée le directeur d'alors, Florent Bonnetain, se débat avec les critiques qui fusent sur le prix d'entrée — 12€ sans la dégustation, pour une visite qui se révèle express. Le contenu, prometteur sur papier glacé, se révèle décevant lors de la visite. Le public boude. Il fallait 40 000 visiteurs par mois pour que le lieu soit rentable, ce nombre sera atteint péniblement... cinq mois plus tard. Les premiers signes d'un échec bruissent dans la ville. C'est alors que surgit un virus venu de Chine, qui éteint la lumière partout sur son passage. Celles de la Cité de la Gastronomie ne se rallumeront pas : début juillet, tombe un communiqué laconique du prestataire espagnol, Magma Cultura : « la Cité Internationale de la Gastronomie de Lyon (...) a subi les lourds impacts engendrés par la crise sanitaire du coronavirus que le Pays traverse depuis mars 2020. Devant ces difficultés, face à l’incertitude de l’évolution économique et touristique, et malgré tous nos efforts pour la sauvegarder, nous avons pris la décision de ne pas rouvrir la Cité et d’arrêter définitivement son exploitati

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Florent Bonnetain : « ce sera une maison très ouverte »

Cité Internationale de la Gastronomie | Il est le directeur de la toute nouvelle Cité Internationale de la Gastronomie, qui s'apprête à ouvrir ses portes au sein du Grand Hôtel Dieu : Florent Bonnetain nous détaille le projet, les collaborations, dévoilant un pan de la programmation à venir. Et nous cause mécènes, aussi.

Sébastien Broquet | Mardi 8 octobre 2019

Florent Bonnetain : « ce sera une maison très ouverte »

À quelques jours de l’ouverture, êtes-vous confiant ? Florent Bonnetain : L’ouverture se fera le samedi 19 octobre, premier jour des vacances scolaires. On finalise les derniers réglages… Ce sera prêt. La Cité de la Gastronomie est une institution culturelle dédiée à la gastronomie, ce qui est assez inédit comme thématique. Gastronomie, chez nous, ce sont les règles du ventre : on y parlera à la fois de cuisine 3 étoiles et de l’alimentation du quotidien. C’est inédit aussi dans la forme, entre culture et éducation, avec une diversité de fonctions qui s’entremêlent dans un lieu bouillonnant. Exemple : il y a une exposition permanente, permettant d’illustrer la cuisine lyonnaise, le repas gastronomique des Français - c’est ce qui a été classé au patrimoine de l’Unesco en 2010 -, de réfléchir à ce qui nous attend demain (est-ce que l’on mangera des insectes ? Autour d’une table ?), il y a des espaces Ludo-éducatifs faits pour frapper les esprits et développer de la créativité autour de la cuisine en développant le bien-manger. C’est un lieu d’ateliers, mais l’équipe de cuisine peut venir faire une séance avec les enfants. Et il y a un espace de dégustation,

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Cité Internationale de la Gastronomie : ouverture le 19 octobre

Food | Il y a bientôt dix ans, l'Unesco classait le repas gastronomique des Français à l'inventaire du patrimoine de l'Humanité. Il manquait un lieu pour l'honorer : (...)

Adrien Simon | Mardi 8 octobre 2019

Cité Internationale de la Gastronomie : ouverture le 19 octobre

Il y a bientôt dix ans, l'Unesco classait le repas gastronomique des Français à l'inventaire du patrimoine de l'Humanité. Il manquait un lieu pour l'honorer : pourquoi pas une Cité de la Gastronomie. Ou un réseau de quatre, dans lequel Lyon s’est invité in extremis. Avec un objectif double : réaffirmer sa place de capitale gastronomique, titre un poil érodé, et doter le centre commercial du Grand Hôtel Dieu d'une facette culturelle. Si le projet a été mené par la Métropole, qui voit dans le bien-manger un atout pour le marketing territorial, il fut financé en grande partie par des mécènes privés. Parmi lesquels des groupes d'agro-alimentaire comme Metro ou Elior, spécialiste de la restauration de cantine. Le fonctionnement est délégué à l'entreprise espagnole MagmaCultura et devrait être largement auto-financé, avec un ticket d'entrée à 12€, le double en incluant des dégustations. Maintenant que la Cité lyonnaise est la première à voir le jour, reste à voir comment le public, notamment local, se réappropriera ce lieu hybride, à la fois « musée, c

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