Braquage à l'anglaise

MUSIQUES | Largement responsable, avec ses soirées au Club Transbo, du dynamisme actuel de la culture club lyonnaise, Haste ambitionne maintenant de remettre la production au centre du débat. Portrait d'un collectif qui, en dépit de ce que laisse entendre son nom, ne confond pas vitesse et précipitation. Benjamin Mialot

Benjamin Mialot | Mardi 4 février 2014

«Il y a plein de drôles d'oiseaux dans le milieu des musiques électroniques. Nous, nous sommes des corbeaux : nous sommes à l'écart, par choix et parce qu'en France et à Lyon en particulier, la culture techno fait défaut». Dressé à l'automne 2012 par l'intraitable groupuscule CLFT, ce sévère constat est depuis quelques mois battu en brèche : du fumoir tamisé du Terminal à la terrasse panoramique de La Sucrière, le 4/4 post-industriel n'a jamais autant eu le vent en poupe à Lyon.

Question de contexte, son mode de consommation, pour le moins hédoniste, s'accordant particulièrement bien avec le rude climat social du moment. Question de rajeunissement du public aussi, autant le fait d'un passage de relais démographique que le signe d'une maîtrise croissante des nouveaux canaux de communication. Question de militantisme surtout. Notamment celui du collectif Haste, dont les soirées ouvrent depuis deux ans de nouvelles perspectives esthétiques et éthiques.

Le cœur sur la Manche

Retour au début de l'année 2011. Cela fait déjà quelques temps que le dénommé Pierre Serafini cherche un moyen de traduire scéniquement le travail de défrichage qu'il mène à la tête d'Airflex Labs (et en tant que producteur d'electronica en relief sous le nom d'Opti), fondé au moment où le dubstep commençait à fissurer les sous-sols des grandes métropoles britanniques.

Le changement de direction à la tête du Transbordeur va le lui offrir : avec David Fontaine, directeur adjoint de la salle, il met sur pied une soirée toute entière dédiée à la bass music d'outre-Manche, «scène bourgeonnante qui se posait en contrepouvoir à la techno minimale et à la house traditionnelle, qui écornait le monument allemand». Après ce premier essai, baptisé Airflex Session, germe l'idée d'instaurer un rendez-vous régulier. Elle se concrétisera un an plus tard avec le concours de Totaal Rez, autre structure sensible à ces sonorités fondamentalement urbaines, sous le nom de Haste.

Haste comme "urgence", celle qu'il y a à découvrir une scène qui, petit à petit, va redéfinir les standards du clubbing, tant sur le plan musical que sur le plan humain. Explications de Serafini : «On aurait pu sous-titrer le projet "Good music for bad people". On aime les productions subtiles dans le travail de la matière mais qui restent capables de déchaîner les foules. De préférence un public hétérogène à la londonienne. L'ambiance là-bas est très particulière, avec des working boys qui enlèvent la cravate à peine sortis du boulot pour danser à côté de jamaïcaines en short fluo. C'est unmelting pot assez exceptionnel et qui se retrouve ici : notre public est très coloré, très varié. On tient à ce rôle d'activateur social nocturne. On ne veut pas être dirigé par un type de son, être une "place to be" où les excès seraient les seuls fédérateurs. Ça ne veut pas dire qu'on fait du clubbing smart ouélégant. Ce sont simplement des soirées avec de fortes propositions artistiques».

Mesures d'urgence

Cet engagement, les trois partenaires l'honoreront tous les deux mois, important notamment le UK garage à l'eau de rose du Canadien Jacques Greene,  la techno renfrognée et serpentine de South London Ordnance ou celle, irrésistiblement menaçante, de Blawan. C'est d'ailleurs la venue de ce dernier, plus que sold out, qui les confortera dans leur démarche. A partir de là, émergera petit à petit un noyau dur d'activistes (Serafini, ou plutôt PEEV, de son pseudo plus rentre-dedans,  P.I.L.A.R., sa moitié,  Heblank, un transfuge d'Airflex, et un chargé de com') autour duquel gravitent des designers (WSK) et des factions sur la même longueur d'onde (comme le parisien Sonotown, récemment à l'honneur de Haste & Friends, déclinaison gratuite du concept d'origine). Dans l'intervalle, la fermeture d'Airflex Labs, arrivé à un stade de son évolution nécessitant trop d'investissement pour perdurer, donne un élan supplémentaire à la bande : «C'était l'occasion de repartir sur nouvelles bases, qui suscitent moins d'adhésion de prime abord mais sont plus marquantes sur la durée. Ça a renforcé mon envie de faire des choses sans concession».

Une envie qui, loi des cycles oblige, passe par la création d'un label : «Lyon commence à avoir une belle réputation sur le plan scénique. Il faut transformer ça au niveau de la production. Revenir aux fondamentaux. Renouer le dialogue entre musiciens. Ce n'est pas un retour en arrière. Je serais très heureux qu'un outil comme Haste soit actif pendant vingt ans, mais ce n'est pas une vocation. Je ne veux pas passer ma vie à organiser des soirées». Dans les faits, cette logique devrait s'exprimer par la publication de travaux de producteurs du cru, dont ceux du collectif : «Il y a une grosse fuite de capitaux vers l'étranger dans le monde de la musique. Moi, tout ce que j'ai appris, je l'ai appris chez des gens [Jarring Effects, NdlR] qui utilisaient le bénéfice des soirées pour développer des artistes. L'ère est au name-dropping, mais le retour au local est vital. On va essayer de remettre de la simplicité dans tout ça. Peut-être que ça résonnera, peut-être que ça ne résonnera pas». Il faudra attendre le printemps pour le savoir. D'ici là, n'en déplaise à Sérafini et ses camarades, le retour de Blawan est the place to be cette semaine.

Haste 12 – Blawan [+ Oxyd + Likhan + PEEV]
Au Transbordeur, vendredi 7 février


Haste 12

Blawan + Oxyd + Likhan' + Peev

ce spectacle n'est pas à l'affiche actuellement


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Les soirées du 9 au 15 décembre

MUSIQUES | Trois RDV nocturnes à ne pas manquer cette semaine : la résidence CLFT au Transbordeur, Blawan au Kao et Selvagem au Sucre.

Benjamin Mialot | Mardi 8 décembre 2015

Les soirées du 9 au 15 décembre

11.12 CLFT invite... Étrange fin d'année que celle-ci, où le moindre beauzarteux sous ketamine se sent la hardiesse d'un William Wallace («Ils peuvent nous ôter la vie, mais ils ne nous ôteront jamais notre liberté de danser !»). On se rassure en se disant que certains n'ont pas attendu d'être terrorisés pour faire acte de résistance nocturne. Ainsi de CLFT, dont la résidence au Transbordeur fera une fois encore la part belle à la techno la plus fonctionnelle qui soit (au sens de fonction vitale), en la ténébreuse et métallique présence des Londoniens Fundamental Interaction et Ben Gibson.

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En août, les filles prennent le pouvoir au Sucre

MUSIQUES | Au Sucre, le vendredi, c'est frenchy (XIII de France, panorama de la musique électronique bien de chez nous), le samedi, c'est (...)

Benjamin Mialot | Mardi 28 juillet 2015

En août, les filles prennent le pouvoir au Sucre

Au Sucre, le vendredi, c'est frenchy (XIII de France, panorama de la musique électronique bien de chez nous), le samedi, c'est blacky (Black Summer, cycle mettant au jour les racines africaines des musiques à danser contemporaines)... Et le jeudi ? Le jeudi, c'est désormais girly avec les soirées Girls on Top qui, non contentes de mettre à l'honneur des selectas d'un autre genre, furent-elles d'ici (la vénéneuse P.I.L.A.R., les piles électriques du crew Too Girly DJ's) ou d'ailleurs (la Londonienne Moxie, qui pourra bientôt prendre la double nationalité vue la régularité de ses venues), sont gratuites.

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Les soirées du 1er au 7 juillet

MUSIQUES | Trois RDV nocturnes à ne pas manquer cette semaine : la dernière Haste au Transbordeur, Inigo Kennedy à la Plateforme et Surgeon au Kao. Benjamin Mialot

Benjamin Mialot | Mercredi 1 juillet 2015

Les soirées du 1er au 7 juillet

03.07 Haste – This Is the End Après cinq ans d'activisme transmanche, le collectif techno Haste tire sa révérence. Mais pas n'importe comment : avec le sentiment du devoir accompli. «Il y a cinq ans, nous étions presque seuls. Aujourd'hui une vingtaine de promoteurs agitent la ville. En cela, Haste n'a plus lieu d'être» résume-t-il ainsi en préambule de son ultime soirée au Transbordeur – en extérieur, Summer Session oblige. Pour cette occasion très spéciale, il recevra de fidèles camarades de jeu franciliens (HXB de SNTWN et Oxyd de 75021), auxquels succédera PEEV, son co-fondateur. D'ici là, on dit merci.

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Le Circuit Nuits Sonores 2015 en trois étapes

MUSIQUES | Trois étapes du Circuit Nuits Sonores à ne pas manquer : Warm Soda au Marché Gare, Blawan au Petit Salon et Somaticae au Sonic. Benjamin Mialot

Benjamin Mialot | Mardi 12 mai 2015

Le Circuit Nuits Sonores 2015 en trois étapes

Étape 7 La musique à guitares n'ayant quasiment pas droit de cité dans la programmation "officielle" de Nuits Sonores cette année, c'est (notamment) du côté du Marché Gare qu'il faudra zoner pour se faire un fix d'électricité. Á l'affiche : le blues à seize chevaux-vapeur d'Harold Martinez, le post-punk du troisième type (et à effets secondaires) de I Love UFO et, surtout, le garage à moustaches et frisottis 70's de Warm Soda – emmené par l'ex Bare Wires Matthew Melton, proche du regretté Jay Reatard. Et Maria Rockmore, la plus rock'n'roll des selectas à chromosomes XX – aucun rapport avec le bon Jamie.

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L'électro à la fête

MUSIQUES | Bichonnée par la ville, promue par un nombre croissant d'associations, la musique électronique se taille une nouvelle fois la part de Lyon. Revue des troupes. Benjamin Mialot

Benjamin Mialot | Mardi 17 juin 2014

L'électro à la fête

Dans la plupart des communes françaises, la Fête de la musique ressemble à l'idée qu'en donne PunkÀChier, trio parisien qui, quand il n'éructe pas «Fête de la musique de merde !» pendant quatre minutes, retravaille au cutter rouillé des chansons des Spice Girls et Mylène Farmer. Rien à voir avec Lyon donc, où l'événement est une vraie occasion de faire le point sur les musiciens qui, demain, peut-être, écriront des morceaux à la gloire de Lyon pour faire croire qu'ils n'ont pas oublié d'où ils viennent, et sur ceux qui, en attendant, les aide à se faire un nom épelable au-delà de ses collines. Dans le microcosme de la musique électronique, ces deux catégories de personne ont tendance à se confondre. Ainsi, par exemple, du Haste Crew, qui se produira sur la scène programmée par Basse Résolution place Jean Jaurès (on y verra aussi l'intrépide CLFT Militia et Leome), avant de rendre la p

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Insomniaque - Semaines du 30 avril au 13 mai

MUSIQUES | Trois soirées à ne pas manquer dans les deux semaines à venir : Flight Facilities au Double Mixte, la nouvelle collaboration entre Haste et SNTWN au Club Transbo et Ron Trent au DV1. Benjamin Mialot

Benjamin Mialot | Mardi 29 avril 2014

Insomniaque - Semaines du 30 avril au 13 mai

30.04 BasementComme remède musicale à l'angoisse à plus de 10 000 mètres d'altitude, on connaissait le Music for Airports de Brian Eno. Depuis 2010, on peut aussi calmer ses crises de broyage d'accoudoirs avec l'électro-pop élégiaque et tintinnabulante de Flight Facilities, duo de Pygmalion australiens – à chaque tube (en tête le superbe Clair de Lune) ou presque sa diva inconnue au bataillon – qui risque cette semaine de se retrouver bien à l'étroit au Double Mixte. A moins que Fritz Kalkbrenner, valeur sûre de l'écartement de murs et seconde tête d'affiche de la soirée, ne foule la scène avant lui. 07.05 Live Acts #3
Un jour, promis, nous vous dresserons plus longuement le portrait de Noma, Raja et Visitors for Reworks, les trois têtes dansantes du Palma Sound System. Soit l'une des plus efficaces machines à transpirer du coin, comme l'ont prouvées leurs prestations en embus

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Insomniaque - Semaine du 22 au 28 janvier

MUSIQUES | 3 RDV nocturnes à ne pas manquer cette semaine : le collectif Haste au Terminal, Anoraak au Kao et Kasper Björke au Sucre.

Benjamin Mialot | Jeudi 16 janvier 2014

Insomniaque - Semaine du 22 au 28 janvier

23.01 DriveAprès avoir ouvert sa résidence au Club Transbo à des structures partageant son approche pointilleuse et débrouillarde du clubbing et en attendant le lancement de son label, le collectif techno Haste ne perd pas une occasion de faire de parler de lui. Cette semaine, c'est ainsi le Terminal qu'il investit, le temps d'une soirée qui verra se succéder nul autre que ses quatre piliers : le fondateur PEEV (également connu de nos services en tant que producteur d'electronica tactile sous le nom d'Opti), la vénéneuse P.I.LA.R., l'énigmatique Heblank et le cadet Owlover. Si si la famille. 24.01 AnoraakFrédéric Rivière aurait pu se satisfaire de ses rentes de berger à poneys (il est le batteur scénique des trop dociles Pony Pony

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Insomniaque - Semaine du 18 au 25 décembre

MUSIQUES | Les 3 RDV nocturnes à ne pas manquer cette semaine : le cinquantième Puzzle Rumble à La Marquise, Haste reçoit SNTWN au Club Transbo et Nous sommes 2014 au Double Mixte. Benjamin Mialot

Benjamin Mialot | Mardi 10 décembre 2013

Insomniaque - Semaine du 18 au 25 décembre

19.12 Puzzle Rumble #50 Comment fait-on tenir 16 DJ et 2 MC dans une péniche ? Comme on fait entrer quatre éléphants dans une 2 CV, pourrait répondre l'association Totaal Rez, qui s'est lancée ce défi insensé à l'occasion de la cinquantième de sa résidence à La Marquise. Au-delà de l'exploit, la soirée a surtout le mérite de dresser un véritable panorama de la bass music lyonnaise, de ses locomotives (le turntablist multiprimé Groove Sparkz) à ses étoiles montantes (Salaryman et sa drum'n'bass itinérante, Dual Shock et son dubstep asphyxiant) en passant par ses parrains de l'ombre (le podcasteur fouineur Freddypogo). 20.12 Haste & Friends Avant de passer les fêtes en famille, le collectif Haste fait la fête

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La rentrée des clubs

MUSIQUES | Un ravalement par-ci, un partenariat par-là : le Sucre a beau monopoliser toute l'attention médiatique, les autres repaires à noctambules de la ville ne sont pas en reste question nouveautés. Tour des propriétaires. Benjamin Mialot

Benjamin Mialot | Vendredi 20 septembre 2013

La rentrée des clubs

Si le milieu électro a longtemps déploré l'absence d'un club au sens berlinois du terme, il n'a pas attendu l'ouverture du Sucre pour se doter de lieux de vie nocturne où poser ses valises de vinyles. Rien que sur l'année écoulée, ils sont deux à avoir ouvert leurs portes pour la première fois. D'un côté le Platinium, qui après une première saison aux mains de Doop Event est aujourd'hui géré par Touche Française. Un passage de relais sans incidence sur la ligne artistique (prédominance de la house, notamment lors de nouvelles soirées mensuelles baptisées Club Sofa) et pour cause : Touche Française assurait déjà sa direction artistique. De l'autre le Terminal, propriété de Doop Event justement, qui a souhaité se consacrer pleinement à cette intime et modulable boîte noire dévolue à la techno et à la house. Ils sont rejoints cette saison par un troisième lieu, le Distrikt XII, situ

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Quand la ville gronde

MUSIQUES | Ne jamais employer l'expression "envoyer du gros". C'est l'une des règles élémentaires du journalisme musical. Comme toutes les règles, elle a son exception : on peut y recourir pour parler de bass music, cette frange souterraine et tonitruante des cultures électroniques, et des événements qui la promeuvent, à l'image de l'impeccable Rumble Festival. Benjamin Mialot

Benjamin Mialot | Vendredi 1 mars 2013

Quand la ville gronde

La scène se déroule au printemps 2003, à Clermont-Ferrand. Ce soir-là, la Coopérative de Mai accueille Fred Avril, compositeur de musiques de film dont la carrière pop fut aussi honnête qu'éphémère. Sa prestation, elle, n'a rien d'extraordinaire et le public le fait savoir en éclusant bruyamment ses bières. Soudain, il se saisit d'un potard géant et le tourne d'un cran. Un monstrueux bourdonnement s'échappe des enceintes. Silence dans la salle. Les vêtements se décollent des peaux comme des masques peel off. Il le tourne d'un cran supplémentaire. Les cages thoraciques résonnent au point qu'on ne s'entend plus battre du cœur. Encore un cran. La situation devient limite supportable. Avril reprend son set. Soulagement et déception dans l'assistance, encore saisie de cette impression unique d'être à la fois en pleine conscience de soi et sur le point d'exploser tel un œuf dans un micro-ondes. Impression qu'une seule musique nous aura fait éprouver depuis : la bass music. Marée de basses Autant dire que nous n'étions pas les derniers à nous réjouir lorsque, en 2011, est né le Rumble Festival, événement tout entier consacré à cette appellation d'ori

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L'électro sur son 31

MUSIQUES | Les musiques électroniques sont, dans bien des métropoles françaises, le parent pauvre de la Fête censée les célébrer. À Lyon, elles en sont plutôt l'enfant gâté. Benjamin Milaot

Benjamin Mialot | Jeudi 14 juin 2012

L'électro sur son 31

À Clermont-Ferrand, les musiques électroniques servent de jingles publicitaires à des patrons de bar plus sensibles au tintement de l'or nordique qu'au foisonnement de la scène britpop scandinave. À Grenoble, où l'on enflamme plus volontiers des bolas que des dancefloors, elles sont tout juste bonnes à raviver chez les étudiants le souvenir des soirées «désintégration» données un mois plus tôt. À Tulle, elles sont des beats de foires, qu'on fait parader au rythme trépidant d'un petit train touristique. Quid de Lyon ? Il en va tout autrement : ici, la house, la minimale et toutes leurs copines synthétiques sont autant de Grâces pour lesquelles aucun temple n'est trop beau. Cette année encore, la Ville a ainsi réquisitionné les environs du terrain de Tola Vologe, usuellement dévolu aux entrainements de l'Olympique Lyonnais, pour y installer six remorques sur et aux abords desquels se relaieront de la tombée de la nuit au petit jour des Dj's sélectionnés par des assos aussi notoires que Elektro System,

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