La fête de la musique, édition 2019 !

Article Partenaire | La fête de la musique à Lyon c’est une quarantaine de scènes réparties dans toute la ville, de tous les styles, pour toutes les ambiances et tous les publics. Et comme cette année la fête de la musique tombe un vendredi… la programmation est poussée jusqu'à 1h au boulevard électro !

Jeudi 20 juin 2019

Photo : DR


Notre sélection de 4 concerts à ne pas manquer à la fête de la musique 2019 :

Piscine sonore à la piscine du Rhône

La fête de la musique commence dès midi et sous l'eau ! Rendez-vous au centre nautique Tony Bertrand pour nager en musique avec diffusion subaquatique, cours d'aquagym et dj ! De 12h à 19h, parfait pour s'échauffer et se rafraîchir avant une soirée endiablée...

Fête de la musique X Nuits de Fourvière aux Théâtres Romains

Au programme : atelier de percussions afro-cubaines, conte musical par les enfants de l'école Albert Camus et l'ensemble de saxophones du Conservatoire à Rayonnement Régional ! De 18h à 19h30 au Théâtre Odéon de Fourvière. Attention : il faut retirer des places (gratuites) au guichet des Nuits de Fourvière de 11h à 18h.

Éclectisme à l'Hôtel-Dieu

Carmin, Lucette, Anaïs, Assiko Free et Yeast teinteront la cour Saint-Martin du Grand Hôtel Dieu de pop, électro, funk, chanson... de 17h à minuit. Il y aura aussi une scène jazz avec le quintet vocal issu du Collectif du Jazz Club Lyon St Georges suivi de Elena Melody seule derrière son clavier, dans la cour du cloître du Grand Hôtel Dieu de 18h à 20h. Puis le feu d'artifice sera donné par les Orchestres symphoniques dans la Cour Saint Henri, sous le grand Dôme : à 19h l'Orchestre Symphonique INSA-Universités jouera des extraits des plus célèbres ouvertures d'opéras, des danses hongroises de Brahms et des symphonies de Beethoven, puis à 20h30 l'Orchestre Symphonique de Lyon interprétera, entre autres, des extraits du Lac des Cygnes de Tchaïkovski et des musiques de films de John Williams (Star Wars, Harry Potter…)

L'indétrônable Boulevard Electro

Cette année, non seulement la soirée dure jusqu'à 1h mais le périmètre du boulevard électro sur l'avenue Jean Jaurès est aussi étendu avec sept scènes. Au programme : techno (par Tapage Nocturne, Nashton Records et Cosmic Wave Records), house, drum & bass, hip-hop (une première), reggae, black music et émergence lyonnaise. Des espaces chill sont également prévus pour se la couler douce de 18h à 1h.

Et aussi

Pour danser les pieds dans l'herbe, notez de faire un passage au Tropical urban au parc Roquette, ambiance hip-hop et cultures urbaines, et dans le jardin de l'Institut Lumière investi par Orage Prod : des animations pour enfants puis des concerts sur le thème de la chanson française sont organisés.

Bien sûr, les pentes de la Croix-Rousse regorgent de scènes indépendantes : rendez-vous place Sathonay pour découvrir la scène du Périscope, aux parc des Chartreux pour la scène dub, et place de la Croix-Rousse pour la scène rock du Kraspek Myzik !

Pratique

Retrouvez toute la programmation sur fetedelamusique.lyon.fr et dans l'application Ville de Lyon rubrique Agenda.

Bon à savoir : TCL accompagne la fête de la musique.
1/ Les 4 lignes de métro circuleront jusqu'à 2h du matin.
2/ Un ticket TCL en fête (3, 10€ - valable dès 16h) est proposé.

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10 idées de weekend à la neige en Isère

ESCAPADES | Les premiers flocons sont apparus sur les Monts du Lyonnais le week-end dernier : que celui qui n’a pas rêvé de luge ou de bonhomme jette la première boule de neige ! On a donc répertorié pour vous une dizaine de stations iséroises proches de Lyon proposant plein d’activités différentes, parce que la neige c’est le ski, mais pas que !

Article Partenaire | Jeudi 2 décembre 2021

10 idées de weekend à la neige en Isère

Sortir des sentiers battus Pour se la jouer Rasta Rockett Vous connaissez la Wiz luge ? C’est une sorte de bobsleigh montée sur rails ! Les frissons sont au rendez-vous : virages, tunnels, vrilles ou ponts, la Wiz luge dévale 700 m de descente avec des pointes à 40 km/h à travers les paysages de Belledonne. À moins que vous ne préfériez le tubing, activité pas moins amusante : il s’agit de dévaler la piste à toute vitesse à bord d’une bouée géante ! Wiz Luge sur rail aux 7 Laux-Le Pleynet - les7laux.com Tubing sur neige à l’Alpe d’Huez - alpedhuez.com Pour se la jouer Indiana Jones La Zipline, cette tyrolienne suspendue dans le vide jusqu’à 50 m de hauteur, attend les amateurs de sensations et d’e

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Le réalisateur Alain Cavalier à Lyon

ECRANS | On connaît son attachement pour Lyon (affectif ou professionnel : revoyez Mise à sac et L’Insoumis), et chacune de ses venues permet de rappeler qu’il (...)

Vincent Raymond | Vendredi 3 décembre 2021

Le réalisateur Alain Cavalier à Lyon

On connaît son attachement pour Lyon (affectif ou professionnel : revoyez Mise à sac et L’Insoumis), et chacune de ses venues permet de rappeler qu’il figure parmi les plus importants cinéastes contemporains. N’hésitez donc pas à retourner à la rencontre du filmeur Alain Cavalier le samedi 4 décembre à 16h au Comœdia à l’occasion de la projection de la copie restaurée de Thérèse (1986), évocation de la sainte calvadosienne qui avait subjugué le public — et montre que, dans le genre biopic, il existe des approches divergentes confinant à la poésie. La séance est proposée à l’invitation de François Hien, auteur et co-metteur en scène de

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Cinq expos à voir en décembre à Lyon

Bons Plans | Cinq expositions à ne pas manquer ce mois-ci et autant d’interrogations sur : la finitude humaine, l’identité aliénée, la lumière, le corps des femmes, l’écologie.

Jean-Emmanuel Denave | Vendredi 3 décembre 2021

Cinq expos à voir en décembre à Lyon

L’expo qui crâne Réunissant quelque 160 œuvres (peintures, photographies, sculptures, installations…), À la mort, à la vie ! propose un très bel aperçu de l’histoire de la vanité, du Moyen-Âge à aujourd’hui. Le parcours thématique (danses macabres, vanité des vanités, les âges de la vie…) est fort réussi et clair, et l’on y découvre un grand nombre d’œuvres fortes : la série photo Faces de Philippe Bazin, des images de Delphine Balley et de Éric Poitevin, une installation vidéo de Bill Viola, une grande nature morte peinte par Paul Rebeyrolle, des sculptures d’Étienne-Martin… À la mort, à la vie ! Vanités d’hier et d’aujourd’hui Au Musée des Beaux-Arts jusqu’au 7 mai 2022 ORLAN déjoue les pièges de l’identité L’expo d’ORLAN à

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Inversion : Laurent Wauquiez va aider Vivendi pour son festival

Politique Culturelle | La Région va soutenir financièrement le festival Inversion, organisé par une filiale de Vivendi au Stadium de Gerland : le montant n'a toujours pas filtré, mais l'initiative de subventionner une multinationale interroge forcément à l'heure où la concurrence fait rage dans le secteur.

Sébastien Broquet | Mardi 30 novembre 2021

Inversion : Laurent Wauquiez va aider Vivendi pour son festival

Il n'y aura donc pas de Felyn au Parc OL. Le club de football a dû, pour l'instant, abandonner ses vélléités de festival qu'il comptait organiser avec Olympia Production, la filiale de Vivendi dédiée au spectacle vivant. Il faut dire que le planning des concerts est déjà bien chargé cet été du côté de l'Olympique Lyonnais et que le concert d'Indochine, placé le samedi 26 juin et nécessitant une lourde installation préalable — la scène sera placée au centre du stade et le public autour — ne permettait pas d'organiser le week-end précédent ce Felyn dont les deux précédentes éditions ont été annulées pour cause de Covid. Reste que ces dates, vendredi 17 et samedi 18 juin, étaient inscrites au planning de OIympia Production qui avait de plus toujours à disposi

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Le Netflix Film Club à l’Institut Lumière

Écrans | Après de rocambolesques péripéties, l’Institut Lumière accueillera bien du 7 au 14 décembre les neuf films du “Festival Netflix“ et sa pluie de grands auteurs, dans un contexte houleux. Récit du feuilleton qui a tourneboulé les “professionnels de la profession”…

Vincent Raymond | Mercredi 1 décembre 2021

Le Netflix Film Club à l’Institut Lumière

Vendredi 8 octobre 2021, Halle Tony-Garnier, ouverture du 13e Festival Lumière. Ted Sarandos jubile. Le directeur des contenus de Netflix n’a pas fait le déplacement à Lyon pour rien. Sur scène, Thierry Frémaux vient de saluer publiquement sa présence. Plus tôt dans la journée, Sarandos a visité l’école CinéFabrique. À la clef, une rencontre avec les étudiants et l’octroi de bourses, comme à la Fémis, l’école des Gobelins et Kourtrajmé. Avec ses 200 millions d’abonnés dans le monde (dont plus 8 millions sur notre sol), la société qu’il représente peut être généreuse : elle n’a payé en France que 728 033 € d’impôts en 2020, soit 0, 6% de de ses bénéfices estimés. Seulement, la France demeure un problème pour son modèle de développement, car elle dispose d’un bouclier protégeant l’exploitation et la distribution des films en salles : la chronologie des médias. Une ligne Maginot attaquée de toutes parts, traversées parfois à la faveur d’exceptions dérogatoires

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Les fantômes de Tushen Raï au Sucre

Clubbing | Premier opus en solo pour Tushen Raï, habitué du Sucre et co-directeur du label Hard Fist : où l'on croise sonorités ancestrales et globalisées avec l'acid-house de Chicago afin de produire quelques bombes pour dancefloor.

Sébastien Broquet | Mardi 30 novembre 2021

Les fantômes de Tushen Raï au Sucre

À l'écoute du premier EP de Tushen Raï, l'on pense, inévitablement, au My Life in the Bush of Ghosts de la paire Brian Eno & David Byrne, paru en 1981, révolutionnant l'art d'enregistrer et de composer, préfigurant l'explosion du sampling alors principalement l'œuvre des artistes hip-hop de New York ou de quelques expérimentateurs underground tel Christian Marclay, platiniste hors-normes marqué par le nihilisme punk. Eno & Byrne, eux, propulsent alors la sono mondiale balbutiante dans une nouvelle ère, inspirée du "quatrième monde" de leur ami et collaborateur Jon Hassel mêlant technologie et musiques du monde, mais sans faire appel à des musiciens, tout simplement en enregistrant voix et instruments à la radio sur les grandes ondes, ou sur d'autres disques déjà publiés (y compris des récits coraniques d'un muezzin algérien, valant aux rééditions futures une censure du titre concerné, Qu'ran, l'Islamic Council of Great Britain ayant porté plainte), rajoutant ensuite leur sauce proto-Talking Heads pour faire groover l'ensemble. YouTube plutôt que grandes ondes En 2021, la radio, c'est démodé : Tushen Raï a appliqué

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Urban Village, la nouvelle pop de Soweto

Sono Mondiale | Le quatuor sud-africain a publié cette année un premier album soyeux et délicieusement pop, inspiré de divers courants artistiques rayonnants sur sa terre natale, pour en faire une œuvre trouvant parfaitement sa place sur le toujours aussi bien nommé label parisien No Format.

Sébastien Broquet | Mardi 30 novembre 2021

Urban Village, la nouvelle pop de Soweto

[mise à jour du jeudi 2 décembre : le concert de Urban Village est reporté à une date ultérieure « en raison des interdictions de voyager actuellement imposées à l'Afrique du Sud » a communiqué l'Opéra de Lyon] D'Afrique du Sud, il nous vient plus souvent des variantes que des variants, si l'on cause musique et non virus : ce pays, depuis toujours, a su s'emparer de tous les styles de sons pour en proposer sa propre version (du jazz d'Abdullah Ibrahim à la deep house de Culoe de Song), en inventant quelques-uns au passage (le formidable kwaito porté par Boom Shaka & co, le gqom plus récemment...). Et il y a aussi toute une scène, ancienne, mariant la pop et le folk aux musiques traditionnelles des différentes régions de ce grand pays d'Afrique australe — l'on se souvient ainsi de Freshlyground, emmené par la pétillante chanteuse Zolani Mahola qui interprétait le fameux Waka Waka (This Time for Africa) de la coupe du monde de football 2010 en compagnie de Shakira, ou des plus lointains Juluka. Tout juste signé sur le merveilleux la

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Maison Barthès met son grain de sel In Cuisine

Épicerie | Spécialiste des épices de Madagascar (mais aussi d’ailleurs), Serge Barthès n’était jusqu’à alors présent qu’en ligne. Le Lyonnais vient d’ouvrir pour la Maison (...)

Vincent Raymond | Jeudi 2 décembre 2021

Maison Barthès met son grain de sel In Cuisine

Spécialiste des épices de Madagascar (mais aussi d’ailleurs), Serge Barthès n’était jusqu’à alors présent qu’en ligne. Le Lyonnais vient d’ouvrir pour la Maison portant son nom un élégant corner façon comptoir tropical au sein de la librairie culinaire de la place Bellecour In Cusine (du mardi au samedi de 11h à 18h30). Sur ses rayons, des dizaines de références garanties “éthique et solidaire” puisqu’il travaille en direct avec des producteurs locaux fixant eux-mêmes leur prix d’achat. On est impressionné par la kyrielle de variétés de poivres du monde — Cambodge ou Madagascar — (6, 50€ les 25g environ), par les miels précieux (naouli, eucalyptus, 8€ les 200g), les mélanges d’épices pour pâtisserie ou rhum arrangé comme la fleur de sel… de l’île de Ré.

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François Hien : une Peur lissée aux Célestins

Théâtre | La Peur : un spectacle signé François Hien, à la fois sur l'homosexualité et sur la pédocriminalité des hommes d'Église, qui se révèle sans relief.

Nadja Pobel | Jeudi 2 décembre 2021

François Hien : une Peur lissée aux Célestins

Le père Guérin, pour que son homosexualité ne soit pas révélée, va mentir à la justice : non, le père Grésieux n’était pas au courant des actes pédocriminels d’un troisième homme d’Église. Car « renoncer au secret de la confession » reviendrait à « être les supplétifs de la police » et surtout à ne plus avoir de paroisse, le bagne pour ce croyant qui ne s’accomplit que face à ses fidèles. Une des victimes ne l’entend pas ainsi et va marteler chaque dimanche sa vérité. Inspiré de l’affaire Bernard Preynat et nourri de la lecture de Sodoma de Frédéric Martel, le nouveau travail de François Hien, dans un décor réduit à son minimum, embrasse trop de sujets et s’avère comme bien souvent très bavard. François Hien sait parfaitement faire s’entrecroiser tous ces personnages dans un tissage très serré de son texte. Contrairement à ce qu’il faisait dans Olivier Masson doit-il mourir ? (qui traitait de l’euthanasie), son point de vue sur son sujet est clair (et heureusement !) : l’omerta qui règne

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Jacqueline Salmon, quarante ans de photographie

Photographie | La Bibliothèque Municipale de Lyon propose une rencontre avec la photographe Jacqueline Salmon, à l’occasion de la sortie d’une monographie, Futurs antérieurs, réunissant quarante ans de travail.

Jean-Emmanuel Denave | Mardi 30 novembre 2021

Jacqueline Salmon, quarante ans de photographie

La photographie de Jacqueline Salmon qui accompagne cet article est l’image d’un reflet de vieux miroir au tain au mercure, prise à Venise. Elle fait partie d’une série datant de 2009, Miroirs de Venise, qui était une manière pour l’artiste de « représenter la ville de Venise dans toute l’épaisseur de son histoire, figée dans un rêve qui la dépasse et qui l’éternise. » C’est sans doute aussi la série d’images la plus plasticienne de Jacqueline Salmon, celle où l’image y est la plus trouble. Pour le reste, les œuvres de Jacqueline Salmon sont aussi diverses dans leurs motifs que dénuées d’ajouts subjectifs, de marque stylistique, de transformation plastique du réel. C’est ce que l’on peut vérifier tout au long des quelque 450 pages de sa monographie, réunissant quarante ans de travaux et un texte introductif de Georges Didi-Huberman. Éthique de la sensibilité Née à Lyon en 1943, vivant actue

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ORLAN, œuvres de jeunesse à la Galerie Ceysson & Bénétière

Art Contemporain | La Galerie Ceysson & Bénétière revient sur les débuts artistiques de la toute jeune ORLAN, avec un accrochage de photographies de très grand format.

Jean-Emmanuel Denave | Mardi 30 novembre 2021

ORLAN, œuvres de jeunesse à la Galerie Ceysson & Bénétière

Née à Saint-Étienne en 1947, la jeune Mireille Porte (qui prendra, plus tard, comme nom d’artiste ORLAN en majuscules) fréquente les bars de la ville avec sa bande de copains, fait du théâtre, de la danse moderne, des arts plastiques, écrit… Elle s’aventurera brièvement à l’École des Beaux-Arts avant de fuir en courant les carcans de l’école, ayant très vite pris conscience qu’elle voulait avant tout « sortir du cadre », échapper aux normes. Tout son travail se construira, peu à peu, sur cette idée d’émancipation et de remise en question : il s’agit pour ORLAN de construire sa propre identité singulière, et se libérer des identités imposées par le genre, la classe sociale, le faciès, la discipline corporelle… À Saint-Étienne en 1965 Au milieu des années 1960, dans la France empesée de De Gaulle, l’artiste en devenir mène la vie de bohème à Saint-Étienne, avec ses potes artistes. Dans son autobiographie récemment parue (ORLAN Strip-tease. Tout sur ma vie, tout sur mon art, Gallimard), elle écrit : « À cette époque, j’avais un immense atelier de passementier… Sur une énorme table recouverte de draps, j’a

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Chokä, resto éphémère, succès répété

Restaurant | C’est un succès populaire, brandi pour prouver qu’on mange bien dans la nouvelle Part-Dieu (oui, le centre commercial). Ses ingrédients ? Un thème éphémère, et de la vraie cuisine, aussi.

Adrien Simon | Jeudi 2 décembre 2021

Chokä, resto éphémère, succès répété

La Part-Dieu fait depuis sa nouvelle extension la part belle à la nourriture. C’est l’espace des Tables, ensemble de restaurants placés sous la grande verrière du troisième étage. Qui s’étendait cet été jusque sur le toit (ce fut le Roofpop) et qui se prolonge dans la pénombre de la Food Society, l'espace street food. On avait évoqué récemment ce dernier, mais pas encore le vaisseau amiral des Tables, lui qui fait le buzz depuis que sa "réouverture" — la dynamique du projet étant de fermer et renaître après avoir tout changé — a provoqué pas moins de mille réservations en cinq petites heures. Pour comprendre, il faut revenir aux beaux jours de 2019, quand trois vingtenaires, Jade Frommer, Annaïg Ferrand et Loris de Vaucelles, se retrouvent fraichement diplômés de l’institut Paul Bocuse. L’histoire ne dit pas pourquoi ils ont rayé "stabilité" de leur vocabulaire, préférant "l'éphémère". Ils squattent quelques temps les locaux de La Cuisign, dans le 7e, pour y penser six menus thématiques. Le premier tourne autour du chocolat et d’un film ins

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Villa Glovettes, résidence d’artistes en Vercors

Isère | Aux Glovettes, à Villard-de-Lans, énorme complexe résidentiel typique des stations de ski, la majorité de l’année les appartements sont vides. Une association créée par quatre femmes fait vivre le bâtiment en dehors de la saison des neiges en le transformant en résidence d’artistes et en proposant des actions culturelles aux habitants du Vercors.

Valentine Autruffe | Vendredi 3 décembre 2021

Villa Glovettes, résidence d’artistes en Vercors

En cette fin d’automne, le lieu est fantomal. Silence de forêt au milieu de ces énormes bâtiments de béton qui serpentent au creux d’un vallon, en surplomb de Villard-de-Lans. Au pied des immeubles, le télésiège est à l’arrêt, le court de tennis vieillit. Sorti de terre à la fin des années 1970, dans la ruée sur l’or blanc, le complexe des Glovettes peut accueillir, au cœur de l’hiver, jusqu’à 5000 vacanciers skieurs. Le reste de l’année, quarante personnes s’y croisent de loin. Parmi elles Agathe Chion, metteuse en scène qui après avoir bourlingué dans les théâtres de Berlin et Bruxelles, a pris un virage radical avec conjoint, enfants et chien pour s’installer dans l’appartement familial des Glovettes. Au vert. Rapidement elle s’est liée avec trois comparses vertacomicoriennes, Adrianna Wallis, artiste plasticienne, Hélène Fournié, illustratrice médicale, et Célia Vaudaine, professionnelle de l'édition. 935 copropriétaires éloignés À force d’arpenter, pour le compte des copropriétaires absents (ils sont 935 au total, une foule), ces longs couloirs habillés de bo

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Planète Seconde Main : la nouvelle fripe engagée et partagée

Friperie | L’heure est à la seconde main, et c’est tant mieux. Une nouvelle boutique se pointe dans le paysage lyonnais des fripes, elle s’appelle Planète Seconde Main, elle est la fusion de trois structures et elle est éphémère.

Louise Grossen | Jeudi 2 décembre 2021

Planète Seconde Main : la nouvelle fripe engagée et partagée

Fruit d’une synergie entre la fripe associative itinérante Cigüe Vintage, la marque d’up-cycling Good Mates et Clothe2Me, la friperie Planète Seconde Main vient d’ouvrir au 10 cours Aristide Briand. La promesse : favoriser de nouveaux modes de consommation vertueux, sensibiliser à l'écologie et proposer des sapes stylées à prix abordables. L’espace : une boutique tricéphale, spacieuse, colorée et accueillante. On entre par la section Cigüe, où articles vintage (mixtes) des années 1970 à 2000 et accessoires plastronnent en un harmonieux camaïeux sur les portants. 10€ pour un mignon gilet en laine, 15€ pour un pantalon. Vient la partie Good Mates : la marque propose des pièces uniques. Donne-lui trois vêtements, elle t’en fait un. Ou encore, on peut chiner dans sa sélection : du velours, du jean, du doux ou du rugueux… up to you. Puis cap sur Clothe2Me qui met en valeur des pièces de seconde main plus contemporaines, 100% récup. Un exemple de ce que peut être un écosystème de l'occasion qui lutte, à son échelle, contre la surconsommation. Bo

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Toutes les couleurs des vanités au Musée des Beaux-Arts

Arts | Troisième exposition entremêlant les collections du Musée des Beaux-Arts à celles du Musée d’Art Contemporain (et une collection privée), À la mort, à la (...)

Jean-Emmanuel Denave | Mardi 30 novembre 2021

Toutes les couleurs des vanités au Musée des Beaux-Arts

Troisième exposition entremêlant les collections du Musée des Beaux-Arts à celles du Musée d’Art Contemporain (et une collection privée), À la mort, à la vie ! Vanités d’hier et d’aujourd’hui vient d’ouvrir ses portes au MBA. Elle réunit quelque 160 œuvres (estampes, sculptures, peintures, photographies, vidéos…), du XVIe siècle au XXIe siècle, sous le thème intemporel de la vanité. Le parcours n’hésite pas à faire voisiner les époques et les styles les plus différents, dans un accrochage fort réussi. Et décortique tous les aspects de la vanité : danse macabre, les âges de la vie, la vanité des arts et du savoir, les méditations… Parmi nos découvertes ou redécouvertes fortes de cette exposition, citons : l’installation vidéo Tiny Deaths de Bill Viola, la série photographique bouleversante de Philippe Bazin Faces, deux polyptiques de Jean-Luc Mylayne, deux grandes toiles signées Jim Dine et Paul Rebeyrolle…. À la mort, à la vie ! Vanités d’hier et d’aujourd’hui Au Musée des Beaux-Arts jusqu’au 7 mai 2022

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Quai Bondy fête son premier EP au Croiseur

Post-Punk | « Trois Adonis, dans leur jeunesse verte / Gisent ici : Lyon pleure leur perte / Hélas ! chez toi comme sans nul remords / Ils (...)

Stéphane Duchêne | Mardi 30 novembre 2021

Quai Bondy fête son premier EP au Croiseur

« Trois Adonis, dans leur jeunesse verte / Gisent ici : Lyon pleure leur perte / Hélas ! chez toi comme sans nul remords / Ils discouraient, un porcellet farouche / Les surprenant, la nuit, dedans leur couche / Les enterra devant qu'ils fussent morts ». Les mots seraient de Maurice Scève et relatent la mort de trois gentilshommes bourguignons, emportés par un plafond lors de l'effondrement de l'Auberge Le Porcelet par un funeste jour de 1540 sur ce qui est aujourd'hui le quai de Bondy qui donne son nom au groupe Quai Bondy. Le rapport ? Absolument aucun. Si ce n'est que la musique de Quai Bondy est le fruit d'un autre trio qui pourrait bien figurer les fantômes catastrophés des trois précités : « dans une urgence de vivre comme de mourir » nous dit la profession de foi de ces trois spectres rencontrés dans une cave. Ce qui frappe au-delà des guitares garage jouant classiquement l'alternance du poisseux et du cristallin, d'une basse post-punk en diable, c'est la voix qui semble chanter sur un bûcher aux flammes nourries ou depuis le tr

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Raconte-moi Lyon dépoussière les audio-guides

Tourisme | En attendant de voyager via le métavers, pour visiter des villes, il existe toujours des audio-guides. Beaucoup sont poussiéreux, soporifiques, monocordes… D’autres, comme celui de Séverine Peurichard, nous transportent avec virtuosité dans l’Histoire au travers de balades guidées en totale autonomie : voici Raconte-moi Lyon.

Louise Grossen | Vendredi 3 décembre 2021

Raconte-moi Lyon dépoussière les audio-guides

Impossible de passer à côté si vous habitez le quartier de Saint-Jean. Depuis septembre, cette dame vêtue d’une robe de marquise du XVIIIe siècle, d’un corset et d’un chapeau à plumes déambule dans les rues, accompagnée de son fidèle équipier, un shiba inu. Mais que fait-elle ? Elle nous raconte Lyon. « À la base, je n’aime pas du tout les audio-guides, particulièrement ceux des musées. Je les trouve ennuyeux, les boitiers sont lourds… Je voulais créer des guides vivants, les dépoussiérer de leurs vieux clichés. Ma passion de l’Histoire s’exprime jusque dans ma tenue. Tous les samedis, j’enfile ma robe et je descends à Saint-Jean pour faire la promotion de mon activité » nous explique Séverine Peurichard. Passion et expertise transpirent au travers d’épisodes qui nous font oublier les commentaires un peu trop sages des audioguides traditionnels. Ici, ils sont nourris de saynètes, font appel à des commentaires plus personnels et s'enrichissent d’un décor sonore et musical quasi cinématographique. À la manœuvre : le crooner et musicie

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La vague de Sébastien Lefèvre déferle sur Bellecour

Fête des Lumières | Il avait déployé des oriflammes pont Lafayette, hissé un homme digital au sommet de l’antenne de Fourvière, Sébastien Lefèvre s’apprête à faire déferler une gigantesque "Vague" sur Bellecour. Entretien.

Nadja Pobel | Jeudi 2 décembre 2021

La vague de Sébastien Lefèvre déferle sur Bellecour

Bien avant de participer à la Fête des Lumières, vous avez commencé votre métier de créateur lumière en travaillant pour des compagnies d’arts vivants… Sébastien Lefèvre : J’ai fait des études de chimie et biologie, fait des stages en entreprise et ce milieu ne correspondait pas du tout à ma projection dans la vie. Je me suis formé à la technique du spectacle et j’ai découvert la lumière puis j’ai été diplômé de la Rue Blanche [NdlR : devenue l’ENSATT]. J’ai tout de suite travaillé avec des compagnies : les Trois-Huit, Philippe Delaigue, Claire Rengade, Émilie Flacher, Yuval Pick, Alessandro Sciaronni (Turning, Augusto)… Et dans quelques jours vous participerez pour la neuvième fois à la Fête…

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Les âmes démultipliées d'Enzo Cormann au Théâtre de la Renaissance

Théâtre | Du pari fou d’Enzo Cormann d’écrire 99 pièces de théâtre de 30 minutes, le metteur en scène Philippe Delaigue en porte huit à la scène. Partie 2 et intégrale de cette aventure aussi étonnante que séduisante à La Renaissance, à Oullins.

Nadja Pobel | Jeudi 2 décembre 2021

Les âmes démultipliées d'Enzo Cormann au Théâtre de la Renaissance

C’est un compagnonnage long d’une quarantaine d’années qui unit les deux hommes, depuis une rencontre fortuite à Lyon. Ils ont beaucoup travaillé ensemble notamment en tant que directeurs de département à l’ENSATT et aussi sur les planches. En 2014, Philippe Delaigue dirigeait Enzo Cormann dans Hors jeu, un texte de ce dernier relatif à la violence de la société envers les chômeurs. Seul en scène, il dialoguait avec ses interlocuteurs cachés dans de multiples haut-parleurs. Désormais il y a des visages. Depuis 2016, l’auteur s’attelle en effet à l’écriture d’un grand ensemble de textes de chacun 30 minutes, pour trois acteurs de trois générations (25, 45 et 65 ans). Un volume a déjà été publié aux Solitaires Intempestifs, un autre suivra très prochainement. Au théâtre, il joue dans sept des huit pièces retenues dans cette somme et semble s’en amuser. Car, avant les propos politiques que véhiculent ses textes, il y a un plaisir indéniable de jouer, à se transformer, s’affranchir des mensonges et des

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Des litres de Talitres à l'Épicerie Moderne

Label | L'Épicerie Moderne et Talitres c'est en quelque sorte une longue histoire. Nombreux sont les artistes mis en avant par le label bordelais – qui a fêté (...)

Stéphane Duchêne | Jeudi 2 décembre 2021

Des litres de Talitres à l'Épicerie Moderne

L'Épicerie Moderne et Talitres c'est en quelque sorte une longue histoire. Nombreux sont les artistes mis en avant par le label bordelais – qui a fêté ses vingt ans cette année – à avoir arpenté la scène feyzinoise, parfois à plusieurs reprises. L'exemple le plus emblématique et récent étant Raoul Vignal, quand bien même son statut de local biaise sans doute un peu l'affaire. Cette fois ce sont d'un coup quatre formations maison qui se rejoignent pour un concert spécial. D'abord, le précité Vignal, prince de l'accord alternatif et empereur du finger-picking, dont on ne se lasse guère et qui vient présenter à nouveau son très beau Years in Marble. Si l'on se pique de penser que Vignal a un côté crooner alors c'est assurément la couleur d'une soirée qui accueille ég

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The Stranglers au Transbordeur : Jean-Jacques Burnel, l'enfant terrible

Baston | Au fil des années, nous confie Jean-Jacques Burnel dans l'interview ci-contre, le regard des journalistes et du public sur les Stranglers a changé : (...)

Stéphane Duchêne | Mercredi 1 décembre 2021

The Stranglers au Transbordeur : Jean-Jacques Burnel, l'enfant terrible

Au fil des années, nous confie Jean-Jacques Burnel dans l'interview ci-contre, le regard des journalistes et du public sur les Stranglers a changé : « peut-être parce que je ne leur fais plus peur ». Cela peut passer pour une boutade mais c'est un fait : fut une époque où Burnel et les Stranglers terrifiaient absolument tout le monde par leur propension à dégoupiller et à jouer les Attila – ou les Bruce Lee. Burnel en tête (solidement épaulé par le très volatil Jet Black) qui reconnaît que la mauvaise réputation du groupe est née le soir où au Dingwalls de Londres il concassa Paul Simonon, icône virile du Clash, qui venait de cracher à ses pieds. Devant toute la profession. Il y eut ces deux fois où le groupe fut escorté de Suède par la police : la première lorsqu'attaqués par des motards les Stranglers ont répliqué en balançant des cocktails molotov, la seconde parce qu'ils détruisirent un hôtel avant d'être délogés par des flics armés de mitraillette. Et puis il y a le fameux

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Jean-Jacques Burnel : « les Stranglers avaient un bouton autodestruction incorporé »

Rock | Les Stranglers sont une énigme. Ayant toujours tout fait à l'envers, provoqué absolument tout le monde, jamais respecté le dogme punk, fait un tube énorme avec une valse, ils sont pourtant toujours là 45 ans après leur création, dans le sillage de leur bassiste-leader, le turbulent Jean-Jacques Burnel. À l'occasion de la venue des Stranglers au Transbordeur, la légende vous parle.

Stéphane Duchêne | Mercredi 1 décembre 2021

Jean-Jacques Burnel : « les Stranglers avaient un bouton autodestruction incorporé »

En tant que dernier membre original des Stranglers, vous sentez-vous comme le gardien du temple ? Jean-Jacques Burnel : (Rires) Un peu oui, parfois. Heureusement, Baz Warne est maintenant le chanteur du groupe depuis presque vingt ans. Il est mon petit dauphin. C'est un peu comme le passage de flambeau d'une certaine éthique et d'une certaine façon de faire de la musique. Mais c'est vrai, je suis le capitaine Nemo des Stranglers, je suis le dernier, tous les autres sont enterrés (sic). The Stranglers est le seul groupe punk à être toujours debout et à n'avoir jamais disparu. Pouviez-vous imaginer il y a 45 ans, dans l'effervescence no future du punk, que vous seriez toujours là en 2021 ? Évidemment qu'on n'imaginait pas ça. À l'époque, si on rêvait d'avoir un peu de succès on savait que ça ne pouvait pas durer, simplement parce que les groupes n'existaient pas si longtemps. Cette éventualité éta

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Jordi Gali, un chorégraphe en Lumière aux Subs

Fête des Lumières | Le chorégraphe Jordi Galí est programmé aux Subs lors de cette Fête des Lumières.

Nadja Pobel | Mardi 30 novembre 2021

Jordi Gali, un chorégraphe en Lumière aux Subs

C’est une illustration du chemin que cherche à prendre cette première Fête des Lumières de la nouvelle mandature : accorder de la place à de grands artistes qui ne sont pas spécialistes de la lumière, mais qui ont une capacité de l’intégrer à leur créativité. C’est le cas de Jordi Galí qui présente aux Subs 20 Watts pendant et au-delà des quatre jours de festivités. Le danseur catalan (auprès de Maguy Marin, Anne Teresa De Keersmaeker, excusez du peu) a fondé en 2007 la compagnie Arrangement Provisoire qu’il co-dirige désormais avec Vania Vaneau. Habitué aux constructions monumentales dans l’espace public conçues avec des habitants ou occupants du territoire, il s’est ici allié, depuis septembre, à des artisans menuisiers, designers et à une trentaine de personnes en parcours d’insertion professionnelle pour construire un assemblage de bois et de cordages. Dans chacun des éléments qui constituent ce grand module sont insérés des dispositifs lumineux qui, toutes les vingt minutes, seront

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Antonin Peretjatko : « je suis prêt à remettre le couvert avec Josiane Balasko »

La Pièce rapportée | Une guichetière épouse un fils de famille et éprouve l’hostilité continue de la revêche “Reine Mère” déçu par cette mésalliance. Tel est le point de départ de la nouvelle comédie burlesque du Grenoblois Antonin Peretjatko, en partie tournée à Lyon avec Josiane Balasko. Rencontre…

Vincent Raymond | Mercredi 24 novembre 2021

Antonin Peretjatko : « je suis prêt à remettre le couvert avec Josiane Balasko »

Était-ce facile pour vous de composer un personnage aussi détestable que celui de cette “Reine Mère” ?Josiane Balasko: Oh, c’est amusant ! Faire “semblant de”, comme les enfants qui jouent au gendarme, ou au théâtre où l’on gueule sur scène, c’est pas pour de vrai… Entrer dans un personnage qui n’est pas le mien et jouer ce qu’il y a à jouer, c’est ça que j’aime. Mais il faut qu’on ait l’impression que c’est pour de vrai ! Le truc amusant en plus ici, c’est que c’est un personnage de bourgeoise, très riche, avec des bijoux, qu’elle vit dans une maison incroyable. Justement, cette maison, plus qu’un décor, est un élément central du film…Antonin Peretjatko : On l’a trouvée vers Lyon, après une recherche basée autour de l’époque. Et ce n’était pas du tout ce que j’imaginais au départ — à

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"Le Lac des cygnes" de Preljocaj à la Maison de la Danse

Danse | Figure parmi les plus populaires de la danse contemporaine française, Angelin Preljocaj s’attèle régulièrement à des relectures de grands (...)

Jean-Emmanuel Denave | Jeudi 2 décembre 2021

Figure parmi les plus populaires de la danse contemporaine française, Angelin Preljocaj s’attèle régulièrement à des relectures de grands classiques narratifs : Roméo et Juliette, les Mille et une Nuits, Blanche Neige… Et ce avec des fortunes diverses. À plus de soixante ans, le chorégragraphe se confronte aujourd’hui au classique des classiques de la danse, Le Lac des cygnes, sur la musique tubesque de Tchaïkovski. Rappelons qu’à l’origine, ce ballet avait été créé en 1895 par Marius Petipa et Lev Ivanov. Créée en 2020 à Paris, la version de Preljocaj met en scène, avec une certaine malice et retenue, quelque vingt-six interprètes au talent époustouflant. Réglée au cordeau, suivant le fil narratif de l'œuvre d'origine, cette pièce foisonne de pistes possibles : pastiche humoristique, échos à l’actualité écologique et économique d’aujourd’hui, passages de la musique classique à l’électro (des musiques signées 79 D), beauté des costumes, utilisation de la vidéo...

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Les Fleurs du Bal, espace dédié aux expos et au livre d'occasion

Librairie | Depuis 2003, la librairie Le Bal des Ardents — et son fonds de quelque 25 000 livres — est devenue un véritable sanctuaire pour les (...)

Jean-Emmanuel Denave | Jeudi 2 décembre 2021

Les Fleurs du Bal, espace dédié aux expos et au livre d'occasion

Depuis 2003, la librairie Le Bal des Ardents — et son fonds de quelque 25 000 livres — est devenue un véritable sanctuaire pour les amateurs de bonne littérature, de revues alternatives, de livres d’art et de sciences humaines… Le Bal propose aussi des ouvrages d’occasion mais, avec le temps, l’espace est venu à manquer. Francis Chaput-Dezerville (qui dirige le Bal) vient donc d'ouvrir, depuis la fin du mois de novembre, un nouvel espace situé dans la même rue, à quelques mètres de la maison mère. Les Fleurs du Bal (y aurait-il dans le nom du lieu une référence à un recueil de poèmes de Charles Baudelaire ?) sont consacrées aux livres d’occasion et aussi à des expositions d’artistes liés aux goûts du libraire (artistes participant par exemple aux Cahiers Dessinés, ou bien à des revues d’art brut ou d’art alternatif). Actuellement, c’est Nylso qui présente des paysages singuliers et assez hypnotiques en noir et blanc. Côté l

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Pour la Fête des Lumières, une année de transition

Fête des Lumières | C'est la première Fête des Lumières de l’ère post-Collomb, qui l’aura événementialisée au maximum. Toujours flamboyante sous la municipalité verte, l’édition 2021 s’ouvre à de nouveaux artistes et tente de pousser les barrières de son périmètre de sécurité imposé, du côté de Blandan.

Nadja Pobel | Mardi 30 novembre 2021

Pour la Fête des Lumières, une année de transition

À première vue, lors de l’annonce début novembre de la programmation 2021, il n'y avait pas de grands changements pour cette Fête des Lumières. Toujours ramassée en Presqu’île pour cause de périmètre de sécurité post-attentats 2015, toujours sur quatre jours avec les mêmes édifices et espaces mis en lumières. Pourtant, à y regarder de plus près, exit les noms des mastodontes qui régnaient sur la ville : Yves Caizergues, Skertzò, Damien Fontaine (qui était dans la cathédrale Saint-Jean ces dernières semaines) ou encore les Theoriz Crew et Benedetto Bufalino. Les reverra-t-on ? « La porte est ouverte à tous, nous confie Romain Tamayo, chargé de projet Fête des Lumières à la Ville de Lyon, on choisit chaque année les meilleurs projets ». Avec 60% de

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Julien Poncet : « que deviendra la Comédie Odéon si on arrête ce projet ? »

Théâtre | Trois mois après la reprise, le directeur de la Comédie Odéon, Julien Poncet, dresse un bilan de cette étrange rentrée et interpelle les pouvoirs publics pour que cette salle de la Presqu’île ait un avenir. Il ne la défendra pas sans leur collaboration. Entretien.

Nadja Pobel | Mercredi 1 décembre 2021

Julien Poncet : « que deviendra la Comédie Odéon si on arrête ce projet ? »

Comment s’est passé cette rentrée en jauge pleine, dans une ère (peut-être) post-Covid? Julien Poncet : en septembre, on a rouvert avec des spectacles de 2019, 2020 dont certains avaient été reporté cinq fois comme la série de Pierre Palmade. J’avais concentré ces spectacles "tête d’affiche" pour créer une sorte d’appel d’air. Les gens étaient nombreux, mais les billets avaient été commercialisés avant le Covid. En octobre, on a vraiment lancé notre saison avec le fonctionnement habituel : une production maison sur le premier horaire de 19h (Intra muros d’Alexis Michalik) puis ensuite les Chiche Capons... Une semaine de Didier Super a été annulée — reportée fin janvier — car un de ses musiciens a eu le Covid bien qu’étant vacciné – ça nous a obligé à appeler 800 personnes, c’est un surplus de travail et ça a un impact économique. Mais on peut constater que les gens sont plutôt au rendez-vous. On commence à être un peu complet sur les samedis une semaine à l’avance. Je me l’explique, car on

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"Le Diable n’existe pas" de Mohammad Rasoulof : quatre morts et une seule vie

Drame | Un film en quatre temps et en crescendo pour montrer la banalité de la peine capitale en Iran, où la mort donnée sur ordres détruit par contrecoup bien des vies. Un conte d’une tragique beauté visuelle, douloureusement bien interprété, comme toujours chez Mohammad Rasoulof. Ours d’Or à Berlin 2020.

Vincent Raymond | Mardi 30 novembre 2021

Un père de famille, époux et fils attentionné, exerce un métier peu commun ; un militaire cherche à éviter de participer à une exécution capitale ; un autre militaire profite d’une permission pour aller fêter l’anniversaire de sa fiancée ; une jeune femme expatriée débarque en pleine campagne pour faire connaissance avec son oncle malade… sans se douter de ce qu’elle va découvrir. Quatre courts-métrages se déroulant dans l’Iran contemporain, quatre histoires se répondant entre elles, quatre contes liés à la question de la peine de mort… De la contrainte naît la créativité — hélas ! Rasoulof a opté pour ce film en quatre tableaux afin d’éviter d’attirer l’attention sur son travail. Pour qui est familier du court-métrage (et de sa construction “à chute”, sans exécrable jeu de mot), son premier volet se révèle prévisible ; mis en perspective dans la globalité de l’œuvre, il prend une dimension davantage inquiétante contrastant avec son apparente douceur : la peine de mort est cette épée de Damoclès gangrénant le quotidien, menaçant tout le monde, et dont tout un chacun peut être malgré soi complice. Un

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Arlo Parks au Ninkasi : super grave

Soul | Nouvelle pépite néo-soul, Arlo Parks, de passage au Ninkasi Gerland, n'est pas qu'une chanteuse exceptionnelle de 21 ans. Elle est, volontairement ou non, la voix d'une génération Z tracassée.

Stéphane Duchêne | Mercredi 1 décembre 2021

Arlo Parks au Ninkasi : super grave

En termes de communication ou d'écrit journalistique, c'est l'équivalent de la bombe H, dégainée par tous les Oppenheimer de la critique, déclinée en variante : "bombe générationnelle", "phénomène d'une génération". Sous entendu, si vous n'êtes pas à fond, en pâmoison, en PLS, alors c'est que l'âge de vos artères (et de vos oreilles) ne vous permet pas de comprendre, d'attraper au vol l'air du temps qui flotte dans ces mélodies, dans ce timbre duveteux, dans tout ce qui fait basculer la curiosité du moment dans la branchitude. Arlo Parks est un phénomène générationnel, une bombe à fragmenter le zeitgeist et à l'éparpiller façon puzzle. C'est ainsi que s'avancent les communiqués, pliés/dépliés en origami de dithyrambes. Pur produit de la génération Z et de la créolisation du monde chère à Édouard Glissant, moins à Éric Zemmour, Anaïs Oluwatoyin Estelle Marinho est, comme un symbole, née en 2000. À Londres. D'ascendance pour moitié nigériane et pour les deux quarts qui restent tchadienne et française. Depuis l'adolescence, elle noircit des carnets de

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Les sorties cinéma à Lyon du 1er au 14 décembre

En salles | Les films à voir au cinéma cette quinzaine : notre sélection.

Vincent Raymond | Jeudi 2 décembre 2021

Les sorties cinéma à Lyon du 1er au 14 décembre

★★☆☆☆ La Méthode Williams Qu’est-ce que ça bouge sur les écrans ! Espérons toutefois conserver un peu de stabilité pour les films, certains sortant à la vitesse d’un service des sœurs Williams (207 km/h). Celles-ci sont justement au cœur de La Méthode Williams, biopic autorisé de Reinaldo Marcus Green dans lequel Will Smith incarne leur père et coach Richard, promoteur d’une méthode destinée à faire dès le berceau de ses filles des championnes. La nécessité de créer des role models aux États-Unis, alliée au politiquement correct, abrasent les rugosités du personnage. Certes, il apparaît déterminé et doué d’une formidable vista, mais ses zones d’ombres avérées sont soit à peine évoquées, soit “arrangées” en extravagances de caractère. Dommage, car en instillant ces nuances dans le rôle, il y aurait eu davantage d’enjeu pour Will Smith. Et plus d’intérêt à coller à la vérité. Un film de Reinaldo Marcus Green (EU, 2h18) avec Will Smith, Saniyya Sidney, Demi Singleton ; sorti

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Une Fête des Lumières pour les enfants, aussi, au parc Blandan

Fête des Lumières | Un jardin rien que pour eux ! La Fête des Lumières pense aux enfants et les emmène au parc Blandan placé sous l'égide du groupe LAPS.

Nadja Pobel | Jeudi 2 décembre 2021

Une Fête des Lumières pour les enfants, aussi, au parc Blandan

C’est la grande nouveauté de cette Fête des Lumières vue par la nouvelle municipalité : dans sa volonté de toucher de plus larges publics qu’auparavant ("empêchés" ou âgés...), les enfants se voient dédier un programme spécial au parc Blandan. Jusque-là, les gones montaient sur les épaules de leurs parents pour échapper à la foule de plus en plus compacte depuis l’instauration du cordon sanitaire post-Bataclan. Seul Jérôme Donna avait créé pour eux un extraordinaire jardin d’enfants sur la montée de la Grande Côte en 2011, où prenaient vie avec des tubes lumineux colorés les contes les plus célèbres. Cette année, c’est dans la partie haute de cet espace du 7e arrondissement ouvert en 2014 et agrandi en 2019 que dix installations représentant dix jeux très populaires comme Puissance 4, la marelle ou Templar vient prendre place. Des univers puissants Sonores, lumineuses, interactives, ces propositions sont encadrées par des médiateurs

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"La Croisade" avec Louis Garrel au Pathé Bellecour

Avant-Première | Parmi tous les films sortis (ou annoncés prochainement) figurant dans l’éphémère section “pour le climat” du dernier Festival de Cannes, un seul tranche (...)

Vincent Raymond | Mardi 30 novembre 2021

Parmi tous les films sortis (ou annoncés prochainement) figurant dans l’éphémère section “pour le climat” du dernier Festival de Cannes, un seul tranche avec la multitude de documentaires “concernants”… et c’est une fiction, à la fois cocasse et poétique, signée par Louis Garrel : La Croisade. Par ailleurs interprète du film, le réalisateur vient présenter au Pathé Bellecour le vendredi 3 décembre à 20h ce bref long-métrage (1h07) très réussi dans lequel des enfants s’emparent de la question environnementale scandaleusement désertée par les adultes, quitte à bousculer leurs aînés — à raison. On notera avec émotion qu'il s’agit de l’une des ultimes collaborations avec l’immense scénariste Jean-Claude Carrière.

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L'Aquarium propose une soirée Bis, une vente de DVD et du documentaire

Ciné-Café | Peur d’un décembre frisquet ? Les moelleux canapés du ciné-café croix-roussien L'Aquarium accueillent les amateurs pour quelques séances réconfortantes et (...)

Vincent Raymond | Mardi 30 novembre 2021

L'Aquarium propose une soirée Bis, une vente de DVD et du documentaire

Peur d’un décembre frisquet ? Les moelleux canapés du ciné-café croix-roussien L'Aquarium accueillent les amateurs pour quelques séances réconfortantes et toujours aussi éclectiques, qu’il s’agisse de la projection d’un désopilant classique (Certains l’aiment chaud le 2 décembre) ou de soirées quiz (samedi 11 : les médias et le cinéma). Bonne nouvelle, il programme également la nouvelle mouture du festival de court-métrage documentaire organisé par l’Université Lyon 2 — une sordide affaire ayant impliqué le créateur de Doc en Court à la rentrée. Sans doute cornaqué par une nouvelle équipe, le rendez-vous désormais baptisé Lumidoc renaît pour trois soirées les 14, 16 et 17 décembre. L’Aquarium, dont on rappelle qu’il est aussi une vidéothèque, organise samedi 18 décembre de 10 à 19h un immense déstockage en se délestant de plus de 3 000 DVD à 3€ pièce. De quoi attirer une foule de Pères Noël et légitimer la pétillante soirée Bis du lendemain, dont l’affiche compte

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Les salles du GRAC régalent en décembre

Cinéma | Réunissant quatre œuvres splendidement restaurées, la livraison du Ciné-Collection de décembre tient du cadeau de Noël anticipé. Et rend compte d’un certain (...)

Vincent Raymond | Mercredi 1 décembre 2021

Les salles du GRAC régalent en décembre

Réunissant quatre œuvres splendidement restaurées, la livraison du Ciné-Collection de décembre tient du cadeau de Noël anticipé. Et rend compte d’un certain avant-gardisme : dans le paganisme horrifique (The Wicker Man de Robin Hardy), en dévoilant l’envers de la société étasunienne (Le Démon s’éveille la nuit de Fritz Lang et Outrage de Ida Lupino) ou en évoquant la guerre à travers une fable d’une stupéfiante atemporalité Qui chante là-bas ? de Slobodan Šijan (1980). Chaînon manquant entre Petrović et Kusturica dans le cinéma yougoslave, Šijan embarque (c’est le mot) à bord d’un car défoncé sinuant vers Belgrade, un panel de voyageurs conduits par un ingénu et son père combinard — improbable sosie de Günter Grass. Le contexte (nous sommes en 1941) rend l’équipée plus périlleuse et

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Institut Lumière : Stanley et Marcello sont dans une rétro

Institut Lumière | Le XXe siècle était-il à ce point jaloux de leurs talents ? Ni Marcello Mastroianni (1924-1996), ni Stanley Kubrick (1928-1999) ne franchirent sa limite, nous laissant avec des regrets… mais aussi nombre de chefs-d’œuvres qu’une double rétrospective à l’Institut Lumière nous convie à savourer.

Vincent Raymond | Mercredi 1 décembre 2021

Institut Lumière : Stanley et Marcello sont dans une rétro

En les voyant fêtés simultanément, on se dit que leur présence à un même générique n'eût pu produire davantage que des étincelles. Car même si Marcello Mastroianni est indissolublement lié à l’univers de Fellini, l’extraordinaire éclectisme de sa carrière naviguant de la comédie au drame aurait permis à ce génial caméléon d’endosser la plupart des rôles de Peter Sellers chez Kubrick, voire ceux de Tom Cruise, de Nicholson, de Ryan O’Neal, de Malcolm McDowell… et tous les autres figurant dans les (nombreux) projets inaboutis du cinéaste new-yorkais ! Ce fantasme de cinéphile, irréalisable, on le trompera avec du bien tangible : la (re)découverte des films de deux de plus importants contributeurs à l’art cinématographique du XXe siècle. Master & Maestro Pour Kubrick, présenter l’exhaustivité de ses longs-métrages (treize titres au total) n’a pas toujours été chose aisée, et l

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Jazz à Vienne 2022, les premiers noms

Festival | C'est un mélange d'habitués et d'artistes reportés des précédentes éditions que propose Jazz à Vienne avec les premiers noms de son édition 2022, déjà alléchante, qui dévoile également sa nouvelle identité visuelle.

Stéphane Duchêne | Mardi 23 novembre 2021

Jazz à Vienne 2022, les premiers noms

Voilà le genre d'annonces qui donne comme un avant-goût d'été en plein mois de novembre et au beau milieu d'une vague de froid (et d'une cinquième vague de Covid) : les premiers noms de la programmation de Jazz à Vienne. Bon, on se garde sous le coude l'idée qu'une programmation dévoilée à huit mois de l'événement ne mange plus beaucoup de pain depuis deux ans, mais quand même, il ne s'agirait pas d'être trop fataliste. Alors voilà, comme chaque année depuis que Bruno Théry a passé la main, c'est par le dévoilement de l'auteur de l'affiche de la future édition que commence l'annonce. En l'occurrence une autrice puisque c'est Audrey Spiry qui a été désignée pour une touche, enfin, féminine qui a travaillé sur l'idée de vibration. Le dessin, et son mariage avec la musique, sera encore au centre le vendredi 8 juillet pour un concert dessiné – en partenariat avec le Festival d'Angoulême – où un line-up premium réunissant Laurent Bardainne, Thomas de Pourquery et Fabrice Martinez se confrontera à l'univers onirique de Fanny Michaëlis.

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La Japan Touch et le Salon de l’Asie, les cultures asiatiques à l'honneur

Salon | Le rancard des Japan lovers est de retour à Eurexpo. 30 000 m² dédiés à la culture asiatique les 27 et 28 novembre, à travers un archipel de stands et animations.

Louise Grossen | Vendredi 26 novembre 2021

La Japan Touch et le Salon de l’Asie, les cultures asiatiques à l'honneur

Les temps forts du Salon de l'Asie ? Les spécialités culinaires, évidemment, avec l'événement Asian Kitchen (21 restaurants et bars asiatiques qui en font le plus grand food court asiatique de France) mais aussi une ribambelle d’activités. Cette année, focus sur les arts martiaux pour lesquels un espace géant est dédié : tatamis, musée des arts martiaux, aire de sumos, reconstitution d'un dojo et de deux campements féodaux japonais et coréen avec tir à l’arc, tambours, calligraphie et sabre. Côté Japan Touch, la culture nippone sera mise à l’honneur au travers d’animations pour toute la famille. Mangas, jeux vidéo et concours de cosplay pour certains, rencontre avec des stars de l’anime pour d’autres (la comédienne Stéphane Excoffier doubleuse de la célèbre Monkey D Luffy dans

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Les stations de l’Isère pour skier à deux pas de Lyon

ESCAPADES | Envies de chocolat chaud, de raclette et de plaid douillet : les signes ne trompent pas, l’hiver approche à grands pas. La neige a commencé à tomber sur les sommets et voilà qu’on a déjà envie de programmer des sorties au ski ! Voici une sélection des stations de l’Isère pour skier à deux pas de Lyon.

Article Partenaire | Vendredi 19 novembre 2021

Les stations de l’Isère pour skier à deux pas de Lyon

Les paysages du Vercors © Focus Outdoor Falaises, sommets escarpés, gorges vertigineuses, forêts, étendues sauvages, villages authentiques… Le massif du Vercors offre une diversité de paysages et d’activités. Ses stations sont idéales pour toute la famille et pour conjuguer toutes les glisses : ski nordique ou alpin, snowboard, luge, raquettes sont disponibles à Villard-de-Lans, Autrans-Méaudre-en-Vercors et Gresse-en-Vercors. Sa proximité avec le parc naturel régional du Vercors - les panoramas à Lans-en-Vercors / Saint-Nizier-du-Moucherotte et les pistes sur domaine forestier à

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Neuf spots où fêter le beaujolais nouveau à Lyon ce jeudi

Vin Nature | Voici venu le troisième jeudi de novembre — aka "le Beaujolais nouveau". Cette année, la procession est annulée. On ne percera pas à minuit les tonneaux, pour cause de Covid. Mais quand le soleil se lèvera, on pourra voir ce que les vins primeurs (ceux tout juste fermentés, pas très élevés !) ont dans le ventre. Le beaujo nouveau est synonyme d’excès. Par exemple, ceux d’un vignoble ivre de chimie et de tripatouillages — les fameuses levures qui donnent la banane ! Mais il pourrait aussi bien signifier autre chose. Après tout, le beaujolais est l'une des patries du vin dit "naturel", lequel a souvent mis à son service la macération carbonique — technique de vinification beaujolaise qui sied aux primeurs, on vous laisse wikipédier. Alors pourquoi pas cette année miser sur un beaujo nouveau non épris de chimie ? Suivez le guide.

Adrien Simon | Mercredi 17 novembre 2021

Neuf spots où fêter le beaujolais nouveau à Lyon ce jeudi

Jaja Cave C’est l’une des fonctions de cette cave/galerie fraîchement ouverte dans le Vieux-Lyon par Antoine Kochen et Chloé Courbière que d’accueillir des événements. Sans surprise, Jaja se saisit de l’occasion pour étendre ses horaires (jusque 22h) et faire goûter une demi-douzaine de primeurs, ceux de Romain Zordan, vers Fleurie, ou des frères Soulier, dans.. le Gard. 5 quai Fulchiron, Lyon 5e Vercoquin Le pionnier du vin nat’ lyonnais n’allait tout de même pas faire l’impasse sur un 17e beaujo' nouveau. Frédéric Lignon fera goûter jeudi en journée quelques primeurs, par exemple ceux de Fabien Forest ou des Dufaitre — à glouglouter avec une tranche de saucisson. À emporter, il y a de quoi s’amuser, et si ce n’est pas en beaujolais ce sera dans une autre région proposée par cette cave sans fond. 33 rue de la Thibaudière, Lyon 7

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Tardi et Grange dédicacent chez Expérience

Bande Dessinée | Certes, c'est loin d’être la première fois qu’ils collaborent sur un projet, qu’il soit personnel, politique ou artistique, mais chacun d’entre eux mérite (...)

Vincent Raymond | Jeudi 18 novembre 2021

Tardi et Grange dédicacent chez Expérience

Certes, c'est loin d’être la première fois qu’ils collaborent sur un projet, qu’il soit personnel, politique ou artistique, mais chacun d’entre eux mérite d’être considéré. Et leur venue d’être signalée : Jacques Tardi, l’un des très rares auteurs français de BD à figurer au Temple de la renommée Will Eisner — lui qui ne prise guère les honneurs, ça pose quand même son bonhomme — et sa compagne Dominique Grange, à la fois scénariste, chanteuse et militante historique font en effet une escale à la librairie Expérience ce lundi 22 novembre de 17 à 19h pour présenter leur nouveau rejeton, après notamment les albums livre/CD N’effacez pas nos traces et Le Dernier Assaut. Baptisé Elise et Les Nouveaux Partisans, il raconte le parcours d’une jeune chanteuse découvrant l’engagement politique durant les événements de mai-1968. Toutes ressemblances avec une certaines Dominique G. ne seraient que non fortuites…

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"Oranges Sanguines" de Jean-Christophe Meurisse : pas de quartier !

Comédie | Deuxième incursion du maître de La Compagnie des Chiens de Navarre au cinéma après le bancal Apnée, Oranges Sanguines rectifie le tir pour viser juste dans plusieurs directions à la fois : politique, économie, famille, adolescence… Un tableau acerbe et féroce de la société française, façon puzzle.

Vincent Raymond | Mercredi 17 novembre 2021

Pendant qu’un ministre des Finances tente de gérer en coulisses l’étouffement d’un scandale médiatique (en clair, ses fraudes fiscales), un couple de vieillards surendettés essaie de se sortir de sa mouise en participant à un concours de rock. Et une adolescente rêve à sa première fois. Mais, méfiance, dans la campagne profonde, un frappadingue attend son heure pour commettre des agressions sexuelles. La France, en 2021… Passer des planches à la caméra est rarement une sinécure pour les metteurs en scène, qui doivent apprendre à changer de dimensions : réduire les trois dimensions de la scène à deux pour l’écran, et puis dompter le temps à coup d’ellipses et de montage. Jean-Christophe Meurisse avait sans doute besoin d’ajustements à l’époque d’Apnée, objet peu mémorable aux faux-airs de prototype ; il en a tiré de vertigineuses leçons pour ces Oranges

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Villeurbanne prend la lumière

Politique Culturelle | La première partie du programme de Villeurbanne, Capitale française de la culture a été dévoilée par le maire, Cédric Van Styvendael.

Sébastien Broquet | Mercredi 17 novembre 2021

Villeurbanne prend la lumière

Passé l'exaltation de la victoire, il a fallu pour les équipes de la Ville et des structures culturelles de Villeurbanne se remettre au boulot et faire d'un dossier une réalité. Ce qui, bien sûr, est beaucoup plus complexe. L'avantage, c'est que le maire et ses équipes de campagne avaient planché sur un programme culturel dense et dépourvu de nouvel événement type festival pour mieux viser le maillage du territoire et le long-terme, hormis un festival du numérique abandonné en cours de route face aux critiques et finalement ressorti du chapeau pour l'occasion sous le noms Les IRréels. Bref, il y avait les fondations, il y avait les idées pour construire, il a fallu charpenter l'ensemble et même si ce n'est pas fini, on commence à mieux saisir tout ce qui se déroulera au fil de cette année 2022. Les IRréels Il y a donc ces IRréels, un festival du numérique qui se déroulera du 7 au 10 juillet et sera porté par le Pôle PIXEL, où seront croisées expériences personnelles des Villeurbannais et œuvres d'artistes, avec du jeu vidéo, de la réalité virtuelle, des performances audiovisuelles. Même si c'est encore trè

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Les ombres et les lumières de Vania Vaneau

SCENES | La danseuse et chorégraphe Vania Vaneau présente du 30 novembre au 4 décembre sa création Nebula, solo pour aller au plus près de la nature. Elle nous explique comment elle extrait, avec son corps, un peu d’espoir dans ce monde atomisé.

Article Partenaire | Lundi 15 novembre 2021

Les ombres et les lumières de Vania Vaneau

Nebula de Vania Vaneau, 2021, Passages Transfestival, Metz © Raoul Gilibert-3147 Vous avez travaillé en trio pour Ora (Orée) (2019), en duo pour Ornement (2016), vous allez livrer un solo. Est-ce que cela a été décisif au moment de penser Nebula ? Comment c’est arrivé ? L’expérience du trio est un partage duquel je sortais pour regarder et maitriser la forme de l’extérieur. Et pour Nebula, j’ai eu envie de revenir à un solo car c’est plus personnel. J’avais besoin de travailler dans un élan plus intuitif, une impulsion un peu plus consciente. C’est plus simple d’être seule pour cela. C’est parce que vous avez l’intuition de travailler en solo que vous êtres allée vers ce sujet de la nature que vous dites « déjà détruite » ou c’est ce sujet qui vous conduit à la forme du solo ? C’était les deux en même temps. Il y a un état d’urgence de quelque chose qui est fini, détruit et le devoir de répondre à ce sentiment apocalyptique avec un élan, une action, le jeu. Le solo est le plus approprié pour cela mais je travaille étroitement avec les compositeu

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La mélancolie de Léonie Pernet à l'Opéra Underground

Pop Électronique | Infiné n'en finit plus d'assouvir nos passions mélomanes pour les chemins de traverse, œuvrant aux confins des musiques électroniques, du contemporain et de (...)

Sébastien Broquet | Jeudi 18 novembre 2021

La mélancolie de Léonie Pernet à l'Opéra Underground

Infiné n'en finit plus d'assouvir nos passions mélomanes pour les chemins de traverse, œuvrant aux confins des musiques électroniques, du contemporain et de la sono mondiale, constituant un laboratoire fort pertinent de la création actuelle. Un labo accueillant depuis trois ans en collaboration avec le label Crybaby les pas de côté d'une jeune artiste auparavant repérée par le label Kill the DJ de Fany Corral, épatante tête chercheuse. Cette jeune femme, c'est Léonie Pernet, autrice d'un premier album baptisé Crave en 2019 qui l'avait d'emblée posée sur la carte des productrices les plus influentes du pays. Son successeur, Le Cirque de Consolation, paraît ce vendredi 19 novembre — la veille de son passage à l'Opéra Underground qui devrait rayonner de ses volutes électroniques couplées à des influences africaines ou orientales, développées au fil d'un disque où elle chante aussi beaucoup plus : c'est forcément pop, aussi. Femme de goût, Léonie Pernet a confié son dernier clip en date, Hard Billy, à l'épatant réalisateur Jean-Gabriel Périot — expert en cut-up d'mages d'archives

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Yuval Pick : « la pratique physique sculpte notre expressivité dans le lien avec l’autre »

Danse Contemporaine | Le chorégraphe Yuval Pick crée actuellement une nouvelle pièce et son mandat à la direction du Centre Chorégraphique National de Rillieux-la-Pape a été exceptionnellement prolongé. Une double occasion de nous entretenir avec l’artiste.

Jean-Emmanuel Denave | Mercredi 17 novembre 2021

Yuval Pick : « la pratique physique sculpte notre expressivité dans le lien avec l’autre »

Votre mandat à la tête du Centre Chorégraphique National de Rillieux-la-Pape (CCNR) a été prolongé exceptionnellement… Pourquoi ? Yuval Pick : Mon mandat a été prolongé de trois ans, jusqu’à la fin de l’année 2024. La raison principale c’est que, suite à un incendie criminel, nous sommes hors les murs du CCNR depuis quatre ans. Je suis chargé d’imaginer la réouverture du bâtiment à l’horizon de l’automne 2023, de défendre ce lieu important pour la danse en France. Avec toutes les tutelles (commune de Rillieux, État, Métropole…), nous avons constaté que le CCNR en l’état, construit en 2002, doit être amélioré, pour le rendre plus accessible et plus ouvert à l’extérieur. Avec notamment tout un travail à effectuer sur le parvis que l’on souhaite plus poreux au voisinage, plus ouvert aux Rilliards. À l’intérieur du bâtiment, il y aura aussi un nouveau studio dédié au travail de médiation, en lien avec le tissu associatif de la commune. Quel est le projet global du CCNR aujourd’hui ? À Rillieux, le CCNR est l’un des principaux lieux culturels de la vil

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Marie-Julie Michel, dessins-vertiges à la Galerie 1111

Dessin | En quelques dessins seulement, Marie-Julie Michel nous plonge dans l’infini. Rien moins ! Exigeant chacun plusieurs centaines d’heures de (...)

Jean-Emmanuel Denave | Jeudi 18 novembre 2021

Marie-Julie Michel, dessins-vertiges à la Galerie 1111

En quelques dessins seulement, Marie-Julie Michel nous plonge dans l’infini. Rien moins ! Exigeant chacun plusieurs centaines d’heures de travail, ses dessins sont composés de minuscules motifs répétés indéfiniment, et évoquant plus globalement (quand on les regarde avec un peu de recul) quelques formes abstraites (cercles, ondulations, etc.). De près, on s’immisce dans un champ de particules, une carte de l’infini, un monde aussi simple que foisonnant… Une magie hypnotique opère, le regard se prend de vertiges… Pourtant, il y a dix ans encore, rien ne destinait Marie-Julie Michel (née en 1979, vivant à Lyon) à un tel travail créatif, elle n’était pas encore artiste. C’est après une grave maladie pulmonaire que la jeune femme se met à dessiner, pour exorciser son mal au début, de manière plus délibérée ensuite. Proches du monde cellulaire, de l’infiniment petit comme de l’infiniment grand (on pense parfois à des cartographies de constellations), ses œuvres se déclinent en dessins et aussi en sculptures. Au 1111, elles dialoguent avec deux

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Au TNP, les parts d'ombres de Christiane Jatahy

Théâtre | Christiane Jatahy, brésilienne, surestimée star du théâtre en France, vient au TNP avec sa dernière création en date, très aboutie. Dans Entre chien et loup, variation sur le film Dogville, elle parvient à mêler avec virtuosité ce que jusqu'ici elle scindait en deux : témoigner de la déliquescence de son pays et explorer toujours plus l'outil vidéo. Avec des acteurs parfaits.

Nadja Pobel | Mercredi 17 novembre 2021

Au TNP, les parts d'ombres de Christiane Jatahy

Gracia vient de fuir son pays totalitaire, le Brésil, et débarque, sans papier, dans une communauté qu'elle pense protectrice. Ce sera sans compter avec la perversité de ses membres de vouloir jauger l'étrangère et observer, comme des apprentis chimistes, les réactions que son arrivée peut générer sur ses composantes. Dogville se déroulait aux États-Unis et Lars von Trier, après Les Idiots et Breaking the Waves, posait sa caméra sur une boite noire et des traits blancs au sol pour délimiter les espaces. Il faisait du théâtre avec Nicole Kidman. Cinéaste et metteuse en scène, Christiane Jatahy explore la jonction de ces deux arts depuis 2003 avec plus ou moins de bonheur. Sa Julia, qui l'a fait connaître (et triompher) dans nos contrées, n'est rien moins qu'une mauvaise tentative de subversion. En grossissant le trait de Mademoiselle Julie de Strindberg et en faisant une poussive démonstration des rapports de domination au sein d'une famille bourgeoise via une scène sexuelle filmée derrière un paravent et diffusée en live en quatre par trois mètres, elle a surtout montré que sa systéma

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Les sorties cinéma à Lyon du 17 au 24 novembre

En salles | C'est la clef, dit-on, du succès d’un film. Bien plus que les critiques — voilà pourquoi on les cite pour l’alimenter. Mais le bouche à oreille peut aussi évoquer des histoires de bouches… et d’oreilles…

Vincent Raymond | Mercredi 17 novembre 2021

Les sorties cinéma à Lyon du 17 au 24 novembre

Voix et parole vont souvent de pair, en particulier dans le vocable politique. En pleine précampagne électorale, Jean-Christophe Meurisse des Chiens de Navarre sort avec Oranges sanguines (17 novembre) un bijou corrosif évoquant (notamment) la figure du politique et son usage de la langue de bois à travers un ministre gérant en coulisses l’étouffement d’un scandale médiatique. Volontairement “impur” dans sa forme — une construction de saynètes rend le fil de sa narration discontinu, mais l’effet mosaïque en résultant sert admirablement le propos — ce film choral restitue l’impureté de la chose publique, les arrangements boiteux, les masques sociaux et l’hypocrisie ambiante dont, pourtant, personne n’est dupe. Dialogue, distribution, jeu sont impeccables, et si l’on rit devant ces polaroïds du cynisme contemporain érigé en norme, c’est jaune : qui est le plus monstrueux ? Chacun fabrique le monstre de son prochain. Tragiquement drôle ! Oh, ouïe, encore ! À la même date, mais plus près des tympans, une rom’-com’ charmante, cocasse et touchante de et avec

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Le Troquet des Sens, rénové

Bar à Vin | L’historique bar à vin naturel sort du confinement rénové : les murs et les assiettes ont changé. La cave, c'est heureux, reste toujours bien garnie.

Adrien Simon | Jeudi 18 novembre 2021

Le Troquet des Sens, rénové

Il y a dix ans à Lyon, le vin naturel n’était pas encore à la mode. Mais le Troquet des Sens, bar-restaurant du quartier d’Ainay avait déjà deux ans d’âge. Le rouge, le blanc, ont coulé sous les ponts… Des bouteilles de Ganevat, de Lapierre, de Dard & Ribo : les historiques. Qu’on retrouve toujours à la carte d’un Troquet qui s’est rénové : « ça n’avait pas de sens d’ouvrir à demi-jauge [NdlR : ce qu’imposaient alors les mesures sanitaires], alors Matthieu et Florian [NdlR : les fondateurs] ont préféré fermer [en octobre 2020]. Et quitte à fermer ils ont tout refait » explique Jean, le sommelier, qu’on croisait ces derniers mois du côté d’Odessa (sur les Pentes). « Tout refait », c’est-à-dire l’intérieur, que l’on doit au studio Johany Sapet (dont le travail fut remarqué au Bistrot du Potager Gerland), les assiettes (signées par la céramiste Inès Levézier) et ce qu’il y a dedans : le midi un menu bistrotier, le soir des assiettes à partager, comme de sympathiques poireaux-vinaigrette, à l’ail noir, deux belles poignées de coques juteuses relevées de gingembre et citronnelle, d’une toute simple ass

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