Gaspard Proust

Dorotée Aznar | Jeudi 1 septembre 2011

Depuis Desproges, aucun humoriste n'avait réussi à être aussi acide sur scène que Gaspard Proust. Son drôle de j'm'enfoutisme, apanage des grands timides qui se libèrent une fois les pieds sur une scène, son sens aiguisé de la provocation l'air de rien et, surtout, ses textes extrêmement bien écrits (on peut parler d'auteur) le mettent à la pointe de l'humour français actuel.Lundi 6 et mardi 7 février au Théâtre de Villefranche ; mercredi 4 avril à la Bourse du travail

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"L'Idéal" : Frédéric Beigbeder s'adapte lui-même

ECRANS | de Frédéric Beigbeder (Fr., 1h30) avec Gaspard Proust, Audrey Fleurot, Anamaria Vartolomei…

Vincent Raymond | Mardi 14 juin 2016

En 2007, Beigbeder confiait à Jan Kounen le soin de tourner l’adaptation de son roman 99 francs. Moins d’une décennie plus tard, et après avoir franchi le pas en transposant L’Amour dure trois ans, l’écrivain se charge lui-même de la réalisation de la suite Au secours, pardon, qu’il remodèle pour la peine. Retranchant les éléments équivoques (le surplus de sexe avec mineures, d’inceste potentiel, de paradis artificiels), ajoutant des personnages féminins et féministes (type Femen) comme pour donner des gages à notre époque, il ne manque pas non plus une occasion d’afficher à l’écran la marque du magazine qu’il dirige, Lui. Cynisme hypocrite ou ironie, dans u

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L’Amour dure trois ans

ECRANS | De Frédéric Beigbeder (Fr, 1h38) avec Gaspard Proust, Louise Bourgoin, JoeyStarr…

Dorotée Aznar | Mercredi 11 janvier 2012

L’Amour dure trois ans

Écrivain, Frédéric Beigbeder aimait les formules-choc, probablement héritées de son passé de publicitaire. Devenu cinéaste (mais on devrait plutôt dire qu’il s’improvise dans cette fonction), le voici qui tente pathétiquement d’en trouver un équivalent filmique. Solution 1 : faire reprendre par son personnage-alter ego (un médiocre Gaspard Proust dont le jeu bien pauvre consiste à dire son texte en bougeant les bras) les aphorismes lourdingues du roman, dans des intérieurs chics qui doivent valoir l’équivalent d’une vie entière d’un SMICARD. Solution 2 : pomper sans vergogne le style Fight club en lui ôtant toute substance (car ce que raconte le film sur l’amour, le couple, les hommes, les femmes et la vie, est au bas mot sans intérêt), comme un défilé fatiguant de formats courts télé (Bref n’est pas très loin…) où l’on injecte guests (certaines sont très bien, Lemercier en particulier) et clins d’œil, jusqu’à ce climax cauchemardesque où Louise Bourgoin regarde sur son écran plat Le Grand journal de Canal +. Dur de faire plus bêtement corporate que cette mise en abyme éloquente, où l’on regarde son nombril télévisuel avec satisfaction. L’

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Drôle de rentrée

SCENES | Humour / Après une fin d’année euphorique, la saison continue sur un rythme plus pépère, entre prolongations des succès avérés (Pipo et Molo dans Hollywood et (...)

Dorotée Aznar | Vendredi 23 décembre 2011

Drôle de rentrée

Humour / Après une fin d’année euphorique, la saison continue sur un rythme plus pépère, entre prolongations des succès avérés (Pipo et Molo dans Hollywood et côtes de bœuf au Boui-boui jusqu’au 3 mars, le retour de Monsieur Fraize et son one man show au Rideau rouge du 31 janvier au 7 mars) et changement dans la continuité (au Complexe du rire, Jacques Chambon poursuit son O.P.A. sur la scène comique avec Un petit coup de blues, qu’il a écrit et qu’il met en scène jusqu’au 28 janvier, et Bilan provisoire, son one qu’il défendra du 6 au 28 avril). Quelques dates sont toutefois à retenir : on est curieux de découvrir le one woman show de Zazon, découverte sur France 4, qui se lance en public avec la même dose d’humour caustique (au Boui-Boui du 3 au 28 avril) ; quant à l’excellent Didier Bénureau, il présentera à la Salle Rameau son dernier spectacle, Indigne, le 28 avril. Niveau grosses pointures, les très populaires Audrey Lamy (Dernières avant Vegas, le 29 mars) et Thomas Ngijol

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