Py à demi

SCENES | Ni vraiment ennuyeuse ni vraiment convaincante, la version de "Roméo et Juliette" par Olivier Py est en constante demi-teinte et ne restera pas dans les annales. Nadja Pobel

Nadja Pobel | Lundi 9 janvier 2012

Photo : © Alain Fonteray


Il ne fait pas toujours dans la dentelle. Olivier Py s'amuse avec un rien et joue les fantoches avec le texte shakespearien qu'il revisite à sa sauce : gay. Avec lui, la sexualité n'est pas un sujet que l'on contourne mais que l'on aborde frontalement : «traduire ˝fils de pute˝ par ˝faquin˝ m'a toujours embêté» dit-il. Alors il s'en donne à cœur joie dans la scène 4 de l'acte II lorsque Roméo est poussé dans ses derniers retranchements par son ami Mercutio. Les jeux de mots comme «se faire secouer la poire» qui donne «skakes pear» font rire l'assemblée. Ou pas. Les deux hommes miment sur scène un jeu sexuel explicite accueilli par des «oh» et des «ah» d'embarras dans la salle qui ne pointe pourtant pas le vrai problème de Py. De sexualité et de blagues salaces, il a toujours été question dans le texte de Shakespeare. Mais cette soi-disant provocation d'Olivier Py masque surtout son manque d'idées, à l'image d'un décor bien pauvre et uniquement fonctionnel (quelques caisses et escaliers roulants sans cesse manipulés). Les acteurs ne font que courir, pour entrer et sortir du plateau au sprint, donnant plus l'impression de fuir que de s'installer pour nous raconter une histoire.

Croire ou ne pas croire

C'est l'autre problème de ce spectacle : le rapport entre les personnages n'est jamais crédible. Roméo et Juliette semblent aussi amoureux que le Joker et Batman. Si Roméo ne s'en sort pas trop mal en étant constamment affolé et en quête de retrouver sa belle, Juliette est désincarnée. Olivier Py ne lui laisse aucune chance d'exister ; dans une robe blanche informe, elle passe la moitié de ses scènes couchée, cheveux décolorés aux racines comme une quarantenaire en mal de jeunesse. Et quand Py la laisse enfin jouer, elle manque cruellement d'émotion. Son suicide par amour laisse complètement froid. Hormis la nourrice, les autres rôles féminins sont tenus par des hommes (pour la mère de Juliette, Olivier Py se contente d'un voile noir sur la tête de Tybalt). Et pourtant, malgré tous ces griefs, la pièce se laisse voir durant ses 3h20 et offre même parfois de somptueux moments. Il faut pour cela qu'Olivier Py calme sa course effrénée qui ne mène nulle part. Lors du bal masqué chez les Capulet ou du lynchage de Juliette par son père, en figeant le spectacle ou en faisait se répéter une scène brutale (et grâce, à chaque fois, au très bon Olivier Balazuc), Py montre qu'il n'est pas le metteur en scène-directeur de l'Odéon et futur patron d'Avignon par hasard.

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Le grand cirque des amants

Roméo et Juliette au TNP | Transformant les Capulet en forains ambulants, Juliette Rizoud livre une version saltimbanque de Roméo et Juliette, vive quoique sans émotion.

Nadja Pobel | Mardi 17 janvier 2017

Le grand cirque des amants

Au train où va le texte (2h30 sans instant pour souffler, contre 3h20 dans la récente version d'Olivier Py par exemple) dans cette adaptation du classique des classiques par ailleurs peu monté, il n'y a pas vraiment de place pour faire émerger l’émotion ; notamment dans un dernier acte longuet et fatalement sans surprise, tant il constitue la partie la plus connue de cette histoire éternelle. Le rythme échevelé ne peut contrer l'impression de langueur qui règne sur la mort des amants. Tout au long des actes précédents, Juliette Rizoud semble plus à son aise pour insuffler à son travail une vitalité d'autant plus prégnante qu'elle ne l'enferme dans aucune temporalité. Ses héros ne sont pas coincés dans l'époque élisabéthaine ni dans une contemporanéité trop affirmée – ce pourrait être intéressant d'en faire des personnages très actuels. Non, la jeune metteuse en scène, qui poursuit ici son cycle entamé avec Le Songe d'une Nuit d'été et la troupe de la Bande à Mandrin constituée avec ses camarades ac

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Le cinéma frappe trois fois

Théâtre | Les opéras diffusés dans le réseau Pathé rencontrent un franc succès ; et voilà que débarque au cinéma la Comédie française. Ce jeudi 13 octobre à 20h30 dans les salles de (...)

Nadja Pobel | Jeudi 6 octobre 2016

Le cinéma frappe trois fois

Les opéras diffusés dans le réseau Pathé rencontrent un franc succès ; et voilà que débarque au cinéma la Comédie française. Ce jeudi 13 octobre à 20h30 dans les salles de Vaise, Carré de Soie et Bellecour, c'est Roméo et Juliette, travail d'Éric Ruf, metteur en scène et administrateur du Français, qui sera à l'affiche. Soit l'occasion de voir la magnifique partition du comédien Jérémy Lopez, passé par le Conservatoire de Lyon et l'ENSATT notamment, évoluant dans cette intrigue déplacée en Sicile. Belle programmation. Reste à savoir si le théâtre, art du vivant, passe l'épreuve de l'écran en dépit du confort HD et du son 5.1. Coût de l'opération : 24€ en tarif plein, 15€ pour les étudiants. La série se poursuivra dans la saison avec Le Misanthrope version Hervieu-Léger (le 9 février) puis Cyrano par Podalydès (le 4 juillet).

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Retour réussi pour La Juive à l’opéra de Lyon

MUSIQUES | À l’occasion du festival Pour l’humanité, La Juive de Jacques Fromental Halévy a ravi le public. Créé en 1835, cet opéra a connu un immense succès au (...)

Sébastien Broquet | Mardi 22 mars 2016

Retour réussi pour La Juive à l’opéra de Lyon

À l’occasion du festival Pour l’humanité, La Juive de Jacques Fromental Halévy a ravi le public. Créé en 1835, cet opéra a connu un immense succès au XIXe avant de disparaître des scènes pour ne plus être joué que trop rarement. Les raisons d'un tel désamour ? L'éloignement du public du grand opéra français, une musique qui semble dépassée ? Un livret avec quelques faiblesses ne nous épargnant pas les clichés antisémites de la France de 1835 ? Les applaudissements plus que chaleureux qui ont accueilli la première lyonnaise démontrent que cet opéra mérite un immense respect. La musique est pleine de lyrisme, on retrouve le bonheur des duos, des trios qui font s’entremêler les voix dans une émulsion vocale dont l’opéra post-romantique s'est fait tant avare. Le tout est servi par des artistes de grande valeur, dont le ténor Enea Scala. La mise en scène d'Olivier Py est sobre, efficace et gomme les détails embarrassants du livret en évoquant de manière subtile l'histoire du XXe. Quant au chef Daniele Rustioni, sa baguette est précise tant pour la fosse que pour la scène. Un grand moment d’émotion pour cette Juive que l'on espère

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La saison 2015/2016 des Célestins

ACTUS | Toujours plus internationale et comptant 8 créations et 9 co-productions, la nouvelle saison des Célestins, au cours de laquelle sa co-directrice Claudia Stavisky se mesurera au très caustique "Les Affaires sont les affaires" de Mirbeau, s'annonce prometteuse. Nadja Pobel

Nadja Pobel | Mardi 2 juin 2015

La saison 2015/2016 des Célestins

Belgrade, l'un de leur meilleur spectacle de la saison en cours, n'a pas encore été joué que déjà les Célestins dévoilent déjà leur programmation 2015-2016. Bien que des mastodontes nationaux et internationaux soient à l'affiche, la jeunesse s'y fait une place avec : Piscine (pas d'eau) (du 3 au 13 février), pièce trash de Mark Ravenhill et inspirée de la biographie de la photographe Nan Goldin, récemment passée (plus que furtivement) à Nuits Sonores. La metteur en scène Cécile Auxire-Marmouget travaille par ailleurs avec Claudia Stavisky sur le projet La Chose publique, médiation avec les habitants de Vaulx-en-Velin. Pour Piscine, elle a notamment convié l'excellent David Ayala, l'amant un peu rustre de En roue libre cette année. Un beau ténébreux (du 10 au 13 mars) du très précieux mais pas si populaire Julien Gracq, mis en scène par Matthieu Cruciani, déjà aux manettes de Non réconciliés de François Bégaudeau, vu à la Célestine La fidélité qui caractériste par ailleurs le théâtre permettra cette saison de revoir des artistes particuli

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L'Auditorium ravive les amours mortelles de Roméo & Juliette

MUSIQUES | Roméo aime Juliette. Juliette aime Roméo. Guerre familiale, fratricide fatal, mariage secret, quiproquo létal, mort des amants. L’Orchestre National de Lyon (...)

Benjamin Mialot | Mardi 19 mai 2015

L'Auditorium ravive les amours mortelles de Roméo & Juliette

Roméo aime Juliette. Juliette aime Roméo. Guerre familiale, fratricide fatal, mariage secret, quiproquo létal, mort des amants. L’Orchestre National de Lyon vous invite par deux fois à entendre la tragédie shakespearienne selon Prokofiev, Tchaïkovski et Berlioz. Sans paroles, mais avec de grandes émotions. Raconter cette histoire d’amour et de mort sans dialogue ni mise en scène est le point commun des partitions au programme de ces concerts. Et c’est loin d’être un handicap pour l’auditeur. Car écouter ces grandes pages orchestrales garantit de recevoir un uppercut sonore en plein cœur. L’Ouverture-fantaisie que les amants de Vérone ont inspiré à Tchaïkovski est un trésor romantique tout en contrastes : cordes soyeuses, chorals de l’harmonie, explosions des tutti, tendresse introspective. Le compositeur, qui s’y connaissait en amours contrariées, visiblement inspiré par cette pièce, avait même envisagé d’y consacrer un opéra. Prokofiev, lui, a composé son chef d’œuvre Roméo et Juliette pour le ballet. Une partition parmi les plus dansées au monde qui regorge de mélodies implacables et de tension dramatique. Il y déploie s

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Olivier Py assassine Carmen

MUSIQUES | L’Opéra de Lyon remet à l’affiche un Carmen qui avait pourtant déclenché, il y a 3 saisons, plus d’une mauvaise critique. Et pour cause : la mise en scène d'Olivier Py, guère visionnaire, passe complètement à côté du chef-d’œuvre de Bizet. Pascale Clavel

Pascale Clavel | Mardi 5 mai 2015

Olivier Py assassine Carmen

Carmen, c’est cet opéra romantique qui a su en son temps bousculer tous les codes du genre. C’est aussi cette œuvre d’une puissance aussi rare qu’éblouissante qui, depuis sa création, exacerbe nos fantasmes les plus enfouis. Carmen, femme libre dans un XIXe siècle corseté par les conventions. Carmen, bohémienne et cigarière, héroïne rebelle éprise de liberté jusqu’à en mourir. Las, dans cette production, l’oeuvre n’a plus rien à voir avec celle de Bizet. Nous ne sommes pourtant pas les derniers à défendre les mises en scène qui s'attachent à dépoussiérer des univers quelques peu fânés. Mais là où Olivier Py croit faire montre d'un propos moderne, audacieux et transgressif, il n'est que scandaleusement hors sujet. On est d'emblée médusé devant ce décor monumental qui tourne et tourne encore. Un hôtel miteux d’un côté, un commissariat qui ne l'est pas moins de l’autre et les actes s’enchaînent, tantôt dans l’auberge de Lillas Pastia, tantôt sur une scène de music hall – où travaillerait Carmen – ou dans ses loges. Py tente à ce point de nous éblouir qu'il nous détourne du sujet. Bruyamment. Mille personnages arrivent et repartent : là un si

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"Orlando", la petite odyssée de Py

SCENES | Il y a des Py flamboyants, dans lesquels le metteur en scène (Olivier de son prénom) fait preuve d’une maîtrise et d’une générosité mémorables – son cycle autour (...)

Aurélien Martinez | Mardi 17 mars 2015

Il y a des Py flamboyants, dans lesquels le metteur en scène (Olivier de son prénom) fait preuve d’une maîtrise et d’une générosité mémorables – son cycle autour des contes de Grimm mené depuis plus de vingt ans, Illusions comiques en 2006, Le Soulier de satin en 2003… Et puis il y a les autres. Oh, des pas forcément honteux, tant sa formule est rodée et efficace. Disons des Py mineurs. Orlando ou l'impatience, mise en scène d’un texte écrit par Py lui-même dévoilée l’été dernier au festival d'Avignon (qu’il dirige maintenant), est de ceux-ci. Py y ressasse ses éternelles préoccupations : des personnages liés au théâtre, du politique et la quête d’un père absent par un jeune idéaliste. Mais bien qu'il ait l’art et le talent pour glisser des réflexions pertinentes (sur le rôle des artistes) et enrober des piques de belles phrases (contre l’ancien ministre de la culture Frédéric Mitterrand, qui l’avait très inélégamment viré de l’Odéon en 2011), l’ensemble est beaucoup trop bavard pour captiver. Reste aussi cette magie du spectacle vivant, également portée par une poignée de comédiens dévoués – en tête les fidèles et excellents Philip

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Des amants détonnants

SCENES | Grâce à l’Opéra de Lyon, Jean Lacornerie signe la première adaptation en France du compact "Roméo et Juliette" de Boris Blacher. Et tient enfin sa grande mise en scène en tant que directeur du théâtre de la Croix-Rousse. Nadja Pobel

Nadja Pobel | Mardi 3 mars 2015

Des amants détonnants

Les contraintes ont du bon. Bien sûr, la production de l’Opéra de Lyon offre à Jean Lacornerie plus de moyens qu’il n’en a probablement jamais eus, à tout le moins des moyens que le théâtre de la Croix-Rousse seul ne pouvait déployer. Reste qu'une fois cette question financière évacuée, force est de constater que le canevas serré de cette pièce a obligé le metteur en scène à être concis, précis et inventif. Par le passé, depuis son arrivée dans ce théâtre en 2010, Lacornerie avait signé de très enthousiasmantes versions de Mesdames de la halle et, sur un ton plus désinvolte, de la comédie musicale Bells are ringing en novembre 2013. Mais Jean Lacornerie s’était aussi accordé des parenthèses qui, bien que se voulant légères, n’étaient guère un amusement pour le spectateur, comme l’inachevé Broadway melody ou très récemment des

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Deuxième départ

SCENES | Après un premier tiers de saison assez calme, l’activité théâtrale s’intensifie nettement cette rentrée. Entre stars de la scène locale et internationale, créations maison et découvertes à foison, revue de détails. Nadja Pobel

Nadja Pobel | Mardi 6 janvier 2015

Deuxième départ

Une Biennale de la danse enchaînée avec les vacances de la Toussaint auront bien grévé la dynamique théâtrale de ce début de saison, sauf à la Croix-Rousse qui a, en apnée, aligné Laurent Brethome, Emmanuel Meirieu, David Bobée et Pierre Guillois. Le rythme n'y faiblira pas en 2015 avec notamment les très attendus Elle brûle (mars) du duo féminin Mariette Navarro / Caroline Guiela Nguyen et Discours à la nation (avril), manifeste d'Ascanio Celestini dont s’est emparé David Murgia du Raoul Collectif. Claudia Stavisky se confrontera elle à nouveau à un texte britannique après le très réussi Blackbird, en montant pour la première fois en France En roue libre (j

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L’opéra se fait justice

MUSIQUES | De tous les festivals qu’il a tricoté depuis son arrivée à la tête de l’opéra, Serge Dorny livre le plus spectaculaire, le plus visionnaire et le plus culotté : Justice/Injustice, qui réunit une création mondiale, trois œuvres contemporaines, des metteurs en scène au geste pur et des chefs faisant entendre une musique aux partis pris insensés et jubilatoires. Explications avec l'intéressé. Pascale Clavel

Pascale Clavel | Lundi 25 mars 2013

L’opéra se fait justice

Le festival Justice/Injustice ne devrait-il pas s’appeler Festival Robert Badinter ?Serge Dorny : Non. J’ai une estime énorme pour Robert Badinter, je le vénère, je suis un "Badinterâtre", à la fois au niveau de l’engagement, de l’éthique, de la personne même. Mais l’opéra Claude, dont il signe le livret, est une œuvre parmi plusieurs. Quand je vois le festival, je vois quatre œuvres : Le Prisonnier de Dallapiccola et Erwartung de Schoenberg, Fidelio de Beethoven et une création mondiale, une nouvelle commande, à partir d'un texte de Victor Hugo, écrite par Robert Badinter et composée par Thierry Escaich. Bien évidemment le librettiste Badinter est une personne immense. Il a une place importante, le personnage est fascinant, intellectuellement et humainement. Sa détermination et son engagement sont exceptionnels. J’ai eu le privilège de travailler avec lui depuis quelques années et au-delà de la commande, j’ai rencontré un être à part.Comment s'est monté Claude ?C'est lors d’un dîner qu'il m’a pa

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Claude et Robert en tête

MUSIQUES | Peut-on dire, sans tomber dans le clin d’œil historique trop appuyé, que cette deuxième partie de saison est marquée du sceau de Robert Badinter ? L’Opéra de (...)

Pascale Clavel | Dimanche 6 janvier 2013

Claude et Robert en tête

Peut-on dire, sans tomber dans le clin d’œil historique trop appuyé, que cette deuxième partie de saison est marquée du sceau de Robert Badinter ? L’Opéra de Lyon vient de réussir l’exploit le plus impressionnant de ces dernières années, en choisissant comme clef de voute du prochain Festival Justice/Injustice Claude, premier opéra du compositeur Thierry Escaich. L’ancien garde des Sceaux en a écrit le livret d’après le court roman de Victor Hugo. Lorsqu’on sait que Jérémie Rhorer est à la baguette et Olivier Py à la mise en scène, on jubile par avance. N’en oublions pas le reste de la programmation musicale lyonnaise, riche et diversifiée, savoureuse et délicatement construite autour de quelques pépites à déguster sans modération. Le Festival de musique baroque notamment, qui fête ses 30 ans et fait pour l’occasion venir Marc Minkowski, le baroqueux qui résiste le mieux au temps. Il nous livrera en avril une Messe en ut de Mozart des plus inspirées. Les Journées Grame quant à elles, s’étirent dans le temps pour que nos oreilles puissent enfin s’installer dans leur siècle. De janvier à mai, elles nous invitent

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Love story

SCENES | En 2010, il avait transposé Hamlet dans une morgue. Cette fois, le metteur en scène David Bobee s’attaque à Roméo & Juliette. Toujours la même volonté chez (...)

Dorotée Aznar | Lundi 10 septembre 2012

Love story

En 2010, il avait transposé Hamlet dans une morgue. Cette fois, le metteur en scène David Bobee s’attaque à Roméo & Juliette. Toujours la même volonté chez lui de transposer Shakespeare ici et maintenant. Pour ce faire, il ne considère pas le texte comme un objet sacré mais comme un matériau mouvant, qui prend sa forme par une écriture au plateau. Comme un miroir inversé d’Hamlet, Bobee a imaginé Roméo & Juliette dans une scénographie métallique, cuivrée, dorée, baignée de lumière. On peut faire confiance à sa capacité à travailler sur l’image et à faire se rencontrer sur un même plateau des acteurs, des danseurs et des acrobates. Roméo & JulietteAux SubsistancesDu jeudi 13 au samedi 22 septembre

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