Le monde fantasmé de Salgado

Sarah Fouassier | Mercredi 8 juillet 2020

250 images du photographe Sebastião Salgado s'invitent à La Sucrière pour un voyage intercontinental époustouflant où le fantasme prend le pas sur la réalité du monde. Genesis déploie un mythe, non pas celui du récit de la création du monde, mais celui d'une planète vierge, que la main de l'humain n'a pas encore altéré. Pour ce faire, le photographe est allé à la rencontre de populations aux cultures ancestrales, en Sibérie, en Amazonie, en Papouasie.

Genesis de Sebastião Salgado, jusqu'au dimanche 26 juillet à La Sucrière (Lyon)

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Ceysson ouvre aussi à Lyon

Galerie | La galerie d’art contemporain stéphanoise Ceysson & Bénétière, créée en 2006, poursuit son expansion. Alors que les travaux de son nouvel espace (...)

Nicolas Bros | Mercredi 9 juin 2021

Ceysson ouvre aussi à Lyon

La galerie d’art contemporain stéphanoise Ceysson & Bénétière, créée en 2006, poursuit son expansion. Alors que les travaux de son nouvel espace d’exposition (1 000 m² de surface dont 700 m² dédiés aux expositions) avancent en face de La Comédie de Saint-Etienne, François Ceysson et Loïc Bénétière ouvrent un nouvel espace le 18 juin du côté de Lyon. 300 m² situés 21, rue Longue, sur la Presqu’île, pensés par l'agence d'architecture William Wilmotte. Après Paris, Luxembourg, Genève et New York, les Stéphanois ouvrent donc leur sixième galerie. Pour débuter le cycle d’expositions, c’est un habitué de la maison, Claude Viallat, qui propose Bâches militaires. Ceysson & Bénétière, 21 rue Longue à Lyon

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Thierry Pilat, nouveau directeur de la Halle Tony Garnier

Mercato | L'actuel directeur du Fil, Thierry Pilat, va succéder à Thierry Téodori à la tête de la Halle Tony Garnier de Lyon. Lyonnais d'origine, il fait son retour sur sa terre natale en prenant en main l'avenir de cette grande salle du Rhône, dans un contexte difficile nourrissant plusieurs questions.

Sébastien Broquet | Jeudi 21 janvier 2021

Thierry Pilat, nouveau directeur de la Halle Tony Garnier

Elle aura pris son temps, la nouvelle municipalité lyonnaise, pour acter le choix de son candidat. Ou du moins multiplié les étapes. Il faut dire que l'enjeu est de taille : cette Halle Tony Garnier est régulièrement revendiquée comme étant le naviral amiral de la flotte des salles de l'agglomération lyonnaise. Et, bonus, elle rapporte de l'argent à la Ville. Entre 200 000€ et 400 000€ par an, selon les années. Bon, bien sûr, beaucoup moins en 2020 : et cette crise sanitaire qui a plombé les finances et vidé la salle de ses concerts et salons divers, a en plus sérieusement questionné le modèle, déjà interrogé préalablement par l'évolution du secteur du divertissement (la précédente équipe municipale se posait presque les mêmes questions il y a deux ans) : quid de la concurrence de l'Arena ? Quand reprendront les grosses tournées, avec quels artistes ? Auront-elles encore lieu si le pouvoir d'achat baisse suite à la crise économique, si la lutte contre le réchauffement climatique impose moins de mouvements de stars accompagnées de plusieurs semi-re

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#ColoreTonConfinement

CONNAITRE | Vous en avez marre d’avaler des kilomètres de séries à la télé ? Vos jeunes enfants tournent en rond dans votre appartement et vos ados n’entendent même pas (...)

Niko Rodamel | Vendredi 27 mars 2020

#ColoreTonConfinement

Vous en avez marre d’avaler des kilomètres de séries à la télé ? Vos jeunes enfants tournent en rond dans votre appartement et vos ados n’entendent même pas prendre le soleil à la fenêtre ? Dur-dur le confinement… Tiens, une idée : et si on coloriait ? Quel que soit l’âge, colorier apaise, permet de se recentrer et donc de mieux supporter les tensions familiales que peut engendrer cette situation inédite d’hyper-proximité familiale. Après avoir publié « 90 idées pour tromper l’ennui », nos amis d’Inside Lyon (le webzine pour Lyonnais curieux) s’illustrent par une nouvelle proposition pour le moins originale. Le lien https://www.inside-lyon.com/colore-ton-confinement-coloriage-gratuit/ permet de télécharger gratuitement, dans un volumineux fichier PDF, un recueil de 100 coloriages : 100 dessins originaux à imprimer librement chez vous, tout droit sortis de la plume de 43 créateurs de la région. Dans un véritable élan de tendresse et de solidarité, dessinateurs, illustrateurs, graphistes, street artists et autres créateurs ont répondu à l’appel d’Inside Lyon, se mobilisant

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Percussif

Sono mondiale | Avis de tsunami musical : quand les Percussions Claviers de Lyon rencontrent les triples championnes du monde de Batudaca du groupe Zalindê, ça nous (...)

Niko Rodamel | Mercredi 8 janvier 2020

Percussif

Avis de tsunami musical : quand les Percussions Claviers de Lyon rencontrent les triples championnes du monde de Batudaca du groupe Zalindê, ça nous promet une chaude soirée ! Constitué exclusivement de femmes, l'orchestre afro-brésilien envoie la sauce auriverde à grand renfort de tambours, caisses claires et autres cloches agogôs, mêlés à la danse et au chant : chauds les tympans et attention les yeux. Première Batucada féminine d'Europe, Zalindê est née d’une belle amitié franco-brésilienne entre les artistes Chloé Deyme et Roberta Paim, en 2002 à Paris. Le collectif féminin-pluriel est aujourd'hui composé de musiciennes d'origines très diverses : Brésil, Bénin, France, Antilles, Maroc, Colombie, Japon et Vietnam. À l'image du métissage musical brésilien dont il s'imprègne, le groupe assimile et cuisine à son goût le groove bahianais, la syncope du Pernambuco et le sambodrome carioca, n'hésitant pas à mixer samba, reggae, merengue, ijexà, maracatu, hip-hop, raï, sabar et rythmes africains. Pour le projet Caleidoscópio, les percussions traditionnelles dialoguent avec les vibraphones et les marimbas de cinq musiciens des Percussions Claviers de Lyon : un mariage de déraison q

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Le Cirque du Soleil à Lyon en mars 2020

Cirque | Aux pieds du Parc OL de Décines, le Cirque du Soleil va planter son chapiteau du 19 mars au 13 avril 2020. Le plus célèbre nouveau cirque au (...)

Nadja Pobel | Mercredi 11 décembre 2019

Le Cirque du Soleil à Lyon en mars 2020

Aux pieds du Parc OL de Décines, le Cirque du Soleil va planter son chapiteau du 19 mars au 13 avril 2020. Le plus célèbre nouveau cirque au monde présente Kooza, un show avec des circassiens et acrobates hors pairs comme dans toutes les productions de la compagnie montréalaise. Mais certainement aussi avec déferlement de couleurs et éclats de lumière dans tous les sens. On ira vérifier s'il reste un brin d'âme. Tarifs : de 36€ à 239€

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Cercle invite Adam Beyer à Lyon

Techno | Cercle, vous connaissez ? Les amateurs de musique électronique en sont friands pour la plupart. L'idée, c'est un peu Boiler Room revisité en mieux. (...)

Nicolas Bros | Mercredi 28 août 2019

Cercle invite Adam Beyer à Lyon

Cercle, vous connaissez ? Les amateurs de musique électronique en sont friands pour la plupart. L'idée, c'est un peu Boiler Room revisité en mieux. On installe la crème des Djs internationaux dans des lieux insolites, d'exception ou patrimoniaux importants. Cela donne par exemple Solomun au Théâtre antique d'Orange, Adriatique au Signal 2018 de l'Alpe d'Huez, Nina Kraviz sur la Tour Eiffel, Rodriguez Jr. sur la falaise d'Étretat, Maceo Plex sur l'Hudson River ou encore Carl Cox au Château de Chambord. Ces événements se déroulent les lundis, soient à huis clos, soient ouverts au public au moyen de billets qui partent comme des petits pains. Bonne nouvelle pour les régionaux, le Cercle revient pour la seconde fois à Lyon en invitant Adam Be

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Ici et maintenant

ARTS | Panorama expos

Niko Rodamel | Mardi 3 septembre 2019

Ici et maintenant

En résonance avec la quinzième Biennale d'art contemporain de Lyon, Mathias Isouard installe ses étonnantes machines interactives sur le site de l'Assaut de la Menuiserie. Au cœur d'une expérimentation empirique et sensorielle de dispositifs-instruments, l'artiste interroge les interactions entre matérialité et immatérialité qui se jouent dans les technologies digitales, mettant en œuvre les principes de visualisation et de sonification d'un lieu ou d'un matériau, à la frontière des dimensions physiques et acoustiques du réel. Matières génératives de Mathias Isouard, du 14 septembre au 12 octobre à l'Assaut de la Menuiserie, Saint-Étienne

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Yvan Perreton dans l'Oeil du Petit Bulletin #23

Musée | Chapeau bas avec Yvan Perreton, directeur de l'Atelier-Musée du Chapeau, qui nous accueille dans la salle d'expo temporaire pour parler de (...)

Nicolas Bros | Vendredi 7 juin 2019

Yvan Perreton dans l'Oeil du Petit Bulletin #23

Chapeau bas avec Yvan Perreton, directeur de l'Atelier-Musée du Chapeau, qui nous accueille dans la salle d'expo temporaire pour parler de "Chapeaux d'excellence", la nouvelle exposition consacrée aux modistes Meilleurs Ouvriers de France.

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L'excellence chapeautée

Musée | L'Atelier-Musée du chapeau de Chazelles-sur-Lyon propose une exposition inédite présentant des couvre-chefs d'excellence puisque réalisés par huit modistes tous lauréats du concours des Meilleurs Ouvriers de France.

Nicolas Bros | Mardi 4 juin 2019

L'excellence chapeautée

C'est un cercle fermé de 53 artistes-orfèvres du feutre, du tissu, de la paille, du cuir... 53 modistes à avoir obtenu le précieux titre de Meilleur Ouvrier de France depuis la création de la catégorie en 1928. C'est dire l'excellence de leur savoir-faire. L'Atelier-musée du chapeau l'a bien compris et vient d'inaugurer sa première exposition consacrée à des œuvres proposées au célèbre concours par huit modistes : Chapeaux d'excellence. « Monter une exposition proposant des travaux de lauréats primés lors d'un tel concours, cela correspond aux valeurs de notre musée, explique Yvan Perreton conservateur. Nous avons souhaité volontairement une approche contemporaine avec la présentation de 34 chapeaux depuis 1976 à 2018. » En reprenant l'ambiance d'un atelier de modiste, la muséographie pensée par l'habituelle Marion Lyonnet, amène le visiteur à déambuler autour de tables plutôt simples d'aspect, avec des tréteaux et des plateaux aux couleurs naturelles, sur lesquels sont disposées les créations proposées au concours de MOF. Ainsi, on découvre le travail acharné des huit artistes (sept femmes et un homme). Un florilège de techniques

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Joe Bel fait de beaux rêves

Pop | Il aura fallu peut-être plus de temps que prévu pour que celle dont nous tirions le portrait il y a déjà cinq ans dans notre édition lyonnaise ne (...)

Stéphane Duchêne | Mardi 2 avril 2019

Joe Bel fait de beaux rêves

Il aura fallu peut-être plus de temps que prévu pour que celle dont nous tirions le portrait il y a déjà cinq ans dans notre édition lyonnaise ne publie enfin son premier album. Entre-temps bien sûr, la jeune femme a produit des EP, pas mal tourné et même joué dans un film, Tout pour être heureux, dont elle signa une partie de la BO. Cet album, Joe Bel en a rêvé, elle l'a appelé Dreams, et on présume qu'il est à la hauteur de ses songes. D'abord parce qu'il est magnifiquement réalisé par Marcus Paquin (The National, Arcade Fire, Timber Timbre). Ensuite parce qu'en neuf titres d'une grande précision, on y retrouve la chanteuse telle qu'en elle-même : tantôt vibrante de simplicité aux commandes de ballades au piano (Before), à la guitare (I Believe) ou subtilement mais richement arrangés (Dreams, That Belongs to me, le sublime In the Morning) ; tantôt irrésistible de groove, comme sur le hit No, No qui déploie de belles ailes soul ou sur le reggae-isant Too late ; tantôt les deux comme sur Ivory, première tentative, réussie, de chant en français où ce voile qui

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Soirée coquine avec Erotic Market

R&B suave | Erotic Market est de retour avec "Queendoms", album voguant vers le r&b, diablement sexy et drivé par Rosemary Martins, chanteuse désormais solitaire.

Sébastien Broquet | Mercredi 31 octobre 2018

Soirée coquine avec Erotic Market

Seule. Solo aux commandes, Rosemary Martins (de son vrai nom Marine Pellegrini) a laissé son binôme Lucas Garnier s'échapper vers d'autres cieux pour piloter à sa guise le vaisseau Erotic Market qui, forcément, prend la tangente. Oh ! il y a toujours ces beats électroniques qui structurent l'édifice, mais ils ont pris un sacré coup de groove. Ce qui disparaît nettement, balayé, c'est l'influence rock : bonjour le r&b sauvage et sexy, ambiance Missy Elliott voire Kaytranada, porté par un timbre se rapprochant souvent de Santigold. Les textes de ce nouvel opus baptisé Queendoms sont à l'avenant, questionnant la femme et sa place aujourd'hui ou encore une société pervertie par l'ego, soutenus par un flow capable de muter, alternant scansions rappées ou parties chantées, plus mélodiques et plus coquines, aussi. Erotic Market nouvelle mouture ? Plus sexy, finalement, moins frontalement cul. Mais pas si solo, en fait. Plus collectif, même : Rosemary Martins s'est entourée de deux beatmakers pour l'épauler, pour partager, utilisant les recettes du hip-hop, fuyant l'aspect "groupe" du rock'n'roll. Une DJ et pro

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Des Nuits magiques

Nuits de Fourvière (Rhône) | Pour la première fois, la magie (nouvelle) fait son entrée aux Nuits de Fourvière qui accueillent Yann Frisch. Au menu de ce festival, la création mondiale de l'excellent cirque Aïtal et des maîtres de la mise en scène au service d'étudiants de grandes écoles.

Nadja Pobel | Mardi 3 juillet 2018

Des Nuits magiques

Le cirque avait eu l'honneur d'ouvrir les Nuits de Fourvière 2016 qui pour la première fois de leur histoire abandonnaient le théâtre au profit des Canadiens des 7 Doigts de la main en lever de rideau. Un signe fort en direction de cet art qui depuis une trentaine d'années ne cesse de se réinventer. Et comme l'équipe des Nuits a, dans son ADN, la fidélité aux troupes accueillies, elle patientait pour faire revenir le Cirque Aïtal. En 2013, avec le duo Pour le meilleur et pour le pire, les deux circassiens de la compagnie avait ébloui le festival de leur technicité alliée à leur talent de récitateurs. Avec des lancés ariens, des portés, ils racontaient l'histoire d'un couple traversé par toutes les émotions. Littéralement bouleversant. Entre temps, Kati Pikkarainen et Victor Cathala ont eu deux enfants et créent aux Nuits, sous un chapiteau dans le parc de Lacroix-Laval, une fable pour neuf interprètes, quatre musiciens et cinq chevaux. Saison de cirque est pour eux une façon de mélanger tous les cirques avec des artistes qui ont 25 ans d'expérience pour certains, de remettre l'animal au cœur de la piste pour

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Comment éviter le derby ?

GUIDE URBAIN | Vous n'êtes pas très branché "foot" ? Vous ne connaissez même pas la signification du terme "derby" ? Ou bien, vous êtes persuadé que Les Verts vont déchanter sur la pelouse lyonnaise ? Alors, nous vous avons concocté une petite sélection d'activités afin de passer - volontairement - à côté du match qui opposera l'A.S. Saint-Étienne à l'Olympique Lyonnais ce dimanche à 17h.

Nicolas Bros | Vendredi 23 février 2018

Comment éviter le derby ?

À Saint-Étienne, l'offre culturelle est florissante pour une ville de ce gabarit. La preuve avec les possibilités offertes un dimanche de février où il régnera, selon Météo France, une température glaciale. Mais au lieu de rester devant votre poste de télévision ou de rejoindre vos amis dans un bar voir le match et boire des bières (avec modération certes, mais réservez plutôt cette dernière activité pour la prochaine édition de Faut Que Ca Brasse les 26 et 27 mai prochains), nous vous proposons de laisser de côté le ballon rond. Voici quelques idées qui pourraient enjoliver votre fin d'après-midi de dimanche : - Un concert : De la chanson française pour terminer le week-end en douceur, dans l'ambiance feutrée du Pax, salle sympathique de la rue Elisée Reclus à la jauge "très humaine" : moins de cent places assises. Zim manie les mots, la guitare et le "beatbox". Passé lors du dernier Paroles & Musiques, il remet le couvert à Sainté avec son compère Rémi Videira à la contrebasse.

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LUTĒCE : « Rester sincères dans notre démarche »

Rap | Le duo lyonnais LUTĒCE fait partie des groupes les plus prometteurs du rap français. Flow nonchalant, thèmes introspectifs, Ian et Marty font partie des nouvelles signatures régionales à suivre de près, comme le prouve leur très réussi EP Lapse, sorti il y a tout juste un an. Rencontre.

Nicolas Bros | Mardi 3 octobre 2017

LUTĒCE : « Rester sincères dans notre démarche »

D'où venez-vous ? Comment vous êtes-vous rencontrés ? Marty : Nous sommes de Lyon, même si pour ma part je suis né à Saint-Étienne. Nous avons commencé l'aventure de LUTĒCE il y a maintenant 3 ans. Pourquoi avoir choisi LUTĒCE comme nom de groupe ? Lutèce évoque forcément Paris et pour quelle raison avoir mis un macron sur le premier "e" ? Ian : Nous nous sommes rencontrés en faculté de l'histoire de l'art à Lyon. Même si nous ne travaillons pas aujourd'hui dans un secteur lié à cette formation, ces études représentent une étape très importante dans notre parcours. LUTĒCE évoque un peu cette époque avec un équilibre entre la Renaissance et l'ancien temps. C'est également lié à ce que nous voulons faire, à la vision équilibrée de notre musique. Le côté esthétique du mot nous a plu aussi. Marty : Concernant l'utilisation du macron, il y a plusieurs raisons à cela. Tout d'abord, c'est une manière d'obtenir une certaine singularité. Ensuite, c'est l'accent du cancre, celui que l'on met quand on ne sait pas lequel choisir. Cela correspond également bien au fait que parfois, on n'a du

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Mémoires géographiques

Galerie | En résonance avec la Biennale d’art contemporain de Lyon, Eléna Salah présente avec Les Répliques du lointain une nouvelle série d’images (...)

Niko Rodamel | Mardi 5 septembre 2017

Mémoires géographiques

En résonance avec la Biennale d’art contemporain de Lyon, Eléna Salah présente avec Les Répliques du lointain une nouvelle série d’images dans lesquelles photographie et sculpture s’entremêlent, interagissent et se confrontent au-delà de leur influence réciproque. L’artiste explore différentes formes de construction et d’inachèvement dans un paysage où la présence même du photographe donne aux images produites leur caractère factuel, les figeant dans le temps précis de l’acte photographique. L’artiste s’interroge également autour de la porosité qui répète et déplace une histoire, un lieu et son contexte géographique. Entre mémoire et oubli, parfois, l’abandon. La photographe précise : « C’est au travers de voyages à l’étranger que je développe des intrigues mettant en tension la question de l’image comme sculpture, où l’on ne sait plus ce qui se construit de ce qui s’affaisse. » Les Répliques du Lointain, par Élénah Salah, du 9 septembre au 7 octobre, à l’Assaut de la Menuiserie, au 11 rue Bourgneuf

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À pas feutrés

Feutre | Dans un joli dialogue entre matière, lieu et couleurs, le Musée du chapeau de Chazelles-sur-Lyon propose une nouvelle exposition où le feutre est mis en valeur par 23 artistes. Voyages au bout du feutre propose une odyssée dans l'histoire de cette matière et dans les innombrables possibilités qu'elle donne pour créer des objets et des œuvres contemporains.

Nicolas Bros | Mardi 6 juin 2017

À pas feutrés

« Voilà une exposition qui est le reflet d'un métier d'art reconnu seulement en 2015 : celui de feutrier » explique d'emblée Yvan Perreton, directeur adjoint de l'Atelier-Musée du chapeau de Chazelles-sur-Lyon où se déploie dans deux salles, la centaine de créations composant la nouvelle expo Voyages au bout du feutre. « Ces propositions de 23 créatrices correspondent à la philosophie du musée qui est de montrer que le feutre a largement sa place dans une utilisation contemporaine et quotidienne. » Les pièces montrent l'étendue des possibilités offertes par le feutre de laine. En flanant dans les 250 m² de l'exposition - avec une scénographie minimaliste du plus bel effet conçue par Marion Lyonnais à qui l'on doit également celle du musée -, on ouvre un œil nouveau sur cette matière ancestrale et sur le savoir-faire unique du feutrage. Puis, on se laisse prendre d'émerveillement en observant la finesse du travail et la patience dont ont fait preuve les stylistes, designers ou artistes européennes et canadiennes. Des couleurs, du style et de l'histoire En France et dans le monde, il existe peu d'institutions tournées vers

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Pethrol : « Le fond influe la forme et pas l'inverse »

Electro pop | Depuis plus de trois ans, Pethrol creuse quelques puits entre l'électronique et l'acoustique, le rythmique et le mélodique. Avec Figures, leur premier album, le groupe dévoile un véritable gisement d'or noir. Héloïse, la chanteuse, est revenue sur l'évolution de son Pethrol.

Gabriel Cnudde | Mardi 2 mai 2017

Pethrol : « Le fond influe la forme et pas l'inverse »

Votre musique allie le côté brut de décoffrage, très industriel de l'électro et la douceur de ta voix, comme une plume posée sur une poutre d'acier. C'est ce contraste là que vous cherchez à créer ? Héloïse Derly : C'est difficile à expliquer. Ce contraste existe, évidemment. On en parle depuis le début du projet puisque Cédric et moi avons une culture différente, même si on se retrouve parfaitement dans Pethrol. Mais au delà de ce contraste, il y a surtout une recherche de texture musicale forte. Pour l'album, on a changé nos machines pour partir sur des sons complètement analogiques. On a cherché une texture, qu'on mêle à beaucoup de rythmes percussifs, métalliques, synthétiques. À mon sens, c'est surtout ça notre ambivalence, en plus de ma voix. Notre plus gros jeu, c'est avec les parties rythmiques sur lesquelles on travaille les polyphonies. Il y a des lectures différentes de notre musique. On veut que ça parle au plus grand nombre, que ce soit simple à écouter pour que tout le monde soit emporté avec nous. Mais on veut aussi que quelqu'un qui nous écoute plusieurs fois découvre les différentes strates. C'est là qu'apparaissent des c

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King Child, odyssée audacieuse

Pop-électro | Le duo King Child sortira en octobre son premier album, Meredith. Un disque qui transpire la sérénité et le travail abouti. Mélodies entraînantes, planantes ou propres à l'introspection, c'est à un voyage aux accents indie pop de qualité auquel vous convie Quentin Hoogaert et Jean Prat.

Nicolas Bros | Mercredi 5 avril 2017

King Child, odyssée audacieuse

« Je pense qu'aucun artiste ne peut prétendre avoir accès à la vérité ou une version authentique d'un événement. Mais évidement ils ont des moyens légèrement meilleurs à leur disposition puisqu'ils ont leur art pour amplifier tout ce sur quoi ils veulent écrire. Ils ont la musique » explique Thom Yorke, chanteur de Radiohead. Cette sentence s'applique à merveille au groupe franco-belge King Child. Emmené de main de maître par Jean Prat (entre autres créateur du studio Purple Sheep dans les Monts du Lyonnais) et Quentin Hoogaert (Bruxellois, membre du groupe Leopold Tears), la formation vient de finaliser un premier album qui se déguste les yeux fermés mais les oreilles bien ouvertes. Leurs productions sont déjà dignes des grands, avec une pop léchée et travaillée. Le projet laisse transparaître une mâturité qui étonne sur un groupe encore jeune. « Avec Quentin, nous nous sommes rencontrés en 2011, à l'époque où je jouais dans le groupe Red Rocks, explique Jean Prat. Il en est devenu le chanteur mais l'aventure n'a pas duré longtemps. Nous sommes restés en contact malgré tout, puis il y a un an et demi, je l'ai branché avec deux titres que j'avais composés e

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Rap français : Les 90s au sommet

MUSIQUES | Sortez les mixtapes des tiroirs et les baggys de la penderie : les protagonistes d'une certaine époque dorée du rap français sont de retour, pour une tournée passant par Lyon et la Halle Tony Garnier.

Anaïs Gningue | Jeudi 9 mars 2017

Rap français : Les 90s au sommet

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Une nouvelle direction à l'ESADSE

Nouvelle tête | Claire Peillod, directrice de l'École d'art et design (ESAD) de Reims de 2006 à 2016, a été désignée nouvelle directrice de l'École supérieure d'art et de design (...)

Nicolas Bros | Lundi 19 décembre 2016

Une nouvelle direction à l'ESADSE

Claire Peillod, directrice de l'École d'art et design (ESAD) de Reims de 2006 à 2016, a été désignée nouvelle directrice de l'École supérieure d'art et de design de Saint-Étienne. Elle duccède ainsi à Yann Fabès. Cette Lyonnaise de naissance suit une formation en lettres modernes et histoire de l'art dans sa ville natale avant de débuter sa carrière professionnelle dans la presse culturelle. Elle devient ensuite professeur et intervient notamment à l'École des Beaux-Arts de Saint-Étienne. Elle crée également un espace de diffusion d'art contemporain à Lyon, la BF15. De 2002 à 2004, elle assure la direction de la Fête des Lumières de la capitale des Gaules puis arrive à Reims. Elle se déclare « heureuse de poursuivre [son] expérience de direction d'un établissement supérieur artistique à Saint-Étienne. » Selon elle « les Écoles sont les institutions artistiques les plus préservées du marché, l'utopie y semble encore possible ! »

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Collectif X : un talent cru

SCENES | Sans grand moyen mais avec une ambition artistique immense, Cannibale est la preuve que le théâtre est une arme d'émotion massive avec cette fable moderne sur l'amour et la douleur.

Nadja Pobel | Mercredi 21 septembre 2016

Collectif X : un talent cru

Deux hommes cuisinent en se racontant des banalités. Ils sont manifestement chez eux, les odeurs de viande et de légumes dorés à la poêle commencent à envahir l'espace. Ça n'a l'air de rien, c'est pourtant légèrement inquiétant : le couteau, même manié avec attention pour émincer des oignons, est presque un danger. Un faux mouvement et c'est la blessure assurée. Cannibale est à l'instar de ce geste : constamment sur le fil du rasoir. Le récit se nourrit de ces détails ; pour le reste, rien à signaler : que le couple soit formé de deux garçons n'est jamais un sujet. L'homosexualité n'est pas discutée. Elle est là, montrée et vécue, en même temps totalement absente. Ce qui intéresse l'auteur Agnès D'halluin est cette histoire d'amour solide et magnifique ébranlée par la maladie incurable de l'un deux, poussant le rescapé à envisager de dévorer le corps de l'autre, mort. Last exit to... death Ce cannibalisme est aussi théâtral : l'envie de livrer une pièce très écrite et très incarnée, comme si Truffaut avait croisé François Ozon, comme si Rohmer se baladait chez Gui

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Pop'n'Up

MUSIQUES | SI Yeast traduit de l'anglais nous ramène à la levure, c'est finalement un très bon qualificatif pour le quatuor lyonnais éponyme. Avec une pop libérée sans (...)

Nicolas Bros | Mardi 6 septembre 2016

Pop'n'Up

SI Yeast traduit de l'anglais nous ramène à la levure, c'est finalement un très bon qualificatif pour le quatuor lyonnais éponyme. Avec une pop libérée sans "prise de tête", YEAST fait partie des jeunes formations à suivre. Avec deux EP au compteur (Smne U Cn't Hve et Water), le groupe avance tranquillement. Après un passage stéphanois en septembre 2016, le groupe sera à Feurs, au Château du Rozier le 17 novembre 2017. NB

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Pedro Soler & Gaspar Claus pour le prochain PB Live

MUSIQUES | Dialogue empreint de finesse entre un père et son garçon, noué autour du flamenco, la rencontre musicale entre le guitariste Pedro Soler et son fils le (...)

Sébastien Broquet | Mercredi 18 mai 2016

Pedro Soler & Gaspar Claus pour le prochain PB Live

Dialogue empreint de finesse entre un père et son garçon, noué autour du flamenco, la rencontre musicale entre le guitariste Pedro Soler et son fils le violoncelliste Gaspar Claus tisse avec subtilité et virtuosité des liens entre l’Andalousie et les musiques improvisées : un voyage onirique, pur moment de joie nomade que l'on pourra savourer en PB Live la saison prochaine. Ce sera le mercredi 9 novembre, dans un cadre soigné : le Temple Lanterne, dans le 1er arrondissement de Lyon. Les deux protégés du label Infiné (Bachar Mal-Khalifé, Rone, Clara Moto...) trouveront là un écrin à leur juste mesure pour dévoiler les merveilles de leur dernier album récemment paru, Al Viento, poursuivant ces échanges de cordes familiaux entamés dès 2011 avec Barlande, à l'initiative du fils, alors enregistré à New York.

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Laurent Garnier : "Lil Louis, c'est le patron"

MUSIQUES | Douze ans que Laurent Garnier se pointe à chaque édition du festival Nuits Sonores à Lyon, renouvelant sans cesse sa participation, d'un closing d'anthologie à un set pour les enfants, marquant de son empreinte l'histoire du festival. Cette année, le voilà curateur de trois scènes en une journée forcément à l'image de ce maître absolu de la techno en France : éclatée, pointue, festive, diverse. De Chassol à Jackmaster, la palette est aussi large que la curiosité de l'ancien résident de l'Hacienda. Suivez le guide.

Sébastien Broquet | Mercredi 4 mai 2016

Laurent Garnier :

#Afrique On sait d’où vient la musique électronique, et plus précisément la techno : ses racines, si l’on n'évoque pas l’Afrique... on oublie beaucoup de choses. On attendait un mouvement de ce continent depuis ces dix dernières années, avec des gens comme Buraka Som Sistema, comme Frédéric Galliano. Toute cette mouvance kuduro, ça a commencé à gratter les oreilles des gens ici. Depuis cinq ans, l'échange est beaucoup plus important : forcément, des choses reviennent à nos oreilles. C’est le bon moment. Et c’est tout à fait logique : ça fait longtemps que l’on se dit que c’est là-bas que ça va se passer, qu’il faut regarder. C’est à la fois un retour aux sources et une avancée. On a été tellement loin dans le côté extrêmement synthétique, très Blanc, qu'il faut revenir à un truc beaucoup plus Black. Je trouve ça très sain. #Chassol Je l’ai fait jouer en concert privé pour la soirée de mes 50 ans. On était 100, uniquement mes proches venus passer deux jours pour fêter ce moment forcément important pour moi. J’avais envie de leur offrir quelque chose : quel est le groupe qui va mettre tout le monde d’accord ? L’idée de Chas

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Vers l'authenticité

MUSIQUES | L'indie folk régionale a de beaux jours devant elle. Si les Stéphanois de Ladybug & The Wolf sortent bientôt leur premier album, leurs homologues lyonnais de The Clarks Project viennent présenter une nouvelle fois, un an après Paroles & Musiques, leur musique évoquant les grands espaces, à la recherche d'une certaine authenticité. Nicolas Bros

Nicolas Bros | Mercredi 4 mai 2016

Vers l'authenticité

Créé en 2013, le groupe lyonnais The Clarks Project est basé sur une amitié solide, celle de Vincent et Xavier, ayant débuté, à l'instar de nombreux autres groupes, à lustrer les bancs de la fac et à refaire le monde. Après s'être perdus de vue pendant quelques années, les deux acolytes ont décidé de finalement se lancer dans le grand bain de la musique. Et bien leur en a pris ! Tout d'abord en duo (deux guitares), puis en quatuor (une batterie et une basse sont venues apporter un peu plus de corps au son du groupe), la formation folk possède cette belle authenticité nichée au coeur de leurs compositions. Cette valeur avérée sert la qualité des titres proposés par le groupe, telle que leur dernier titre Mother Earth, tout juste sorti de studio. Du live, du live et encore du live En permanente suspension, leurs créations indie folk sont empreintes de mélodies délicates. Elles sont les prémices très encourageants d'un groupe encore jeune (créé en 2011) mais possédant déjà une belle expérience scénique et un EP au compteur (We Became Men sorti en 2013) construit et pensé avec cohérence. « Nous avons enchaîné de nombreux concerts en un an,

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Escales vagabondes

ARTS | La Havane, Yaoundé, Lyon ou encore Gibraltar et Barcelone, voici quelques unes des quinze destinations qui alimentent l’exposition Escales, du (...)

Marlène Thomas | Mardi 3 mai 2016

Escales vagabondes

La Havane, Yaoundé, Lyon ou encore Gibraltar et Barcelone, voici quelques unes des quinze destinations qui alimentent l’exposition Escales, du photographe et cher collègue Niko Rodamel. Présentée au Nouveau Théâtre de Beaulieu, du 29 avril au 2 juin, cette présentation retrace, en une trentaine de photographies, les différents instants et rencontres qui ont marqué l’artiste durant ses périples. « Je fais de la photo pour faire des rencontres. J’aime me sentir étranger chez les autres » confie-t-il. Principalement inspiré par la vie citadine, le photographe globe-trotter avait déjà réalisé deux expositions à la suite de ses voyages : Carnets d’Europe et Silhouettes. Cette fois-ci, les clichés repoussent les frontières de notre continent et se lient, en fonction de la ressemblance des situations capturées. « Je me nourris de mes séjours et de mes rencontres, ici ou ailleurs, pour me sentir pleinement vivant, avec la simple envie d’aller voir là-bas si j’y suis » explique Niko Rodamel. Photographier : un prétexte pour revivre sans cesse de nouvelles escapades, découvrir de nouveaux horizons, tout en se retrouvant lui-même.

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La banalité sous l’oeil de l’artiste

ARTS | Porter un oeil neuf et singulier sur notre quotidien, c’est le défi que s’est lancé la photographe stéphanoise Sharlie Evans. De juillet 2014 à juillet 2015, (...)

Marlène Thomas | Mardi 3 mai 2016

La banalité sous l’oeil de l’artiste

Porter un oeil neuf et singulier sur notre quotidien, c’est le défi que s’est lancé la photographe stéphanoise Sharlie Evans. De juillet 2014 à juillet 2015, l’artiste s’est donné pour objectif de prendre une photo par jour et ainsi réaliser ce qu’elle nommait initialement le Projet 365. Les nombreux clichés ont finalement été regroupés sur son site, sous l’appellation de Chronique d’un quotidien ordinaire. L’enjeu était de faire surgir de ce quotidien, à première vue insignifiant, des instants particuliers, beaux, poétiques, auxquels nous ne prêterions d’habitude que peu d’attention. Ainsi, le chausson de la danseuse côtoie une vitre brisée et la petite fille s’amusant près d’une fontaine, les flammes des bougies. Au fil du temps et des saisons, Sharlie Evans a capturé le monde qui l’entoure, ses mouvements et ses émotions. Une sélection d’une cinquantaine de ses photographies sera présentée, lors d’une exposition à la médiathèque de Villars, du 24 mai au 11 juin. Marlène Thomas

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Les lieux du jazz en Rhône-Alpes

MUSIQUES | Festivals, salles de concerts, associations programmatrice, ... le jazz est partout en Rhône-Alpes. Panorama d'un style transversal qui tisse sa toile en Rhône-Alpes comme ailleurs. Niko Rodamel

Niko Rodamel | Mardi 5 avril 2016

Les lieux du jazz en Rhône-Alpes

Les lieux de diffusion sont désormais nombreux en Rhône-alpes, des clubs ont vu le jour un peu partout, des municipalités ouvrent leurs saisons culturelles au jazz ou au blues, des bars ou des restaurants programment des groupes chaque semaine, des auberges rurales accueillent des musiciens le temps d’un week-end et des aficionados organisent même des concerts en appartements. Signe que les temps changent : le jazz entre aussi de plein pied dans les Salles de Musiques Actuelles. Mais les temps forts du jazz restent bien sûr les festivals et pas seulement pendant la période estivale. L'importance des festivals Parmi les plus importants rendez-vous annuels, le mastodonte Jazz à Vienne fait figure de locomotive devant tous les autres festivals régionaux. Avec deux cent mille festivaliers l’an passé, le géant se situe en bonne place dans le top-ten des manifestations culturelles françaises. Cette année, Jazz à Vienne proposera pas moins de deux cent concerts, du 28 juin au 15 juillet, avec chaque jour de la musique non-stop de midi à deux heures du matin. À noter que les trois quarts des spectacles proposés à Vienne sont gratuits puisque seuls ceux joués au thé

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Calcium : « St-Étienne a tout pour devenir la Détroit française »

MUSIQUES | Du haut de ses trente ans, Antoine buffard est une personnalité déjà influente dans les musiques électroniques en France. boss du magazine Trax le jour, il se mue en Calcium la nuit, passant derrière les platines. Également co-fondateur du label [Re]sources, il apporte au paysage électronique hexagonal une ouverture sur des styles moins en vue, tels que le grime ou la ghetto house. Rencontre avec un passionné. Propos recueillis par Nicolas Bros

Nicolas Bros | Mercredi 13 avril 2016

Calcium : « St-Étienne a tout pour devenir la Détroit française »

Comment êtes-vous tombé dans les musiques électroniques ? J'ai commencé à mixer il y a maintenant douze ou treize ans. Je me suis tout de suite dirigé vers un mélange entre de la ghetto house américaine, des sons plutôt anglais tels que dub, drum'n'bass ou dubstep à son époque deep, pas à celle de Skrillex, ainsi que du grime et du 2step. Mais au-delà de tout ça, j'ai toujours eu l'envie que Calcium reste un projet "club". Le dj est avant tout là pour faire danser les gens. Le but étant de faire un vrai mélange de tout ce que l'on aime. Il ne faut pas tomber dans la démagogie, ne pas donner aux gens ce qu'ils connaissent déjà, mais ne pas aller non plus dans un élitisme débile. Tout le jeu est d'arriver à naviguer entre tout cela. « Il ne faut pas tomber dans la démagogie, ne pas donner aux gens ce qu'ils connaissent déjà, mais ne pas aller non plus dans un élitisme débile. » Vous êtes multi-casquette, puisque vous êtes aussi dirigeant du magazine Trax, co-fondateur du label [Re]Sources et disquaire... Concernant Trax, le projet est passionnant. Je suis rentré en tant que stag

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L’écume des jours

ARTS | C’est le travail d’une année. Photographe stéphanois, Ivan Richier présente sa toute nouvelle série d’images, Le cours ordinaire des jours..., une photo pour (...)

Niko Rodamel | Mardi 2 février 2016

L’écume des jours

C’est le travail d’une année. Photographe stéphanois, Ivan Richier présente sa toute nouvelle série d’images, Le cours ordinaire des jours..., une photo pour chaque semaine de l’année 2013. Au fil des photographies, nous suivons donc le quotidien de l’artiste sur douze mois lors de ses déplacements professionnels entre Saint-Étienne et Lyon, ou lors de courts séjours à Sète et à Paris. Cinquante-deux instants choisis d’une année a priori ordinaire. Un très beau travail tout en noir et blanc. Les images de rue côtoient celles de bords de mer, le regard attentif et sensible d’Ivan Richier se posent sur des détails qui font mouche, entre ville et campagne, avec à chaque fois cette présence d’une silhouette humaine, d’un visage, d’une attitude, qui donnent vie à la scène. Ivan nous avait habitué aux belles images, compositions préméditées ou prises sur le vif. Pour autant, ce qui fait toute l’originalité de son travail tient cette fois-ci dans le fait qu’il place chacune de ses photographies en regard d’un événement de l’actualité, le plus souvent internationale. Chaque image est assortie d’une double légende, mettant en perspective le lieu et le moment de

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Black and white spirit

ARTS | Depuis le virage du "tout-numérique", il y a photographe et photographe. Car si les pixels ont permis de révéler de nouveaux talents, nombreux sont ceux (...)

Niko Rodamel | Mardi 5 janvier 2016

Black and white spirit

Depuis le virage du "tout-numérique", il y a photographe et photographe. Car si les pixels ont permis de révéler de nouveaux talents, nombreux sont ceux qui se sont improvisés photographes et ne font qu’alimenter d’innombrables images insipides les réseaux sociaux et les concours "à mateurs". Au milieu de ces hordes de nouveaux disciples, Dominique Marchiset pourrait passer pour un "intégriste" de la photographie ! "Puriste" serait plus approprié : le Forézien n’abandonnerait pour rien au monde son Leica et ses bobines de noir et blanc. Une histoire de fidélité graphique, un principe de continuité tranquille, loin de la course en avant entretenue par les modèles sans cesse renouvelés des grandes marques et par les revues vulgarisant avec plus ou moins de sincérité le huitième art. S’il passe une part de son temps à enseigner l’art du sténopé auprès des plus jeunes, Marchiset accompagne depuis leur création les deux festivals montbrisonnais qui ponctuent la programmation des Pénitents : les Poly’sons et Jazz à Montbrison. Le photographe tire le portrait des artistes avant qu’ils ne montent sur scène, produisant des images originales où la complicité entre photogr

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Le rêve de Kcidy

MUSIQUES | Si la synth-pop ou l’indietronica ne vous disent rien, rassurez-vous, ce n’est pas bien grave. L’essentiel est ailleurs et possède sûrement une résidence (...)

Nicolas Bros | Jeudi 3 septembre 2015

Le rêve de Kcidy

Si la synth-pop ou l’indietronica ne vous disent rien, rassurez-vous, ce n’est pas bien grave. L’essentiel est ailleurs et possède sûrement une résidence secondaire dans la musique de la Lyonnaise Kcidy. Si du côté de la capitale des Gaules, les deux styles musicaux susnommés sont devenus une spécialité au même titre que le tablier du sapeur, avec des groupes tels Erotic Market ou De la Montagne. Kcidy leur a emboîté le pas dans une veine plus pop. Pauline Le Caignec, de son vrai nom, est une étoile montante qu’il faudra suivre des yeux et surtout des oreilles si l’on ne veut pas rester dans une galaxie inférieure pendant que la belle naviguera déjà bien loin. Nicolas Bros Kcidy + Gagoug + Le Groupe Obscur + Clara Clara, vendredi 4 septembre, à Saint-Jean-la-Vêtre

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La Chartreuse de Charme

MUSIQUES | Le mélomane, assoiffé de spiritualité, gagnera son élévation ce mois-ci, en marchant sur les chemins du monastère chartreux de Sainte-Croix-en-Jarez. Autour du (...)

Alain Koenig | Mardi 1 septembre 2015

La Chartreuse de Charme

Le mélomane, assoiffé de spiritualité, gagnera son élévation ce mois-ci, en marchant sur les chemins du monastère chartreux de Sainte-Croix-en-Jarez. Autour du thème "L'esprit du chant", les Musicales de Sainte-Croix se déploient cette année sur trois dimanches, durant lesquels la fine fleur du chant rhônealpin viendra baguenauder autour des ermitages. L'Ensemble Tarentule, tout d'abord, vaut à lui seul l’ascension du Pilat, d'autant plus qu'il s'adonnera à son répertoire de prédilection: la musique a cappella de la Renaissance et ses trésors. L'Octuor de l'Orchestre National de Lyon et ses quatre solistes proposeront leur vision du très sombre Octuor à vent en ut mineur KV.388 de Mozart. L'oeuvre témoigne de l'engouement de l'époque pour une formation dont le répertoire comporte, certes, des œuvres originales, comme les sérénades de Mozart, mais qui, depuis la création de l'Harmonie Impériale par Joseph II, permettaient, bien avant l'invention du MP3 de rejouer des transcriptions d'airs que fredonnait le passant viennois, comme les opéras ou les symphonies. De talentueux chanteurs lyonnais, dont l'excellent Paul-Henry

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Prochain PB Live : Philip Glass par Bruce Brubaker

MUSIQUES | Pianiste virtuose considéré comme l'un des maîtres actuels de la musique répétitive, c'est Bruce Brubaker qui ouvrira en grand la saison des Petit Bulletin (...)

Stéphane Duchêne | Lundi 1 juin 2015

Prochain PB Live : Philip Glass par Bruce Brubaker

Pianiste virtuose considéré comme l'un des maîtres actuels de la musique répétitive, c'est Bruce Brubaker qui ouvrira en grand la saison des Petit Bulletin Live pour un concert exceptionnel au Sucre le 21 octobre. Au menu, l'une de ses spécialités : la (ré)interprétation de l'oeuvre pour piano solo de Philip Glass. Mieux : dans l'esprit du Philip Glass Ensemble primordial qui squattait lofts et galeries, Brubaker évoluera devant un public qui aura tout loisir de choisir sa position d'écoute (debout, assis, couché) dans un rooftop laissé à nu et prêt à accueillir l'hypnose minimaliste. Ouverture de la billetterie ce mercredi 3 juin.

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Biennale 2015 : un bilan positif

ARTS | Moins d'une semaine après la fin de la Biennale 2015, l'heure est déjà venue du premier bilan. Et, sans surprise, le résultat est plus que positif. (...)

Nicolas Bros | Vendredi 17 avril 2015

Biennale 2015 : un bilan positif

Moins d'une semaine après la fin de la Biennale 2015, l'heure est déjà venue du premier bilan. Et, sans surprise, le résultat est plus que positif. Avec une durée allongée de 18 à 33 jours, la Biennale 2015 a accueilli plus de 208 000 visiteurs (dont 155 000 pour les expos IN et 53 000 pour les OFF) dans les 95 lieux d'expos à travers le territoire stéphanois et les diverses résonances régionales allant jusqu'à Lyon et Le Puy-en-Velay. Ce chiffre est en forte augmentation par rapport aux 140 000 visiteurs de la Biennale 2013 (soit + 50% de fréquentation). Autre bon point, l'attrait des Ligériens pour l'événement puisque ces derniers représentent 55% des visiteurs, là où 20% proviennent de Rhône-Alpes et 23% du reste du territoire français. On dénombre également près de 3 700 visiteurs étrangers (dont des délégations professionnelles venues par exemple du MAD de New-York, du Detroit Creative Corridor Center ou encore du Politecnico di Milano) et 408 journalistes s'étant pressés aux portes du plus grand événement culturel stéphanois. Parallèlement à l'annonce de ces chiffres et du

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Bien chapeauté

CONNAITRE | Cinq siècles de savoir-faire se sont accumulés à Chazelles-sur-Lyon, ville située à une trentaine de minutes de Saint-Étienne. Le travail du feutre de poil a (...)

Nicolas Bros | Mardi 31 mars 2015

Bien chapeauté

Cinq siècles de savoir-faire se sont accumulés à Chazelles-sur-Lyon, ville située à une trentaine de minutes de Saint-Étienne. Le travail du feutre de poil a fait de cette commune un haut-lieu de la fabrication de chapeaux avec des maisons telles que Provost, Ferrier ou Fléchet. L'apogée est atteinte en 1930 où Chazelles abrite 2.500 ouvriers et 29 fabriques. Aujourd'hui, la frénésie industrielle est retombée mais le patrimoine chapelier est bien vivant comme en témoigne l'atelier-musée du chapeau. Installé dans l'ancienne usine Fléchet réhabilitée en 2013, la Chapellerie est un pôle culturel incontournable. Composé d'un espace d'expositions de collections techniques, mode et textiles, d'une pépinière avec cinq ateliers, d'un restaurant, ... c'est un poumon touristique et économique de Chazelles. Dans l'espace muséographique, on prend plaisir à découvrir des collections inédites de créations réalisées pour des marques aussi prestigieuses que les maisons Hermès, Lanvin ou encore Nina Ricci. Enfin, à partir du 25 avril, il sera possible de découvrir une exposition temporaire dédiée au travail de quarante-cinq années du modiste parisien Jacques Pinturier. Incontournable. NB

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Le Sel de la terre

ECRANS | Avec ce portrait de la vie et de l’œuvre du photographe brésilien Sebastião Salgado, Wim Wenders signe un documentaire-musée soigné, passionnant dans son propos mais plutôt rigide dans sa forme, pétrifiée par les conventions du bon goût culturel. Christophe Chabert

Christophe Chabert | Mardi 14 octobre 2014

Le Sel de la terre

Alors que sa carrière de cinéaste de fiction périclitait à vitesse grand V, Wim Wenders a toujours su maintenir la flamme de son œuvre grâce à ses documentaires : Buena Vista Social Club, Pina et aujourd’hui ce Sel de la terre consacré au photographe Sebastião Salgado prouvent que Wenders a encore une réelle envie de cinéma, ou plutôt une envie de réel au cinéma. N’hésitant pas à se mettre en scène face à celui dont il tire le portrait, racontant son choc esthétique lorsqu’il a vu pour la première fois un cliché de Salgado, il mène donc un entretien au long cours où le photographe, en gros plan, en noir et blanc et sur un fond invisible, raconte son parcours artistique, indiscernable de son expérience humaine. Car Salgado a parcouru le monde pour y photographier les famines, les guerres, la misère sociale… Le film s’ouvre sur les images saisissantes de milliers de mineurs brésiliens descendant dans un immense puits à ciel ouvert pour en ramener de l’or. Cet environnement dénaturé par la nécessité de survivre économiquement devient sous le regard de Salgado une fourmilière humaine dont la multitude de détails nécessite en effet que l’on s’arrête

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Le phénomène Breton à Saint-Étienne en avril

MUSIQUES | Ils ont un nom qui les rapporte aux habitants du Finistère ou des Côtes d'Armor. Mais Breton est originaire d'un peu plus loin encore, de la grosse île située (...)

Nicolas Bros | Jeudi 27 février 2014

Le phénomène Breton à Saint-Étienne en avril

Ils ont un nom qui les rapporte aux habitants du Finistère ou des Côtes d'Armor. Mais Breton est originaire d'un peu plus loin encore, de la grosse île située au-dessus de la Bretagne française : l'Angleterre. Véritable phénomène musical depuis 2012, le groupe est déjà l'auteur de deux albums pop rock parmi les plus passionants et remarqués de 2012 et 2013. Les Stéphanoises et Stéphanois auront la chance de découvrir cette formation puisque Breton fera escale au FIL à Saint-Etienne pour les Nuits Zébrées de Radio Nova le 18 avril prochain. Une très belle occasion de découvrir sur scène ce groupe ayant délivré War Room Stories, son deuxième opus, dont on ne décroche pas facilement. Notamment par le fait de la présence de titres phares que sont Envy, S2 ou 15 Minutes. A l'image de Fauve, Breton est plus un collectif multimédia qu'un simple groupe de musique. Regroupés autour du chanteur Roman Rappak et du batteur Adam Ainger, les cinq Grands-Bretons assurent également la réalisation de leurs clips, le design de leurs packagings de disques ou encore leur merchandising. Après leur prestation inoubliable lors de Nuits Sonores

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Viens, vis, défile et danse

SCENES | Le bonheur, dit Frédéric Lenoir, c’est de découvrir qui nous sommes pour nous réaliser, c’est de faire ce qu’on aime et de persévérer pour y arriver. A voir le visage radieux de Souhail Marchiche, la lumière qui illumine ses yeux quand il expose avec enthousiasme le projet d’envergure qu’il porte avec toute une équipe pour faire de la participation au Xe défilé de la biennale de la danse à Lyon, on se dit qu’il illustre parfaitement la philosophie de F. Lenoir. Monique Bonnefond

Marc Chassaubene | Lundi 6 janvier 2014

Viens, vis, défile et danse

La biennale de la danse à Lyon où sont invités des artistes de tous les continents, est un événement majeur qui, par une programmation très riche et très diversifiée permet de faire aimer la danse à des publics très différents. Mais, s’il est un moment unique qui fait l’unanimité, c’est bien le défilé. Certes, ce n’est pas Rio. Mais, tout de même... Le défilé, ce sont plus de 4500 participants amateurs, de tous âges, de toutes conditions. Ils ont préparé leur parade pendant plusieurs mois accompagnés par plus de deux cents artistes, chorégraphes, musiciens, costumiers. Le défilé rassemble plus de dix mille personnes qui, de l’opéra à la place Bellecour, bordent chaque côté du parcours, abolissant ainsi la distance entre le danseur et le spectateur. Et, point d’orgue du défilé, en clôture, un moment magique de communion où une foule immense se rassemble place Bellecour pour partager le plaisir et l’énergie des milliers de participants et danser avec eux la tarentelle. Happy Birthday Mr. Défilé C’est à cette fête tourbillonnante de gaieté, de fantaisie et de couleurs, à ce moment magique de communion fondé sur l’échange et la mixité, que nous convie S

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Une sixième saison de tissage musical

MUSIQUES | Le 27 septembre, le FIL lancera sa sixième saison d'activités musicales. Pour l'occasion, la salle recevra entre autres le célèbre Dj roi de la basse, Uzul, et vernira l’exposition "Fabrique à musique(s)" se déroulant dans les Archives municipales de Saint-Etienne.

Nicolas Bros | Jeudi 22 août 2013

Une sixième saison de tissage musical

Déjà six années que le FIL a pris place sur la carte des salles de spectacles stéphanoises. Pour le lancement de cette nouvelle saison 2013/2014, la Limace (groupement d'associations gérant le lieu) a prévu un double événement. Tout d'abord la présence de trois djs et artistes parmi lesquels se trouve l'un des créateurs du célèbre groupe d'electro-dub lyonnais Kaly Live Dub, Uzul. Adepte de grosses basses bien grasses, Stéphane Bernard, de son vrai nom, a décidé il y a quelques années de se lancer avec son propre projet d'une drum'n'bass plus lente et dark, s'apparentant sans le savoir au dubstep. Et le succès ne s'est pas fait attendre. Avec des maxis et des titres tels que Revolt, Rumble Inna Station ou Ruffneg, le "machiniste" de Kaly Live Dub a réussi à percer en solo. Désormais il chauffe à blanc et retourne les dancefloors à travers la monde avec un son digne des plus grandes productions anglaises. Et s'il fallait encore démontré sa légitimité sur la scène dubstep internationale (où les Français sont peu présents), il suffit de regarder de plus près les noms de Djs qui ont remixé certains de ses titres. Sur la liste apparaît notamment un certain

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Les Tropiques clairs-obscurs de Maissiat

MUSIQUES | Attention, concert garanti cent pour cent chargé en émotions. Maissiat, auteur-compositeur-interprète originaire de Lyon, a convaincu en ce début d'année avec (...)

Nicolas Bros | Jeudi 22 août 2013

Les Tropiques clairs-obscurs de Maissiat

Attention, concert garanti cent pour cent chargé en émotions. Maissiat, auteur-compositeur-interprète originaire de Lyon, a convaincu en ce début d'année avec son premier album solo Tropiques, contenant dix plages de haute volée. Mettant en mots fins et délicats nos petites vies fragiles et leurs tourments, Maissiat se charge de nous transporter avec elle dans de voyages oniriques, en délivrant ses œuvres issues de multiples inspirations. Accompagnée de son piano, elle n'hésite pas à aborder des thèmes tels que la séparation (dans le titre Trésor), les regrets (Jour de Chance) et même des questions aussi dures que la mort (Le Départ). On pense ainsi facilement à des artistes tels que Bashung faisant partie de ses références éclairées et assumées. Côté musical, Amandine Maissiat a bien évolué depuis ses débuts. En effet, elle se place désormais à des années lumières du côté rock qu'elle avait laissé s'exprimer avec les autres filles de son ancien groupe Subway. Aujourd'hui, elle s'exprime seule et sublime ses textes au moyen d'arrangements pouvant parfois rappeler le travail de compositeurs de musique classique. Elle aime d'ailleurs rappeler l'

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Ballet pionnier

SCENES | Danse / On sait le talent du Ballet de l'Opéra de Lyon à interpréter les grands chorégraphes contemporains néoclassiques (de Mats Ek à Jiri Kylian, en passant par (...)

Jean-Emmanuel Denave | Mardi 18 janvier 2011

Ballet pionnier

Danse / On sait le talent du Ballet de l'Opéra de Lyon à interpréter les grands chorégraphes contemporains néoclassiques (de Mats Ek à Jiri Kylian, en passant par William Forsythe). Mais le ballet s'aventure aussi sur des terres plus expérimentales encore, comme celles de Jérôme Bel d'Alain Buffard ou de Boris Charmatz. À Saint-Étienne, le ballet plonge pour la première fois dans l'univers singulier de Catherine Diverrès. Un univers sombre, marqué par l'idée de vide et l'enseignement du maître butô Kazuo Ohno. Diverrès transmet au ballet une pièce pour trois danseurs datant de 2001, "San", hommage au peintre et metteur en scène allemand Oskar Schlemmer. Composée de courte séquences très «dessinées», presque géométriques, San évoque l'esthétique du Bauhaus, mais aussi l'industrialisation à outrance et la montée du nazisme (à travers notamment sa bande son faite de bruits de machines ou de bottes). Le programme du ballet sera complété par la reprise de "Gaspard de la nuit" du Finlandais Tero Saarinen sur une musique de Ravel d'après des poèmes d'Aloysius Bertrand. Là encore, l'atmosphère est étrange, flirtant avec la violence, le cauchemardesque. Puis par la reprise de "Tabula Ras

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