Weiss toujours dans le game

Pâques Man x Chocolats Weiss x Réconfort | Avec le confinement, on aurait tendance à oublier Pâques… Mais rester chez soi n’empêche pas les gourmands de s’amuser et se redonner le moral avec du bon chocolat. Weiss actionne pour vous la machine à remonter le temps et vous fait réviser vos "classic games" avec sa toute nouvelle gamme. Il est grand temps d’affronter Pâques Man depuis chez soi avec la boutique en ligne Weiss où les frais de ports sont gratuits avec le code « RECONFORT ».

La rédaction | Dimanche 29 mars 2020

Photo : © Marion Dubanchet


Comme presque toutes les enseignes de France, Weiss a fermé l'ensemble de ses boutiques au public dans un souci de protection de ses consommateurs et de ses équipes. Mais si le jeu est en pause pour le moment dans la vente en magasin, rien n'empêche de poursuivre la partie en ligne ! Chez Weiss, nous sommes bien décidés à passer Pâques en mode cocooning certes, mais bien armés pour passer au niveau supérieur du réconfort. C'est l'arrivée de la gamme rétrogaming qui vient titiller nos papilles et jouer sur les goûts pour les petits et grands. La chasse aux œufs est ouverte dans l'appart' ou la maison. Le confinement n'aura jamais été aussi amusant… #Restezchezvous !

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Pas de bug avec Pâques Man

Lui, c'est le boss du niveau ultime ! Faites attention de bien le croquer avant qu'il ne vous dévore. L'œuf Pâques Man, d'un poids de 500g de douceurs chocolatées, va égayer votre mois d'avril. Il se décline en version chocolat noir Tribago 64% et en version chocolat au lait Suprême 38%. Une fois passée la coquille à l'effet velours de cet œuf magique, des garnitures gourmandes vous attendent à l'intérieur : œufs et fritures de Pâques au chocolat noir 67% et chocolat au lait 41%.

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De la friture sur la ligne ?

Mais avant de pouvoir atteindre le boss, encore vous faudra-t-il passer les niveaux inférieurs. Serez-vous à la hauteur des deux ballotins Pâques Man qui se mettront sur votre passage ? Le premier s'avance et vous en fera voir de toutes les couleurs. Son nom ? Le ballotin Fritures Labyrinthe et il regorge de fritures chocolat noir 67%, chocolat au lait 41% et chocolat blanc 29%. De quoi se perdre dans un dédale de gourmandises…
Mais attention, car si vous avez aimé le gros Œuf Pâques Man, viendrez-vous à bout de ses petits frères. Avec le ballotin Œufs Labyrinthe, c'est un assortiment d'œufs pralinés, à la pâte d'amande à l'orange au fondant à la framboise ou à la vanille ou à la ganache qui se mettront sur votre chemin. Ils sont tous enrobés de chocolat noir, lait ou blanc.

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Gourmandes et gourmands, votre mission est simple : chassez-les tous, n'en oubliez aucun !

Boutique en ligne Weiss : www.chocolat-weiss.fr/la-maison
Frais de port offerts avec le code : « RECONFORT »
Retrouvez toute la gamme de Pâques sur www.chocolat-weiss.fr/chocolat-de-paques

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Musilac tombe à l’eau

Festival | La nouvelle est tombée vendredi 2 avril, à midi pile : l’édition 2021 du festival, censée se dérouler du 8 au 11 juillet, est complètement annulée. Un terrible coup d’arrêt pour un événement qui va connaître une seconde année blanche consécutive.

Martin de Kerimel | Mercredi 9 juin 2021

Musilac tombe à l’eau

Quel choc ! C’est officiel : il n’y aura donc pas de Musilac pour animer les soirées du début de l’été prochain. La longue incertitude qui planait sur l’événement a pris fin vendredi 2 avril, à l’heure du déjeuner. On savait évidemment que la jauge limitée à 5 000 personnes, assises et distanciées, compliquait sévèrement l’organisation du festival, de même que la probable impossibilité d’y proposer une offre de buvette et de restauration – la source habituelle d’une bonne partie des recettes utiles. Un sondage laissait entendre que le public restait solidaire avec l’équipe, mais réfractaire à une formule de ce type. C’est-à-dire prêt à accepter des contraintes, mais presque unanimement hostile à l’idée d’un festival assis. Une étude était cependant encore en cours pour valider (ou non) la tenue d’un événement sous une autre configuration. Désormais, c’est sûr : rien ne sera possible. « La situation intenable pour nous » Les organisateurs se sont expliqués par le biais d’un communiqué : « Comme il y a un an, trop de choses sont contre nous : la situation sanitaire, tout d’abord, qui reste l’essentiel et dont nous comprenons bien à quel point elle est dif

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Révolution !

Théâtre | Ni tout à fait du théâtre, ni tout à fait du cirque, ni tout à fait un concert, mais un peu tout ça à la fois. Avec No Rest for Lady Dragon, la compagnie (...)

Cerise Rochet | Mercredi 9 juin 2021

Révolution !

Ni tout à fait du théâtre, ni tout à fait du cirque, ni tout à fait un concert, mais un peu tout ça à la fois. Avec No Rest for Lady Dragon, la compagnie l’Indécente propose un travail dramaturgique autour du féminisme, donnant lieu à un spectacle polymorphe où se croisent, s’esquivent et se confrontent une circassienne en vélo acrobatique, une artiste aérienne, un comédien et un musicien. Sous – ou sur – un plafond de cordes, les 4 personnages invitent au renversement de l’ordre établi, en rendant sa légitimité à la colère, à la défense, à la violence face à l’oppression. En trois actes qui mettent en scène la mort du patriarcat, le spectacle se propose ainsi de dépasser la caricature et les clivages qui emprisonnent le féminisme dans un reflet perverti de lui-même. Inspirés par Despentes, Mona Chollet, Thelma et Louise, Irène ou encore Marcia Burnier, Camille Chatelain et ses camarades offrent leur lecture d’une émancipation qui, pour accoucher d’un ensemble dans lequel tout le monde pourrait trouver sa place, ne peut être timide. Musique pop-rock, acrobaties, chant… Une pièce qui plonge le spectateur dans un univers onirique mais non moins puissant.

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Work it harder, make it better

ARTS | Casser la figure est la toute première exposition personnelle de Florian Poulin, un artiste sincère et attachant qui nous a accueilli dans l’étonnant décor de son atelier stéphanois.

Niko Rodamel | Mercredi 9 juin 2021

Work it harder, make it better

Se frayant patiemment une place plus que méritée dans la jungle du marché de l’art, Florian Poulin est de ces plasticiens stéphanois besogneux, creusant leur sillon à mains nues avec une résilience qui force le respect. Lorsqu’il évoque son parcours ou présente son travail, on devine sans peine les valeurs morales qui animent cet homme plutôt réservé. Comme l’on dit dans la région, c’est un vaillant. Florian ne compte ni ses heures, ni sa sueur, ni les litres de café. Il y a chez cet homme bourré de talent une étonnante humilité et par-dessus tout une intégrité rare. Il faut le voir à l’œuvre, dans son atelier planqué au sous-sol d’un bâtiment industriel de l’ouest stéphanois, assemblant ses éléments un à un tels les pixels d’un tout en gestation, soudant, brossant, martelant, domptant le métal à travers la petite fenêtre du masque de protection, tournant tel un boxeur autour de son ouvrage sur lequel il s’appuie autant qu’il le travaille au corps. « L’acier est un matériau vraiment intéressant, son étonnante malléabilité me permet de construire mes pièces selon l’idée précise que j’ai en tête. C’est incroyable de sentir la matière à l’état liquide au bout de l’él

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La fête du vélo

ESCAPADES | Deuxième édition pour le Bike and Troc le 10 juillet, le rendez-vous vélo concocté par les équipes du Département de la Loire dans la station de Chalmazel. Au (...)

Nicolas Bros | Mercredi 9 juin 2021

La fête du vélo

Deuxième édition pour le Bike and Troc le 10 juillet, le rendez-vous vélo concocté par les équipes du Département de la Loire dans la station de Chalmazel. Au programme, plusieurs épreuves de deux roues allant du 18 km au 76 km en VTT, de l'Enduro ou encore un Bike and Climb. Pour clore la journée, un double concert est prévu avec le Clermontois The Doug mais aussi la venue du trio LEJ. Du côté des nouveautés, à noter que la grande bourse au vélo du Bike and Troc sera bien de la partie mais s'étendra au-delà de Chalmazel cette année avec trois dates en amont du samedi pour permettre aux vendeurs de maximiser leurs chances de vendred leur deux-roues : le 7 juillet place Jean-Jaurès à Saint-Étienne de 14h à 18h, le 8 juillet espaces Bords de Loire à Roanne de 14h à 18h et le 9 juillet à l'espace Guy Poirieux de Montbrison de 14h à 18h. Bike and Troc, samedi 10 juillet à Chalmazel Plus d'infos sur bikeandtrocfestival.fr

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Navigation en vue

Drink on the water (le retour) | Les croisières oenologiques dans les Gorges de la Loire vont larguer à nouveau les amarres cet été. Le 24 juillet prochain, le concept reprend vie avec (...)

Nicolas Bros | Mercredi 9 juin 2021

Navigation en vue

Les croisières oenologiques dans les Gorges de la Loire vont larguer à nouveau les amarres cet été. Le 24 juillet prochain, le concept reprend vie avec une balade d'1 heure 30 commentée, accompagnée d'une dégustation de vins fins sélectionnés et d'un menu composé de bouchées gourmandes. Un moment un peu à part au coeur de l'été et une proposition inédite permettant de découvrir la richesse d'un écosystème unique, celui des Gorges de la Loire, où s'entremêlent patrimoines naturel et humain. Drink On The Water, samedi 24 juillet de 19h à 23h / Départ de la base nautique de Saint-Victor-sur-Loire Réservations sur drinkonthewater.com

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Une passerelle qui porte bien son nom

Lieu | Fière d’avoir pu maintenir de la vie dans un lieu fermé au public durant 6 mois, l’équipe de La Passerelle à Saint-Just-Saint-Rambert a su se rendre indispensable -essentielle ! – aux yeux des artistes accueillis… Et des enfants qui ont malgré tout eu droit à quelques moments de rêverie.

Cerise Rochet | Lundi 7 juin 2021

Une passerelle qui porte bien son nom

De nombreuses réflexions. D’innombrables discussions. Des actions de fond. À la Passerelle de Saint-Just-Saint-Rambert, la période de fermeture n’aura pas été vaine. Pas essentielle, la culture ? Ici, toutes les initiatives menées ces 6 derniers mois auront suffi à prouver le contraire, et à convaincre l’équipe que son travail avait une immense valeur. Dans ce lieu flambant neuf, si la privation du public a bien sûr été vécue comme un crève-cœur, la vie ne s’est jamais éteinte. Des résidences à foison, un accueil des scolaires… Et puis, des interventions dans les classes, que Marion Simonet, responsable de la saison culturelle, décrit aujourd’hui comme de véritables bouffées d’air : « Je crois que les enfants, tout comme leurs instits, ont pris ces interventions comme de vrais cadeaux. Il fallait voir les yeux des gosses briller… Le travail que l’on a fait avec eux a pris la forme d’une vraie soupape, pour eux, pour les profs, pour nous, pour les artistes… ça avait du sens. Ça voulait dire que l’on est essentiel. » Quelques instants de joie indispensables En deux mois, 1000 petits écoliers, venus de toutes les écoles de la ville, ont ains

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Sous un arbre

Festival lectures | Une pause au cœur de l’été, tranquille à l’ombre. Un moment de songe en pleine nature. Rendez-vous des âmes littéraires, les Lectures sous l’Arbre fêteront (...)

Cerise Rochet | Mercredi 9 juin 2021

Sous un arbre

Une pause au cœur de l’été, tranquille à l’ombre. Un moment de songe en pleine nature. Rendez-vous des âmes littéraires, les Lectures sous l’Arbre fêteront cette année leurs 30 ans, sur le plateau du Vivarais-Lignon. Au programme de cette édition : une mise à l’honneur de l’Italie, des éditions La Fosse aux Ours et du travail du photographe Hans Sylvester, mais aussi différents ateliers. Attention, nombre de places limité, il est conseillé de s’inscrire en amont de l’événement. Festival Lectures sous l'Arbre, du 15 au 21 août, au Chambon-sur-Lignon et alentours Plus d'infos sur www.lectures-sous-larbre.com

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Du nouveau du côté d'Essalois

Visite | Découvrir de manière ludique et pédagogique les Gorges de la Loire et le barrage de Grangent. Voilà l'objectif poursuivi par le nouveau Centre d'interprétation (...)

Nicolas Bros | Mercredi 9 juin 2021

Du nouveau du côté d'Essalois

Découvrir de manière ludique et pédagogique les Gorges de la Loire et le barrage de Grangent. Voilà l'objectif poursuivi par le nouveau Centre d'interprétation qui a pris place au cœur du Château d'Essalois, situé à Chambles. Le Syndicat mixte d'aménagement des Gorges de la Loire (SMAGL), propriétaire du lieu, avait lancé en 2017 des travaux (avec un investissement total de 250 000 euros) qui auront duré 18 mois au total. Le résultat ? Tout d'abord, trois salles d'expos qui permettent d'en apprendre davantage sur le patrimoine, l'environnement et l'histoire du site d'Essalois, du barrage de Grangent mais aussi des Gorges de la Loire dans son ensemble. L'autre point majeur de ce site historique ligérien, ce sont ses points de vues. Depuis notamment le toit-terrasse de 160 m², permettant d'admirer aussi bien les méandres du fleuve ou encore la base nautique de Saint-Victor. Avec ces nouveaux aménagements s'intégrant de manière discrète dans ce site historique, le Château d'Essalois a pris un nouvel essor. À découvrir en famille depuis le début du mois de juin. - Grilles du château ouvertes tous les jours de 10h à 18h, - Centre d'interprétation ouvert merc

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Barré mais carré

Au tribunal | Avec Descendre de Jeanne, la compagnie lyonnaise Colegram plonge son nez dans l’Histoire de France, en nous invitant au Tribunal des Affaires (...)

Cerise Rochet | Mercredi 9 juin 2021

Barré mais carré

Avec Descendre de Jeanne, la compagnie lyonnaise Colegram plonge son nez dans l’Histoire de France, en nous invitant au Tribunal des Affaires Historiques Sensibles et Controversées afin d’assister au procès de Jeanne d’Arc… Sauf que cette fois-ci, ce n’est pas elle l’accusée : elle porte plainte ! Bergère, guerrière, sorcière… Tour à tour héroïne, boutant les Anglais hors de France avec courage, puis dangereuse hérétique brûlé vive sur le bûcher, la Pucelle en a ras la coupe au bol qu’on raconte tout et surtout n’importe quoi à son sujet. Alors, cette fois-ci, c’est elle, qui prend la parole. Conçu sous la forme d’un polar judiciaire, Descendre de Jeanne nous interroge sur la manière dont s’entrelacent bien souvent mythes et faits, quitte à ce que cela conduise à certaines bavures historiques. Dans ce tribunal fantasque, l’on se plait à retrouver le fil de la réalité, rigoureusement documentée. Tout public, le spectacle mêlera plaidoiries loufoques, reconstitutions historiques et combat médiéval. Convoqués à la barre, des lieux et des grands noms feront parler l’Histoire ! Barré, mais carré ! Descendre de Jeanne, dimanche 4 juillet a

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Il faut que tu respires

Festival théâtre | Œuvre hors norme qui tend vers la performance, Oxygène d’Yvan Viripaev traduit l’angoisse d’un monde contemporain qui accumule les épisodes troublants, (...)

Cerise Rochet | Mercredi 9 juin 2021

Il faut que tu respires

Œuvre hors norme qui tend vers la performance, Oxygène d’Yvan Viripaev traduit l’angoisse d’un monde contemporain qui accumule les épisodes troublants, violents et noirs, dont la répétition régulière nous serre la gorge… Jusqu’à l’étouffement. Tout démarre par un presque banal fait divers : un homme tue sa femme par amour, et puis, il danse. Mais la petite histoire passionnelle et immorale racontée par les deux protagonistes, va peu à peu se faire oublier, pour glisser vers la Grande. Peut-on justifier un meurtre au nom du manque d’oxygène ? Quid alors des conflits politiques et religieux de ce début de 21e siècle ? En s’emparant de ce texte, la compagnie Poumon Gauche propose du théâtre en musique, comme un pont entre les hommes. Oxygène, du 21 au 27 août 2021, relâche le 24, à Pélussin. Dans le cadre des Bravos de la Nuit

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Jean-Claude Mourlevat : le bonheur simple des mots

Portrait | Premier récipiendaire français du prestigieux Astrid Lindgren Memorial Award récompensant chaque année un auteur d'enfance et de jeunesse, Jean-Claude Mourlevat voit ainsi couronnées vingt-trois années d’écriture. L’occasion de revenir avec lui sur son parcours d’homme, une vie plurielle faite de rebondissements inattendus et de beaux succès.

Niko Rodamel | Mercredi 9 juin 2021

Jean-Claude Mourlevat : le bonheur simple des mots

Jean-Claude Mourlevat est né au printemps de l’année 1952 à Ambert, en Auvergne. Il se souvient d’une enfance heureuse, au Moulin de la Cour, un lieu-dit situé tout près du village de Job. « Mon père était meunier, il allait chercher le grain dans les fermes et il en faisait de la farine qu'il livrait ensuite aux boulangers. Mais chez nous, c'était aussi une ferme, nous avions des vaches, des cochons, des lapins et des poules. Ma mère s'occupait de ses six enfants, dont les trois aînés sont nés à la maison. Cinquième de la fratrie, j’ai trois frères et deux sœurs. » Jusqu’à ses 10 ans, le petit Jean-Claude fréquente l'école communale du village. Mais en septembre 1962, il doit rejoindre ses frères à l'internat du lycée Blaise Pascal, à Ambert. « La première année s'est très mal passée. » Une autre page se tourne quelques années plus tard, lorsque le paternel est contraint de fermer son moulin. « Notre Moulin de la Cour s'est peuplé de dizaines, puis de centaines de porcs grognant et hurlant. Je n'ai pas aimé ça. » Bac en poche, Jean-Claude prend la poudre d'escampette et poursuit ses études à Strasbourg, Toulouse, Stuttgart,

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Couleur critique

Art contemporain | Après plus de six mois de fermeture, le Musée d’art moderne et contemporain de Saint-Étienne Métropole a réouvert ses portes à la mi-mai, proposant pas moins de quatre nouvelles expos à découvrir d’ici à la fin de l’été… Et gratuitement, s’il vous plaît. Tour d’horizon.

Cerise Rochet | Mercredi 9 juin 2021

Couleur critique

Frapper un grand coup, en présentant quatre expos temporaires pour sa réouverture. Frapper un deuxième grand coup, en proposant une visite libre gratuite pour tous les publics durant tout l’été. Frapper un troisième grand coup, en exposant des artistes aux œuvres remuantes, étonnantes, peut-être même, dérangeantes. À Saint-Étienne, le MAMC a repris du service avec la manière, ouvrant ses portes sur une lecture du monde contemporain en mutation, qui se révèle dans toute sa dureté et parfois même, son absurdité. Peu vue en Europe jusqu’ici, une rétrospective de l’œuvre foisonnante d’Hassan Sharif retrace ainsi en 150 œuvres le parcours engagé et critique de cet artiste émirati, devenu l’un des plus influents du monde arabe. Pionnier de l’art conceptuel au Moyen-Orient, né en Iran, formé à Londres avant de rentrer s’installer à Dubaï et d’y passer la plus longue partie de sa vie, Sharif, plasticien polyvalent, a développé durant quatre décennies un corpus d’œuvres ayant très fortement contribué à changer le paysage artistique de son pays. Hassan Sharif artiste dubaïote polyvalent et critique de la société de consommation L’exposition rétrospective,

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Tous en cabane !

Design | Un nouvel espace vient d'ouvrir à la Cité du design : la Cabane du Design. 350 m² afin d'expliquer le design aux enfants mais pas seulement. « La (...)

Nicolas Bros | Mercredi 9 juin 2021

Tous en cabane !

Un nouvel espace vient d'ouvrir à la Cité du design : la Cabane du Design. 350 m² afin d'expliquer le design aux enfants mais pas seulement. « La Cabane souhaite toucher des gens qui ne se sentent pas concernés par le design ou qui n’osent pas venir à la Cité du design » explique Sylvie Sauvignet, responsable de la programmation et de la médiation à la Cité du design. Cet espace familial est en accès libre et gratuit. La Cabane du Design à Saint-Etienne, ouverte du mardi au dimanche (de 16h à 18h les mardis, jeudis et vendredis / de 10h à 18h les mercredis, samedis et dimanches)

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Une tranche de galaxie

Culture scientifique | Par le médiateur scientifique du Planétarium.

La rédaction | Mercredi 9 juin 2021

Une tranche de galaxie

NGC4565 est une galaxie connue sous le nom de galaxie de l'Aiguille en raison de son apparence effilée. Cette image a été prise avec le télescope de 3, 6m du CFHT (Canada France Hawaï Telescope) situé à 4 200m d'altitude au sommet du volcan Mauna Kea. Cette galaxie, située dans la constellation de la Chevelure de Bérénice, présente un noyau central bombé très lumineux et des bandes sombres de poussières qui obscurcissent son plan. Il s'agit cependant d'une galaxie spirale mais vue par la tranche. Située à 40 millions d'années-lumière, NGC 4565 s'étend sur 100 000 années-lumière de diamètre (dimension semblable à notre propre galaxie). On notera à l'arrière-plan la présence de très nombreuses autres galaxies de différents types.

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"La Nuée" : Du genre à sang à sillons

ECRANS | Une éleveuse de sauterelles en difficulté découvre que nourrir ses bêtes en sang fait bondir le rendement… Aux lisières du fantastique et du drame social, le premier long de Just Philippot interroge les genres autant que notre rapport au vivant et à sa production. La nouvelle veine du genre français pulse bien.

Vincent Raymond | Mercredi 9 juin 2021

Agricultrice isolée, mère célibataire, Virginie ne s’en sort plus : est au bord de la faillite, et son élevage de sauterelles vivote. À la suite d’un accident, elle remarque que les insectes ayant goûté son sang se développent mieux, et plus rapidement. L’apparente aubaine la conduit à augmenter la capacité de son exploitation et à s’investir corps et âmes pour des sauterelles hématophages de plus en plus gourmandes… La Nuée peut se définir comme un “film de genre français d’horreur rurale“. L’allitération tord la langue, mais chacun des termes de cette appellation baroque est signifiant. Récapitulons. D’abord, “film de genre français d’horreur“ parce qu’issu du (plutôt fécond) programme monté par SoFilm visant à détecter des auteurs et des réalisateurs, puis à produire un style de cinéma codifié où la France recommence doucement à glisser l’orteil (Grave). L’argument économique n’est plus un frein à l’expression de la qualité : le numérique étant désormais à la portée de tous les cauchemars. Ensuite, “rural“, qui ajoute une dimension socio-économi

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Sainté en "panoramusique"

Fête de la musique 21 | Après avoir maintenu sa Fête de la musique 2020 avec 25 heures de livestream depuis plusieurs salles de concerts stéphanoises, la Ville de Saint-Etienne (...)

Nicolas Bros | Mercredi 9 juin 2021

Sainté en

Après avoir maintenu sa Fête de la musique 2020 avec 25 heures de livestream depuis plusieurs salles de concerts stéphanoises, la Ville de Saint-Etienne propose cette année huit lives depuis des lieux insolites du territoire pour une édition 2021 dite en « panoramique ». Ainsi les terrains de jeux des artistes locaux sélectionnés (dont DRK, Radikale Junkypop, Djemin, Claustinto, Louis Mezzasoma, The Architect, Les Fils de Jacob ou encore Les Mécanos) sont des toitures (celle de la Serre des Beaux-Arts), un bateau pour une croisière dans les Gorges de la Loire, le barrage du Gouffre d'Enfer ou la Demeure Chamoncel, en avant-première de son ouverture au public. Petit bonus, chaque video est introduite par une pastille « décalée » réalisée par les guides conférenciers de Ville d'art et d'histoire, afin d'en apprendre davantage sur le lieu où se déroule le concert. Fête de la musique 2021 de Saint-Etienne, sur www.saint-etienne.fr et sur le compte YouTube de la Ville jusqu'au 31 août 2021

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Au bercail

Théâtre | Une maison. Des femmes, artistes, qui en font leur abri, leur atelier, leur lieu de création. D’autres femmes, qui l’entretiennent. Et 3 époques, qui se (...)

Cerise Rochet | Mercredi 9 juin 2021

Au bercail

Une maison. Des femmes, artistes, qui en font leur abri, leur atelier, leur lieu de création. D’autres femmes, qui l’entretiennent. Et 3 époques, qui se succèdent. À chaque période, un papier peint différent, des personnages différents, des aspirations différentes…. Dans Les Femmes de la Maison, seul l’homme, propriétaire, silencieux, collectionneur à sa manière, est toujours là. Il vieillit mais ne bouge pas, témoin du temps qui passe, des femmes qui défilent, de leurs œuvres, de leurs questionnements, de leurs relations à l’autre et à leur travail. Des carcans bouillonnants des années 50 à l’incertitude et aux mutations des années 2020, en passant par le souffle de liberté émancipateur des années 70, les questions restent les mêmes… Mais sans doute, les réponses diffèrent. Que sont ces femmes en tant qu’artistes, ou en tant que femmes de ménage ? En tant que femmes tout court ? En tant que féministes ? Par quelle voie s’émanciper, et le font-elles seules, ou en s’appuyant sur les autres, parfois sans même s’en apercevoir ? Avec sa nouvelle création, Pauline Sales interroge à la fois le patriarcat et le féminisme, les notions de classe et d’origine, de sorori

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Histoires délivrées

Littérature ado | C'est un peu comme si les ados avaient désormais leur propre Fête du livre. La Ville de Saint-Étienne a en effet d'annoncer la tenue de son (...)

Nicolas Bros | Mercredi 9 juin 2021

Histoires délivrées

C'est un peu comme si les ados avaient désormais leur propre Fête du livre. La Ville de Saint-Étienne a en effet d'annoncer la tenue de son premier festival entièrement dédié à la littérature ado. Vendredi 2 et samedi 3 juillet, Livreurs d'histoires réunira dix auteurs dont les œuvres s'adressent aux 12/18 ans. Parmi ceux-là, Clémentine Beauvais (marraine de cette première), Élise Fontenaille, Myriam Gallot, Jean-Claude Mourlevat - dont nous avons tiré le portrait ce mois -, Zac Deloupy ou encore Jhon Rachid & Léni Malki. À noter que ces deux jours seront également ponctués de plusieurs animations telles que des ateliers Tik Tok (avis aux non-initiés...), coaching vocal et d'écriture mais aussi un concert avec le rappeur Djemin et une adaptation dansée par le Ballet 21 de l'ouvrage Décomposée de Clémentine Beauvais. Festi

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De haut en bas, que la colline est belle

Festival | Le festival des 7 Collines reprend sa place dans la métropole stéphanoise, proposant 15 jours de cirque, danse, musique et performances à redonner du souffle.

Cerise Rochet | Mercredi 9 juin 2021

De haut en bas, que la colline est belle

Il fait partie des festivals passés à la trappe en 2020, au grand dam de toutes celles et de tous ceux qui en ont fait un rendez-vous immanquable du début de l’été. Qu’on se rassure, après une année de disette, les 7 Collines reviennent plus en forme que jamais, avec une programmation festive - parce qu’il faut bien se remettre de ses émotions -, et audacieuse -parce qu’il faut bien aller de l’avant, quitte à se faire bousculer un peu. Avec près de 20 spectacles en 15 jours sur une grande partie de la métropole stéphanoise, l’événement retrouve ses marques, fidèle à son ambition de toujours : vulgariser la création contemporaine, et voir le cirque, la musique du monde, la danse et la performance provoquer sourires sur les lèvres et boum-boum dans les cœurs de tous les spectateurs. Du cirque de haute-volée Mesdames, messieurs approchez donc, au rayon cirque cette année, sans doute n’y aura-t-il pas de place pour tout le monde. Au milieu d’une multitude de pièces engagées, spectaculaires, ou parfois les deux à la fois, on optera sans trembler pour la compagnie française Cabas. Venue de région parisienne, celle-ci s’installera le temps d’une seule so

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Tchin tchin nature

Salon des vins vivants | La Fulchine, le salon des vins vivants de Saint-Etienne, organise sa seconde édition début juillet du côté de la Fabuleuse Cantine, dans la cour des Forces (...)

Nicolas Bros | Mercredi 9 juin 2021

Tchin tchin nature

La Fulchine, le salon des vins vivants de Saint-Etienne, organise sa seconde édition début juillet du côté de la Fabuleuse Cantine, dans la cour des Forces Motrices. Un rendez-vous pour les assoiffés de découvertes gustatives - toujours avec modération - qu'elles soient locales ou un peu moins. Mais une chose est sûre, les quilles proposées ici ont toutes été créées avec le coeur et de la sueur et les rencontres vigneronnes que vous y ferez seront riches. La Fulchine - salon des vins vivants, samedi 3 juillet à la Fabuleuse Cantine De 9h à 19h, entrée libre

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Au bon moment, au bon endroit

Danse | Si Kaïros est ce petit dieu ailé à qui il est bon de tendre la main au moment où il passe, la dernière création du chorégraphe Yuval Pick doit également être (...)

Nicolas Bros | Mercredi 9 juin 2021

Au bon moment, au bon endroit

Si Kaïros est ce petit dieu ailé à qui il est bon de tendre la main au moment où il passe, la dernière création du chorégraphe Yuval Pick doit également être saisie. Surtout quand elle entre en résonance avec l'exposition d'Hassan Sharif dans l'écrin du Musée d'art moderne et contemporain de Saint-Etienne. Madoka Kobayashi aura tout le loisir de dialoguer avec les oeuvres plastiques de l'artiste du Moyen-Orient. Kaïros, samedi 12 juin à 11h et 14h au Musée d'art moderne et contemporain (spectacle reportée en 2022)

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Explorer le champ des possibles

Nouveau lieu | Saint-Étienne possède désormais son parc d'activités scientifiques et ludiques ouvert à l'année. La Rotonde de l'Ecole des Mines accueillait déjà expositions et (...)

Nicolas Bros | Mercredi 9 juin 2021

Explorer le champ des possibles

Saint-Étienne possède désormais son parc d'activités scientifiques et ludiques ouvert à l'année. La Rotonde de l'Ecole des Mines accueillait déjà expositions et ateliers destinés à vulgariser la science et ses questions, surtout auprès des enfants. Avec l'arrivée d'Explora dans le quartier du Musée de la mine, le Centre culturel et scientifique voit son offre se renforcer sérieusement en matière de possibilités données à tous d'en apprendre davantage sur le monde qui nous entoure. Au programme, un lieu hybride, avec un bâtiment de 300 m² (ExploraLab) et l'ExporaParc de 8 000 m², permettant aux plus de trois ans de venir expérimenter, questionner, tester et s'amuser en fabriquant. À travers cette ouverture la plus large possible et la programmation de nombreuses animations, Explora vise une revalorisation des métiers scientifiques, la promotion de l'égalité des chances mais aussi le renforcement de l'éducation aux sciences pour toute la population. Explora, 8 rue Calixte Plotton à Saint-Etienne Horaires de l'ExploraLab : mardi au samedi 9h/12h et 14h/17h30 Plus d'infos sur explora.sain

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Viens voir les Cométiens !

Mise sur orbite | Maison des pratiques amateures, de l'émergence et du spectacle vivant, la Comète ouvrait ses portes le 4 janvier dernier, en lieu et place de l’ancienne Comédie. Véritable pépinière artistique dédiée au théâtre, à la danse et à la musique, ce nouveau haut lieu de la création artistique stéphanoise propose une formule inédite d’espaces partagés entre plusieurs structures.

Niko Rodamel | Mercredi 9 juin 2021

Viens voir les Cométiens !

Installée au 7 avenue Emile Loubet depuis 1970, la Comédie de Saint-Étienne quittait son berceau en 2017 pour rejoindre le quartier créatif Manufacture Cité du design. Lorsque le départ du Centre dramatique national a été décidé en 2011, beaucoup ont craint le pire pour le quartier Tarentaize/Beaubrun, déplorant déjà la concentration de l’offre culturelle loin de l’hyper-centre, là où le Zénith avait déjà été rejoint par le Fil. Mais après trois années de travaux menés par l'équipe Vigier Architecte et Atelier 131 Architecture, le quartier prioritaire de la Politique de la Ville voit naître un tout nouveau lieu à vocation culturelle. Porté par le maire de Saint-Étienne Gaël Perdriau et son adjoint aux Affaires Culturelles Marc Chassaubéné, l’établissement municipal poursuit l’objectif ambitieux de rendre la culture accessible au plus grand nombre. Un nouvel outil, hybride et novateur, qui entend bien dresser des passerelles entre les artistes et faire naître de nouvelles formes de mutualisation au profit de la création. Visite des lieux Grouillant mille-feuilles de 5000 m² organisés sur cinq étages (dont 2000 m² réservés aux répétitions et à la formation),

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"Nomadland" : Une reconquête de l’Ouest

Film du mois de juin 21 | Une année en compagnie d’une sexagénaire jetée sur la route par les accidents de la vie. Un road trip à travers les décombres d’un pays usé et, cependant, vers la lumière. Poursuivant sa relecture du western et des grands espaces, Chloé Zhao donne envie de (re)croire à la possibilité d’un rêve américain. Primé au Tiff, Lion d’Or à Venise, Oscar du meilleur film.

Vincent Raymond | Mercredi 9 juin 2021

L’Ouest, le vrai : frappé par la désindustrialisation. Où les baraques préfabriquées sont ouvertes aux quatre vents et les villes devenues fantômes. Où une partie de la population, victime de maladies professionnelles, dort au cimetière et les survivants… survivent comme ils le peuvent. Certains, comme Fern à bord de son vieux van, ont pris la route et joint la communauté des nomades, enchaînant les boulots saisonniers au gré des latitudes. Loin d’ une partie de plaisir, son voyage sera tel un pèlerinage l’obligeant à se priver du superflu, l’autorisant à se défaire du pesant… Inspiré d’un livre-enquête de Jessica Bruder consacré aux victimes collatérales de la crise des subprimes de 2008 (des sexagénaires privés de toit poussés au nomadisme), Nomadland s’ouvre sur un carton détaillant l’exemple de la ville d’Empire dans le Nevada, passée de florissante à miséreuse, et nous fait suivre sa protagoniste en âge d’être à la retraite, cumulant des petits jobs précaires chez les nouveaux rois de l’économie. Des éléments à charges supplémentaires contre l’ubercapitalisme, direz-vous ; un

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Quand BWd12 prend tout Saint-Saëns

Festival musique de chambre | BWd12, le festival de la fin du mois d'août de Saint-Victor, revient mettre du baume au cœur cette année, avec toujours cet accent mis sur la (...)

Nicolas Bros | Mercredi 9 juin 2021

Quand BWd12 prend tout Saint-Saëns

BWd12, le festival de la fin du mois d'août de Saint-Victor, revient mettre du baume au cœur cette année, avec toujours cet accent mis sur la musique de chambre. Mais un accent en forme de trémas, ceux de Saint-Saëns plus particulièrement. Les œuvres du compositeur, dont on fête en 2021 le centenaire, seront particulièrement mises à l'honneur par les musiciens conviés par le violoncelliste Samuel Etienne, également directeur artistique du festival. Si l'on connaît tous le Carnaval des animaux ou encore la Danse Macabre de Saint-Saëns, on se pressera au Château de Saint-Victor pour (re)découvrir des pièces telles que la sonate opus 75 ou encore le quintette piano et cordes, opus 14. Parallèlement, deux autres créateurs auront les honneurs cette année, à savoir l'Argentin Astor Piazzolla (dont on fête également le centenaire, mais cette fois-ci de la naissance) et Gabriel Fauré. Bref, trois programmes définis et une autre avec des œuvres choisies par le public viendront sublimer les débuts de soirées de la fin août sur la terre des Croque-Cerises. Festival BWd12, du 27 au 29 août au Château de Saint-Victor-sur-Loire Plus d'infos sur

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Ceysson ouvre aussi à Lyon

Galerie | La galerie d’art contemporain stéphanoise Ceysson & Bénétière, créée en 2006, poursuit son expansion. Alors que les travaux de son nouvel espace (...)

Nicolas Bros | Mercredi 9 juin 2021

Ceysson ouvre aussi à Lyon

La galerie d’art contemporain stéphanoise Ceysson & Bénétière, créée en 2006, poursuit son expansion. Alors que les travaux de son nouvel espace d’exposition (1 000 m² de surface dont 700 m² dédiés aux expositions) avancent en face de La Comédie de Saint-Etienne, François Ceysson et Loïc Bénétière ouvrent un nouvel espace le 18 juin du côté de Lyon. 300 m² situés 21, rue Longue, sur la Presqu’île, pensés par l'agence d'architecture William Wilmotte. Après Paris, Luxembourg, Genève et New York, les Stéphanois ouvrent donc leur sixième galerie. Pour débuter le cycle d’expositions, c’est un habitué de la maison, Claude Viallat, qui propose Bâches militaires. Ceysson & Bénétière, 21 rue Longue à Lyon

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Juin sur le fil

MUSIQUES | Du côté du Fil de Saint-Etienne, en attendant l'arrivée d'une nouvelle direction et d'une nouvelle saison dès septembre, on ne s'en laisse pas pour (...)

Nicolas Bros | Mercredi 9 juin 2021

Juin sur le fil

Du côté du Fil de Saint-Etienne, en attendant l'arrivée d'une nouvelle direction et d'une nouvelle saison dès septembre, on ne s'en laisse pas pour autant conter. Plusieurs projets viennent marquer le retour aux affaires. D’abord, un livestream du duo basse/batterie noise-rock stéphanois Milkilo qui vient de sortir son nouvel album Abandon. Ensuite deux afterworks, un concert des Ladaniva pour les 7 Collines, la finale du concours d’éloquence Baratin mais aussi la venue en version rock du chroniqueur engagé de France Inter Guillaume Meurice. Ce dernier se présentera le 18 juin avec son groupe The Disruptives. Une date mêlant humour, politique et musique. Plus d’infos sur le-fil.com

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Du soleil plein la rue

Festival musiques & spectacles de rue | Parmi les festivals qui se maintiennent cet été dans la Loire, la Rue des artistes s’avance avec une programmation fidèle à son ADN. Un mélange entre des têtes (...)

Nicolas Bros | Mercredi 9 juin 2021

Du soleil plein la rue

Parmi les festivals qui se maintiennent cet été dans la Loire, la Rue des artistes s’avance avec une programmation fidèle à son ADN. Un mélange entre des têtes d’affiche, des découverte et une offre garnie de spectacles de rue en parallèle des concerts. Côté gros noms, on retiendra la gouaille de Java dont le rap-musette devrai vaillamment faire oublier l’absence de Tiken Jah Fakoly, Mouss & Hakin (Zebda) qui viendront en mode sound-system pour secouer le parc Nelson Mandela ou encore les régionaux de Wailing Trees qui présenteront leur troisième album au titre prometteur : Insert Sun (sorti en 2020). La Rue des Artistes, du 18 au 20 juin à Saint-Chamond, parc Nelson Mandela Plus d’infos et billetterie sur www.laruedesartistes.fr

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Oubliez Netflix et Amazon

ECRANS | Une nouvelle plateforme de streaming VOD va voir le jour le 19 juin et elle est Stéphanoise. Orientée vers les films indépendants (surtout courts métrages, séries et docus), SOFA Vod pourrait faire parler d’elle.

Nicolas Bros | Mercredi 9 juin 2021

Oubliez Netflix et Amazon

Voilà un projet stéphanois qui a de l’ambition en venant se positionner sur le marché très concurrentiel du streaming vidéo. SOFA Vod est une plateforme pensée par un quatuor qui compte bien parvenir à se tailler une place au soleil dans ce monde numérique sans merci. Si le grand public connaît forcément les mastodontes que sont Netflix ou Amazon Prime, il existe une multitude d’offres dans le secteur. Mais cette donnée n’a pas effrayé Maxime, Guillaume, Alexis et Kévin, qui ont décidé de se lancer dans le bain. « Nous étions tous les quatre des créateurs de contenus, explique Maxime Bonzi. Nous nous sommes vite rendus compte que le format de fiction n’était pas forcément le bienvenu sur YouTube, qui met plutôt en avant des vidéos face cam ou humoristiques. Il y a une centaine de courts-métrages qui sont publiés par jour sur Internet et cette offre est noyée dans la masse. Il existait donc une forte demande d’un service permettant de mettre en avant les œuvres de fiction. » Partant de ce constat, les quatre acolytes décident de créer leur structure en parallèle de leurs activités. Deux formules d’abonnement et une fonctionnalité inédite

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Forces intranquilles

Peinture | Avant de présenter cet été les travaux effectués lors des ateliers de l'année écoulée, la galerie TAG accueille les œuvres de Jaqueline Girin, à la fois peintre, (...)

Niko Rodamel | Mercredi 9 juin 2021

Forces intranquilles

Avant de présenter cet été les travaux effectués lors des ateliers de l'année écoulée, la galerie TAG accueille les œuvres de Jaqueline Girin, à la fois peintre, comédienne et illustratrice. L’artiste, qui avait déclaré son amour pour la peinture dès le plus jeune âge, présente une série de sept chats à l’encre de Chine, ainsi que dix toiles évoquant essentiellement des visages et des corps féminins, entre force et fragilité. Le traitement à l’acrylique est ici d’une profonde luminosité et l’énergie du coup de pinceau insuffle aux tableaux un mouvement intérieur qui parle aux tripes. Les galeristes Anne-Charlotte et Amandine l'assurent, la rentrée de septembre s’annonce des plus riches avec une très prometteuse série d'accrochages calée jusqu'au mois d'avril 2022 ! Jacqueline Girin, jusqu’au 3 juillet, galerie TAG à Saint-Étienne

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Saint-Etienne Music Tour : le petit frère de Cercle 100% stéphanois

Musique x lieux locaux originaux | Vous connaissez Cercle et leurs lives dans des lieux patrimoniaux ou insolites ? Vous devriez aimer son petit frère stéphanois ! Saint-Etienne Music Tour (...)

Nicolas Bros | Mercredi 9 juin 2021

Saint-Etienne Music Tour : le petit frère de Cercle 100% stéphanois

Vous connaissez Cercle et leurs lives dans des lieux patrimoniaux ou insolites ? Vous devriez aimer son petit frère stéphanois ! Saint-Etienne Music Tour est un nouveau concept de livestream entièrement ligérien (un artiste se produit en live avec public ou sans, est filmé puis diffusé sur le Net). Lancé en janvier dernier par un premier épisode, dénommé Wild Essential, en plein cœur du Pilat enneigé, les cinq co-producteurs du projet (Lightlab.io x Mood Gorning x Albano x View From x Lutin Sono) a réitèré l'expérience deux fois depuis. D'abord dans la galerie Berthéas récemment ouverte en face du cinéma le Camion Rouge puis dans les Gorges de la Loire. « L'idée du concept nous a été soufflée par Mood Gorning et Albano, deux Djs stéphanois résidents de la Folie Douce, explique Salomé Desmet de Lightlab.io. Avec l'impact de la crise sanitaire, ils cherchaient un moyen pour jouer à nouveau et apporter un peu de culture chez les gens. Nous avon

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Welcome

Editions locales | Conservant son siège social drômois, la maison d’édition Créaphis ouvre un nouvel espace rue de la Résistance à Saint-Étienne. Dans les anciens locaux de (...)

Niko Rodamel | Mercredi 9 juin 2021

Welcome

Conservant son siège social drômois, la maison d’édition Créaphis ouvre un nouvel espace rue de la Résistance à Saint-Étienne. Dans les anciens locaux de l’agence Au pays des voyages, quelques travaux ont permis d’installer un bureau à l’étage et, au rez-de-chaussée, un showroom dans lequel est proposé un large choix d’ouvrages, entre nouveautés et raretés. Co-fondateur et directeur artistique, Pierre Gaudin explique cette décision. « Nous souhaitions avant tout renforcer notre ancrage en région Auvergne-Rhône-Alpes et nous installer dans une ville à taille humaine. La situation géographique de Saint-Etienne est très centrale et nous y avons reçu un accueil bienveillant. Ce sont des points positifs qui confortent notre choix. » Créée en 1982, la maison publie des livres en sciences humaines et sociales, en photographie, cinéma et arts visuels, ainsi qu'en littérature de non-fiction : poésie, essais et récits. Créaphis éditions, 37 rue de la Résistance à Saint-Étienne

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35 15 Vintage

ARTS | Le MAMC possède une des plus importantes collections de design en France. L’exposition Déjà vu présente une sélection de 300 pièces, explorant leur (...)

Niko Rodamel | Mercredi 9 juin 2021

35 15 Vintage

Le MAMC possède une des plus importantes collections de design en France. L’exposition Déjà vu présente une sélection de 300 pièces, explorant leur processus de création et leur raison d’être en lien avec leurs contextes territoriaux. Nous vivons et grandissons tous avec des objets esthétiques et fonctionnels, sans toujours prendre conscience que le design fait partie de notre quotidien depuis plusieurs générations. Témoins de leur époque, mobilier, appareils ménagers et outils de communication reflètent les évolutions de notre société. Formes, coloris et matières marquent chaque décennie de leur empreinte et s’inscrivent dans notre mémoire collective : la cocotte en fonte Le Creuset, l’iconique tabouret translucide Tam Tam, le kitchissime Minitel aux côtés des premiers Macintosh, la déferlante Tupperware ou encore la saga des appareils électriques de la firme SEB, du moulin à café au grille-pain en passant par la yaourtière ! L’exposition aborde l’évolution de l’habitat par le prisme des expérimentations qu’ont menées designers et architectes qui, dès l’après-guerre, ont souhaité inventer la ville du futur. Les photographies de Jean-Louis Schoellkopf et de It

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Mohamed Naitl ‘Khadir : « Déployer plus d’actions en faveur de la création et du public »

Grand entretien | À 42 ans, Mohamed Naitl ‘Khadir est le responsable culture au Chambon-Feugerolles depuis 2013. Mais il s’implique plus largement dans la vie culturelle ligérienne avec notamment un poste de co-président de l’association Loire en Scène. Nous avons voulu prendre avec lui le pouls du secteur culturel alors que les spectacles et la vie culturelle en présence du public reprennent progressivement.

Nicolas Bros | Mercredi 9 juin 2021

Mohamed Naitl ‘Khadir : « Déployer plus d’actions en faveur de la création et du public »

Quel est votre parcours ? Je suis un pur produit du Chambon-Feugerolles, né là-bas. Concernant mes études, j’ai suivi un cursus de droit à la fac de Jean Monnet à Saint-Etienne. En parallèle de mes cours, je gravitais autour de l’école de musique, en participant à l’organisation d’événements musicaux. C’est là qu’est née ma vocation pour le secteur culturel. J’avais même créé avec quelques amis une structure de deejaying. En parallèle, je suis tombé sur une opportunité d’emploi-jeune au Chambon-Feugerolles en 2000. Je fais partie de cette génération qui a pu bénéficier de ce dispositif. C’était déjà un poste dans le secteur culturel ? Oui, mais j’avais auparavant postulé à un emploi-jeune afin de redynamiser la vie économique locale. Malgré un très bon entretien, je n’avais pas été retenu. Mais Stéphane Frécon, le directeur de la culture de l’époque au Chambon et qui faisait alors partie du jury, avait gardé mon CV. Six mois après, il m’a rappelé et m’a proposé un poste. J’ai tout de suite accepté. Stéphane m’a mis le pied à l’étrier et c’est là que tout a commencé pour moi. Deux ans après mon arrivée, j’ai ensuite

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Just Philippot : « On fait des films pour emmener les spectateurs sur des univers plus glissants »

La Nuée | Avec son premier long métrage partiellement tourné en Auvergne, le réalisateur Just Philippot réalise un carton plein : sélectionné à la Semaine de la Critique, prix spécial du Jury (et de la meilleur actrice pour l’actrice Suliane Brahim) au Festival de Catalogne, La Nuée annonce un renouveau dans le cinéma de genre hexagonal. Fantastique !

Vincent Raymond | Mercredi 9 juin 2021

Just Philippot : « On fait des films pour emmener les spectateurs sur des univers plus glissants »

Il y a des connexions nombreuses entre La Nuée et votre précédent court métrage, Acide, réalisé au sein de la résidence SoFilm. Comment est-ce que tout a commencé ? L’histoire et la trajectoire sont assez simples et folle. À la base, il y a la volonté de Thierry Lounas, fondateur de SoFilm et producteur chez Capricci — coproducteur de La Nuée avec Manuel Chiche de The Jokers — de se lancer il y a 5 ans dans un renouveau du cinéma de genre en changeant la façon d’écrire et fabriquer les histoires. En initiant d’abord des résidences sur du court métrage qui avaient pour but de faire rencontrer les cinéastes, scénaristes, superviseurs VFX, compositeurs, illustrateurs, pour que des proposition graphiques, d’effets et de musiques collent tout de suites aux idées et donnent aux partenaires financiers pleins d’indices et se concrétisent vite. J’avais été appelé pour représe

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Entendons-nous bien…

Théma : Sur les deux oreilles | À force de louer les qualités visuelles du cinéma, on en oublierait presque qu’il marche sur une autre jambe : son oreille, si l’on ose dire. Et que son, musique ou écoute sont décisifs…

Vincent Raymond | Mercredi 9 juin 2021

Entendons-nous bien…

Sans un bruit 2 devait sortir en mars dernier. Et puis, crac ! Pandémie, confinement, fermeture des salles, silence radio… Un écho assez troublant pour cette suite au thriller survivaliste de (et avec) John Krasinsky, dont le succès (légitime) et surtout l’hallucinante rentabilité (20 fois la mise) avaient sans peine convaincu les producteurs de prolonger l’aventure. Seize mois après la date initiale — et après notre douloureuse promesse de maintenir le silence sur l’intrigue — sort donc le 16 juin cette séquelle parée d’un prologue décrivant l’invasion par le ciel de créatures chassant tout ce qui bouge à l’oreille ; des prédateurs monstrueux dont les fréquences des appareils auditifs de la fille de l’héroïne sont, avec l’eau, les seuls talons d’Achille connus. Dans cet opus, où Evelyn et sa famille partent à la recherche d’autres survivants, les rues désertes, la paranoïa galopante ou les zones censément à l’abri (des huis clos le point de devenir de nouveaux clusters) prennent dans le contexte du Covid un relief d’un réalisme insoupçonné. Le silence obligé des protagonistes contamine la salle et le suspense demeure térébran

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Place aux jeunes !

Théma : Teen Movies | Place aux jeunes ! Devant (parfois aussi derrière) la caméra, les grands ados métaphorisent à l’écran les métamorphoses dont ils sont les témoins privilégiés. Il y en a pour tous les goûts…

Vincent Raymond | Mercredi 9 juin 2021

Place aux jeunes !

Débutons par une débutante très exposée, Suzanne Lindon et ses Seize Printemps (16 juin), vraie fausse auto-fiction autour d’une néo-effrontée du (très) beau Quartier Latin parisien, tombant en pâmoison face à un comédien de théâtre trentenaire… Disons que c’est conforme à ce que l'on peut en attendre, pour le pire et le meilleur : naïf et autocentré (c’est le sujet), le fait qu’il soit interprété par la réalisatrice interro sur la distance qu’elle veut poser par rapport à son personnage. Y a-t-il du recul, de l’ironie par rapport à certains clichés propres à ce genre de films, au milieu qui est le sien et qu’elle décrit, à son recours un peu gratuit à la comédie musicale (en hommage à Decouflé ?), à sa personne ? Il faudra attendre son prochain film pour être fixé. Freaky de Christopher Landon (23 juin) offre de son côté une vision franchement plus décalée de l’irruption dans le monde des adultes, puisqu’elle reprend en mode comédie horrifique, production Blumhouse oblige, le désormais classique switch de Freaky Friday : l’échange de corps

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"L'un des nôtres" : Très chère chair de notre chair

ECRANS | Montana, fin des années 1950. Après la mort accidentelle de leur fils, Margaret et George voient leur bru épouser le très discret Donnie, et quitter la ville (...)

Vincent Raymond | Mercredi 9 juin 2021

Montana, fin des années 1950. Après la mort accidentelle de leur fils, Margaret et George voient leur bru épouser le très discret Donnie, et quitter la ville du jour au lendemain avec leur petit-fils Jimmy. Bien décidés à le récupérer, ils partent à sa recherche, sans imaginer le calvaire à venir… Signé par un réalisateur n’ayant jamais connu la gloire et doté titre français bancal, L’un des nôtres sort presque en catimini, mais ne vous y trompez pas : il pourrait figurer dans la filmographie de Clint Eastwood ou de Cassavetes. Avec son couple formé d’un shérif retraité mutique (Kevin Costner, parfait dans la mesure et le non-dit) et d’une cow-girl obstinée (Diane Lane, nouvelle Gena Rowlands), ce néo western glissant d’un déchirant drame familial vers un glaçant thriller ne cesse de surprendre par la richesse de ses motifs secondaires et de sa justesse. Sobriété d’interprétation, réalisation au cordeau, tension permanente avec en filigrane, l’évocation d’une société rurale en apparence bien propre sur elle, mais corrompue et pratiquant l’acculturation forcée des native Americans…

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"Le Discours" de Laurent Tirard : Tu parles ? Tu parles !

ECRANS | C’est l’histoire d’un énième repas de famille auquel Adrien assiste alors que son esprit divague. Car la seule chose comptant pour lui à ce moment précis, (...)

Vincent Raymond | Mercredi 9 juin 2021

C’est l’histoire d’un énième repas de famille auquel Adrien assiste alors que son esprit divague. Car la seule chose comptant pour lui à ce moment précis, c’est que Sonia réponde à son SMS. Et voilà que son futur beau-frère lui demande de faire un discours pendant la noce… Le Discours n’est pas un film, c’est du cinéma. En tout cas, une de ces propositions cinématographiques, pour reprendre le mot de Godard, qui s’amusent avec les possibilités du médium ; qui considèrent le 7e art comme la somme, la résultante, l’aboutissement ou l’évolution des précédents et surtout ne se prennent pas au sérieux. Ce qui ne les empêche pas de triturer la structure avec intelligence pour fabriquer de l’espace avec des mots et du temps avec des images ; bref créer comme Resnais un spectacle ludique superposé à un film mental. Tirard réussit son adaptation de Fabcaro comme on transforme un essai au rugby : il transpose cette obsession anxiogène de la répétition traversant l’œuvre de l’auteur (et bédéiste) en l’accommodant de variations oulipiennes donnant à Benja

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Chapeau !

ARTS | ​Dernier témoin de l'activité chapelière de Chazelles-sur-Lyon, l'Atelier-Musée accueille la 13ème édition des Rencontres Internationales des Arts du Chapeau, poursuivant ainsi sa démarche de préservation et de valorisation des savoir-faire liés à la mode et au couvre-chef.

Niko Rodamel | Mercredi 9 juin 2021

Chapeau !

Le concours porté par l’établissement chazellois récompense cette année 11 créations parmi les 73 chapeaux reçus du monde entier. Sur le thème de la dualité, les œuvres candidates ont été minutieusement scrutées par un jury constitué du grand couturier Franck Sorbier et de trois modistes reconnus. Le palmarès met à l’honneur les Japonaises Svetlana Hattori et Mayumi Takeguchi, la Suissesse Eliane Schneider, les Allemands Felix Weber et Gudrun Sigloch et la Russe Inna Abramkina. Les artistes françaises ne sont pas en reste avec les propositions très remarquées de Béatrice De Beauvoir, Nelly Bichet, Nathalie Ecotière, Shoko Nakamoto et enfin Marion Clément, chapelière modiste stéphanoise qui reçoit le prix de l’innovation pour sa coiffe perruque avec masque intégré en fleurs découpées, réalisé en plastique transparent. Le 5 juin, les défilés chorégraphiés qui précédaient la remise des prix affichaient complets, mais les visiteurs pourront venir admirer les créations jusqu’à l’automne. Un même ticket donne accès à la fois à l'exposition temporaire et à la visite guidée du musée. Magnifiquement restauré dans l'esprit de l'usine, la chapellerie propose de découvrir les étapes de fabr

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À la lisière

ARTS | Depuis son passage par l’Ecole d’Architecture de Paris-Belleville à l’aube des années 2000, Vanessa Fanuele n’a cessé d’exposer ses œuvres de (...)

Niko Rodamel | Mercredi 9 juin 2021

À la lisière

Depuis son passage par l’Ecole d’Architecture de Paris-Belleville à l’aube des années 2000, Vanessa Fanuele n’a cessé d’exposer ses œuvres de Berlin à New York, en passant par Marrakech, Bruxelles sans oublier Paris où elle vit et travaille. En vingt ans, son travail protéiforme a sensiblement évolué, se tournant davantage vers le dessin, la peinture, la sculpture et l’installation. Pour sa nouvelle exposition, Chant I, la plasticienne livre un univers trouble dont les contours spatio-temporels semblent mouvants, échafaudant les plans d’un monde fait de paysages peints et d’architectures-objets, questionnant la mémoire, la nature et les espaces mentaux. En référence aux épopées antiques, Vanessa Fanuele poursuit ainsi sa réflexion sur les questions de la quête et du rêve. Vanessa Fanuele, Chant I, jusqu’au 26 juin à l’Assaut de la menuiserie

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D’art d’art

Galerie | La galerie PASQUI fait partie de ces lieux d’art qui ont traversé la crise covidienne sans trop d’encombre, les acheteurs n’hésitant à enrichir leurs (...)

Niko Rodamel | Mercredi 9 juin 2021

D’art d’art

La galerie PASQUI fait partie de ces lieux d’art qui ont traversé la crise covidienne sans trop d’encombre, les acheteurs n’hésitant à enrichir leurs collections en cliquant à distance et à se faire livrer (parfois à l’autre bout du monde) des œuvres choisies sur écran. Un rapport d'Artprice (LA référence) révèle pourtant que, s’il est parvenu à limiter la casse en basculant massivement vers le numérique, le marché de l’art enregistre une perte de seulement 21% de chiffre d'affaires. Entre street art, art brut, abstraction, pop art, art cinétique et sculptures, le catalogue PASQUI regroupe déjà une quarantaine d’artistes, dont plusieurs plasticiens locaux soutenus par la galerie, à l’image de LUMA ou de Viza. Pour son exposition estivale, Agnès Court et David Pasquinelli mettent à l’honneur quelques grands noms : Mr Brainwash, C215, Takashi Murakami, JonOne, Richard Orlinski, Hervé Di Rosa, Robert Combas, Erro et Jef Aérosol, avec des sérigraphies numérotées de Banksy himself et de Shepard Fairey (Obey). Exposition d’été, du 19 juin au 31 juillet, galerie PASQUI à Saint-Étienne

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Drapé comme jamais

Photos | La photographe stéphanoise Myette Fauchère poursuit une résidence artistique de plus de six mois à La Maison du Passementier, ponctuée de nombreuses rencontres (...)

Niko Rodamel | Mercredi 9 juin 2021

Drapé comme jamais

La photographe stéphanoise Myette Fauchère poursuit une résidence artistique de plus de six mois à La Maison du Passementier, ponctuée de nombreuses rencontres et ateliers. Après un premier accrochage avec les séries Zoo, Pieds, Gants et Portraits caméléon, l'artiste dévoile sur les cimaises saint-jeandaires le fruit d'une nouvelle création, en partie réalisée au sein du musée pour l'occasion transformé en studio. Avec Achevé et Fantôme, Myette photographie objets usuels et modèles humains qu’elle habille de bâche transparente ou de tissu, donnant naissance à des volumes sculpturaux étonnants. Faisant référence aux drapées des statuaires antiques, aux modèles de la Renaissance ou encore aux figures modernes, la photographe questionne la fonctionnalité des objets et leur place dans notre société. Myette Fauchère, jusqu’au 13 juillet, Atelier-musée La Maison du Passementier à Saint-Jean-Bonnefonds

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Du nouveau dans les structures du coin

Musiques | Deux structures musicales locales ont vu le jour ces derniers mois. La première, Diamon Tour, est une agence de booking, née d'un rapprochement entre d'un (...)

Nicolas Bros | Mercredi 9 juin 2021

Du nouveau dans les structures du coin

Deux structures musicales locales ont vu le jour ces derniers mois. La première, Diamon Tour, est une agence de booking, née d'un rapprochement entre d'un côté les Auvergnats du label Green Piste Records (Alkabaya, BUL, Les Tit'Nassels...) et Odeva Publishing (Franche-Comté). Cette nouvelle structure vise à se mettre « au service des artistes et groupes internationaux et émergents ». Pour le moment, l'agence compte accompagner une vingtaine d'artistes. La seconde est bien stéphanoise ce coup-ci. Elle s'appelle Confiture et constitue une ramification du label Pont Futur. Emmenée par David Rivaton et son comparse de toujours Luc Epalle, Confiture se concentre sur la distribution digitale musicale et surtout le placement de titres dans des playlists influentes, « le nouveau nerf de la guerre » selon David Rivaton. Du côté des artistes suivis par la structure, pas de style en particulier mis en avant : « nous avons un principe de qualité, c'est notre seul critère de choix ». Depuis sa création, la structure a déjà permis la diffusion d'un EP de Hugo Barriol et un single de Yoa, Diabolo Menthe.

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87 fois plutôt qu’une

Festival ambulant | Pas de Foreztival en 2021, mais une virée dans chaque commune de Loire Forez agglomération ! Ça s’appelle Le Tour du Forez et c’est un projet unique avec 87 propositions culturelles gratuites, initié par l’équipe du fameux festival d’été de Trelins. On vous explique.

Nicolas Bros | Mercredi 9 juin 2021

87 fois plutôt qu’une

Après avoir dû annuler le Foreztival en 2020, puis avoir pris les devants en annonçant dès décembre 2020 que l’édition 2021 n’aurait pas lieu, les organisateurs du plus gros festival ligérien ne resteront pas pour autant dans l’ombre cet été. Bien au contraire, puisqu’ils se sont lancés dans un pari un peu fou, à l’instar de ce qu’a pu être le projet initial du Foreztival transformé depuis en véritable réussite locale. Cette année, l’équipe a décidé d’aller animer les 87 communes que compte Loire Forez agglomération en organisant pas moins de 87 événements du 2 juin au 8 août. « Nous sommes très attachés à notre territoire, annonce Laure Pardon, directrice de l’association FZL, organisatrice du Foreztival. Nous avons donc réfléchi à un projet afin d’amener les habitants à mieux connaître les communes de Loire Forez. » Mettant en avant la culture sous toutes ses formes, ce projet intitulé Le Tour du Forez proposera des concerts, des spectacles, des apéro-mix, des expos, des ateliers artistiques mais aussi des expériences plus ins

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Juin : Un été en famille

Théma été 21 | Qui a dit que la saison chaude n’était pas adaptée à la fréquentation des salles obscures ? Sans doute quelqu’un qui n’en a pas été privé six mois, a oublié leur fraîcheur durant la canicule et ignore la tenue de “l’estival de Cannes“ cette année… Allez, tous au cinéma cet été !

Vincent Raymond | Mercredi 9 juin 2021

 Juin : Un été en famille

Bénéfice collatéral de la disette hivernale et printanière : il n’y aura pas de pénurie estivale dans les salles. Et tout particulièrement pour les films parlant des familles ou à leur destination. Cocon surprotecteur, emprisonnant les individualités par ses étouffantes habitudes ou traditions, le désir de s’en libérer rend son emprise tragique, comique… ou les deux. Variation multiple et ludique de Freaky Friday, Le Sens de la famille de Jean-Patrick Benes (30 juin) crée ainsi un chamboule-tout géant, où les esprits des parents, grands-parents et enfants naviguent dans les corps des uns et des autres sans fin pour une raison inconnue. S’ensuivent d’inévitables quiproquos glissant doucement vers un registre trash, changeant agréablement de l’injonction à faire de la comédie aseptisée. Quant à la fin, qui ne résout rien, elle permet (presque) de supporter le jeu de Dubosc — le seul à en faire des tonnes. Plus archaïque est la famille des Croods, de retour avec un second opus, une nouvelle ère,

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Benjamin Lavernhe dans Le Discours : « J’aime bien causer… »

ECRANS | À l’écran, on l’a connu odieux (Le Sens de la fête), irrésistible de drôlerie (Mon inconnue), fuyant (Antoinette dans les Cévennes) mais à chaque fois impeccable. Benjamin Lavernhe — de la Comédie Française — poursuit sur sa lancée en tenant l’affiche (et le crachoir) du Discours, adaptation ô combien cinématographique de Fabcaro par Laurent Tirard.

Vincent Raymond | Mercredi 9 juin 2021

Benjamin Lavernhe dans Le Discours : « J’aime bien causer… »

Le Discours raconte une histoire des retrouvailles différées. Or le film, d’abord annoncé pour Cannes 2020, avait été repoussé en décembre, avant d’être à nouveau décalé pour le 9 juin. Il y a là comme une mise en abyme un peu ironique et cruelle, non ? Benjamin Lavernhe : Oui, c’est vrai que c’est tragiquement drôle ; après, on peut se dire que notre personnage du « Discours » se plaint beaucoup, se complaît un peu ; qu’il est peut être un peu pénible… Nous, on a eu l’impression que notre plainte, elle était légitime ; on n’a pas envie qu’elle soit vue comme nombriliste et qu'elle finisse par agacer. Comme disait Jean-Michel Ribes sur les réseaux sociaux « la culture n’est pas au dessus du reste, mais elle existe ». Aux yeux du public, votre personnage peut passer pour nombriliste ; en réalité, c’est quelqu’un en attente et en souffrance. Une souffrance qui dévore tout le reste, et que le film ne fait que retranscrire avec justesse…

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Soulève ta paupière close...

MUSIQUES | Quel bonheur de voir l’un de nos plus grands festivals célébrer « le retour à la vie » ! Et qu’importent les contraintes post-pandémiques. (...)

Alain Koenig | Mercredi 9 juin 2021

Soulève ta paupière close...

Quel bonheur de voir l’un de nos plus grands festivals célébrer « le retour à la vie » ! Et qu’importent les contraintes post-pandémiques. L’affiche cette année, relève de la « fête étoilée », du grand « Hector »… Trois récitals de Jean-François Heisser consacrés aux trois « Grands d’Espagne » (De Falla, Granados, Albeniz), un feu d’artifice signé Saint-Saëns avec les enchanteurs Bertrand Chamayou et Renaud Capuçon, ou la Cantate Herminie magnifiée par l’immense voix de Sophie Koch. L’intimité de l’admiration mutuelle entre Flaubert et Berlioz sera en d’excellentes mains avec Véronique Gens et le très talentueux David Reiland, tandis que l’Enfance du Christ sera dirigée par John Nelson, la Damnation de Faust par Valery Gergiev à la tête de l’exceptionnel Orchestre du Marinsky de Saint-Petersbourg. Beaucoup d’autres dates d’exception… On ne saura où donner de l’oreille à la Côte-Saint-André. Festval Berlioz, la Côte-Saint-André (Isère), du 17 au 30 août 2021

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La marque « La Marca »

Festival classique | Mobilisant les forces vives départementales, la délocalisation estivale des frères La Marca en terre ligérienne enfièvre, tous les ans, le monde de la musique classique.

Alain Koenig | Mercredi 9 juin 2021

La marque « La Marca »

Si la plaquette décline les superlatifs - prix, récompenses, salles prestigieuses -, les objectifs affichent désormais un intérêt appuyé pour notre territoire : concerts en EHPAD, prisons, hôpitaux, répétitions ouvertes aux scolaires, ainsi que la valorisation du patrimoine de notre département. Ce recentrage portera aux confins de la Loire les artistes les plus en vue du moment, issus de la sphère artistique des deux frères. L’Académie Musicale Philippe Jarrousky, préparant les « stars de demain », sera sollicitée pour cette édition, symbole de renaissance après quatorze mois d’hibernation. Les « graines de stars » assureront les « promenades musicales », comme autant de « schubertiades », hors d’œuvres d’emblématiques prestations. Les stars d’aujourd’hui - Julie Depardieu, Jean-François Zygel, André Manoukian, les chocolatiers Pralus père et fils, Kévin Amiel - additionneront leur notoriété à celle des frères La Marca, investissant prieurés, cloîtres, châteaux ou églises. Roanne sera particulièrement choyée : au menu, Chocolat Pralus, Concerto pour violoncelle n°1 de Haydn, celui pour Clarinette de Mozart, Debussy et Chopin, les gra

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Roanne n'est pas à court !

Festival de courts métrages animés | 200 films courts d'animation sélectionnés, 40 pays, six compétitions primées. Un programme intense pour ce joli festival qui fête ses 12 ans. Avec une (...)

Nicolas Bros | Mercredi 9 juin 2021

Roanne n'est pas à court !

200 films courts d'animation sélectionnés, 40 pays, six compétitions primées. Un programme intense pour ce joli festival qui fête ses 12 ans. Avec une forme hybride entre présentiel et numérique, la manifestation pourra ainsi toucher le plus grand nombre. Avec 1 600 œuvres reçues, Ciné-court animé continue sa progression et fait de Roanne une place-forte du court-métrage d'animation. En quelque sorte, le parfait compromis entre le festival de courts-métrages de Clermont d'un côté et le festival du film d'animation d'Annecy de l'autre. Parmi les séances prévues, retenons un focus orienté sur l'animation scandinave « où se croisent grands espaces, humour noir et délires animés » mais également une session best of avec une sélection de films qui devaient être présentés en 2020, à l'instar de Nuit chérie de la Belge Lia Bertels ou encore Ties de la Russe Dina Velikovskaya, première œuvre réalisée avec un stylo 3D... Festival Ciné-court Animé du 22 au 27 juin à Roanne et sur animationfestival.roanne.fr

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