Dans l'ombre des paillettes

Niko Rodamel | Mercredi 4 avril 2018

Photo : Pascal Descamps © Niko Rodamel


Après l'adaptation de Starmania, la troupe Mosaïque présente sur scène Marvin, une nouvelle création originale de Pascal Descamps, mettant en scène soixante comédiens-chanteurs accompagnés par quatre musiciens. Brillant auteur-compositeur, pianiste et chanteur, Pascal s'est vu confier dès 2011 la direction du chœur de la troupe avec la finalité affichée de produire des comédies musicales. Puisant en partie son inspiration dans ses souvenirs personnels (on ne parle jamais aussi bien que de soi-même), l'artiste raconte cette fois-ci le parcours de deux amis qui montent tenter leur chance à Paris, ville de toutes les promesses. Lucy écrit des chansons pour son ami Marvin, qui lui rêve de devenir une star. De rencontres insolites en désillusions, les deux complices ont rendez-vous avec leur véritable destin. À travers l'épopée de de ses personnages, Pascal Descamps fait la critique d'un milieu complexe, celui du showbizz, où les paillettes cachent bien mal l'hypocrisie, la manipulation et la trahison, entre lumière éblouissante et sournoises ténèbres. L'artiste questionne ainsi l'idée de la réussite et du succès, s'interrogeant sur les véritables clés du bonheur. Tout un programme.

Marvin, 6 et 7 avril à 20h30 + 8 avril à 15h, à l'Escale de Veauche


Marvin

Comédie musicale de Pascal Descamps, avec le Choeur Mosaïque, 60 comédiens chanteurs accompagnés par 4 musiciens
L'Escale 96 rue du Gabion Veauche
ce spectacle n'est pas à l'affiche actuellement


entrez votre adresse mail pour vous abonner à la newsletter

Le concert "Fraternités" à la Cathédrale Saint-Charles maintenu en horaire avancé

Classique | Le concert Fraternités prévu samedi 17 octobre à la cathédrale Saint-Charles de Saint-Étienne, proposant le concerto pour orgue de Francis Poulenc et le (...)

Nicolas Bros | Vendredi 16 octobre 2020

Le concert

Le concert Fraternités prévu samedi 17 octobre à la cathédrale Saint-Charles de Saint-Étienne, proposant le concerto pour orgue de Francis Poulenc et le Requiem du compositeur stéphanois Pascal Descamps, est maintenu mais en horaire décalé. Au lieu de 20h, le spectacle débutera à 18h. L'Opéra de Saint-Étienne, organisateur de l'événement, a décidé ce changement d'heure au lieu d'annuler la prestation. La rencontre d'avant-spectacle n'aura, quant à elle, pas lieu. L'Opéra de Saint-Étienne, organisateur de l'événement, propose, aux personnes pour qui le nouvel horaire ne conviendrait pas, de procéder à un échange de billets pour un autre spectacle de la saison 20/21 ou bien de demander un remboursement. Pour plus de renseignements, vous pouvez appeler le 04 77 47 83 40 ou envoyer un courriel à opera.billetterie@saint-etienne.fr

Continuer à lire

Pascal Descamps, l’envie d’être ému

Portrait | A quarante-sept ans, Pascal Descamps réalise aujourd’hui pleinement sa passion pour l’écriture et la composition. Pianiste de formation, l’artiste assume tout aussi fièrement sa double culture, à mi-chemin entre la chanson et la musique classique. Deux voies dans lesquelles son talent éclate au grand jour. Créé aux Invalides à Paris en 2014, son "Requiem" est repris à l’Opéra de Saint-Étienne cet automne.

Niko Rodamel | Mardi 6 octobre 2020

Pascal Descamps, l’envie d’être ému

Notre hôte nous reçoit en début de matinée dans sa maison de Marols, village d’artistes accroché aux monts du Forez. À 865 m d'altitude, la soudaine fraîcheur de l’automne frappe aux carreaux. Au salon, la cheminée est allumée, une bûche rougit et crépite. Un parfum d'arabica plane dans l’air, le café fume en cuisine, in the morning… Une partition à la couverture bleue est posée sur le piano blanc qui occupe un bon quart de la pièce : « Pascal Descamps / Requiem pour solistes, chœur et orchestre. » Une statuette en résine de Gaston Lagaffe trône également tout près, sourire en coin, affairé à gratter les cordes de son célèbre gaffophone. Le décor est posé. On devine un garçon pétri d’humour, mais aussi sensible et pudique. Pour le comprendre, il faudrait savoir qui il est, savoir le décor de son enfance et la résonance de ses premiers accords. L’histoire débute en 1973. « Je suis né dans la banlieue lyonnaise, à Tassin-la-Demi-Lune, d’une mère stéphanoise et d’un père clermontois, mais dès ma sixième année nous sommes partis vivre à Montpellier. » Mélomanes, papa et maman écoutent a

Continuer à lire

5 grands classiques

Panorama classique/lyrique 20/21 | Soli Deo Gloria* Quelle fraternité unit le Concerto pour orgue de Francis Poulenc et le Requiem de Pascal Descamps? Poulenc répond (...)

Alain Koenig | Mercredi 9 septembre 2020

5 grands classiques

Soli Deo Gloria* Quelle fraternité unit le Concerto pour orgue de Francis Poulenc et le Requiem de Pascal Descamps? Poulenc répond en 1938, qu'il est « sur le point d'entrer dans les ordres ». Pour Pascal Descamps, la spiritualité, consubstantielle et libératrice de la condition humaine, le délivre de son carcan terrestre. Créé en 2014 aux Invalides, son bouleversant Requiem, interprété par quatre merveilleux solistes (Aurélie Ligerot, Anthéa Pichanik, Thomas Bettinger et Philippe-Nicolas Martin), apportera l'apaisement au doute spirituel de son célébrissime aîné. Seule certitude : les étoiles seront visibles depuis la nef de la cathédrale. "Fraternités", Concerto pour orgue de Francis Poulenc et Requiem de Pascal Descamps, dir. Jingkaï Sun, le 17 octobre 2020 à 20h, à la Cathédrale Saint-Charles. *"SDG" ou "Soli Deo Gloria" était un sigle utilisé par JS Bach pour signer ses œuvres signifiant: "à Dieu seul la gloire". Je suis resté fidèle... Bruno Mantovani, désormais à la tête de l'EOC, dirige son premier concert à l'Op

Continuer à lire

« J’ai dix ans… »

MUSIQUES | Aussi surprenant que cela puisse paraître, voici désormais dix ans que l’ensemble à cordes professionnel SyLF sillonne la région Rhône-Alpes pour y porter la (...)

Alain Koenig | Mardi 3 septembre 2019

« J’ai dix ans… »

Aussi surprenant que cela puisse paraître, voici désormais dix ans que l’ensemble à cordes professionnel SyLF sillonne la région Rhône-Alpes pour y porter la bonne...musique. D’avril à juin 2020, c’est à une grande pyrotechnie musicale que la célèbre phalange ligérienne nous convie. Œuvres emblématiques, solistes prestigieux seront réunis pour fêter la sortie, cet automne, de leur nouveau CD distribué par le label Chanteloup, et consacré aux superbes œuvres du compositeur Pascal Descamps. À suivre donc… Les dix ans du SyLF, d’avril à juin 2020, à travers le département de la Loire.

Continuer à lire

Cosaques toujours

Festival folklore | Promouvoir une culture diverse et de qualité accessible au plus grand nombre ! Parce que la culture constitue un formidable levier de développement (...)

Monique Bonnefond | Mardi 4 juin 2019

Cosaques toujours

Promouvoir une culture diverse et de qualité accessible au plus grand nombre ! Parce que la culture constitue un formidable levier de développement artistique, économique, social, individuel et collectif ; une véritable ouverture aux autres, à la tolérance, à la citoyenneté. Bref, d'un ensemble de vecteurs de cohésion sociale. Tel est le projet mis en œuvre par le festival Chants Danses et musiques du monde créé en 2005 par l'association Festi' Roche, composée de bénévoles passionnés et dévoués, travaillant inlassablement pour faire découvrir des artistes talentueux dignes des plus grandes scènes. Cette 14e édition sera marquée, entre autres, par la présence exceptionnelle d'un Ballet Russe à Veauche qui accueillera à l'Escale le 14 juin le théâtre de danse d'état "Cosaques de Russie", l'une des principales compagnies de danse professionnelles qui donnera un spectacle unique de très haut niveau. Composée de danseurs bondissants, de musiciens et choristes professionnels à la voix puissante, la troupe fera découvrir un large éventail du folklore russe et la richesse des traditions des cosaques, ces hommes libres des steppes russes. Festival Festi' Roche, vendredi

Continuer à lire

Ils vont nous mettre un sacré cirque !

Théâtre de rue | Cirque, danse, art de rue, déambulations, chants, magie, bandas, contes, concert… Voilà qui promet un week-end joyeux et musclé ! Pour sa 6e édition, le (...)

Cerise Rochet | Mardi 4 septembre 2018

Ils vont nous mettre un sacré cirque !

Cirque, danse, art de rue, déambulations, chants, magie, bandas, contes, concert… Voilà qui promet un week-end joyeux et musclé ! Pour sa 6e édition, le festival Par Monts et par Veauche propose un programme dense et éclectique, pour une rentrée pleine de joyeusetés. Festival Par Monts et Par Veauche, les 8 et 9 septembre à l’Escale de Veauche

Continuer à lire

"Marvin ou la Belle Éducation" : Le gay savoir

ECRANS | Marvin ou la belle éducation de Anne Fontaine (Fr., 1h53) avec Finnegan Oldfield, Grégory Gadebois, Vincent Macaigne…

Vincent Raymond | Mardi 21 novembre 2017

Depuis toujours, Marvin Bijou se sent “à part”. Traité de “pédé” et harcelé au collège, il étouffe aussi dans sa famille à peine quart-monde. Grâce à un atelier théâtre et à sa rencontre avec un metteur en scène, il va découvrir qu’une issue existe qu’il peut s’affirmer dans son identité… Anne Fontaine a une manière de filmer la misère sociale qui rappelle, sans vouloir faire offense ni à l’une ni à l’autre, le Scola de Affreux, sales et méchants. Sauf que le cinéaste italien tournait au second degré. Pas la réalisatrice française, qui pense nécessaire de représenter dans leur caricature la plus élimée des pauvres qu’elle ne doit guère connaître. Non qu’il faille adoucir ni faire de l’angélisme, mais cette représentation tient davantage du vieux stéréotype que du réalisme — curieusement, sa vision des sphères bourgeoises est plus réaliste. De fait, elle pousse vers une outrance aussi aberrante qu’inutile ses comédiens, au premier chef desquels Grégory Gadebois plus excessif à lui seul que toute la famille Groseille de La Vie est un long fleuve tranquille et Vin

Continuer à lire

Anne Fontaine : « Avoir un autre regard sur soi peut permettre d’exister autrement »

ECRANS | Queer Lion à la Mostra de Venise, le quinzième long métrage d’Anne Fontaine est une adaptation aussi lointaine que promet de l’être son futur Blanche-Neige, qu’elle tournera en avril et mai entre Lyon et Vercors avec Isabelle Huppert…

Vincent Raymond | Mardi 21 novembre 2017

Anne Fontaine : « Avoir un autre regard sur soi peut permettre d’exister autrement »

Adapté d’un livre racontant une “renaissance” passant par un changement de nom, votre film Marvin change également le nom du protagoniste. À travers le prisme du cinéma, il s’agit donc d’un changement au carré… A.F. : Le point de départ a été la rencontre avec En finir avec Eddy Bellegueule dont j’ai voulu sortir en inventant le parcours que j’imaginais pour le personnage à travers les années : comment il pouvait trouver sa vocation, comment il pouvait s’en sortir… Ce qui n’est pas le cas du livre, qui est sur l’enfance, et ne traite pas l’épanouissement ni la singularité de son destin. Très vite avec Edouard Louis [l’auteur du livre, NDR], on est tombé d’accord sur le fait que c’était pas une adaptation, mais un acte d’inspiration. Près de 70% du film est inventé à partir d’une enfance traumatisante et difficile. Mais j’ai aussi mis beaucoup d’éléments personnels : j’ai moi aussi changé de nom quand j’avais 17 ans, j’ai été actrice… J’ai construit l’histoire avec des points communs, et elle un peu mienne. Y avait-il che

Continuer à lire

Matches nuls, balles au centre

Panorama ciné novembre | Nul besoin de beaujolais nouveau pour voir double : la masse absurde de films déferlant ce mois sur les écrans contient déjà son pesant de décalques, miroirs et autres psittacismes…

Vincent Raymond | Mardi 31 octobre 2017

Matches nuls, balles au centre

Grosse bataille de romans d’apprentissage en perspective sur les écrans : d’un côté, un délinquant manqué repris en mains par un convoyeur à la retraite dans un bon petit polar argentin, La Educación del Rey de Santiago Esteves (22 novembre) ; de l’autre, trois apprentis comédiens francophones réussissent à force d’échouer. D’abord Maryline (15 novembre) de — mais sans — Guillaume Gallienne, où Adeline D’Hermy incarne sans beaucoup de charisme une aspirante actrice rongée par le trac tombant dans l’alcool. Bof. Ensuite, Marvin ou la belle éducation (22 novembre), lointaine adaptation de l’autobiographie d’Eddy Bellegueule, dans laquelle Anne Fontaine dépeint le quart-monde picard avec une telle ironie qu’on a du mal à percevoir l’intention. Rebof. Enfin, Nawell Madani dans C'est tout pour moi (29 novembre), un autobiopic tiré de ses nombreuses galères assumant son ego et sa réflexivité, où la comédienne se joue elle-même sans pour autant (trop) se la jouer.

Continuer à lire

Un peu plus près des étoiles

Classique | À la fois auteur-compositeur, pianiste et chanteur, Pascal Descamps est un artiste sensible et inspiré, aussi à l’aise dans l’univers de la chanson (...)

Niko Rodamel | Mercredi 7 juin 2017

Un peu plus près des étoiles

À la fois auteur-compositeur, pianiste et chanteur, Pascal Descamps est un artiste sensible et inspiré, aussi à l’aise dans l’univers de la chanson française que dans celui de la grande musique. Depuis quelques années le musicien se met corps et âme au service de la musique sacrée. Après l’encourageant Rivages créé en 2011, suivront un Pater Noster, un Ave verum corpus puis un vibrant Ave Maria. Pour autant, Pascal ne délaisse en rien la chanson, continuant d’écrire paroles et musiques pour la troupe Mosaïque (Starmania en 2011 et Marvin en 2018) dans la même veine french-pop-rock que ses deux albums sortis au début des années 2000. Le Stéphanois sera cette année à l’honneur de L’Estival de la Bâtie dont il fera l’ouverture avec son œuvre la plus aboutie, un Requiem de toute beauté, aussi flamboyant qu’envoûtant, créé à Paris en 2014 aux Invalides et depuis édité par Universal Music. Le 28 juin à 20h30, en la cathédrale Saint-Charles de Saint-Étienne.

Continuer à lire

Les voix lactées du Corbusier

MUSIQUES | Sous la houlette de la directrice artistique Geneviève Dumas et le parrainage du chef Daniel Kawka, Festyvocal, la première biennale de musique vocale contemporaine, investira du 8 au 12 novembre l’église Saint-Pierre de Firminy, avec notamment une nouvelle création du compositeur Pascal Descamps.

Niko Rodamel | Mercredi 2 novembre 2016

Les voix lactées du Corbusier

Fondée en 2015, l’association FestyVocal porte cette ambitieuse initiative : créer un festival unique dans un site unique, avec pas moins de six concerts sous la voûte de l’église Saint-Pierre. Plusieurs ensembles vocaux de la région se partageront le programme : le Choeur Ondaine Firminy que dirige Geneviève Dumas, l’Ensemble Vocal de Saint-Étienne (dir. Alexis Gipoulou), le Petit Choeur de Musicologie de l’Université Jean Monnet (dir. Julien Garde) avec la mezzo-soprano Catherine Séon, Ubi Cantus (dir. Florent Mayet), le chœur Artmilles (dir. Cécile Mathevet-Bouchet) avec une création d’Éric Arletti, le choeur de chambre SINFONIETTA (dir. Yannick Berne) et enfin le chœur Britten qui clôturera le festival sous la baguette de Nicole Corti. Le challenge est bel et bien de placer le public dans une aventure sonore personnelle et collective, au centre de la mise en résonnance de l’église Saint-Pierre, donnant à entendre l’écriture vocale contemporaine sous un nouveau jour. Sont également programmés un concert-lecture avec Florence Badol Bertrand, des mini-concerts, une exposition picturale de Michel Roche et des visites sur les différents sites Le Corbusier. La tête dans

Continuer à lire

Requiem for a dream

MUSIQUES | Le compositeur stéphanois Pascal Descamps nous revient mi-septembre à la Collégiale de Montbrison, avec son immense Requiem, oeuvre récemment signée chez Universal, avant d'aller proposer en novembre prochain ses Poèmes étoilés sous la voûte du domaine architectural Le Corbusier de Firminy, tout juste classé à l'UNESCO. Histoire d'un artiste d'exception.

Nicolas Bros | Mercredi 7 septembre 2016

Requiem for a dream

S'il existe des moments musicaux d'exception, des pièces qui vous transportent dès les premières notes, la musique sacrée composée par le Stéphanois Pascal Descamps fait assurément partie de cette catégorie. Tout en douceur et en délicatesse, ce passionné sait mieux que quiconque la valeur du travail en musique mais également de la puissance de la poésie tonale. Accumulant les prix dès sa plus tendre jeunesse, depuis le conservatoire jusqu'à un premier prix d’excellence au concours national de piano Madeleine de Valmalète, Pascal Descamps a continué à naviguer, avec toujours pour fil conducteur de transmettre des émotions à travers les mélodies, les mots et les notes. Lorsqu'il s'engage en 2011 dans un cycle de création consacrée à la muisique sacrée avec une première oeuvre majeure : la messe Rivages puis un Pater Noster, un Ave maria et un Ave verum corpus, le compositeur impose un style et connaît un succès mérité. Mais c'est surtout grâce à son Requiem, composé en 2013 et parrainé par un autre pianiste émérite, un certain Pascal Amoyel, que cet artiste lyrique à l’Opéra de Saint-Étienne, pianiste et chef de chant

Continuer à lire

Dans le mille, Artmilles !

MUSIQUES | Les temps sont durs dans le microcosme choral ligérien : un pullulement de groupes tire sur les cordes vocales pour se faire entendre. Une myriade (...)

Alain Koenig | Mardi 1 mars 2016

Dans le mille, Artmilles !

Les temps sont durs dans le microcosme choral ligérien : un pullulement de groupes tire sur les cordes vocales pour se faire entendre. Une myriade d'appelés, mais peu d'élus ! Avec Artmilles, ensemble vocal de chambre féminin, on sait dès les premières mesures, que la grâce et la magie des voix opèrent. Grand mystère de l'infini vibratoire, Cécile Bouchet-Mathevet, en fine alchimiste, fait son miel des individualités vocales de chacune, fédère l'épars, le singulier en une symbiose redoutablement lacrymogène ! Cette dizaine d'excellentes chanteuses, propose un répertoire en dehors des autoroutes de la programmation : Classique, jazz, chanson savante ou décontractée, toute musique a droit de cité, chez ces filles éminemment talentueuses. Au programme, une pièce magnifique de Mathieu Burgard, Soir en Forez, une insolite et remarquable création de Pascal Descamps sur des textes de la femme-poète kurde Choman Hardi, A valley of plaster, tandis qu'un arrangement de la Berceuse de Brahms et du Noël de Massenet, viendront rassurer les oreilles du chaland moins intrépide. Alain Koenig Les Sérénades du Dimanche invitent Artmilles, dima

Continuer à lire

Le boucan béni de la Colonie

MUSIQUES | Les Quatre Fantastiques. Le Club des 4. Les quatre cavaliers de l'Apocalypse. Les quatre filles du docteur March. Les quatre Charlots mousquetaires. (...)

Benjamin Mialot | Mardi 3 mars 2015

Le boucan béni de la Colonie

Les Quatre Fantastiques. Le Club des 4. Les quatre cavaliers de l'Apocalypse. Les quatre filles du docteur March. Les quatre Charlots mousquetaires. L'union ne fait jamais autant la force que lorsque la somme des individus la constituant est égale à ce nombre qui, en Extrême-Orient, symbolise le chaos. Ce même chaos que les groupes Marvin, Electric Electric, Pneu et Papier Tigre, soit le dessus du panier de la noise d'origine française, ordonnent en prenant soin de ne pas le faire disparaître, pour reprendre une formule du réalisateur mexicain Michel Franco – dont on n'aime pas franchement le cinéma, mais c'est une autre histoire. Depuis 2010, ils le font de concert sous le nom de La Colonie de Vacances. Et les chiffres parlent d'eux-mêmes : quatre scènes réparties dans autant de coins du lieu d'accueil, en l'occurrence Le FIL, onze musiciens, quatre batteries, cinq guitares, trois claviers (le compte n'est pas bon, c'est normal, il y en a un qui triche), deux heures de furie sonique, un nombre indéterminé de nouveaux morceaux, une perte auditive de vingt à quarante décibels à la fin et une date à retenir, le 26 mars. Benjamin Mialot La Colonie de Vacances

Continuer à lire