Fin février. Le mois le plus court de l'année tire sa révérence, l'ambiance générale reste un peu grise, mais, miracle, le soleil réapparaît au-dessus des toits lyonnais. On ne va pas parler de renaissance, simplement d'un léger mieux. Suffisant pour sortir et profiter de cinéma en format court, de création décoloniale aux Subs, ou de croisières sur la Saône.
Le Nikon film festival s'est imposé comme le baromètre du court-métrage "très court" (2 minutes 20, pas une seconde de plus). Pour cette 16e édition sous le signe de la "beauté", l'Aquarium ciné-café resserre la focale sur la production locale. On y découvre comment les cinéastes d’ici s'approprient cette thématique souvent casse-gueule. La projection, suivie d'un échange avec les équipes, permet de décortiquer les coulisses d'un format qui exige autant de précision que d'épure. À partir de 20h30.
Tarif : prix conscient
Le projet Atlas porté par Tin Ayala, s'achève après deux semaines de résidence aux Subs avec pour enjeu de produire un objet hybride, entre fanzine et manuel, pour "créer depuis le Sud et habiter le Nord". En collaboration avec Milgrana éditions, cette restitution documente les conditions de création en contexte post-colonial. C'est un travail sur la matière – reliure, impression, écriture – qui transforme la pensée politique en objet tactile et diffusable. Restitution de cette expérience collective ce jeudi. Dès 19h.
Tarif : gratuit
Le festival Chapelle Minimaliste réactive le répertoire de Philip Glass à la Chapelle de la Trinité. Son œuvre charnière, Glassworks, est ici relue par le pianiste François Mardirossian et Alexis Paul à l’orgue de Barbarie. Ce télescopage entre l'instrument de salon et l'automate de rue, soutenu par les vidéos de Lionel Palun, redonne une texture organique à la répétition cyclique propre au minimalisme. À 20h.
Tarif : de 20 à 30 €
À la LDLC Arena, Orelsan défend son dernier opus La Fuite en avant. À quarante ans passés, le rappeur caennais continue de documenter ses doutes avec une précision chirurgicale, loin des figures dominantes du rap français. Sur scène, le format est massif, mais le ton reste celui d’un type qui doute encore. C'est sans doute ce décalage qui remplit les salles. À partir de 20h.
Tarif : de 45 € à 75 €
Les amateur·ices de belles matières ont rendez-vous au showroom Feat Coop. À la vente des stocks dormants de fabrication française, proposés à la coupe dès 1 mètre, entre 5 et 18 €. Plus de 1 000 références — jacquards, denims, jerseys, dentelles, lainages… De quoi remplir son stock sans vider son compte. De 9h à 19h.
Tarif : entrée libre
Quatrième édition hivernale pour le Love Boat, qui largue les amarres le 28 février pour trois croisières de deux heures sur la Saône. Le concept reste inchangé : un bateau, un dancefloor, et une programmation 100 % locale. 17h30 - 19h30, warm-up avec Mademoiselle Charby. 20h - 22h, Maggy Smiss prend la barre. 22h30 - 00h30, clôture rétro avec les Pipers.
Tarif : 26 €
Dawa hifi fête vingt ans d'activisme sonore au Transbordeur. Pour l'occasion, ils invitent le Britannique Vibronics, pilier de la scène UK Dub et patron du label Scoops Records pour une session de fréquences pures et des basses qui font vibrer la cage thoracique, héritage direct de la culture jamaïcaine de Kingston. Au club, le collectif Bat records complète le tableau avec une sélection plus expérimentale. De 23h30 à 5h.
Tarif : 25, 05 €
Le CMTRA clôture trois ans d'enquête de terrain à Francheville avec Super tapages. Ce projet d'ethnomusicologie urbaine a collecté les "mémoires sonores" des habitants : playlists d'exil, chants d'enfance et récits de vie. L'expérience se termine de façon festive aux Grandes voisines à Francheville et au Musée des Confluences avec au programme une présentation du livre Super tapages, le spectacle Radiofréquence monde, une boum participative, une vélo-parade, un bingo musical et un concert participatif des Oiseaux de Trottoir. Le tout ponctué d'écoutes d'audiobiographies récoltées sur le territoire. À partir de 11h.
Tarif : de 0 à 14 €
Après un premier round concluant, Heat remet le couvert et se transforme, le temps d'un dimanche, en bar à huîtres géant. Pour l'occasion, le bar de quartier Satriale prend les commandes : vins naturels bien choisis et DJ sets maison (Rigo, Lily of the valley, CallBackSami et Nyco) sous la halle. De 11h à 19h.
Tarif : entrée libre
Avant son retour en avril, le festival Reperkousound lance la 5e édition de son tremplin. Ce mercredi les quatre finalistes – Elle danse, Karma groove project, Möan et Rose Panama – s'affrontent pour décrocher l'ouverture sur la grande scène du Transbordeur. Au Toï-toï à partir de 18h.
Tarif : gratuit
