Gérard Collomb choisit Transmission jusqu'en 2025 pour le Transbordeur

Transbordeur | On connaît le choix de la mairie de Lyon concernant la prochaine délégation de service public du Transbordeur : il s'agit des sortants, en place depuis dix ans, à savoir la société Transmission et l'actuel directeur Cyrille Bonin.

Sébastien Broquet | Mercredi 20 novembre 2019

Photo : © DR


Comme révélé dans notre numéro 972 paru le mercredi 13 novembre, c'est bien la société Transmission qui a été choisie par Gérard Collomb pour la délégation de service public du Transbordeur jusqu'en 2025. Cette décision sera proposée au vote du conseil municipal du 27 janvier 2020.

Le maire de Lyon explique ainsi son choix dans un communiqué : « l'équipe de la société Transmission s'appuie sur un projet solide financièrement et reconnu artistiquement, participant ainsi à la politique culturelle ambitieuse menée par la Ville et à l'attractivité de notre territoire. Avec environ 160 concerts par an et pas moins de 150 000 spectateurs accueillis, Le Transbordeur est un lieu incontournable de la vie lyonnaise et les cinq années à venir permettront de poursuivre et d'enrichir le projet engagé ».

Deux sociétés avaient candidaté : Transmission d'un côté, et Hors-Bord de l'autre. Le choix, toujours selon le communiqué de la mairie, s'est porté sur la première nommée, dirigée par Cyrille Bonin : « sur la base d'un bilan financier positif, d'un modèle économique qui a fait ses preuves et d'une offre culturelle originale, le choix a été pris de reconduire la société Transmission, gestionnaire du Transbordeur depuis 2010. Le projet est porté par une équipe d'actionnaires solide — qui comprend la société Eldorado and Co à concurrence de 50% du capital social, la société JHD 40%, Vincent Carry 5% et Cyrille Bonin 5%. Sur le plan artistique, l'équipe dirigée par Cyrille Bonin développe des liens étroits avec les partenaires et artistes des musiques actuelles et participe à maintenir la visibilité du Transbordeur au niveau local mais également sur les scènes nationales et internationales. »

Hors-Bord réunissait de son côté le producteur de concerts Cartel, la bande de Frigo&co menée par Alain Garlan, la billetterie Yurplan, tous emmenés par Harout Mekhsian.

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Musiques actuelles : légende d'automne

Covid-19 | Sans aucune visibilité quant à leur conditions d'ouverture pour la rentrée, les diffuseurs de musiques actuelles, pour la plupart désœuvrés, oscillent entre optimisme mesuré, méthode coué et pessimisme radical, y compris à long terme. Un tableau guère réjouissant.

Stéphane Duchêne | Vendredi 10 juillet 2020

Musiques actuelles : légende d'automne

Pour savoir ce que les amateurs de musiques dites actuelles auront à se mettre sous la dent en cette ère pré-"post-Covid", on pourrait se contenter de jeter un œil aux agendas des différentes salles, où l'on trouve ça et là quelques dates (Épicerie Moderne, Transbordeur), parfois beaucoup (Radiant). Problème, ces agendas, en grande partie constitués de reports du printemps, sont pour Cyrille Bonin qui gère le Transbordeur : « un cache-misère ». Un trompe-l'œil même. Car si les discours et les réalités varient en fonction des modèles économiques et d'accueil, une réalité semble inéluctable, qu'énonce Benjamin Petit, coordinateur du Marché Gare : « rouvrir les salles dans les conditions de mesures sanitaires actuelles, c'est inenvisageable. Point. » Alors chacun bricole un peu. Le Ninkasi a maintenu son festival — en plein air du 5 au 13 septembre — et promet quelques concerts de groupes

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Harout Mekhsian associé à Cartel Concerts, candidats à la reprise du Transbordeur

Transbordeur | La délégation de service public du Transbordeur, la salle de concerts située à Villeurbanne, prend fin le 30 juin 2020. Deux candidats se sont positionnés : les actuels délégataires Transmission, et un nouveau venu, Hors-Bord, dont nous vous dévoilons en exclusivité le projet.

Sébastien Broquet | Lundi 14 octobre 2019

Harout Mekhsian associé à Cartel Concerts, candidats à la reprise du Transbordeur

Les deux candidats à la prochaine délégation de service public (DSP) du Transbordeur ont été auditionnés la semaine dernière : vendredi en ce qui concerne les sortants, Transmission, représentés par l'actuel directeur Cyrille Bonin dont nous avons évoqué le projet, qui s'aligne dans la continuité de l'actuel fonctionnement, dans notre édition du mercredi 18 septembre dernier. Et un jour plus tôt, jeudi, pour le second projet porté par Harout Mekhsian. Ce dernier est basé à Lyon, où il est né en 1974 et l'on en sait un peu plus sur le dossier qu'il a présenté au jury : sous le nom de Hors-Bord, une SAS créée pour l'occasion dont il serait le PDG, il propose de s'associer avec la société de billetterie lyonnaise créée en 2011 Yurplan (à hauteur de 40% du capital de 50 000€), le producteur de concerts Cartel (30% du capital, il s'agit d'une agen

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Seulement deux candidats pour le Transbordeur

Villeurbanne | Dans quelques jours seront auditionnés les candidats pour la prochaine Délégation de Service Public du Transbordeur : deux dossiers ont été déposés, dont celui des sortants mené par l'actuel directeur Cyrille Bonin.

Sébastien Broquet | Mardi 17 septembre 2019

Seulement deux candidats pour le Transbordeur

Surprise : la salle culte du Transbordeur, à Villeurbanne, n’est cette fois pas l’objet d’une lutte acharnée entre producteurs de spectacles ; seuls les sortants, emmenés par l’actuel directeur Cyrille Bonin (par ailleurs chroniqueur au Petit Bulletin), et un second candidat ont déposé leurs dossiers début juin dernier pour obtenir la DSP (délégation de service public) de la Ville de Lyon, dont l'actuelle convention prendra fin le 30 juin 2020. Fimalac a flairé Exit, déjà, les figures locales : en 2010, Frédéric Gangneux (ancien programmateur de la salle) ou encore l'actuel directeur du Fil à Saint-Étienne, Thierry Pilat, avaient porté des dossiers de candidature. En 2015, trois dossiers avaient été présentés : outre le vainqueur Transmission, le producteur Les Derniers Couchés et la société Bellevue dirigée par le fondateur de la salle Victor Bosch avaient candidatés. Pour 2020, aucune de ces figures locales ni leurs successeurs

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Décret son : The sound of silence ?

Salles de concerts | Alors qu'un nouveau "décret son" impose depuis octobre dernier aux diffuseurs de musique (salles de concerts, clubs, festivals) des mesures toujours plus drastiques en matière de régulation du niveau sonore, beaucoup, à commencer par les petits lieux, s'inquiètent de ses conséquences artistiques, techniques et économiques sur leur activité. Petit tour d'horizon de la question avec quelques-uns des acteurs lyonnais emblématiques de la musique live.

Stéphane Duchêne | Mardi 15 janvier 2019

Décret son : The sound of silence ?

« Hello darkness my old friend... I've come to talk with you again ». C'est un peu l'ouverture du The Sound of silence de Simon & Garfunkel qui semble courir dans les têtes des différents diffuseurs de musique actuelle depuis octobre dernier, date de la mise en application du nouveau décret son n°2017-1244 du 7 août 2017. Un décret dont la plupart des mesures pourraient bien réduire ces diffuseurs au silence, ou en tout cas à quelque chose qui, pour une salle de musiques actuelles (et donc la plupart du temps amplifiées), s'en rapproche dangereusement. Parmi ces mesures, qui concernent également les festivals, y compris en plein air, l'obligation de « ne pas dépasser des niveaux de pression acoustique continus équivalents à 102 décibels pondérés A (...) et 118 décibels pondérés C [en gros, les basses, NdlR] sur 15 minutes », quand le niveau sonore à respecter était jusqu'ici de 105 db. Si sur le papier la différence paraît infime, en réalité, elle est énorme. Stéphane Bony et Thierry Vignard, co-gérants du Sonic, expliquent : « Le son c'est

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Le Transbo prend l'air

Summer Sessions | Le Transbordeur métamorphose son espace extérieur pour la 5e édition des Summer Sessions, du 29 juin au 29 juillet. Un mois de fêtes outdoor sous toutes ses formes : des apéros graphiques au clubbing, voici notre sélection.

Maïté Revy | Mardi 28 juin 2016

Le Transbo prend l'air

Kiblind en mode psyché Ce magazine multimédia permet de découvrir les artistes émergents du monde de l'édition, du design graphique ou encore de la mode : pour cette ouverture des Summer Sessions, l'on profitera de l'exposition Le Passage (psychédélisme visuel avec tentures d'A. Eckart, A. Laffond ou Lasse & Russe) et on laissera parler son esprit créatif grâce aux ateliers "à faire soi-même". Tout ça accompagné des jolies trouvailles musicales du label AB Records. Mercredi 29 juin à 19h Quantic, latin vibes Will Holland, alias Quantic, revient secouer le Transbo en version live band avec son style mêlant les sonorités latines et jazz avec l'électro. Une recette spéciale qui sera servie par le plus colombien des artistes anglais, précédée d'un apéro plancha avec The Bongo Hop et Mr Day aux platines. Pour ravir papilles et oreilles. Dimanche 3 juillet à 17h Clips sur grand écran Faire découvrir à un large public les clips rhônalpins su

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Tenue de soirée estivale au Transbordeur

Summer Sessions | On peut compter sur le Transbordeur pour être rock’n’roll en toute saison. Y compris en été où, grâce à ses Summer Sessions, la salle de concerts étend son (...)

Vincent Raymond | Mardi 28 juin 2016

 Tenue de soirée estivale au Transbordeur

On peut compter sur le Transbordeur pour être rock’n’roll en toute saison. Y compris en été où, grâce à ses Summer Sessions, la salle de concerts étend son périmètre d’intervention jusqu’aux projections en plein air. Mais pas n’importe lesquelles : des Ciné Drive-in à l’ancienne, dans d’authentiques voitures américaines mises à disposition par le Club V8 Forever (ou dans la vôtre, si vous préférez votre confort habituel), devant un film à la bande originale bien chargée, avec pour ajouter à l’ambiance, un foodtruck histoire de diffuser des odeurs de burgers et de frites — et aussi d’en vendre. Le premier film proposé résonne singulièrement avec l’actualité tragique d’Orlando : Priscilla, folle du désert (1995) de Stephan Elliott. Cette traversée de l’Australie dans un bus piloté par trois exubérants travestis confronte ceux-ci à la défiance, l’agressivité ou l’homophobie des habitants de l’Outback. Malgré tout empli de fantaisie désinvolte (la faute à la musique disco et aux déhanchés de ses comédiens vêtus en drag queen), Priscilla… marqua l’une des nombreuses résurrections de Terence Stamp, ina

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Les soirées du 30 septembre au 6 octobre

MUSIQUES | 03.10 Encore Tel Van Pelt, le chasseur qui voulait faire de Robin Williams une descente de lit dans Jumanji (chacun ses classiques), le collectif (...)

Benjamin Mialot | Mercredi 30 septembre 2015

Les soirées du 30 septembre au 6 octobre

03.10 Encore Tel Van Pelt, le chasseur qui voulait faire de Robin Williams une descente de lit dans Jumanji (chacun ses classiques), le collectif Encore n'aura visiblement de répit que le jour où il aura accroché à son tableau de chasse toutes les figures historiques de la techno. Cette semaine, c'est ainsi au tour de Kevin Saunderson de voir sa tête placardée au-dessus de la cheminée, en l'occurrence celle du Petit Salon, en sa qualité d'originator, à égalité avec Juan Atkins et Derrick May, du "nouveau son pour danser de Detroit" – il paraît qu'on utilise trop d'anglicismes, alors voilà, enjoy (oups).

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Ostgut Ton, 10 ans de purisme techno

MUSIQUES | Mi-août, Ostgut Ton fêtait ses dix ans à domicile. Cette semaine, c'est au Transbordeur et au Sucre que la (panzer) division discographique du célèbre Berghain poursuit les hostilités. Petites natures s'abstenir.

Benjamin Mialot | Mardi 15 septembre 2015

Ostgut Ton, 10 ans de purisme techno

«Don't forget 2 go home !» N'oubliez pas de rentrer à la maison. Dans la file d'attente grillagée qui mène au Berghain, couloir de la (petite) mort à l'entrée duquel mieux vaut abandonner tout espoir – de passer le contrôle au faciès de Sven Marquardt, l'iconique et impénétrable physionomiste qui sépare le bon grain électromane de l'ivraie party animalière à l'autre extrémité –, voilà le seul conseil qui vaille. Tagué sur un bout de mur du temple berlinois de la culture électronique, il en est même devenu le slogan officieux. Et pour cause : réincarnation de l'Ostgut, haut lieu de la culture queer dont les agents actifs de la gentrification firent table rase début 2003, cette ancienne centrale de l'est convertie un an plus tard en club (techno au Berghain à proprement parler, house au Panorama Bar à l'étage, musique contemporaine à la Kantine, installée dans une aile) / spot de parachutisme (vous voyez très bien de quoi on parle) / boîte à cul (gay au Berghain, hétéro au Panorama) a fait de la désorientation sa marque de fabrique. Pénombre quasi-permanente, sets-marathons (du jeudi soir au l

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Django Django, les maîtres de l'univers pop

MUSIQUES | Il y a un moment, à 4'30'' de Giant, le premier morceau de Born Under Saturn, l'album que vient nous présenter Django Django, où le monde semble s'ouvrir (...)

Stéphane Duchêne | Mardi 15 septembre 2015

Django Django, les maîtres de l'univers pop

Il y a un moment, à 4'30'' de Giant, le premier morceau de Born Under Saturn, l'album que vient nous présenter Django Django, où le monde semble s'ouvrir en deux sur un changement de ton. Et où, sur fond de claviers quasi carpenteriens, sous un empilement de "ouh ouh" et perdu dans une rythmique space funk, un chœur chante «Take it back if you really, really wanna take it to the stars». Là commence un voyage qui n'est que changement de direction dans l'espace-temps (d'où sans doute la référence à Saturne, planète géante, donc, et dieu du temps du panthéon romain). Car Born Under Saturn est plein de fausses cassures de rythme (le "sax" de Reflections) qui sont autant de passages semblables à ces trous de vers qui permettraient en théorie d'accéder d'un bout du cosmos à l'autre ; plein de sauts quantiques musicaux qui ne sont pas sans rappeler, en plus sophistiqué, la manière qu'avaient en concert leurs aînés du Beta Band de s'échanger les instruments en plein milieu d'un morceau ; plein de ces digressions dignes, tant pis, on les cite, des contrepoints chers aux Be

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Metz ou le hardcore sidérurgique

MUSIQUES | Affublé d'un blase de préfecture de Moselle, Metz a taillé dans le vif pourtant déjà très à vif de son premier album pour livrer "II", transformation d'essai rageuse et tranchante qui semble droit sortie du fracas et de la chaleur infernale des hauts-fourneaux lorrains. Tout cela depuis le Canada.

Stéphane Duchêne | Mardi 15 septembre 2015

Metz ou le hardcore sidérurgique

Ah, Metz ! Ville fleurie tri-millénaire, préfecture du département de la Moselle, citée romaine sous le nom de Divodorum, ancienne capitale d'Austrasie, importante ville de l'Empire Carolingien, du Saint-Empire romain germanique et, par intermittence, de la première division du championnat de France de football. Ville libre et souvent assaillie, Metz vainquit par la main de Saint-Georges le maléfique Graoully et par les pieds de Tony Kurbos et Jules Bocandé le FC Barcelone au Camp Nou en Coupe des Coupes 1984-85. Elle connut aussi des défaites avec l'annexion par l'Allemagne et la perte du championnat de France de football 1998 à la différence de but aux dépens du RC Lens – deux épisodes que les Messins préfèrent oublier... Bien, ouh là, stop, soyez sympas, rembobinez : on s'égare, Metz n'étant pas le sujet de cet article. Ou plutôt si, mais le Metz canadien, groupe hardcore de son état, baptisé ainsi suite à un concert lorrain visiblement marquant de deux de ses membres en 2006 – le hors-sujet n'est donc pas total, même si au contraire de la ville, Metz le groupe présente une diversité architecturale assez

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Urgent : Crystal Castles reporté au 14 juin.

MUSIQUES | Les musiciens sont connus pour avoir une santé fragile et plusieurs fois par saison quelques annulations ou reports viennent créer le désarroi du fan (...)

Stéphane Duchêne | Jeudi 21 février 2013

Urgent : Crystal Castles reporté au 14 juin.

Les musiciens sont connus pour avoir une santé fragile et plusieurs fois par saison quelques annulations ou reports viennent créer le désarroi du fan impatient qui conséquemment s'étiole. Cette fois, c'est Crystal Castles, programmé initialement ce jeudi 21 février au Transbordeur, qui déclare forfait pour raisons médicales – on n'en saura pas plus mais la consommation de minerai de viande ne serait pas incriminée. Voilà néanmoins qui oblige le duo, connu pour ses frasques à répétitions, à reporter sa prestation au 14 juin prochain. Les possesseurs d'un billet peuvent aller se faire rembourser chez leur dealer agréé ou conserver le précieux sésame pour la date de report. Néanmoins, une mauvaise nouvelle n'arrivant jamais seule, le concert de Tété est lui bien maintenu pour le 26 mars. Chienne de vie.

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«Faire des choix esthétiques»

MUSIQUES | Entretien / Cyrille Bonin, nouveau directeur du Transbordeur. Cet activiste des musiques actuelles, choisi par Eldorado pour diriger la salle lyonnaise, s'explique sur ses ambitions pour les cinq prochaines années, durée de la Délégation de Service Public. Propos recueillis par Dorotée Aznar et Stéphane Duchêne

Dorotée Aznar | Vendredi 17 septembre 2010

«Faire des choix esthétiques»

Petit Bulletin : Quand vous avez été choisi comme directeur du Transbordeur, on vous a présenté comme la caution culturelle du dossier présenté par Eldorado, un important producteur de spectacles…Cyrille Bonin : Ce n'est pas tout à fait faux. Ce qui a fait beaucoup parler c'est qu'Eldorado et Alias sont actionnaires à 90% de la société Transmission, qui gère la salle. Vincent Carry (directeur du festival Nuits sonores, NdlR) et moi seulement à 5% chacun. Mais je suis bien le directeur du Transbordeur : c'est inscrit dans les statuts, mais c'est aussi comme ça que cela va se passer dans la réalité. Le fait qu'Arty Farty ait présenté un dossier qui a été rejeté, avant de se rallier à Eldorado, a contribué à brouiller les pistes... Avec Arty Farty (association qui organise notamment le festival Nuits sonores, NdlR), dont je suis membre, nous avions effectivement présenté au premier tour un dossier qui a été retoqué pour des raisons purement administratives. Mais dans le cahier des charges de la Délégation de Service Public (DSP), rien n'interdisait à une personne physique, comme Vincent Carry et moi, de pouvoir se représenter à titre purement personnel da

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Collomb 1 - Bosch 0

CONNAITRE | Victor Bosch, fondateur et directeur du Transbordeur depuis 1989, a perdu la partie. Pour ne pas voir attribuer la délégation de service public du (...)

Dorotée Aznar | Lundi 31 mai 2010

Collomb 1 - Bosch 0

Victor Bosch, fondateur et directeur du Transbordeur depuis 1989, a perdu la partie. Pour ne pas voir attribuer la délégation de service public du Transbo à Eldorado & Co, Victor Bosch avait en effet déposé un référé devant le Tribunal Administratif de Lyon, demandant l'invalidation de cette candidature. Mais jeudi 27 mai, le juge des référés du Tribunal Administratif de Lyon a conclu à une absence d’irrégularité dans la procédure de délégation de service public engagée par la Ville de Lyon. Concrètement, et selon les vœux du maire, Gérard Collomb, c’est donc la société Eldorado & Co qui prendra les commandes de la salle de concerts, pour une durée de cinq ans, à partir du 1er juillet. La direction de la salle sera confiée à Cyrille Bonin, investi notamment dans le festival Nuits sonores. Le Conseil municipal sera invité à statuer sur cette décision le 21 juin.

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Dossiers en cours : Le Transbordeur

MUSIQUES | MORCEAUX CHOISIS DE SUJETS CULTURELS QUI FÂCHENT / DOSSIER : LE TRANSBORDEUR

Dorotée Aznar | Mardi 18 mai 2010

Dossiers en cours : Le Transbordeur

Le Transbordeur et Victor Bosch, c'est une longue histoire. Depuis 1989, Victor Bosch assure en effet la direction de cette salle de concerts, basée à Villeurbanne. Mais depuis 2005, la municipalité a choisi un nouveau mode de gestion pour le Transbordeur : la délégation de service public (DSP), pour une durée de cinq ans. Si la première DSP a été accordée à l'équipe en place, en 2010, le maire de Lyon a donné ses faveurs au dossier présenté par Eldorado & Co qui réunit la société d'organisation de spectacles Eldorado dirigée par Jean-Pierre Pommier, Alias, un producteur et organisateur de spectacles parisien ainsi que deux personnalités locales des musiques actuelles (Vincent Carry, coordinateur général du festival Nuits sonores et Cyrille Bonin). Le Conseil Municipal devait statuer sur le choix du maire le 17 mai. C'était sans compter sur l'opposition de Victor Bosch qui a déposé un référé devant le Tribunal Administratif de Lyon, demandant l'invalidation de la candidature d'Eldorado & Co. Victor Bosch explique sa démarche : «Je n'aurais jamais entamé une action en justice si l'un des autres dossiers avait été choisi. J'ai beaucoup réfléchi avant de saisir le tribunal, mais je me

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Un Transbo pour Eldorado

CONNAITRE | Politiques culturelles / Fin de l'attente pour le Transbordeur. Sans grande surprise, le maire de Lyon a choisi la société d'organisation de spectacles (...)

Dorotée Aznar | Lundi 19 avril 2010

Un Transbo pour Eldorado

Politiques culturelles / Fin de l'attente pour le Transbordeur. Sans grande surprise, le maire de Lyon a choisi la société d'organisation de spectacles Eldorado, dirigée par Jean-Pierre Pommier, pour assurer l’exploitation du Transbordeur, salle de concerts de 1500 places basée à Villeurbanne, à partir du 1er juillet et pour une durée de cinq ans. Le Conseil Municipal doit statuer sur cette décision le 17 mai prochain. Évincée lors de la précédente délégation de service public en 2005, la société Eldorado s’était une nouvelle fois associée avec la société JHD Alias (producteur parisien de spectacles) mais aussi avec des personnalités locales : Vincent Carry (coordinateur général du festival Nuits Sonores) et Cyrille Bonin (connu dans le domaine des musiques actuelles). Si Jean-Pierre Pommier tient à rester discret sur les futurs axes de développement de la salle en attendant le Conseil Municipal, il a tout de même fait savoir qu’il souhaitait revoir les tarifs de location de la salle à la baisse et optimiser l’utilisation du Club (la petite salle de 450 places). Il a également fait peu de mystère sur le nom du futur directeur de la salle. C’est Cyrille Bonin, conformément à ce qui

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Bosch, choisi pour durer ?

ACTUS | Dossier / Confiées à Victor Bosch en 2005, la gestion et l’exploitation du Transbordeur sont remises en jeu par la Ville de Lyon. Cinq candidats ont été retenus et doivent rendre leur dossier le 19 octobre. Dorotée Aznar

Dorotée Aznar | Lundi 5 octobre 2009

Bosch, choisi pour durer ?

Le Transbordeur se cherche un nouveau locataire pour juillet 2010. La délégation de service public accordée à Victor Bosch en 2005 touche en effet à sa fin et une procédure de délégation de service public est de nouveau en cours. Après un appel d’offres lancé cet été par la Ville de Lyon et l’éviction de nombreux candidats (dont l’équipe d’Arty Farty, organisatrice du festival Nuits sonores, sortie au premier tour pour des raisons administratives), il ne reste aujourd’hui que cinq candidats, qui doivent rendre leur dossier le 19 octobre. Cinq équipes qui doivent prouver leur capacité à gérer une salle de concerts mais aussi à redonner au Transbordeur une renommée dont la salle ne bénéficie plus aujourd’hui. Parmi elles, Eldorado (Jean-Pierre Pommier), Transgestion (Victor Bosch) et Thierry Pilat, tous trois candidats en 2005 ainsi qu’un ancien salarié du Transbordeur, Frédéric Gangneux. La Ville de Lyon devrait faire connaître son choix définitif début 2010. Salle garageSi, pendant quinze ans, Victor Bosch a été le seul maître à bord du Transbordeur, les conditions de gestion de la salle ont considérablement changé depuis 2005. Suppression des subventions,

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Cinq candidats dans la course

ACTUS | Qui est qui ? / Après une première phase de sélection, ils ne sont plus que cinq prétendants à la reprise du Transbordeur. Revue d’effectifs. DA

Dorotée Aznar | Lundi 5 octobre 2009

Cinq candidats dans la course

Victor BoschEn 1989, Victor Bosch prend la direction d’une ancienne usine transformée en salle de concerts, le Transbordeur. En 2005, il est renouvelé dans ses fonctions pour cinq ans, suite à un appel d’offres lancé par la Ville de Lyon, propriétaire de la salle. Victor Bosch (producteur de comédies musicales dont ‘Notre Dame de Paris’) est aujourd’hui candidat à sa propre succession. Eldorado & coSociété d'organisation de spectacles basée à Lyon dirigée par Jean-Pierre Pommier, Eldorado avait déjà tenté de décrocher le Transbordeur en 2005. Pour ce faire, Eldorado s’était associé avec la société JHD Alias (producteur d’artistes nationaux et internationaux) et qui est, selon toute probabilité, son partenaire une fois encore. L’un des motifs pour lesquels Eldorado avait été évincé en 2005 était son manque d’engagement à travailler avec la scène artistique locale. Mais le créneau de Jean-Pierre Pommier : «apprendre à vivre sans argent public» pourrait recevoir un écho très favorable dans les couloirs de l’Hôtel de Ville… Frédéric GangneuxAncien collaborateur de Victor Bosch, il a été licencié suite à la préc

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Déménageur breton

MUSIQUES | Musique / Perpétuellement sur les routes à trimballer ses soucis, Miossec repaie sa tournée avec deux dates lyonnaises. L'occasion de constater que si sur L'Etreinte, son dernier album, la bête bretonne n'a plus son mordant d'antan, elle bouge encore. Stéphane Duchêne

Christophe Chabert | Mercredi 31 janvier 2007

Déménageur breton

La pochette de L'Etreinte, portrait de Miossec façon Dorian Gray chez Bernard Buffet, a le mérite de rendre grâce à la musique sans nuance du Breton : elle dessine par taches successives un artiste éparpillé aux quatre coins de lui-même, qui au fil de ses disques tente de recoller ses propres morceaux en comptant ses abattis. Avec ces questions : qu'adviendra-t-il quand il y sera parvenu ? N'y est-il pas déjà parvenu ? Depuis 12 ans, on prend plaisir à voir souffrir Christophe Miossec, regarder la France d'un œil torve, se faire toujours larguer. Miossec, pionnier de cette nouvelle chanson française qu'il a taillée dans le granit, noyée dans l'alcool et baisée par tous les trous en un mélange de crudité et de cuites affaissées : rimes qui tentent d'entrer par effraction dans des mélodies hussardes, voix vociférant un spoken word brestois sur des rythmiques de gueules de bois. Celles dont on fait la houle qui échoue les épaves. Ça ne lui avait d'ailleurs pas fait de mal à la chanson française de se gerber sur des pompes trop habituées au cirage. De cela on doit être reconnaissant à Miossec. Et aussi lui en vouloir d'avoir décomplexé trop de troubadours du

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Assiette anglaise

MUSIQUES | Musique / Hasard du calendrier, cette semaine l'assiette lyonnaise ne se remplira quasi exclusivement que de mets anglais (ou, disons, britanniques). (...)

| Mercredi 7 mars 2007

Assiette anglaise

Musique / Hasard du calendrier, cette semaine l'assiette lyonnaise ne se remplira quasi exclusivement que de mets anglais (ou, disons, britanniques). En attendant plus roboratif avec The Rakes, Bloc Party, Kaiser Chiefs ou The Stranglers, le hors-d'œuvre est plutôt varié avec The Servant, Kasabian et, pour alléger le tout, le pâtre(-ick Bruel) irlandais, Damiiiiieeeen Rice. Si The Servant doit son nom à un film plutôt fascinant de Joseph Losey, sa musique l'est nettement moins. Elle n'est pour autant pas déplaisante : rien que du très classique, très calibré et à l'occasion très efficace qui fait de The Servant un chouchou du public pop sur la foi de quelques titres détonnant comme Orchestra et d'une attitude savamment péteuse (si Lou Reed entend un jour le geignard Hey Lou Reed, il les déculottera devant tout le monde). Il y a dix ans, en pleine ère britpop, The Servant aurait été grand mais c'est oublier qu'en Angleterre les trains n'arrivent plus jamais à l'heure. La problématique Kasabian est à peu près la même, on les annonçait énormes et tarés (ils portent le nom d'une adepte de Charles Manson, ce qui est très effrayant). C'est quand Noel Gallagher d'Oasis s'est mis à clamer

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