LBF 2026

Photographie : événements à venir

Étienne Maury

Avec sa nouvelle exposition intitulée Paysage du Loup, Étienne Maury s’intéresse au retour du loup dans les espaces naturels et à ce que les traces de sa présence révèlent de notre société où le rapport au vivant fait débat. Comme un espace de recherche plastique et narratif sur les enjeux écologiques de notre siècle, ce travail interroge la capacité à habiter l'incertitude.

Notre avis : À travers ses images, Étienne Maury compose un territoire d'indices où la présence se manifeste sans jamais apparaître. Empreintes, restes, paysages silencieux : tout converge vers une figure absente, celle du loup, et dont la trace organise le regard. Plutôt que de montrer, le travail opte pour le choix de laisser affleurer une présence diffuse. Entre observation et interprétation, l'exposition invite à suivre ces signes ténus, à habiter un espace où le réel se donne par ce qui manque autant que par ce qui subsiste.

Susanne Kriemann

Vernissage le 8 janvier à 18h30. À travers un concept élargi du document photographique, Susanne Kriemann explore les paysages comme des systèmes d'enregistrement analogiques des processus causés par l'homme. Conçue spécialement pour le Goethe Institut Lyon, l'exposition présente des affiches grand format et des soieries traitant des conséquences de l'exploitation minière de l'uranium.

Notre avis : Susanne Kriemann aborde le paysage comme une mémoire sensible, un espace où s'inscrivent durablement les transformations causées par l'activité humaine. Dans le Limousin, ancien territoire de l'extraction de l'uranium, l'artiste s'attarde sur les plantes qui ont investi les sols irradiés, non comme signes de réparation, mais comme surfaces d'enregistrement. Par le biais de photogrammes et de soieries grand format, lupins, fougères et genêts apparaissent tels des vestiges vivants. Une radiographie poétique et inquiète d'un monde postnucléaire, où la nature conserve autant qu'elle révèle.

Pascal Bouteyre, Erich Zann et Jérome Meunier

Entre portraits, paysages et expérimentations visuelles, la galerie Imag'in accueille les réalisations de Pascal Bouteyre, Erich Zann et Jérome Meunier pour une triple exposition.

Sara Thion

Graphiste et photographe lyonnaise, Sara Thion invite à poser le regard sur les mutations du paysage marocain et la résilience des habitants qui y sont confrontés. Avec son exposition Machi Mouchkil, elle soulève les questions de l’attachement au passé et du changement inévitable porté par l’occidentalisation d’une des destinations privilégiées des Européens.

En corps

Conçue par des étudiant·es en sociologie, audiovisuel, photographie et arts du spectacle à l'Université Lumière Lyon 2, cette exposition met le corps en scène sous toutes ses coutures : expressif, épanoui, agressif, agressé, parodique, souffrant ou encore blessé.

François Daireaux

Vernissage le 7 mars à 18h30. Pendant plusieurs années, François Daireaux a arpenté en solitaire plus d’une centaine de villes chinoises très peu visitées par les étrangers et encore très peu documentées par les photographes. Commencé dans le Nord-Est du pays, son périple l'a mené jusqu'à la région du Xinjiang, où il est aujourd’hui devenu impossible de faire image.

Notre avis : Issues des voyages en Chine entre 2004 et 2018, les images réalisées par François Daireaux surgissent dans la rencontre avec l'imprévu. Les photographies s'inscrivent dans un paradigme indiciaire : captant des signes, des détails, elles ouvrent à d'autres récits qui exigent d'être interprétés ou imaginés. Profond humaniste, le photographe intercepte des figures surgissant dans des paysages marqués par la spéculation immobilière et la volonté politique d'effacement de lieux, comme celle qui vise à faire disparaitre les cimetières ouïghours.

Jacqueline Salmon

Pour accueillir l'arrivée du printemps, la Fondation Renaud met à l'honneur Jacqueline Salmon, figure de proue de la photographie contemporaine française. Avec ses clichés, elle ne se contente pas de figer le réel, mais en explore les strates et les mystères.

Notre avis : S'organisant selon une logique de montage, les œuvres de Jacqueline Salmon agencent une véritable constellation d'images. Dans les salles du Fort de Vaise, les ciels photographiés se juxtaposent aux études de John Constable et de Tony Garnier, les cartes de vents deviennent tracés, tandis que les herbiers associent fragments de corps et végétaux. Un travail de rapprochement faisant apparaître des correspondances sensibles entre des formes hétérogènes : le montage opère ici comme une méthode de pensée, organisant les écarts et les intensités entre les images.

Alain Guillemaud

À travers l'œil d'Alain Guillemaud, la photographie instantanée devient un outil d’expérimentation, de mémoire et d’émotion. Constituée de ses travaux publicitaires, de natures mortes et de travaux plus abstraits, cette nouvelle exposition aux Archives municipales propose de revenir sur l'intégralité de son œuvre.