Baignade naturelle à Lyon Confluence : le conseil municipal acte le pilotage du projet

Publié Vendredi 23 janvier 2026

Aménagement urbain / La Ville de Lyon confie la maîtrise d'ouvrage de sa future baignade naturelle à la SPL Lyon Confluence. Un projet de 1 500 m2 sur la Saône, attendu pour l'été 2027.

Photo : Projection du projet de baignade naturelle à la Darse de Confluences © SPL Lyon Confluence ArtefactorylabProjection du projet de baignade naturelle à la Darse de Confluences © SPL Lyon Confluence Artefactorylab

Le sujet revient régulièrement sur la table municipale, porté par les étés de plus en plus chauds et la promesse d'un accès renouvelé au fleuve. Hier, le conseil municipal a validé un rapport concernant la désignation de la SPL Lyon Confluence comme maître d'ouvrage de la future baignade naturelle, installée sur un site en bord de Saône.

Ainsi, la SPL sera chargée de piloter l'aménagement de cet équipement de plein air, pensé comme un espace de fraîcheur accessible en milieu urbain. Le calendrier vise une ouverture au début de l'été 2027, sous réserve des études et procédures encore en cours.

Trois bassins, deux usages et une jauge limitée

Le projet prévoit un plan d'eau d'environ 1 500 m2, structuré autour de trois bassins. Deux vocations doivent y cohabiter : une pratique sportive et un usage plus récréatif, notamment pour les familles. L'équipement inclurait également un bassin à fond peu profond, pensé pour l'apprentissage et les publics les moins aguerris. Également des vestiaires, des sanitaires, l'accueil du public et un solarium prendraient place sur des structures flottantes et immergées, intégrées à l'aménagement.

La capacité maximale est fixée à 900 personnes par jour, une jauge assumée par la Ville, qui insiste sur le caractère encadré et sécurisé du site avec une surveillance ainsi que des clôtures afin d'éviter les intrusions. Côté sanitaire, la Ville de Lyon assure que des contrôles réguliers seront menés en lien avec les autorités compétentes. Une étude de baignabilité menée par la Métropole en 2024 a identifié ce secteur comme compatible avec un usage de baignade, sous réserve d'aménagements spécifiques.

« La qualité de l'eau est bonne et les adaptations techniques nécessaires restent d'un coût modique », a assuré Sylvain Godinot, adjoint à la transition écologique et au patrimoine, rappelant que l'enveloppe budgétaire de 2, 4 millions d'euros dédiée à la baignade naturelle restait inchangée.

 Pas une piscine, mais un équipement complémentaire

Le calendrier interroge toutefois, alors que plusieurs équipements structurants vont fermer temporairement. Le centre nautique Tony-Bertrand devrait interrompre ponctuellement son activité durant l'année 2027, tandis que la piscine Charial, dans le 3e arrondissement, sera fermée pour travaux pendant deux ans. Autant de fermetures qui nourrissent un potentiel déficit d'accueil, la future baignade naturelle ne pouvant absorber l'ensemble des publics concernés.

À ses inquiétudes, l'exécutif municipal tente de désamorcer les procès en substitution, « La baignade en milieu naturel ne se substitue pas à une piscine municipale » rassure Julie Nublat-Faure, adjointe aux sports, et rappelant en outre la poursuite des travaux au centre nautique complexe sportif Kennedy, annoncée pour 2027.