Mozart au pluriel

par JED
Publié Mardi 7 avril 2026

Musique classique / À l'occasion du 270ᵉ anniversaire de la naissance de Mozart, l'Auditorium de Lyon propose plusieurs concerts, parcourant différents aspects de son œuvre immense.

Photo : Fred Mortagne

Symphonies, opéra, musique de chambre... Plusieurs facettes de l'œuvre gigantesque (600 opus) de Mozart (1756-1791) seront jouées pendant quinze jours en avril à l'Auditorium. L'Orchestre National de Lyon ouvrira l'événement avec les trois dernières symphonies du célèbre compositeur, écrites en deux mois en 1788, alors que Mozart connaissait des difficultés financières. On ne sait si elles sont le fruit d'une commande ou d'une démarche personnelle, mais elles sont considérées comme trois chefs-d'œuvre du genre, déployant tour à tour grâce et élégance, tourment et passion, maîtrise formelle et majesté orchestrale.

Après Cosi fan tutte en 2024, le chef Nikolaj Szeps-Znaider et l'ONL s'attèleront au Don Giovanni de Mozart en version concert. Mozart et son librettiste l'abbé Da Ponte ont signé là un monument opératique bien connu, explorant tous les méandres de l'amour, faisant aussi écho aux tensions sociales et morales de leur siècle. 

Musique-fusion

Enfin, parmi une programmation foisonnante que l'on ne détaillera pas ici dans sa totalité, on a déjà hâte de découvrir les "dissonances" du Quatuor à cordes Belcea, ensemble plutôt spécialiste du 20e siècle, mais qui entremêlera une œuvre d'Anton Webern à celle inédite du compositeur australien contemporain Brett Dean : le Quatuor à cordes n°19 de Mozart, dit « Les Dissonances ». Composé au début de l'année 1785, il est marqué par une certaine lenteur et des audaces musicales notables, les couleurs variant des ténèbres à la lumière.

"Mozart Forever"
Du 15 au 28 avril 2026 à l'Auditorium de Lyon (Lyon 3e) ; de 10 à 64€

Mozart, Jupiter - Les trois dernières symphonies

Direction musicale de Nikolaj Szeps-Znaider, par l'Orchestre national de Lyon, 1h50. Trois ans avant sa mort, Mozart compose ses symphonies n° 39, 40 et 41 sans savoir que ce seront ses dernières. Passant de l'élégance au tourment puis à la lumière, cette trilogie sonne aujourd'hui comme un testament explorant différents aspects uniques de l'œuvre du compositeur allemand, tout en faisant une démonstration de sa technique.

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