Bait, ô mon bateau
Eaux profondes / Un curieux drame familial au traitement, certes radical, mais également hermétique. En salle le 3 juin 2026.
Photo : Bait © ED distribution
Après la folk horror d'Enys Men, Mark Jenkin retourne en Cornouailles pour narrer l'histoire de Martin Ward, un pêcheur confronté aux bouleversements du village qui l'a vu naître. Le cinéaste trace une voie singulière dans le paysage cinématographique, à mi-chemin entre le drame mental et le pur thriller. S'il n'a pas son pareil pour façonner des atmosphères angoissantes, il maintient une opacité narrative qui peut en laisser plus d'un sur le carreau. Néanmoins, ses choix esthétiques forts (noir et blanc, image très granuleuse, montage heurté) dénotent d'une intransigeance louable pour peu que l'on pénètre dans son intrigue cryptique. Â
