Entre vernissage électro au MacLyon, fièvre club pour Écrans Mixtes, mondes parallèles à Yggdrasil, dégustations au Lyon Whisky Festival ou théâtre infiltré dans les transports, la semaine s'annonce dense à Lyon. Un programme pour sortir de l'hibernation sans renoncer à penser - ni à danser un peu.
Le MacLyon inaugure sa saison avec un triptyque contrasté avec l'exposition Peinture froide de Giulia Andreani, la vidéo d'auteur de la Collection Lemaître et les facéties conceptuelles de l'artiste lyonnais Jean-Claude Guillaumon. Pour fêter ce vernissage, le musée invite le DJ Agoria qui, pour ses 30 ans de carrière, dévoile en parallèle Bar CodeX, une œuvre immersive mêlant IA et art génératif. Un live du cofondateur de Nuits sonores prolongera ce décloisonnement entre arts visuels et culture club de 18h jusqu'à 1h.
Tarif : gratuit
Dernier debrief avant le scrutin municipal. L'Émission générale s'installe une dernière fois Chez Marti pour une libre-antenne sur les priorités réelles du territoire face aux promesses de campagne. L’idée pour cette dernière sera de décortiquer le fonctionnement complexe du scrutin métropolitain de 2026 et donnera l’ultime occasion de venir vous exprimer sur ce qui semble pour vous être les priorités des habitant(e)s du territoire. Une autopsie civique nécessaire avant le passage aux urnes. À partir de 19h.
Tarif : gratuit
Le festival Ça Presse transforme l'Hôtel de Ville de Lyon en agora pour sa 5e édition. Sous le thème « Surconsommer, jusqu'à quand ? », dessinateurs et journalistes dissèquent l'érosion du discernement à l'heure du flux continu. De l'infobésité avec Antoine Comte aux secrets de fabrication des ''Unes'' (Libé, Society), la journée explore comment l'image et le mot résistent à la saturation. Le point d'orgue confronte la satire du Gorafi et de The Onion, avant que Pierre Haski (RSF) ne rappelle que la survie d'une presse libre repose, in fine, sur l'engagement financier et critique de ses lecteurs.
Tarif : prix libre
Le festival Yggdrasil transforme Eurexpo en carrefour des mondes imaginaires, du steampunk à la culture asiatique. Une édition 2026 mise sur l'immersion avec de nouvelles enquêtes interactives et des invités de doublage cultes comme Brigitte Lecordier (Dragon Ball) ainsi que des dizaines de troupes et des centaines de créateur(ice)s. De 10h à 19h.
Tarif : de 0 à 26 €
La 7e édition du Lyon Whisky Festival investit le Palais de la Bourse tout le week-end. Deux jours pour explorer le whisky sous toutes ses coutures — dégustations, ateliers, masterclasses — avec, en prime, un corner rhum pour élargir le spectre. Parmi les temps forts : des sessions dédiées aux distilleries Bunnahabhain, Bruichladdich, Isautier ou Fuji Gotemba Distillery, sans oublier les expérimentations de Glenfiddich. De 12h à 19h.
Tarif : à partir de 40 €
Une douzaine d'artisanes locales débarquent à Trattino pour un marché dédié à l'upcycling et au savoir-faire minutieux. On y croisera la friperie ambulante de Le Dressing de Léa, les textiles revisités des Frenchineuses, les bijoux en porcelaine dorée de Matilou Bijoux ou les vitraux colorés d'Atelier dernier verre. De 12h à 18h.
Tarif : entrée libre
À l'occasion de la Journée internationale des droits des femmes, le musée Gadagne accueille la voix d'Odile Bertotto. À travers la lecture de Collection de chagrins adapté et préfacé par Jean-Yves Loude, le public suit le parcours d'une exilée afghane luttant contre l'effacement de sa culture. Une rencontre ponctuée de chants hazâras et d’interventions en persan de Farida Faryad. La soirée se prolonge par une prise de parole de l'autrice, puis par un bref parcours à travers deux siècles et demi d'histoire afghane, proposé par Jean-Yves Loude. À 10h45 et à 15h.
Tarif : de 4 à 8 €
Comment rester fidèle à son projet de mise en lumière d’un cinéma queer et inclusif alors que les luttes se déplacent et se complexifient ? Écrans mixtes propose un dimanche dense pour le festival queer avec une compétition internationale de courts-métrages au Comœdia et un focus sur les productions des Balkans. On y croise des œuvres contemporaines comme Queer me ou des classiques comme Le secret de Brokeback Mountain, affirmant le rôle du festival comme observateur des luttes et des désirs contemporains. À partir de 11h.
Tarif : variable
Les Ateliers Frappaz accueillent le collectif Xanadou pour la création de Brigades de déraillement public pour transports en commun, imaginée par Lucie Vérot Solaure et Louis Zampa. Le principe : infiltrer bus, trams et métros avec une cinquantaine de formes courtes, de deux à trente minutes dans un léger déplacement du réel pour fissurer la routine. Un théâtre embarqué, en partenariat avec le Théâtre de la Renaissance et Sytral Mobilités.
Tarif : gratuit
Avec Message Personnel, Jessé livre un stand-up à la précision chirurgicale sur l'homophobie et les silences familiaux tout en privilégiant une ironie sèche et un sens du récit hérité du théâtre. Une proposition abrasive à découvrir au Palais de la Mutualité. À 20h.
Tarif : 34, 20 €
