Rab de "Pride" mardi soir au Club grâce au festival Vues d'en face

Élise Lemelle | Mardi 21 mai 2019

Photo : © Nicola Dove



Pride

De Matthew Warchus (Ang, 1h57) avec Bill Nighy, Imelda Staunton, Dominic West…

De Matthew Warchus (Ang, 1h57) avec Bill Nighy, Imelda Staunton, Dominic West…

voir la fiche du film


Eté 1984 - Alors que Margaret Thatcher est au pouvoir, le Syndicat National des Mineurs vote la grève. Lors de la Gay Pride à Londres, un groupe d’activistes gay et lesbien décide de récolter de l’argent pour venir en aide aux familles des mineurs en grève. Mais l’Union Nationale des Mineurs semble embarrassée de recevoir leur aide. Le groupe d’activistes ne se décourage pas. Après avoir repéré un village minier au fin fond du pays de Galles, ils embarquent à bord d'un minibus pour aller remettre l'argent aux ouvriers en mains propres.


entrez votre adresse mail pour vous abonner à la newsletter

"Pride" : tous ensemble, tous ensemble, ouais

ECRANS | Des militants gays londoniens viennent en aide à des mineurs gallois en grève au nom d’une lutte commune contre le thatchérisme : un plaisant "feel good movie" social confectionné avec un savoir-faire tout british par Matthew Warchus. Christophe Chabert

Christophe Chabert | Mardi 16 septembre 2014

La recette est connue, mais force est de constater que les Anglais la réussissent à tous les coups : un sujet social, une galerie de personnages parfaitement dessinés, une pincée d’humour, la caution "d’après une histoire vraie"… De The Full Monty à Good morning England, c’est un art du "feel good movie" bien rodé qui s’appuie à la fois sur son sens du storytelling, de l’identification du spectateur et sur un sujet qui parvient toujours à trouver une issue fédératrice. Pride ne fait pas exception à la règle, même s’il prend appui sur un double clivage : d’un côté, les homosexuels qui défilent pendant la gay pride et de l’autre, la police thatchérienne qui les regarde avec mépris et suspicion. Nous sommes à l’été 1984, mais les flics ont d’autres chats à fouetter, ou plutôt d’autres militants à réprimer : les mineurs en grève contre les lois libérales de la Dame de fer. Pour faire fonctionner la convergence des luttes, une petite fraction de gays et de lesbiennes décident de collecter des fonds au sein de la communauté pour venir en aide aux grévistes… Cependant, leur syndicat s’avère plutôt embarrassé par ce soutien

Continuer à lire