Les grottes de la Balme [Copie]

Herman Dune + Claire Days

(Rock & Pop)

Après 25 ans de carrière et quinze albums, Herman Dune est de retour avec un nouvel album, Odysseùs, sorti en juin dernier. Le voici sur la scène de l'Épicerie Moderne, accompagné de Claire Days et sa folk-rock en première partie.

Notre avis : Un dimanche de fin d'hiver, dans ce temps fragile où le jour hésite à finir, les voix de Claire days et Herman Dune se reflètent déposant leurs chansons dans le tremblement crépusculaire. Là où l'artiste lyonnaise laisse affleurer l'impermanence duveteuse qui trouble les contours d'un songwriting raffiné, le projet du musicien parisien répond avec sa mythologie de l'ordinaire, incarnée dans un lo-fi oscillant entre mélancolie et sérénité. Une soirée indéniablement placée sous le signe de la grâce.

Urne

(Rock & Pop)

Né en 2023 au cours d'une période sombre pour le chanteur du groupe, le second album d'Urne, A feast on sorrow, se montre plus agressif et émotionnel que leur précédent opus. Produit par Joe Duplantier de Gojira, il aborde des thématiques comme la souffrance, la mémoire et la perte, comme une catharsis et un exutoire pour le deuil et la colère.

LB aka Labat

(Musique Electronique)

LB aka Labat, digger compulsif à l'énergie débordante est de retour au Sucre dans le cadre de sa tournée Feel so good in..., un marathon/performance de cinq dates en cinq jours entre Paris, Londres, Strasbourg, Bruxelles et Lyon. Au programme : six heures de house filtrée, techno, UKG et hard house.

Concert Express

(Classique et Lyrique)

Dans un dispositif au plus près des artistes, la salle Molière propose une heure de musique parmi les plus grands classiques du registre. Cette fois-ci, les musiciens interprèteront la Sérénade H 334 de Bohuslav Martinů, la Consolation S. 172 n°1 de Franz Liszt et les Chants bibliques d'Antonín Dvořák.

Sean Paul

(Rock & Pop)

Actif depuis plus de vingt ans, Sean Paul se démarque par sa fusion de dancehall, de pop et de reggae qui fait sa renommée. Trois ans après la sortie de son dernier album, le voici à la LDLC Arena.

Les Arts florissants

(Classique et Lyrique)

Direction musicale de William Christie, chorégraphie de Martin Chaix, 1h45. Articulé autour de la Descente d’Orphée aux Enfers et des Arts florissants de Marc-Antoine Charpentier, cette représentation de l'ensemble de William Christie est conçue comme une lettre d'amour au compositeur, près de quarante ans après le succès de leur version de Médée.

Vienne

(Classique et Lyrique)

Par les musiciennes et musiciens de l'ONL, 1h. Cette année, la symphonie viennoise est au cœur du répertoire de l'Auditorium de Lyon. Entre plusieurs concerts en grand effectif, les musiciennes et musiciens de l’Orchestre national de Lyon proposent une rencontre intime avec Bruckner et Webern, avec leurs Quintette à cordes et Langsamer Satz.

La Lampe

(Classique et Lyrique)

Par le collectif Ubique, 50 min, dès 7 ans. Dans une formation composée d’un théorbe, d’un violon, de percussions et d’un clavier, les artistes alternent entre jeu théâtral, chant et musique instrumentale pour donner vie au conte d'Aladdin et la lampe magique, dont ils ont gardé les principaux ingrédients : la lampe et son génie, convoités par un puissant sorcier qui rêve de voir son vœu le plus cher exaucé.

Blindef + Romanée + Yoann Gallant

(Rock & Pop)

Depuis maintenant trois saisons, les artistes faisant partie de la nouvelle promotion du Labo du département de musiques actuelles du Conservatoire à Rayonnement Régional sont présentés sur la scène du Marché Gare. Pour cette nouvelle session, le groupe de rap rock Blindef montera sur scène, accompagné de Romanée et sa pop nuageuse ainsi que Yoann Gallant et sa folk aux accents country.

Visions of Atlantis + Warkings

(Rock & Pop)

Deux ans après la sortie de leur dernier album Pirates 2, Visions of Atlantis revient ce février à Lyon pour montrer leur nouveau projet au public. Avec leur metal symphonique inspiré par la mer et les pirates, ils réussissent à créer un univers symphonique empli de riffs intenses, avec la symbiose vocale de Clémentine Delauney et Michele Guaitoli. Pour ce concert à La Rayonne, ils seront accompagnés des Autrichiens de Warkings et des Allemands d'induction pour compléter l'affiche.

Flox + Crête et moustache + X-Stick

(Reggae)

Depuis plus de 20 ans, le franco-britannique Flox façonne un son fusionnant reggae roots, électro, dub et nu-soul. Fin février, il montera sur la scène du Marché Gare, accompagné du duo Crête et moustache, composé de Dubanko et Woody Vibes fusionnant un univers dub avec des influences allant du hip-hop à l’électro. L'affiche sera complétée par X-Stick, projet de Vincent Yakobowski mélangeant reggae, dub digital, rap et bass music.

Glassworks

(Classique et Lyrique)

La chapelle de la Trinité accueille une représentation des musiques de l'album Glassworks de Philip Glass, son onzième travail avec le Philip Glass Ensemble sorti en 1981. Ce soir-là, François Mardirossian au piano et Alexis Paul à l'orgue de Barbarie revisiteront cette œuvre, accompagnés de Lionel Palun à la vidéo.

Notre avis : Dans le majestueuse discographie du compositeur états-unien, Glassworks représente à la fois un tournant majeur et un geste de démocratisation de sa musique. Sans modifier son langage, Philip Glass en ajuste les conditions d'accès, ouvrant la modernité musicale à un public non spécialiste, à l'instar de Jarrett avec The Köln concert ou Reich avec Music for 18 musicians. Afin de célébrer cette œuvre phare du vingtième siècle, La Trinité propose une soirée immersive, entre vidéo et son, piano et orgue de barbarie.

Clara Lévy

(Musique Electronique)

Dans le cadre du festival Chapelle Minimaliste, Clara Lévy fait se rencontrer deux compositrices que huit siècles séparent : Hildegard von Bingen et Pauline Oliveros. En reprenant les monodies médiévales de la première à la lumière d’instructions dans le style de la seconde, elle propose au violon une harmonisation sobre de ces chants à travers une variété de modes de jeu et de timbres qui en révèlent la profondeur contemplative.

Royal Republic + The Intersphere

(Rock & Pop)

Deux ans après la sortie de leur cinquième album LoveCop, ayant marqué leur retour après une absence de cinq ans, les Suédois de Royal Republic débarquent en terres lyonnaises, au Transbordeur, en compagnie de The Intersphere et leurs mélodies accrocheuses aux harmonies dramatiques.

Club

(Musique Electronique)

Le Sucre accueille une soirée sous haute intensité avec un lineup composé de la Montréalaise TDJ en tête d'affiche, accompagnée de Grand V, Lorenzi et Yume pour compléter la soirée.

This is techno (Rave)

(Musique Electronique)

Soirée sous le signe de la techno avec une invasion de la grande salle du Petit Salon par les DJs Enfoncé et Chast en B2B avec Peekzt. La petite salle sera quant à elle investie par Lekind et Fatalgerian pour un takeover sous le signe de la house.

Raphaël Imbert

(Jazz)

Le saxophoniste Raphaël Imbert célèbre les cent ans de la naissance de John Coltrane avec un concert inédit explorant ses liens profonds avec deux figures légendaires de la musique : Johan Sebastian Bach et Steve Reich. Inspiré par la puissance spirituelle de Bach, Coltrane a influencé le jeune Steve Reich par ses compositions hypnotiques, qui a fait à son tour la synthèse du contrepoint de Bach et des nappes sonores mystiques de Coltrane.

Open Symmetry

(Musique Electronique)

L'Ensemble 0 s'associe au compositeur américain Tristan Perich à l'occasion du festival Chapelle Minimaliste pour créer un chemin lo-fi vers la transe où s’enchevêtrent les percussions et l’électronique, entre expérimentation rigoureuse et lyrisme mélodique.

Alexis HK + Benoît Doremus

(Chanson)

Sur scène, les deux chanteurs entament un numéro de ping-pong musical et verbal pour se confier leurs pensées les plus inavouables et échanger sur la vie et divaguer, s'égarer et déraisonner.

Dub Echo #51

(Reggae)

Nouvelle édition de Dub Echo, qui conviera les Berruyers de Dawa Hifi, qui écument la scène sound system depuis vingt ans, mais aussi Vibronics, actif depuis 1995, sans oublier Wise Rockers. Du côté du Club Transbo, Bat Records prendront possession des lieux, et ont invité pour l'occasion Dub Shepherds, Jolly Joseph, Ikadub et Junior Roy.

Toy Tonics Jam

(Musique Electronique)

Le temps d'une soirée, le label berlinois Toy Tonics prend d'assaut le rooftop du Sucre et invite pour l'occasion la Barcelonaise Gee Lane, le Londonien Cody Currie et la Lyonnaise Johnny Depp, pour des sets entre disco et house sous toutes ses formes.

Mahler / Brahms

(Classique et Lyrique)

Direction musicale de Nikolaj Szeps-Znaider, par l'ONL, avec Daniil Trifonov, 1h30. En jouant l'Adagio de la dixième symphonie de Mahler, l'Orchestre national de Lyon parachève l’intégrale de ses symphonies, entamée il y a trois ans. Invité de la soirée, le pianiste Daniil Trifonov interprétera le Deuxième Concerto de Brahms, comme un complément à cette œuvre inachevée après un seul mouvement.

Vitesse

(Clubbing)

Le temps d'une soirée, le collectif Vitesse prendra d'assaut la grande salle du Petit Salon en y invitant ses DJs Dvaid, Human Error et Bstktz, de quoi faire vibrer les murs au son de leur trance, makina et hard dance. La petit salle sera occupée par Snyp et Thomas Moulene.

Sun + Whist

(Rock & Pop)

À la croisée des chemins entre les hymnes de stade de Pink et la lourdeur écrasante de Gojira, Sun crée une pop brutale pour un résultat puissant et électrisant. Actuellement en tournée pour défendre son premier album Krystal Metal, elle passera notamment par le Marché Gare, accompagnée de Whist et leur rock alternatif assaisonné de samples, de grosses basses et d'une touche de rap.

Bach / Reich

(Classique et Lyrique)

Gilles Dumoulin, marimbiste et d'Anne-Catherine Vinay, claveciniste, propose à l'occasio du festival Chapelle Minimaliste de (re)découvrir L’Art de la fugue de Johann Sebastian Bach ainsi que Piano Phase de Steve Reich, deux œuvres mettant en lumière le contrepoint.

Bach on the beat

(Classique et Lyrique)

Inspirée de l’esprit des œuvres instrumentales pour instrument soliste de Bach et proposant une approche contemporaine de leur expression musicale, Bach on the beat regroupe le compositeur Clément Walker-Viry, le concert de l'Hostel Dieu et le beatboxer Tiko pour proposer une relecture intemporelle et poétique de sa musique.

S. society

(Musique Electronique)

Ce dimanche, le Sucre accueillera Daria Kolosova, qui a déjà fait trembler la salle lors de Nuits Sonores 2025, accompagnée cette fois-ci de Salome et NKT, pour une soirée qui passera de l’acid à la techno, avec quelques touches de hardcore, de hip-hop et de trance.

Motionless in white + Dayseeker + Make them Suffer

(Rock & Pop)

Originaires de Scranton, en Pennsylvanie, le groupe Motionless in white puise depuis des débuts en 2005 dans des influences de rock alternatif, emo, post-hardcore et metalcore. Ils seront accompagnés de Dayseeker et Make them Suffer pour une soirée 100 % Metal.

Ourania Gassiou

(Classique et Lyrique)

Formée à Londres, titulaire de l’orgue du Mégaron, Ourania Gassiou est considérée comme la principale ambassadrice de l’orgue grec. Invitée par L'Auditorium de Lyon pour un récital, elle propose un répertoire international regroupant Bartholdy, Vierne, Bossi, Konstantinidis, Jongen, Price, Bonnet et Liszt.

Lonny et l'ensemble Agamemnon

(Rock & Pop)

Inédit, ce concert scelle la rencontre musicale et poétique entre la chanteuse folk Lonny et l'ensemble de musiques anciennes Agamemnon, dont le répertoire commun abolit la distance entre ancien et moderne avec des instruments d’un autre temps portant une voix mélancolique.

Heaven Shall Burn + The Halo Effect + The Black Dahlia Murder + Frozen Soul

(Rock & Pop)

Actifs depuis plus de trente ans sur les scènes metalcore et death metal mélodique européennes, les Allemands de Heaven Shall Burnse démarquent par leurs riffs massifs et leurs textes habités par la rage, l’espoir et la conscience politique. Quelques mois après la sortie de leur dixième album Heimat, ils débarquent au Transbordeur début mars, accompagnés de The Halo Effect, The Black Dahlia Murder et Frozen Soul.

Austra

(Rock & Pop)

Formation originaire de Toronto, Austra se démarque grâce à son univers unique et dramatique mélangeant musique classique et sonorités purement électroniques. en s'inspirant de Björk ou The Knife. Les voici à l'Épicerie Moderne, cinq ans après la sortie de leur dernier album Hirudin.

Compositeurs en exil

(Classique et Lyrique)

Par les musiciennes et musiciens de l'ONL, 1h10. Premier volet d’une semaine consacrée aux compositeurs en exil, ce concert plein de verve et de gaîté rend hommage à Paul Hindemith, György Ligeti, Erwin Schulhoff et Fazıl Say, quatre compositeurs frappés par les affres du nazisme, du stalinisme ou de la censure religieuse.

Emma Castellino

(Rock & Pop)

Basée à Lyon, Emma Castellino évolue dans un univers pop/folk anglophone et offre une musique authentique et introspective, portée par une approche libre et spontanée et influencée par Sam Fender, Phoebe Bridgers et Lizzy McAlpine.

Carpenter Brut + Danger

(Musique Electronique)

À la croisée des musiques électroniques, du rock et des sonorités inspirées des années 1980, Carpenter Brut forge une synthwave à l'esthétique soignée et cinématographique. Pour ce concert au Transbordeur, il sera accompagné du compositeur masqué Danger, à l'univers imprégné par les films cultes et l'esthétique des jeux vidéo.

Notre avis : Le producteur Frank Hueso a mélangé sa synthwave avec de l'electro industrielle et du metal, si bien qu'on le retrouve autant sur les scènes des plus grands festivals de metal qu'à ceux de musiques électroniques. Synthés agressifs, ambiance d'horror-movie, distorsion et structures de morceaux très "rock" : Carpenter Brut impose un univers à part entière, complet et cohérent que son album très attendu, Leather Temple continue d'étoffer en mettant l'accent sur une techno plus indus. Franck Rivoire, connu sous le nom de Danger, assure la première partie.

Biga*Ranx

(Reggae)

Neuf mois après la sortie de son septième album Rainshine, le Tourangeau Biga*Ranx s'invitera sur la scène du Transbordeur avec un univers plus éloigné des sonorités jamaïcaines qui ont fait sa renommée, s'axant plutôt vers le vapor-dub et le cloud rap.

Notre avis : Il n'imite plus la vélocité jamaïcaine depuis des années déjà, le Tourangeau a opéré une mue vers ce qu'il nomme le "vapor-dub". À la croisée des chemins entre le dub digital et l'esthétique lo-fi du cloud rap, il a bâti une texture sonore unique, cotonneuse et mélodique. Porté par son nouvel album Rainshine sorti en juin, ce concert est une immersion dans une "liquidité" musicale où les basses lourdes du soundsystem se dissolvent dans des nappes synthétiques nostalgiques où l'artiste, parfois sous l'alias Telly*, déconstruit les codes du roots pour en proposer une version résolument moderne.

Marvel Infinity Saga

(Ciné Concert)

Pour la première fois en France, le ciné-concert Marvel Infinity Saga débarque en tournée. Pendant 2h30, un orchestre symphonique d'une centaine de musiciens interprètera en direct les bandes originales des 23 films de la saga, des Avengers aux Gardiens de la Galaxie, avec des extraits projetés sur un grand écran.

Schubert, quintette

(Classique et Lyrique)

Par les musiciens de l'ONL, 1h10. Pour cette soirée célébrant les ensembles à quatre et cinq joueurs, l'Auditorium de Lyon accueillera les musiciens de l'ONL qui interprèteront le Quatuor à cordes n° 12 et le Quintette à cordes en do majeur de Franz Schubert.

Notre avis : Les musiciens de l'ONL s'aventurent dans la musique de chambre de Schubert avec deux œuvres contrastées du compositeur romantique : le Quatuor à cordes n°12 composé à 23 ans, tout en frémissements et alternance d'élans et de retenues, mêlant aussi fougue et colère, et le Quintette pour cordes en do majeur qui a été, lui, composé à l'été 1828, deux mois avant la mort de Schubert. Le second violoncelle apporte une tonalité grave et dialogue avec les quatre autres instruments, pour, une œuvre dense et sous tension, l'une des plus belles de la musique de chambre dit-on.

The dead South

(Rock & Pop)

Fondé en 2012 à Regina au Canada, le quatuor The dead South s'illustre dans le genre méconnu du bluegrass, apparu dans les années 1940 dans les Appalaches. Avec pour ambition de créer une musique qui rassemble les personnes, les voici en pleine tournée européenne, qui s'arrêtera le temps d'un soir au Transbordeur.

Notre avis : À travers une instrumentation stricte et un héritage roots relu par l'entremise d'une sensibilité post-indie, The dead South s'impose depuis une décennie comme l'un des groupes phares du renouveau bluegrass. Combinant précision rythmique, voix serrées et goût pour les récits sombres, le quatuor canadien sait manipuler habilement le passé pour afficher conjointement sa matrice ainsi que sa réinvention contemporaine.

Black foxxes

(Rock & Pop)

Inspirés par les expériences en pleine nature de leur leader Mark Holley, les quatre membres de Black foxxes créent une musique sincère et vulnérable, comme une catharsis venant d'un besoin intérieur.

Notre avis : Romantique sans être autodestructeur, mélancolique sans être plaintif, ainsi pourrait-on définir le geste artistique que Mark Holley poursuit depuis un peu plus de dix ans. Après un renouvellement total de la section rythmique et un hiatus de cinq ans, Black foxxes livre avec The haar une œuvre d'une rare sensibilité dolente et hypnotique, crépusculaire réarticulation spectrale et âpre des sonorités rock et post-rock des années 90.

Manon Lescaut

(Classique et Lyrique)

De Giacomo Puccini, direction musicale de Sesto Quatrini, mise en scène d'Emma Dante, 2h45, dès 15 ans. Le Chevalier des Grieux et la jeune Manon tombent amoureux au premier regard, et s'enfuient ensemble. Mais Manon abandonne le jeune Chevalier pour le riche Géronte. Lorsque ce dernier comprend qu'elle aime toujours des Grieux, il dénonce les amants et la jeune femme est condamnée à l'exil.

Notre avis : À 34 ans, Giacomo Puccini signe l'un de ses plus beaux opéras avec Manon Lescaut d'après un roman de l'abbé Prevost. Manon veut jouir de la vie et entame une passion déchirante et désespérée avec Des Grieux. Les voix de Chiara Isotton et de Ricardo Massi s'entremêleront aux couleurs envoûtantes d'un orchestre omniprésent, Puccini réussissant ici à synthétiser son héritage de Verdi avec Wagner ou même... Bizet ! La Sicilienne Emma Dante signera la mise en scène, avec son goût prononcé pour une poésie brute et des images scéniques puissantes.

Isha et Limsa d'Aulnay

(Rap)

Sorti en décembre dernier, le volume 2 du projet Bitume Caviar d'Isha et Limsa d'Aulnay poursuit une collaboration qui a commencé en 2020. Ici, les deux rappeurs continuent d'échanger les références, entre le blues du voyou repenti et la vie de trentenaire (bientôt quadragénaire).

Notre avis : Loin du buddy movie artificiel, la fusion entre Isha et Limsa d'Aulnay célèbre le triomphe d'un rap d'adultes, technique et désabusé, formant un pont entre la Belgique et la France. Isha, nourri par la rigueur implacable de sa trilogie La vie augmente, apporte cette gravité rocailleuse, tandis que Limsa, fort de sa trilogie Logique, injecte une souplesse technique et un second degré salvateur. Avec le projet Bitume caviar, ils réactivent l'imaginaire d'un duo complémentaire, où la rime multisyllabique sert à décortiquer la névrose du quotidien et le temps qui passe.

TH

(Rap)

Entre sonorités sombres, glitchs futuristes et une écriture imagée, TH a créé un nouveau style qu'il appelle la E-Trap et qu'il propose de découvrir sur sa mixtape éponyme ainsi qu'Algorithme, son dernier projet sorti plus tôt cet année.

Notre avis : TH est arrivé à point nommé pour revitaliser une trap à bout de souffle. Dans ses deux derniers projets (E-Trap et Algorithme), la précision de son flow électrise des productions métalliques et rugueuses. Il politise le genre dans un anti-égotrip qui dépeint un quotidien sombre en épurant l'esthétique pour mieux la réinventer sur un ton clinique davantage que nonchalant. Il fascine également par sa capacité à laisser affleurer une réelle sensibilité derrière sa voix imposante.

Doppler + Dirty Harry

(Rock & Pop)

Après quinze ans de silence discographique, le groupe Doppler est de retour avec un nouvel album, Pourquoi ce disque ?, dont ils célèbreront la sortie sir la scène du Périscope, accompagnés d'un DJ set par Dirty Harry.

Notre avis : On croyait leur trajectoire figée dans une archive, mais certaines forces ne se rangent jamais : elles se tassent, se minéralisent, pour resurgir ensuite sous une nouvelle forme, irréductible. La release party au Périscope, coup d'envoi du nouveau tour, est l'occasion pour le trio culte lyonnais de dévoiler des nouvelles stratégies de tension sonore marquées par la nécessité d'apparaître. Ce qui, pour nous toutes et tous, relève d'une heureuse - et bruyante - fortune.

Quatuor Belcea

(Classique et Lyrique)

Composé de Corina Belcea, Suyeon Kang violon, Krzysztof Chorzelski et Antoine Lederlin, le quatuor Belcea montera sur la scène de l'Auditorium de Lyon pour un récital mettant à l'honneur les dissonances viennoises avec des airs d'Anton Webern, Brett Dean et Mozart.

Notre avis : La musique contemporaine est tellement rare dans la programmation de l'Auditorium qu'on se réjouit de la venue du Quatuor à cordes Belcea, spécialiste de la musique du 20e Siècle. On pourra ainsi découvrir les Cinq mouvements pour quatuor à cordes d'Anton Webern datant de 1909. Le compositeur y déploie les possibilités nouvelles de la musique atonale et n'hésite pas à créer les sonorités les plus étranges. Cerise sur le gâteau : notre compositeur australien fétiche, Brett Dean, dévoilera avec le Quatuor Belcea une nouvelle création !

Nuit blanche minimaliste

(Classique et Lyrique)

De Philip Glass à Moondog en passant par Aphex Twin et Brian Eno, le pianiste François Mardirossian proposera un marathon de douze heures dédié à la musique minimaliste, avec des œuvres de compositeurs connus ou non.

Notre avis : La nuit du 7 mai à la chapelle de la Trinité se propose comme un rite minimaliste, une traversée de douze heures orchestrée par François Mardirossian, où le tempus nocturnum cesse d'être simple absence de lumière pour devenir l'espace même de l'écoute. Ce temps étendu, à la fois collectif et singulier, devient le refuge des gestes en spirale de Glass et des miniatures disloquées d'Aphex Twin, du lyrisme contemplatif de Hovhaness et du folklore urbain de Moondog. Pour se conclure avec les frémissements sonores de Lawalrée, dernier geste de sensibilité discrète.

The gathering et Anneke Van Giersbergen

(Rock & Pop)

À l'occasion des trente ans de leur album culte Mandylion, The Gathering entamera une grande tournée européenne passant notamment par la Rayonne. Anneke van Giersbergen, vocaliste emblématique du groupe, sera également de la partie pour faire revivre la magie des morceaux de l’album.

Tricky

(Musique Electronique)

Apparu pour la première fois en tant que MC sur le premier album de Massive Attack, Tricky est reconnu comme un membre fondateur de la scène trip hop de Bristol. Le voici maintenant sur la scène du Radiant-Bellevue, plus de trente ans après ses débuts.

Notre avis : Issu des marges de Bristol, nourri des sound systems, des fractures familiales et des nuits enfumées forgeant une voix chuchotée et tenue au bord de la rupture, Tricky a transfiguré le trip-hop en un art d'ombres et de vertiges. Entre mémoire heurtée et visions obliques, sa musique demeure constamment comme un territoire hanté, donnant lieu à des live redessinant chaque soir ses propres fantômes. Avertissement nécessaire : assister à ce concert, c'est accepter l'inattendu.

Jazzy Bazz

(Rap)

Après avoir fait ses armes au sein de la Cool Connexion et du collectif L'Entourage, Jazzy Bazz a entamé une carrière solo dont le sixième opus, Nirvana, est sorti en mars 2025. En pleine préparation de son prochain projet, intitulé Ivan, le voici sur la scène du Transbordeur.

Notre avis : Valeur sûre du rap francophone, Jazzy Bazz honore la discipline depuis près de vingt ans, d'abord en groupe puis en solo. Il est l'un des garants d'une exigence technique et lyricale jamais prise à défaut. Son dernier opus, Nirvana, disque planant aux airs de balade nocturne, le rapproche de l'univers de Laylow et de son esthétique virtuelle. Son introspection à cœur ouvert s'étoffe à travers des sonorités contradictoires, dessinant le chemin tracé par un artiste évoluant entre l'avant-garde et les racines du genre.

Honda Romance

(Classique et Lyrique)

Mise en scène de Vimala Pons, 1h15, dès 14 ans. Après Le Périmètre de Denver, spectacle en forme de Cluedo grinçant, Vimala Pons revient à Lyon avec sa première pièce de groupe, regroupant dix performeurs et performeuses qui sillonnent le plateau dans un mouvement perpétuel, précis, féroce, fragile et drôle.

Notre avis : Une première image saisissante : une femme, écrasée par un satellite, tente de se relever. Cette femme, c'est la circassienne, metteuse en scène et comédienne Vimala Pons. Après son très remarqué Périmètre de Denver, elle a livré il y a quelques mois le spectacle-performance Honda Romance dans lequel elle secoue son corps, livré au tourbillon des émotions, avant d'être rejointe par neuf chanteuses et chanteurs. Et, comme Joris Lacoste, de diviser le public avec cette proposition radicale.