Une maison pour l'image

ACTUS | À l'occasion de l'exposition "(Auto)portrait. Sur les traces de Vivian Maier" à l'Ancien musée de peinture, zoom sur l'association qui l'organise.

Charline Corubolo | Mardi 3 novembre 2015

Au cœur du quartier de la Villeneuve, une véritable caverne dédiée à l'art visuel se cache : il s'agit de la Maison de l'image, qui renferme en son antre photographies, films, œuvres multimédias et arts numériques. Cette association de loi 1901 est née en 1972 sous le nom de Centre AudioVisuel Grenoble, initiative impulsée par la Ville de Grenoble ainsi que l'Éducation nationale. En 2013, elle est rebaptisée la Maison de l'image et reprend à son compte les missions de la Maison de la photographie et de l'image, association alors dédiée à l'émergence d'événements qui promeuvent les supports visuels en région et en Europe.

Ouvert à tous, le lieu est un espace de ressource associatif donc, avec comme objectif principal « l'éducation à l'image et par l'image ». Dans une ère visuelle saturée par une abondance de représentations en tout genre, il est primordiale de former le regard. La Maison de l'Image propose ainsi desstages d'initiation ou de perfectionnement s'adressant à tous les publics qui visent à élaborer des projets de médiation autour des médias et à se former aux techniques de création de l'image fixe ou animée. Elle tend également à sensibiliser l'œil, comme on le ferait dans une école privée de graphisme (sauf que dans ces écoles, il faut lâcher 6000€), par le déchiffrage et l'analyse d'un visuel.

L'association aspire également à valoriser des œuvres et des artistes, comme elle le fait actuellement à l'Ancien musée de peinture, grâce à une programmation artistique faite d'expositions, de performances, d'installations et de projections. Son dernier axe d'actions se fait par l'organisation de conférences et de débats qui cherchent à questionner l'impact et le positionnement de l'image dans une société brouillée par un flux visuel permanent engendré par les nouvelles technologies. De multiples activités pour « (r)éveiller l'esprit critique et former des citoyens avertis dans l'usage des écrans et des réseaux sociaux ».


À la recherche de Vivian Maier

Documentaire de John Maloof. En lien avec l'exposition "(Auto)portrait. Sur les traces de Vivian Maier"
Cinémathèque de Grenoble 4 rue Hector Berlioz Grenoble
ce spectacle n'est pas à l'affiche actuellement


entrez votre adresse mail pour vous abonner à la newsletter

Mémoires sensibles

ARTS | Photo / Interrompu en plein vol du fait du deuxième confinement, le Mois de la photo va reprendre ses aises à l'Ancien Musée de peinture et devrait même jouer les prolongations. L'occasion notammentn de découvrir l'expression de deux photographes étrangères, l'une japonaise, l'autre australienne. Détails.

Damien Grimbert | Mardi 8 décembre 2020

Mémoires sensibles

Abruptement interrompue par le confinement 48 heures à peine après son ouverture, la huitième édition du Mois de la Photo, organisée par la Maison de l’image, revient fort heureusement jouer les prolongations. Commençons par rappeler brièvement le principe : une thématique centrale (cette année, celle de la mémoire, à la fois intiment liée au medium photographique lui-même mais également objet de travail récurrent de nombreux photographes contemporains depuis l’orée des années 2000), une exposition principale à l’Ancien Musée de Peinture, qui regroupe les œuvres d’un ou deux artistes invités et celle de trois autres photographes lauréats sélectionnés par un jury européen, et enfin une flopée d’autres expositions réparties dans divers lieux de la ville et de l’agglomération (on citera à titre d’exemple celles d’Yveline Loiseur au VOG de Fontaine, et celle de Tomasz Laczny au Studio Spiral, toutes deux maintenues). À l’Ancien Musée de Peinture, la photographe japonaise Miki Nitadori explore ainsi au travers de son projet Odyssée les liens entre mémoire individuelle et mémoire collective : l'artiste investit pleinement le lieu au travers d’une impressionnante scé

Continuer à lire

Corps croisés au Mois de la photo de Grenoble

ARTS | Avec une multitude de propositions, le Mois de le Photo, organisé par la Maison de l'Image de Grenoble, est l'occasion rêvée de se faire une cure photographique. Après débroussaillage et repérage dans le vaste programme, nous avons sélectionné quelques-unes des expositions qui ont accroché notre regard. Dont, forcément, celle, place forte de l’événement, proposée à l'Ancien musée de peinture autour du « corps en présence ».

Benjamin Bardinet | Mardi 13 novembre 2018

Corps croisés au Mois de la photo de Grenoble

Chaque année, le cœur battant du Mois de la photo se trouve dans le magnifique (même si plus très en forme) Ancien musée de peinture, place de Verdun. Pour cette édition, le parcours débute avec une présentation des cinq lauréats de l'appel à photo organisé par la Maison de l’image autour du thème « corps en présence ». Ô joie, c'est avec deux propositions inattendues et réussies que s'ouvre la sélection. Dans ses photos, Pablo-Martín Córdoba a enregistré le flux des citadins canalisés par les espaces architecturaux, tandis que Gilberto Güiza-Rojas propose de sobres mais percutantes mises en scène interrogeant la place du corps dans le monde du travail – anonyme pour les uns, bête de somme pour les autres. Autre bonne surprise : plus loin, immergé dans des raves-party dionysiaques, Étienne Racine nous crache à la figure des corps imbibés d'alcool et ruisselants de sueur – à l'opposée de l'imagerie aseptisée des corps stéréotypés de la pub et du cinéma.

Continuer à lire