David et Goliath

François Cau | Vendredi 4 décembre 2009

Avant la présentation de sa nouvelle version de Zoopsie Comedi (en janvier à la Rampe), le chorégraphe Dominique Boivin et sa compagnie Beau Geste s'invitent en plein cœur du Village II d'Échirolles. Ils y présentent Transports exceptionnels, un spectacle atypique et fascinant en tournée internationale depuis sa création en 2005.

Soit la rencontre dansée entre un homme et une pelleteuse, rêve de gosse pour le chorégraphe (quel petit garçon n'a jamais joué avec tout un attirail de chantier ?). Un duo improbable qui fonctionne à merveille : au début, face à la machine imposante et froide, l'homme semble perdu, presque dominé. Sans chercher à inverser le rapport de force, Dominique Boivin se contente d'associer les deux entités pour créer l'alchimie révélatrice. La pelleteuse prend alors littéralement vie, se faisant douce et fluide pour porter le danseur (Philippe Priasso, impeccable en chemise blanche et pantalon noir) vers les cieux. Comme avec cette image où il se tient droit dans le godet qui fait office de main géante : la machine protège l'homme, qui ne demande qu'à être aimé.

Car on est bien ici proche du sentiment amoureux, avec tout un travail effectué autour de la suggestion (l'approche, l'attirance, le rejet…). La voix mirifique de La Callas se charge de porter l'ensemble, transportant le spectateur le temps de vingt minutes de grâce intense. Tout juste ce qu'il faut pour apprécier cet ovni chorégraphique passionnant sans finir congelé !


TRANSPORTS EXCEPTIONNELS
Vendredi 11 à 18h30 et 20h, samedi 12 décembre à 15h et 17h. Au Village II – Échirolles. Gratuit. Renseignements auprès de la Rampe

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Aurélien Martinez | Mercredi 15 mai 2013

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Il n’y a pas que le cinéma ou le rock qui ont leurs stars. Le monde de la danse contemporaine aussi a les siennes, évidemment plus discrètes et moins strass et paillettes qu’un Brad Pitt ou qu’un Mick Jagger. Dominique Boivin, Pascale Houbin et Daniel Larrieu sont ainsi trois chorégraphes qui ont marqué leur art ces dernières décennies. Les retrouver tous les trois sur scène a ce quelque chose qui rend l’aventure touchante. Soit une succession de tableau sans esbroufe, petites bulles tantôt émouvantes, tantôt ludiques, sur des airs incontournables de la chanson française (Gainsbourg, Ferré, Brel...). Rien de bien révolutionnaire là-dedans (l’ensemble a même un côté légèrement suranné), mais la finesse dans le propos et dans l’interprétation frappe parfois juste, notamment lorsque Pascale Houbin réinterprète Le Petit bal perdu de Bourvil immortalisé par Decoufflé. Un En piste à découvrir du mardi 28 mai au samedi 1er juin, à la MC2. AM

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Des petites bulles tantôt émouvantes, tantôt ludiques, sur des airs incontournables de la chanson française (Gainsbourg, Ferré, Brel...). Rien de bien révolutionnaire là-dedans, mais un spectacle sensible porté par trois chorégraphes-interprètes (Dominique Boivin, Pascale Houbin et Daniel Larrieu) qui sont de véritables sommités de la danse contemporaine française. Rendez-vous à la MC2 du 28 mai au 1er juin pour assister à ce En piste.

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SCENES | La saison 2007 / 2008 en danse

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Ni orageDisons le d’emblée : le travail de Josef Nadj nous est cher. Le chorégraphe sait mêler subtilement danse, théâtre, arts plastiques, arts visuels, langage, textes. Et ses spectacles se sont imprimés au fil des années en nos mémoires, souvenirs artistiques puissants. Pêle-mêle on se souvient de Les Philosophes, Les Veilleurs qui proposent des univers absurdes, drôles, noir où la danse se fait acrobatique, où les gestes et paroles des hommes costumés nous intriguent. En 2006, il fut artiste associé du Festival d’Avignon. Il y crée Paysage après l’orage, dans lequel il danse seul, accompagné de musiciens, les magnifiques Akosh Szelevényi (saxophone) et Gildas Etevenard (percussions). Nadj parle de Paysage après l’orage comme «d’un autoportrait face au paysage». Il devient alors plasticien, peintre-danseur du paysage situé à quelques kilomètres de sa ville natale à la frontière de la Hongrie et de la Roumanie. Paysage après l’orage se jouera du 29 au 31 janvier à la salle de création de la MC2. Ni paradisAprès La Danse, une histoire à ma façon, un solo dansé par le chorégraphe Dominique

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