Andrés Marín : flamenco mon amour

Aurélien Martinez | Mardi 22 janvier 2019

Photo : Klaus Handner


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Détours de Babel : nos quatre coups de cœur

MUSIQUES | Zoom sur quatre propositions piochées dans la programmation de la sixième édition des Détours de Babel, « festival des musiques du monde contemporain ».

Aurélien Martinez | Mardi 22 mars 2016

Détours de Babel : nos quatre coups de cœur

29.03 > Hexagone (Meylan) Strange Strings Le joueur de kora Ballaké Sissoko, que l’on avait mis en "une" du journal l’an passé lors de la précédente édition du festival, va confronter son univers avec celui de trois autres grands solistes dont le violoncelliste Vincent Segal avec qui il collabore souvent – leur album Chamber Music est une pure merveille. Les deux autres invités ? Le contrebassiste Renaud García-Fons et le joueur de kemençe (vielle traditionnelle turque) Derya Türkan. Certes, le concert est complet, mais une liste d’attente a été ouverte. 31.03 > MC2 Yātrā C’est, après Israel Galván, l’autre grand nom espagnol du flamenco qui a fougueusement investi les scènes européennes avec son art ancestral revisité. Dans ce spectacle (que nous n’avons pas vu), Andrés Marín ira ainsi du flamenco à l’Inde du Nord en passant par le hip-hop de Kader Attou. Un grand écart oui, mais souvent parfaitement maîtrisé dans son

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Flamenco pur jus

SCENES | Le flamenco d’Andrés Marín est hérité de la tradition des cafés chantants. « Kursaal de Séville, Chinitas de Malaga, Café Suizo de Grenade : ces trois lieux devenus (...)

François Cau | Mercredi 29 septembre 2010

Flamenco pur jus

Le flamenco d’Andrés Marín est hérité de la tradition des cafés chantants. « Kursaal de Séville, Chinitas de Malaga, Café Suizo de Grenade : ces trois lieux devenus mythiques ont fait les beaux jours du flamenco avant de disparaître à l’aube de la guerre civile espagnole » nous explique la note d’intention du spectacle. Sur scène donc, attablés, un chanteur typiquement espagnol (Segundo Falcon), et trois musiciens (un guitariste, un percussionniste et un pianiste – ce dernier n’est pas à table mais à son piano, évidemment !). Ensemble, ils offrent une partition endiablée au Sévillan Andrés Marín, qui s’inscrit dans la mouvance de ceux qui redonnent un second souffle au flamenco. Mais il se différencie d’Israel Galván (la star espagnole en France, que l’on verra fin janvier à la MC2) dans la dramaturgie : quand son compatriote élabore toute une historie autour de son flamenco, Marín reste lui dans la danse pour la danse. En tout juste une heure, il livre ainsi une prestation physique parfaitement rodée, à coups de "zapateados" (le jeu avec les talons) ultra-sonorisés. Ce qui peut surprendre (on ne savait pas qu’il y avait autant de micros dans les anciens cafés e

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