La gastronomie à toutes les sauces

ARTS | Érigée au rang de quasi religion à Lyon, la gastronomie est enfin disséquée dans l’exposition «Gourmandises !» du musée Gadagne. Retour sur l’histoire de ce mythe "made in" gone, zoom sur le menu de l’expo et décryptage de ce bonbon ô combien d’actualité et local : la papillote. Nadja Pobel

Nadja Pobel | Jeudi 15 décembre 2011

«Capitale mondiale de la gastronomie». L'appellation claque comme un trophée. Cette petite phrase sésame a été prononcée par le critique gastronomique Curnonsky (pseudonyme de Maurice Edmond Saillant) en 1934 au sortir de Chez Vettard (cuisinier de feu le Café Neuf place Bellecour) et est devenue le titre même d'un de ses ouvrages. Pourtant la réputation de la nourriture lyonnaise n'est alors pas nouvelle. Rabelais s'est inspiré de cette cuisine pour écrire Gargantua et Pantagruel ; Stendhal prétendait ne connaître qu'une chose que l'on fasse bien à Lyon : «On y mange admirablement bien et, selon moi, mieux qu'à Paris». Il faut dire que Lyon est au bon endroit : sur l'axe fluvial nord-sud par lequel transite des produits lors des foires du Moyen-Âge et qui en font un centre d'approvisionnement et de consommation. Parallèlement, les métiers de bouches se développent donnant parfois leur nom aux rues (rue de la Fromagerie, de la Poulaillerie). Lyon bénéficie aussi des spécialités locales alentours d'excellente qualité : les volailles de Bresse (seule AOC au monde pour le poulet), les poissons et grenouilles de la Dombes et des lacs savoyards, les fruits et légumes de la vallée du Rhône, les châtaignes d'Ardèche, les écrevisses du Bugey et du lac de Nantua, les vignobles du Beaujolais... La bonne qualité de l'eau du Rhône (qui peut étonner aujourd'hui) venue des Alpes a même contribué à produire une excellente bière au XIXe siècle. De nombreuses brasseries faisaient alors elles-mêmes leur breuvage. Ne reste que la Brasserie Georges rejointe récemment par les enseignes du Ninkasi.

Nappe blanche

Mais la gastronomie n'est pas qu'une affaire de goût. À Lyon, c'est aussi une question de pouvoir et de secrets. C'est dans les restaurants cotés que se signent les contrats, se dessinent les orientations politiques. Edouard Herriot avait fait de la Mère Brazier (première femme à obtenir trois étoiles au Michelin avec une vaisselle encore en inox à l'époque !) l'annexe de la mairie, idéalement située rue Royale entre son lieu de travail et son domicile cours d'Herbouville ; les notables retrouvent dans les restaurants l'intimité de leur maison mais sans exposer pour autant ce qu'ils possèdent ; ils se retrouvent au sein des académies de gastronomie. Dans le foisonnant catalogue de l'exposition du Musée Gadagne, il est précisé que Francisque Collomb et Charles Hernu ont posé les bases de la communauté urbaine de Lyon au restaurant. Raymond Barre est lui nommé ministre des finances de l'Académie des Francs-mâchons après la prise de l'Île Barbe en 1977 (!) et gère la monnaie du lieu, le poil, indexée sur la monnaie européenne alors en gestation, l'écu, devenant ainsi le poil d'écu ! Entre sérieux et dérision, voire foutaises, les restaurants sont le lieu de tous les réseaux et de toutes les alliances et collusions.

Nappe à carreaux

À l'autre bout de l'échelle sociale, il est encore question de gastronomie avec la «mangeaille guignolesque». Ce manger populaire est né au XIXe siècle conjointement au développement de la soierie. Les canuts se levaient tôt pour travailler et se fendaient d'un mâchon – un bon repas - vers 9h ou 10h. Composé de tout ce qui aujourd'hui fait les cartes des bouchons (cochonnaille froide ou chaude dont le fameux tablier de sapeur ou l'os de China, salade de dents de lion, quenelle, murette de Condrieu, Saint-Marcellin, bugnes), ce repas avait pour temple les anciennes halles des Cordeliers. Les ouvriers discutent entre eux à ce moment-là justifiant ainsi cette idée qu'à Lyon, on ne se connait pas tant qu'on n'a pas mangé ensemble. Les patrons et les marchands s'y rencontrent aussi faisant là encore de la table un lieu d'affaires. Aujourd'hui les bouchons subsistent. Certains, depuis 1997, ont même un label "véritable" pour les distinguer des attrape-touristes. La cuisine n'a cessé de s'exporter grâce notamment à Paul Bocuse qui a fait du cuisinier une star. Lui-même apprenti de la mère Brazier, plus jeune chef à être triplement étoilé au guide Michelin (à 39 ans en 1965), premier chef cuisinier à recevoir la légion d'honneur (en 1976), il noue des liens avec le Japon, reprend l'école des arts culinaires d'Ecully et en fait un institut à son nom, crée un prix international de cuisine - le Bocuse d'Or - et rentre même au musée Grévin ! De plus vieilles maisons vivent encore et s'offrent une  seconde jeunesse. La Mère Brazier est tenue depuis 2008 par Mathieu Vianey (une étoile) également aux commandes la brasserie du TNP fraîchement rénové.

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Remonter le temps

Histoire | Nouvelle entrée, nouveau cheminement, le Musée d’Histoire de la Ville à Gadagne vient de rouvrir le premier quart de son parcours rénové pour raconter le Lyon d’aujourd’hui à l’aune de son passé, à des visiteurs en perpétuelle mutation.

Nadja Pobel | Mardi 7 janvier 2020

Remonter le temps

Entrer par l’intérieur-même de la cour de ce palais de la Renaissance. Ce n’est pas une mince nouveauté. Avant de découvrir ce qui se trame dans cette nouvelle proposition, Xavier de La Selle, directeur des Musées Gadagne, le rappelle : « chacun a son idée sur Lyon, on traverse la ville pour venir ici et on va y retourner » et prolonger l’immersion dans le patrimoine. En entame de la visite, un "mur des clichés" avec une dizaine d’objets typiques (amenés à changer) racontés oralement de façon assez humoristique par l’excellent écrivain du cru François Beaune qui dit ce que sont le Pot lyonnais, le saucisson, les lumignons, Guignol… avant que ne se dévoile une vidéo de la Ville qui n’attirera que les touristes tant elle est banale. Mais c’est la suite qui, malgré son apparente maigreur, est en fait dense. Exit les grandes fresques emplies d’illustrations et de résultantes des fouilles archéologiques. Dans un context

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Marionnettes à portée de main à Gadagne

Musée | Trois salles étaient ouvertes depuis avril 2017, voici désormais la totalité du Musée des Arts de la Marionnette accessible à Gadagne. Moins historique. Plus interactif.

Nadja Pobel | Mardi 27 novembre 2018

Marionnettes à portée de main à Gadagne

« Bonjour les fenottes, bonjour les gones ! » Enserré dans une cage de verre qui laisse apparaître la beauté du bâtiment Renaissance de Gadagne, Guignol salue le visiteur. Fil rouge bien plus que personnage central de ce Musée des Arts de la Marionnette entièrement repensé qui prend place dans celui des marionnettes du monde, il raconte lui-même son histoire : « me rev'là !, nous dit-il plus loin, quoi qui faut dire ? Ah oui, mon succès...». Rédigés par la compagnie M.A. à la tête du théâtre encastré dans le palais Bondy, ces cartels s'insèrent avec fluidité dans un parcours ambitieux qui vise à montrer que la marionnette est un art vivant reposant entièrement sur le mouvement. Gageure alors que de l'exposer ? Le musée Gadagne a su déjouer cette équation délicate. Déjà, dans les salles d'introduction ouvertes depuis un an et demi, la place était donnée à ceux qui travaillent ces figurines : où il est montré par vidéo comment elles s'animent sans jamais laisser à penser que cela est facile

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« Les chefs japonais apportent rigueur et ferveur »

Les Spécialistes | Deux questions qui nous taraudaient, trois experts ès bouffes pour y répondre.

Adrien Simon | Mardi 22 mai 2018

« Les chefs japonais apportent rigueur et ferveur »

Peut-on parler d'une approche spécifiquement nipponne de la gastronomie française ? Pour Franck Blanc du Canut et les Gones, qui confie ses fourneaux depuis longtemps à des chefs japonais : « Au delà de leur apport en matière de techniques de cuisson, de marinade ou de découpe, ces cuisiniers ont surtout une détermination à aller au fond des choses, ça produit une cuisine épurée qui vise l'essentiel. Ils sont concentrés sur ce qu'il font, ils ne sont pas dans l'artifice. » François Simon, journaliste gastronomique au Monde et auteur du joli livre Chefs japonais / Cuisine française (éd. du Chêne), confie : « il y a un rapport au travail, au groupe, à la hiérarchie radicalement différent. Les chefs japonais apportent souvent plus de rigueur et une ferveur que l'esprit français moque souvent. » Enfin, pour François Mailhes, critique gastronomique à la Tribune de Lyon, l'apport japonais se situe certainement là : « dans le choix des produits, la précision des cuissons, l'épure. Par exemple, ils se sont déba

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Ces Japonais qui ruent dans les marmites lyonnaises

Food | Depuis une dizaine d'années, des cuisiniers nippons formés à la cuisine française s'installent à Lyon et décrochent les étoiles.

Adrien Simon | Mardi 22 mai 2018

Ces Japonais qui ruent dans les marmites lyonnaises

Si l'on en croit la rumeur culinaire et la presse spécialisée, le plus épatant des nouveaux restos lyonnais, cuvée 2018, se trouve du côté de la cathédrale Saint-Jean. La Sommelière est un micro-bistrot, douze places assises, où l'on sert un unique menu dégustation, en huit parties. On parle à son propos d'une grande « maîtrise », de « grâce » aussi, et de distinctions qui ne devraient pas tarder à pleuvoir. À sa tête on trouve deux jeunes gens. L'une, côté bouteilles, s'est formée chez Antic Wine et dans un établissement gastronomique d'Indre (Saint-Valentin). L'autre a affuté ses couteaux à La Rochelle (au Japon) puis dans un double-étoilé du Beaujolais (à Saint-Amour). Ils revendiquent de pratiquer une gastronomie « française », dans une version certes « simplifiée » – il faut comprendre "sans esbrouffe", pure. Takafumi Kikuchi et Shoko Hasegawa sont pourtant arrivés en France il y a quelques années seulement, en provenance du Japon. Les Lyonnais, logiquement, ne doivent plus s'étonner de voir un chef nippon maîtriser à ce point la cuisine française (l'inverse : qu

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Jiang Xin : des raviolis faits avec le cœur

Restaurant chinois | Hommage chinois à Paul Bocuse : deux de ses anciens étudiants nous font découvrir les spécialités de leur région d’origine, en l’occurrence Shanghaï.

Adrien Simon | Mardi 27 février 2018

Jiang Xin : des raviolis faits avec le cœur

Ce vendredi deux mars, c’est la fête des lanternes (yuánxiāojié), qui clôt les festivités du nouvel an chinois – bonne année du chien ! Elle se tient (toute) la nuit de la première pleine lune de l’année, donc son 15e jour, le calendrier chinois s’appuyant sur les cycles lunaires. Cette fête des lumières chinoise invite à décorer la ville de lanternes en papier, comme pour la faire paraître en flammes (et ainsi duper un dieu vengeur). Et à se délecter de yuanxiao (appelés tāngyuán le reste du temps) : des boulettes de farine de riz gluant farcies, dans leur version sucrée, de pâte d’arachide ou de haricots rouges, et nageant dans une soupe d’eau de rose. On en a mangé une version faite maison (ce qui est rare) chez Jiang Xin, à deux pas de la place Bellecour, où nous vous invitons chaudement à aller dîner, jour de fête ou non. Le restaurant, qui a ouvert cet automne, est tenu par Jung Chao Yang et Lei Wang. Les deux ont travaillé dans le restaurant-école de Paul Bocuse à Shanghaï, installé après l’exposition universelle de 2010 et désormais fermé. Elle (Lei) a poursuivi sa formation en France, dans

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Gadagne, incarné

Un musée repensé | Il avait fait peau neuve en 2009, essuyant même un incendie qui avait retardé l'ouverture. Puis, vitrine de Lyon parmi d'autres, ce double musée (des (...)

Nadja Pobel | Mardi 28 novembre 2017

Gadagne, incarné

Il avait fait peau neuve en 2009, essuyant même un incendie qui avait retardé l'ouverture. Puis, vitrine de Lyon parmi d'autres, ce double musée (des marionnettes et d'Histoire de la ville) a vécu quelques années d’événements tous azimuts (dont une très belle exposition dédiée à la gastronomie) sous l'ère de sa directrice précédente. Depuis l'arrivée de Xavier de la Selle en 2015, ce musée emprunte une nouvelle voie avec des moyens certes réduits, une mutualisation un peu forcée par sa tutelle (avec le musée Malartre de l'automobile de Rochetaillé puis celui de l'Imprimerie et de la Communication Graphique) mais une ligne claire : être un « musée de ville », et non un musée d'Histoire de la ville comme on l'entend classiquement. Nulle envie de jeter par-dessus bord les travaux scientifiques des historiens. Mais un refus que les particularismes locaux ne soient montrés qu'au travers des pièces de collectionneurs, qui « reflètent le goût des élites » et non pas la vie de tous selon Xavier de la Selle. Il s'agit désormais de montrer au musée les enjeux contemporains et à venir d'une cité et de prendre en compte ses habitants. C

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Musée des marionnettes : Manipulations à vue

Marionnettes | À Gadagne, réouverture du début du parcours du musée des marionnettes, qui fait de ces pantins un art résolument vivant et contemporain.

Nadja Pobel | Mardi 11 avril 2017

Musée des marionnettes : Manipulations à vue

Et après tout, pourquoi pas ? Cesser un temps (pour des raisons de restrictions budgétaires certainement) le rythme effréné des expositions temporaires, de la course au nombre record de visiteurs. Revenir aux fondamentaux, loin de l'événementiel. Le musée Gadagne ouvre en ce début avril trois de ses six salles consacrées à la marionnette. Depuis 1950, outre sa fonction d'être un lieu d'Histoire de la ville, ce somptueux bâtiment Renaissance héberge plus de 2000 marionnettes, costumes, décors.... Musée international de la marionnette, musée des marionnettes du monde, c'est désormais un musée des arts de la marionnette. Derrière ce changement de nom, il y a une idée claire : la marionnette vit. Et tant pis pour le paradoxe qui consiste à l'enfermer dans un musée. Elle sort désormais des cages de verre qui l’enserrent encore jusqu'en avril 2019 dans les autres parties de cette déambulation. Ce cœur qui bat Deux petits couloirs et trois salles exiguës plongées dans un bleu Klein marquent le changement radical d'approche : la mar

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La marionnette sur tous les fronts

Marionnettes | À Gadagne, au TNG, au Théâtre de Guignol, la marionnette est partout à Lyon. Revue de détail avec des projets aboutis ou en cours.

Nadja Pobel | Mardi 14 mars 2017

La marionnette sur tous les fronts

Depuis que la compagnie des Zonzons avait annoncé son départ du théâtre de Guignol, faute de proposition suffisamment solide de leur point de vue en provenance de la mairie, le devenir de cette salle était en suspens. Et surtout Georges Képénékian, 1er adjoint du maire de Lyon, en charge de la culture, se devait de faire contre-feu. C'est fait depuis ce mardi 14 mars où il a souhaité donner « un second souffle » à la marionnette. Rien de bien nouveau in fine sinon la réaffirmation que le TNG (qui présente beaucoup de spectacles avec des marionnettes "modernes") et le musée Gadagne allaient travailler en bonne intelligence, sans moyens supplémentaires dédiés. Ainsi, le musée Gadagne soigne ses collections. Outre le fait qu'il expose l'histoire de la ville de Lyon, il accueille ce qui fut de 1950 jusqu'aux travaux de 1999-2009 le Musée international de la marionnette, devenu le Musée des marionnettes du monde il y a huit ans et qui, dès l

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Jacotte Brazier : l’héritière

Portrait | Sa grand-mère Eugénie – la fameuse Mère Brazier – fut l’une des plus célèbres cuisinières de la gastronomie française, couronnée de trois étoiles dans ses deux restaurants, en 1933. Jacqueline Brazier, Jacotte pour ses amis, entend préserver son patrimoine culinaire et sa mémoire à travers l’association qu’elle a créée, Les Amis d’Eugénie Brazier, qui fête ses dix ans.

Julie Hainaut | Mardi 28 février 2017

Jacotte Brazier : l’héritière

Elle nous reçoit chez elle, à la Croix-Rousse, rouge aux lèvres, yeux rieurs et sourire jusqu’aux oreilles. Elle nous sert un thé dans sa cuisine où elle ne cuisine jamais – ce qu’elle aime avant tout, « c’est goûter » –, nous enjoint de jeter un œil aux photos de chasse de son père Gaston – « il adorait chasser avec son ami Paul Bocuse » – et se désole que la statuette d’Eugénie Brazier que l’écrivain Frédéric Dard lui a offert, vienne tout juste de se casser : « ce n’est pas grave, je la recollerai, elle a le cuir dur, ma grand-mère. » Jacotte, 73 ans, a mille idées à la minute, des bons plans improbables – la bière est bien plus saine et économe qu’un spray coiffant classique pour faire tenir des boucles –, un débit kalachnikov à faire pâlir un acteur de la Comédie française et s’amuse de tout. L’accoucheur, lors de sa naissance le 23 novembre 1943 un mois avant terme avec « une jaunisse du diable », avait prévenu : « si elle vit, elle aura une santé de fer ». Et une énergie d’enfer. L’école de la vie Dans les années 20, sa grand-mère Eugénie Brazier tient deux restaurants : un au co

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La Mère Brazier débarque aux Docks de Vaise

Épicerie-comptoir | Entre le néo-quartier de l’industrie et le pôle multimodal de la gare de Vaise, le chef étoilé de la Mère Brazier installe sa boulangerie et offre à voir et à acheter sa cargaison d'épicerie fine.

Adrien Simon | Mardi 10 janvier 2017

La Mère Brazier débarque aux Docks de Vaise

L’installation d’un chef de renom est désormais un argument (ou un "produit d'appel") dans le déploiement de nouveaux projets urbains. C'était l'objectif de l'installation à la Confluence de l'étoilé Le Bec (échec...). Le néoquartier de l’Industrie à Vaise a de son côté accueilli, dans sa première phase de développement, le groupe Bocuse (L’Ouest puis Ouest express). On n’y attendait pas forcément une autre star de la cuisine lyonnaise. C’est pourtant à quelques rues de là que le col tricolore Mathieu Viannay vient d’installer son nouveau et ambitieux projet. Il arrive avec sous le bras l’image de marque et le poids historique de la Mère Brazier (il dirige le restaurant de la rue Royale depuis 2008) : la photo de la mythique cheffe lyonnaise s'affiche en grand, en noir et blanc, sur l'un des murs extérieurs. Cette épicerie-comptoir a, de loin, de faux-airs de mini-corner "gourmet" de grand magasin : des rayonnages de boîtes, bocaux et bouteilles rares, un stand de boulangerie, un étal de fromages, un autre de charcuterie. Une bonne pa

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Suivez le conteur

KIDS | En cette fin d'année, le Musée Gadagne a réalisé trois visites contées vraiment magiques pour les petits à partir de 3 ans. Et ceci en écho avec ses collections. (...)

Sébastien Broquet | Mercredi 23 novembre 2016

Suivez le conteur

En cette fin d'année, le Musée Gadagne a réalisé trois visites contées vraiment magiques pour les petits à partir de 3 ans. Et ceci en écho avec ses collections. Bama et l'antilope cheval, Le fabuleux destin du prince Râma et Kasparek et le mystère des souliers usés sont trois histoires hyper attachantes qui amèneront les mouflets à écouter sagement pour ensuite déambuler dans les couloirs du musée. Parents, soyez sur le coup : les places partent très vite. Réservations via www.gadagne.musees.lyon.fr

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Aux Subsistances, la street cred' sauce Hong Kong

Lyon Street Food Festival | Au premier Lyon Street Food Festival ce week-end, l'on croisera la route des meilleurs food trucks du coin mais pas seulement : des Apothicaires à la Mère Brazier, les top chefs de la ville se la jouent street credibility. Fameux.

Adrien Simon | Mardi 20 septembre 2016

Aux Subsistances, la street cred' sauce Hong Kong

Les food trucks lyonnais se radinent ce week-end aux Subsistances, pour un festival de trois jours autour de la "gastronomie nomade". Les habitués des marchés lyonnais seront ravis de retrouver le bar à jus l’Estanco, le triporteur de Trop Chou ou encore The Rolling Cantine (photo). Ce dernier transformé pour l’occasion en jonque flottante, afin de coller au thème de cette première édition : Hong Kong. Les camions-cuisines assureront le ravitaillement des visiteurs dans la cour, et l'on retrouvera sous la grande verrière des cuisiniers sédentaires s’essayant eux aussi à la bouffe en barquette : les cuistots très en vue du Café Sillon (le dépotant-déroutant resto du 7e), de La Bijouterie (qui joue déjà avec les dim sums dans le 1er), et des Apothicaires (le nouveau spot à ne pas manquer du 6e) y officieront. Tous promettent de se mettre au diapason hongkongais, avec du côté de Tabata et Ludovic Mey (les Apo

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Une année au musée : permanence culture

Musées patrimoniaux | Poison, alimentation, imprimerie, typographie, études de quartier : les musées dits "patrimoniaux" et les bibliothèques se mettent en quatre pour agrandir le champs de vos connaissances. La preuve par six.

Nadja Pobel | Mardi 13 septembre 2016

Une année au musée : permanence culture

Alors que leur expo dense, très dense et fort instructive sur Le sport à l’épreuve du nazisme continue jusqu’à fin janvier, le CHRD annonce se consacrer ensuite à L’Alimentation en temps de guerre (dès avril). Après avoir passé au crible le quotidien des Français durant la guerre via l’habillement, ce sera cette fois au travers de la nourriture. Cette façon empruntée à l'historien Georges Duby de regarder l’histoire par le quotidien est passionnante. Dans un travail presque sociologique, le Rize de Villeurbanne se penche sur le quartier ouvrier de la cité Gillet, avec recueil de témoignages des habitants à foison pour une expo très vivace (du 6 octobre au 23 décembre). La bibliothèque municipale de la Part-Dieu décline le thème de la révolution de la mise en page sous Gutenberg, dans Impressions premières (du 30 septembre au 21 janvier) puis, à l’approche des élections, diffusera une série d’installations dans son réseau, liées à la démocratie et à la pensée. Quant au musée de l’Imprimerie, il suit son f

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Au Piquín, mezcal et piment

Restaurant | Dépaysement garanti : il faut s'enfoncer en plein 3e ; South Part-Dieu. En venant de la rue Paul-Bert, on passe via un porche, sous un immeuble qui fut (...)

Adrien Simon | Mardi 24 mai 2016

Au Piquín, mezcal et piment

Dépaysement garanti : il faut s'enfoncer en plein 3e ; South Part-Dieu. En venant de la rue Paul-Bert, on passe via un porche, sous un immeuble qui fut moderne, pour rejoindre la rue d'Essling. C'est ici, à la place d'un ancien resto steak-frites, que l'on trouve le tout chaud Piquín. Décor bariolé-mais-sobre, chaises dépareillées, tables indus', et cuisine mexicaine — pas Tex-Mex, précise le gérant. Lui, c'est Hugo, ex-institut Paul Bocuse, où il rencontra sa compagne Sandra. Elle, qui vient du Mexique, donc, cuisine. En entrée, un ceviche, du guacamole ou un roboratif plat de nachos : haricots noirs, avocat, fromage fondu, le tout sur des tortillas frites. Les galettes de maïs sont faites sur place, et servent de base aux spécialités maison, les tacos. Pliées en deux, elles accueillent des farces variées : porc mariné achiote-jus d'orange ; bœuf cuit tout doucement, aux tomates fraiches et piment ; merlan frit et chou cru ; poulpe entier grillé dans une sauce verte pimentée... À manger avec les doigts, au risque pour les néophytes d'en mettre partout... Le dessert pas cher change souvent, par exemple l'alléchant baba au mezcal, ananas rôti. Enfin,

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Les anciens du Conservatoire en scène

SCENES | Bien qu’il ne soit que régional, le Conservatoire de Lyon a tout d’un grand. On ne compte plus les brillants comédiens qui ont appris ici le métier (Antoine (...)

Nadja Pobel | Mercredi 10 février 2016

Les anciens du Conservatoire en scène

Bien qu’il ne soit que régional, le Conservatoire de Lyon a tout d’un grand. On ne compte plus les brillants comédiens qui ont appris ici le métier (Antoine Besson, certains membres de La Meute, Thomas Rortais distribué justement ici). Jusqu’au 3 février de "jeunes anciens" présentent Sex, blood and gourmandises, farce inspirée de la mythologie grecque mise en scène par Alban Dussin. Ce dernier avait notamment fait l’acteur dans le très abouti travail de fin d’école Massacres à Paris, sous la houlette de Laurent Brethome, il y a trois ans. Bouclant la boucle, Brethome coache en ce moment les petits nouveaux du Cons’ en vue d’Un pur moment de bonheur de Levin, présenté en juin aux Subs.

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Les expos de l'Euro 2016

ARTS | À l’occasion de l’Euro 2016, il va y avoir… de la culture ! Coup d’envoi le 21 avril aux musées Gadagne, avec une expo consacrée au ballon rond comme (...)

Nadja Pobel | Mardi 2 février 2016

Les expos de l'Euro 2016

À l’occasion de l’Euro 2016, il va y avoir… de la culture ! Coup d’envoi le 21 avril aux musées Gadagne, avec une expo consacrée au ballon rond comme religion et co-pilotée par le journaliste phare de L’Équipe Vincent Duluc. Suivront une vision de la Démocratie par le foot à la BM de la Part-Dieu (24 mai au 3 septembre) puis les années sombres des JO de Berlin 1936 à ceux de Londres en 48 au CHRD (22 juin au 29 janvier).

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Coup d’œil sur la rentrée des musées historiques

ARTS | Du foot aux migrants, tout ce qui fait tourner nos JT – avec un manque de hiérarchisation affolante – sera disséqué dans les musées d'histoire lyonnais cette saison, au rang desquels celui des Confluences qui, pour sa première rentrée, a blindé son cartable.

Nadja Pobel | Mardi 15 septembre 2015

Coup d’œil sur la rentrée des musées historiques

Pour rendre un peu de dignité à ce monde affolé, rien de mieux que de filer au CHRD dont l’expo permanente – d’une qualité irréprochable, on ne le redira jamais assez – voisinera de février à mars avec Rêver d’un autre monde. Représentation du migrant dans l’art contemporain. Il ne s’agit pas là pour le musée de surfer sur cette actu brûlante – l'exposition a été pensée bien avant la vague d’émotion de ce début de mois – mais d'une sorte de continuité aux mémorables Voyages pendulaires (sur une famille de Roms roumains de Lyon) et Tchétchènes hors sol qui traitaient déjà de l’exil. Point de photoreportage cette fois, mais une matière purement artistique qui devrait permettre d'aborder par l'intime et en profondeur ce sujet douloureux. Sur cette idée de survie en terre hostile, le musée Gadagne propose lui une expo longtemps promise et très imagée : Guignol 14-18 (de novembre à février). Ou comment la marionnette populaire s’est faite tour à tour critique et patriotique, à l’avant comme l’arrière du front. Et puisque, en tant que musée historique de l

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Gadagne retrouve sa tête

ACTUS | Depuis le départ, juste avant l’été, de Maria-Anne Privat-Savigny, les musées Gadagne (dédiés à l'histoire de la ville de Lyon et aux marionettes du monde) (...)

Nadja Pobel | Jeudi 5 février 2015

Gadagne retrouve sa tête

Depuis le départ, juste avant l’été, de Maria-Anne Privat-Savigny, les musées Gadagne (dédiés à l'histoire de la ville de Lyon et aux marionettes du monde) n’avaient plus de directeur (sinon en intérim). Ce ne sera bientôt plus le cas, avec l'arrivée en mai à leur tête de Xavier de la Selle, actuel directeur du très dynamique Rize (centre de mémoire et société) de Villeurbanne. Il dirigera par ailleurs deux autres musées municipaux – le musée de l’Imprimerie et de la communication graphique ainsi que le musée Malartre consacré à l’automobile –   conformément au rapprochement avait annoncé par la Ville de Lyon dès cet automne. Si les musées Gadagne (sis dans un exceptionnel bâtiment Renaissance) et le Musée de l’imprimerie (dont la collection permanente a été totalement repensée cet automne et étendue au champ de la communication graphique) sont connus des Lyonnais, le musée Malartre l’est moins. Et pour cause : ce qui fut le premier musée automobile de France est situé à Rochetaillée-sur-Saône et est devenu propriété de la Ville de Lyon en 1972, suite au rachat de l’entière collection, du parc et des murs. L’adjoint à la culture et premier adjoint de la Ville de

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Arrêt sur images

ARTS | Un retour sur la Grande guerre, des photos de Lyon en couleurs, d'autres en noir et blanc, des roses, et la ré-ouverture d'une exposition permanente complètement modernisée au musée de l’Imprimerie : coup d’œil sur les temps forts qui vont rythmer l’année à Gadagne, au CHRD & co.. Nadja Pobel

Nadja Pobel | Mardi 16 septembre 2014

Arrêt sur images

La guerre en couleurs. Pas de vieux clichés colorisés, mais une exceptionnelle collection de soixante images prises par un Lyonnais sans histoire, Paul Nerson, qui durant la Seconde Guerre mondiale a photographié son épouse, aussi bien chez eux que dans les rues de la ville. Voilà le trésor, et l'éclairage inédit qu'il offre du quotidien pendant le conflit, que le CHRD proposera entre juin et septembre. Auparavant, après au terme de la très émouvante et très documentée expo sur le Débarquement (le 4 janvier), ce sont soixante-neuf dessins et un carnet de croquis qui seront présentés de mars à juin : ceux du déporté Arthur Goldschmidt, qui a réalisé des portraits de ses co-détenus lors de son internement au camp de Theresienstadt. Le CHRD avait fait peau neuve fin 2012. Le 12 novembre, c’est le vieillissant musée de l’Imprimerie qui s’offre, pour ses cinquante ans, une totale refonte de son parcours permanent - en garnde partie déjà visible - et adjoint à son nom la particule "et de la communication graphique". Une large part des collections sera dédiée

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Entre deux eaux

ARTS | Raconter le Rhône et la Saône, c’est embrasser Lyon dans son ensemble : son développement industriel et commercial, sa culture, ses fondements religieux et même son avenir. Dans une exposition parfois trop à l’étroit dans leurs murs, les musées Gadagne invitent à la navigation. Nadja Pobel

Nadja Pobel | Vendredi 26 avril 2013

Entre deux eaux

Au commencement était la Saône. Lugdunum, bâti sur la colline de Fourvière, s’est étendu sur ses contrebas jusqu'à toucher la rivière. Pourtant, du XIIe au XVIIe siècle, la ville se nommera Lyon-sur-Rhône. C’est dire à quel point la cité des Gaules fut tiraillée par ses deux bras aqueux mythifiés et fantasmés : la Saône est représentée comme une lascive femme et le Rhône comme un homme viril et indomptable dans les lithographies de Guillaume et Nicolas Coustou (XVIIIe siècle), tandis que l'historien Jacques Rossiaud poursuit cette personnification en n’hésitant pas à rappeler la métaphore du Confluent vu comme une fourche liquide en forme de sexe féminin. En attendant que ce prolixe médiéviste ne livre un catalogue complet sur le sujet à la rentrée de septembre, l’exposition Lyon, la rivière et le fleuve permet d’appréhender, notamment via des gravures et des tableaux, les ravages et les peurs générées par ces eaux que les habitants croyaient surnaturelles, au point d’imaginer un circuit interne et souterrain du fleuve (!), jus

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L'art est un jeu d'enfant

ARTS | Ça y est, c'est la sacro-sainte trêve des confiseurs. Les hémicycles sont déserts, les terrains de football en friche et la plupart des établissements culturels en sommeil. Bonjour l'ennui ? Non. Ne serait-ce que parce que les médiateurs des musées, eux, profitent de la période pour redoubler d'initiatives à l'adresse des plus jeunes. Décortication et coup d'œil sur quelques rendez-vous familiaux qui valent le coup. Benjamin Mialot

Benjamin Mialot | Jeudi 20 décembre 2012

L'art est un jeu d'enfant

«Nous sommes là pour faire en sorte qu'une personne qui découvre une œuvre le fasse dans les meilleures conditions possibles. Pas pour qu'elle l'apprécie mais pour qu'elle soit titillée par elle sur les plans intellectuel et émotionnel». Ainsi s'exprime Patricia Creveaux, chargée de programmation au Musée d'Art Contemporain, quand on lui demande d'expliciter la vocation qui sous-tend les activités de médiation culturelle que propose le lieu en marge de ses expositions. Marie-Anne Privat-Savigny, directrice des Musées Gadagne, voit pour sa part dans la somme d'ateliers déroulée en parallèle des collections présentées par ses établissements «des compléments indispensables du discours scientifique, qui insufflent de la vie aux objets exposés». Autant dire que chez l'une comme chez l'autre, mais aussi au Musée de l'Imprimerie, où l'on partage cette envie quasi pieus

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Hey Papillot !

ARTS | Essayez toujours de demander une papillote à un breton, il est possible qu’il ne comprenne pas la question. C’est que ces chocolats de Noël, (...)

Nadja Pobel | Jeudi 15 décembre 2011

Hey Papillot !

Essayez toujours de demander une papillote à un breton, il est possible qu’il ne comprenne pas la question. C’est que ces chocolats de Noël, incontournables en Rhône-Alpes, sont une denrée bien localisée. La légende veut qu’au XVIIIe siècle, rue du Bât d’Argent (Lyon 1er), un apprenti-confiseur ait enveloppé un mot doux autour d’un chocolat qu’il vendait pour dire tout son amour à la demoiselle qu’il convoitait et à qui il n’osait pas parler. Pris en flagrant délit, le jeune homme fut renvoyé mais le patron, Monsieur Papillot, a gardé l’idée. Si la fable est incertaine car, dès 1607, on emploie le mot de "papillote" pour signifier que l’on enroule une mèche de cheveux à friser, puis pour désigner un papier dans lequel on enferme des légumes ou des poissons, l’histoire de cette sucrerie est bien en marche. Les chocolatiers Révillon ou Voisin se font une spécialité de ces confiseries. La blague ou le mot d’auteur qui l’entoure est une tradition de Noël autant que le chocolat (ou moins souvent la pâte de fruit) qui y est associé. Avec ses éternels bouts en frange et parfois un pétard, la papillote est un chocolat bien à part. La production, toujours très locale, se fait

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Aux fourneaux

ARTS | Le musée Gadagne ne dispose que 350m² pour raconter la création du mythe de la gastronomie lyonnaise, mais de l’avis de sa conservatrice Marie-Anne (...)

Nadja Pobel | Jeudi 15 décembre 2011

Aux fourneaux

Le musée Gadagne ne dispose que 350m² pour raconter la création du mythe de la gastronomie lyonnaise, mais de l’avis de sa conservatrice Marie-Anne Privat-Savigny, «il y avait de quoi remplir 2000 m² !». Si l’on se sent donc parfois à l’étroit dans ces murs et obliger de zapper rapidement entre les différentes étapes cette saga lyonnaise, il n’en demeure pas moins que c’est avec un appétit aiguisé que l’on découvre cette exposition qui se devait d’être montée par le musée dédié à l’histoire de la Ville. Une première salle raconte notamment les produits qui ont fait la gloire de la cuisine lyonnaise et notamment… les pâtes ! Il y avait neuf fabricants de pâtes mi-XIXe siècle dont Rivoire & Carret installé à Vaise. L’entreprise en révolutionne la fabrication et concurrence sérieusement les Italiens en utilisant une semoule de blé dur séchant rapidement ; les pâtes peuvent désormais être vendues chez l’épicier en paquet. Grands chefs et bouchons se font face dans la salle principale qui présente aussi des menus imprimés sur soie des grands repas de Présidents de la République en visite dans la capitale des Gaules. Enfin, il est montré que Lyon n’a pas exclusivement bâti sa répu

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Gourmandises !

ARTS | Pour sa première exposition temporaire depuis sa réouverture en juin 2009, le Musée Gadagne se penche sur un aspect incontournable de l’histoire de Lyon : (...)

Nadja Pobel | Vendredi 9 septembre 2011

Gourmandises !

Pour sa première exposition temporaire depuis sa réouverture en juin 2009, le Musée Gadagne se penche sur un aspect incontournable de l’histoire de Lyon : sa gastronomie. Début du banquet le 18 novembre (jusqu’au 29 avril). Au menu 400 œuvres (affiches, photos, recettes, témoignages littéraires et vieilles casseroles). Comme l’appétit vient en mangeant, ne ratez pas non plus le festival «Mise en bouche» organisé par le musée des Confluences au Musée des Moulages et à la Plateforme du 19 au 23 octobre. Des ateliers, expositions et marathon photos seront au programme de ces cinq jours parrainés par Grégory Cuilleron, chef lyonnais, vainqueur de l’émission Un dîner presque parfait il y a trois ans. Du 18 novembre au 24 avril, au Musée Gadagne.

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Le goût de Gadagne

ARTS | Conservatrice des Musées Gadagne depuis janvier, Maria-Anne Privat-Savigny expose ses projets pour ce lieu double (musée de l'histoire de la Ville de Lyon et des marionnettes du monde) situé dans un somptueux palais Renaissance du 5e arrondissement, classé au patrimoine mondial de l’UNESCO. Propos recueillis par Nadja Pobel

Nadja Pobel | Lundi 14 février 2011

Le goût de Gadagne

Petit Bulletin : Vous dirigiez jusqu'à l'an dernier le Musée des tissus de Lyon. Qu'est-ce qui vous a menée au Musée Gadagne ?Maria-Anne Privat-Savigny : J'ai été attirée par le désir de Georges Képénékian, adjoint à la culture du maire de Lyon, de replacer ce musée dans la cité, de lui donner un vrai rôle. C'est un enjeu qui est, certes, assez propre à un musée d’histoire mais qui reste extrêmement intéressant. Vous dites vouloir faire de ce double musée un lieu que l'on puisse «goûter» de différentes manières. Pouvez-vous nous expliquer ce terme ?La manière de visiter les musées depuis plusieurs années s'est extrêmement diversifiée et je trouve que le support histoire et marionnettes est assez propice à ce genre d'évolution. Traditionnellement, on déambule dans un musée en lisant des cartels et parfois un audio-guide, mais il y a mille autres manières de découvrir une collection. Je crois notamment beaucoup au spectacle vivant, au théâtre et à la danse. On parle beaucoup de multimedia mais il y a des choses beaucoup plus classiques et traditionnelles à développer pour s'approprier cette histoire, pour l'expérimenter. Par exemple, pour évoquer Louise

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Rumeur à Gadagne

CONNAITRE | Le Musée Gadagne, musée d’histoire de Lyon et musée international de la marionnette situé dans le cinquième arrondissement dispose depuis sa rénovation de 31 (...)

Dorotée Aznar | Lundi 27 septembre 2010

Rumeur à Gadagne

Le Musée Gadagne, musée d’histoire de Lyon et musée international de la marionnette situé dans le cinquième arrondissement dispose depuis sa rénovation de 31 salles d’exposition permanente. Une seule chose lui manque : un directeur. Mais depuis quelques jours une rumeur circule ; c’est Maria-Anne Privat-Savigny, jeune directrice et conservateur en chef du musée des Tissus et musée des Arts décoratifs de Lyon, qui prendrait la direction de Gadagne dès 2011. À suivre.

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Renaissance du Musée Gadagne

ARTS | Ouverture / Après dix ans de travaux de rénovation, 31 millions d'euros dépensés, un incendie et 7 000 m3 de terre évacués à la brouette, le(s) musée(s) Gadagne (...)

Jean-Emmanuel Denave | Jeudi 4 juin 2009

Renaissance du Musée Gadagne

Ouverture / Après dix ans de travaux de rénovation, 31 millions d'euros dépensés, un incendie et 7 000 m3 de terre évacués à la brouette, le(s) musée(s) Gadagne rouvre ses portes au public. L'ancien hôtel particulier des Gadagni, riches banquiers florentins du XVIe Siècle, a retrouvé ses escaliers à vis, ses fenêtres à meneaux, ses cheminées impressionnantes, ses couleurs d'origine, ses plafonds peints et autres décors datant du XVIe ou du XVIIe siècle... Un chantier titanesque dont, effectivement, le résultat impressionne. Lors de la visite de presse, nous avions d'ailleurs tendance à regarder davantage le bâtiment lui-même que son contenu. Celui-ci, rappelons-le, est double (d'où l'appellation musées Gadagne) : une collection consacrée à l'histoire de Lyon de ses racines gauloises à nos jours ; une autre, superbe, aux marionnettes du monde entier. Les collections se déploient aujourd'hui sur 6 000 m² (la surface a doublé) et dans 39 salles d'exposition. Il faut ajouter à cela nombre d'éléments multimedia dynamisant la visite, un joli petit théâtre de 150 places et un magnifique jardin suspendu. La directrice de Gadagne, Simone Blazy, donne pour objectif à la déambulation d'être

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