Les 5 expos à ne pas louper pendant les vacances

Bons Plans | Une sélection 100 % galeries et 100%  gratuite, avec beaucoup de photos — et pas des moindres : Nan Goldin, William Klein, Denis Roche ! —, mais pas seulement…

Jean-Emmanuel Denave | Mercredi 27 octobre 2021

Photo : © William Klein, Caval + Pepsi, Harlem, New York, 1955 Courtesy Galerie Le Réverbère


Bon anniversaire Le Réverbère

Pour ses quarante ans (eh oui !), la galerie photo Le Réverbère a proposé à plusieurs de ses anciens (ou actuels) assistants de sélectionner chacun leur florilège d’images parmi le fonds de la galerie. Et le résultat est festif avec un fourmillement de photographies (Jacques Damez, Julien Magre, Géraldine Lay…) et de perspectives artistiques (érotique, formelle, romantique…). Avec, cerises sur le gâteau d’anniversaire, quelques chefs-d’œuvre signés Denis Roche, Bernard Plossu, William Klein !

La galerie a quarante ans !
Au Réverbère jusqu’au 18 décembre


Les frères Jullien à Slika

Jean Jullien est peintre, Nicolas Jullien est sculpteur. Après une résidence à Tokyo, les deux frères exposent ensemble à Lyon. On a été touché par les recherches picturales paysagères de Jean, mais avouons-le, c’est Nicolas qui, au premier regard, surprend le plus : ses sculptures semblent parfois sourdre du sol de la galerie, et ses nus féminins sont pour le moins drôles et osés !

Nicolas Jullien & Jean Jullien, Suraisu
À la Galerie Slika jusqu’au 20 novembre


Nan Goldin au cinéma

La star de la photographie contemporaine expose à Lyon ses images prises à l’occasion du tournage du film Variety en 1983 (où Nan Goldin avait elle-même un rôle). Si ce ne sont pas là les œuvres les plus puissantes de l’artiste, on y retrouve avec grand plaisir son univers fait de moments intimes, de corps surgissant de l’ombre, de jeux de lumières directs et intenses… Et son goût pour l’esthétique cinématographique bien sûr !

Nan Goldin, Variety
À la Galerie Cinéma 2 jusqu’au 21 novembre


Passés composés de Lise Duna

Le Bleu du Ciel propose actuellement deux expositions photographiques. Celle qui a le plus retenu notre attention est signée Lise Duna, jeune artiste née en 1989 à Chambéry. Son accrochage est apparemment biscornu, rassemblant des images de différents formats, de différents styles… Il est le résultat, en fait, de différentes strates de temps, avec des photographies prises par l’artiste depuis sa jeunesse, et des photographies prises par d’autres membres de sa famille. Soit une sorte d’album de famille où le présent et le passé se répondent, se composent l’un l’autre.

Lise Duna, Je n’écris plus pour moi seule
Au Bleu du Ciel jusqu’au 20 novembre


Du manga avec Sako Yachiyo

Une fois n’est pas coutume, la galerie Henri Chartier présente sur ses cimaises une artiste affiliée au manga japonais ! Née à Hiroshima, installée en France depuis 1979, Sako Yachiyo expose des encres sur papier, représentant des scènes de la vie quotidienne. Le trait est fluide, libre, drolatique, réalisé sans repentir… Chaque œuvre est constituée de collages de plusieurs dessins.

Sako Yachiyo, Pot à thé, chat qui saute et nuage perdu
À la Galerie Henri Chartier jusqu’au 13 novembre


Nan Goldin

"Variety – Photographies de plateau"
Galerie Cinéma 2 3 rue de l’Arbre sec Lyon 1er
ce spectacle n'est pas à l'affiche actuellement


Yachiyo Sako

“Pot à thé, chat qui saute et nuage perdu”, dessin, vernissage jeudi 7 octobre dès 17h
Galerie Henri Chartier 3 rue Auguste Comte Lyon 2e
ce spectacle n'est pas à l'affiche actuellement


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Le Réverbère, 40 ans d’images

Photographie | Depuis 40 ans, à Lyon, Le Réverbère défend la photographie en général et certains photographes en particulier. Pour fêter cela, la galerie a proposé à plusieurs de (...)

Jean-Emmanuel Denave | Jeudi 18 novembre 2021

Le Réverbère, 40 ans d’images

Depuis 40 ans, à Lyon, Le Réverbère défend la photographie en général et certains photographes en particulier. Pour fêter cela, la galerie a proposé à plusieurs de ses (anciens ou actuels) assistants et assistantes de présenter, chacun sur une cimaise, leur florilège d’images produites par la galerie. L’exposition est prolifique, variée, et ce n’est pas sans une certaine émotion que l’on redécouvre des photographies vues dans d'anciennes expositions du lieu : quelques chefs d’œuvre coups de poing de William Klein, quelques éclats poétiques de Bernard Plossu, des portraits émouvants d’Arièle Bonzon, des jeux de reflets en abyme du Canadien Serge Clément, des compositions au cordeau de Pierre Canaguier… La sélection la plus osée et la plus troublante est signée Aurélie Sannazzaro qui met en avant le corps : corps érotique, corps pornographique, corps fragile et blessé, corps fragmenté… On y revoit l’un des plus beaux diptyque de Denis Roche, quelques nus de Jacques Damez, et ces genoux photographiés par

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Nan Goldin, l’image en vie

Photographie | Depuis son adolescence, Nan Goldin a voué son existence à la photographie, tablant sur ce médium pour garder traces et fracas de la vie. Son œuvre, immense et mondialement connue, est rassemblée notamment dans deux livres clefs et bouleversants : La Ballade de la dépendance sexuelle et Le Terrain de jeu du diable.

Jean-Emmanuel Denave | Mercredi 20 octobre 2021

Nan Goldin, l’image en vie

« La Ballade de la dépendance sexuelle est le journal que je laisse lire aux autres » écrit Nan Goldin au début de son œuvre princeps, œuvre (sorte de journal extime composé de photos et de quelques textes) qui chamboula rien moins que le monde de la photographie (le monde de l’art ?), à sa parution en 1986. Dans cette "ballade", on trouve quelque cent-quarante photographies prises entre 1976 et 1986. Dix ans d’amitiés fortes, d’amours déchirés, de rencontres avec des marginaux, dix années captées au gré du quotidien et de la confiance entre la photographe et ses sujets. Les images y ont quelque chose, à la fois, de brutal et de beau, d’angoissant et d’intensément humain, de trivial et de tragique… Bobby s’y masturbe à New York en 1980, Brian s’y prend tristement la tête entre les mains au Mexique en 1982, le petit Max y joue avec un pistolet en 1977, Chrissie et Sandy y déambulent sur une plage du Massachusetts seins nus, des camarades de chambre de Nan Goldin y font l’amour en 1980… « Pour moi, la photographie est le contraire du détach

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Nan Goldin, l’exposition à Lyon

photographie | Nan Goldin expose à Lyon une partie méconnue de son travail : des photographies prises en 1982 sur le tournage du film Variety (1983) de Bette Gordon.

Jean-Emmanuel Denave | Mardi 26 octobre 2021

Nan Goldin, l’exposition à Lyon

Variety est un film underground de Bette Gordon, sorti en 1983, qui narre les pérégrinations d’une jeune femme, ouvreuse dans un cinéma porno qui se prend à suivre l’un de ses usagers de manière quasi obsessionnelle… La photographe Nan Goldin y joue un rôle et, par ailleurs, a réalisé sur le plateau du tournage un grand nombre d’images, peu connues du grand public et peu exposées (mais faisant tout de même l’objet d’un livre aux éditions Textuel). Malgré cet aspect "commande", on retrouve très vite dans ces photographies présentées à Lyon l’univers de Nan Goldin. Un univers qui a toujours été très proche du cinéma (la photographe a été marquée et influencée par Blow up d’Antonioni notamment) et qui, comme le film, a souvent été proche d'un certain environnement : le milieu bohème du Lower East Side à New York, lors de la période à la fois sombre et exaltante des années 1980. Art impliqué « Le fil

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Cinq expos à voir cet été à Lyon

Bons Plans | Picasso en tête, les musées et les galeries proposent cet été nombre de belles expositions. Nous en avons sélectionné cinq, mais la liste est loin d'être exhaustive !

Jean-Emmanuel Denave | Mercredi 15 juillet 2020

Cinq expos à voir cet été à Lyon

De la nature, au Musée Dini Piochant dans ses collections modernes et contemporaines, le Musée Dini présente une exposition autour du thème, tout simple et vaste, de la nature : avec des plages fantomatiques signées Marc Desgrandchamps, une nature morte de Antoine Vollon, des paysages recomposés par Jérémy Liron… Et d’autres œuvres de Auguste Morisot, Jacques Truphémus, Marie-Anita Gaube…. Au Musée Paul Dini à Villefranche-sur-Saône jusqu’au dimanche 20 septembre Picasso, l'expo événément Se confrontant à ses maîtres (Ingres, Manet, Cézanne...), Picasso a peint, dessiné, sculpté de très nombreuses scènes de baignade. À travers ce thème estival et revivifiant, l'exposition du Musée des Beaux-Arts parcourt toutes les grandes étapes de la carrière de l'artiste : cubisme, néo-classicisme, surréalisme, primitivis

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Cinq expos à voir en mars

Bons Plans | Utopies, expériences sonores, souffles peints, voyages photographiques : sous le signe de la diversité des sens, voici cinq bonnes expos à découvrir ce mois-ci.

Jean-Emmanuel Denave | Mardi 3 mars 2020

Cinq expos à voir en mars

Retour vers le futur Fabien Giraud et Raphaël Siboni présentent à l'IAC une exposition protéiforme des plus étranges. On y déambule parmi des objets recouverts de sel, des flaques d'eau, des projections de films durant vingt-quatre heures, des fragments de masques, des tubes métalliques qui tournent sur eux-mêmes, des immortels dormant sur le sol du musée... Il y est question de la naissance d'un enfant virtuel, de subversion du capitalisme, de nouvelles formes d'échange, et d'un laps de temps utopique s'étirant de 1894 à 7231 ! Fabien Giraud & Raphaël Siboni, Infantia À l'Institut d'Art Contemporain jusqu'au dimanche 3 mai Origines du monde Pendant huit ans, le photographe brésilien Sebastiao Salgado a parcouru les endroits les plus reculés et les plus préservés de la planète, dont il présente à La Sucrière

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Fondus au monde

Photographie | Le Réverbère réunit quatre photographes qui ont le voyage dans le sang de leur création : Thomas Chable, Serge Clément, Jacques Damez et Bernard Plossu.

Jean-Emmanuel Denave | Mardi 18 février 2020

Fondus au monde

Il est cinq heures du matin à New York, à Dakar, Mumbai, Istanbul, Bangkok... Aux pays des ombres, la vie doucement s'éveille : au pied d'un pont, en bordure de plage, à l'intérieur d'une voiture, ou au reflet d'une vitrine... Et, dans cette montée timide de la lumière, le photographe canadien Serge Clément capte le lent remuement de silhouettes sombres à l'orée du jour. L'accrochage, au Réverbère, de ses images prises aux quatre coins du monde, toujours à la même heure, nous saisit par sa dominante de noirs, cette sorte de brume sombre et flottante d'humanité, parmi laquelle, peu à peu, les images comme les corps se dessinent, se précisent. Ce fondu des formes, cet entre-deux du flou et du réel nous renvoie à l'image d'un autre photographe, Bernard Plossu, métamorphosant un car touristique à Rome en présence fantomatique. Comme si chez l'un et chez l'autre de ces photographes voyageurs, le

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Catherine Dérioz nommée Chevalier de l’Ordre des Arts et des Lettres

Décoration | Cela fait rien moins que trente-huit ans que Catherine Dérioz (et son complice et compagnon le photographe Jacques Damez) défendent dans leur galerie Le (...)

Jean-Emmanuel Denave | Samedi 9 novembre 2019

Catherine Dérioz nommée Chevalier de l’Ordre des Arts et des Lettres

Cela fait rien moins que trente-huit ans que Catherine Dérioz (et son complice et compagnon le photographe Jacques Damez) défendent dans leur galerie Le Réverbère à Lyon une photographie exigeante et de grande qualité (William Klein, Denis Roche, Bernard Plossu et beaucoup d’autres artistes). Catherine Dérioz a été nommée, le 16 septembre dernier, par le Ministère de la Culture, Chevalier de l’Ordre des Arts et des Lettres. Une reconnaissance qui fait chaud au cœur à l’intéressée et aux amateurs de création photographique !

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Éclairs de lucidité au Reverbère

Photographie | Serge Clément, Baudoin Lotin, Julien Magre et Bernard Plossu présentent au Réverbère leurs éclats photographiques, visions fugaces ou fulgurantes de leurs rencontres avec le réel.

Jean-Emmanuel Denave | Mardi 5 février 2019

Éclairs de lucidité au Reverbère

En exposant quatre photographes aux styles différents (Serge Clément, Baudoin Lotin, Julien Magre et Bernard Plossu), aux formats allant de la quasi miniature au grand format, et utilisant aussi bien le noir et blanc que la couleur, Le Réverbère s'est donné beaucoup de liberté pour son nouvel accrochage. L'improvisation, le jazz, la poésie sont d'ailleurs convoqués dans le texte accompagnant l'exposition. D'une plume lyrique, Jacques Damez écrit encore que ces quatre photographes « font se confronter les plans, les surfaces, les valeurs, les couleurs, les miroitements, les échos, les contrastes, le temps et la lumière pour, dans l’éclair de leurs états d’âme, foudroyer leur sujet. Ils mettent à vif le réel, ils ne lui laissent pas d’échappatoire. » Ce serait donc à force de volonté d'approcher, au plus près, de la peau du "réel", que ces quatre artistes trouveraient leur univers poétique et formel, parfois jusqu'à l'abstraction (le Canadien Serge Clément et ses jeux de reflets, de résonances et de doubles, notamment). Espaces transitionnels On découvre ainsi le rée

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Le club des cinq au Réverbère

Photographie | Cinq des photographes défendus par la galerie Le Réverbère ont fait paraître récemment un livre : Beatrix Von Conta, Denis Roche (1937-2015), Géraldine Lay, (...)

Jean-Emmanuel Denave | Mardi 6 novembre 2018

Le club des cinq au Réverbère

Cinq des photographes défendus par la galerie Le Réverbère ont fait paraître récemment un livre : Beatrix Von Conta, Denis Roche (1937-2015), Géraldine Lay, Philippe Pétremant, William Klein. William Klein, rappelons-le, a d'ailleurs non seulement secoué les codes de la photographie avec ses images coups de poing prises parmi le flux spontané des rues, mais il a fait aussi éclater le cadre habituel des ouvrages de photographies, et ce dès 1956 avec la publication de son journal photographique New York. L'occasion était donc idoine pour le Réverbère de « rendre hommage aux éditeurs » et aux ouvrages de photographie, d'autant plus que la galerie est connue plus largement pour son goût pour le livre et la littérature (deux de ses photographes sont aussi des écrivains : Denis Roche et Alain Fleischer). L'accroch

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Cinq expos à voir en octobre

Bons Plans | On les a vues, ou bien on pressent de très bonnes ondes... Voici notre sélection, non exhaustive, de cinq expositions à voir ce mois-ci.

Jean-Emmanuel Denave | Jeudi 4 octobre 2018

Cinq expos à voir en octobre

Les 40 ans de l'Institut d'Art Contemporain Pas de crise de la quarantaine à l'IAC, mais une prometteuse programmation d'anniversaire avec, surtout, une exposition monographique consacrée à l'artiste allemande Katinka Bock (née en 1976 à Francfort-sur-le-Main), sculptrice jouant avec finesse de matériaux bruts (terre, pierre, cuivre, végétaux...) et de gestes simples et lisibles (plier, tomber, enrouler, frotter...). Et, parallèlement, l'IAC présente une partie de ses collections à l'IAC lui-même, et aussi à l'URDLA et d'autres lieux villeurbannais. À Villeurbanne du 5 octobre au 20 janvier 2019 Les Nouveaux Sauvages Expo événement très attendue, dont on vous a déjà largement rebattu les oreilles ici, Les Nouveaux Sauvages investissent temporairement une friche industrielle pour exposer une flopée d'artistes de toutes provenances (photographie, street art,

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Cinq expos photo à voir en septembre

Bons Plans | Septembre sera un mois particulièrement photographique à Lyon, avec notamment la nouvelle édition du Festival 9 PH dans plusieurs galeries. Notre sélection est, ce mois-ci, 100 % photo.

Jean-Emmanuel Denave | Lundi 3 septembre 2018

Cinq expos photo à voir en septembre

Un "Passager" nommé Arnaud Brihay Avions, chambres d'hôtels, forêts, no man's land, rétroviseurs d'automobiles... Tout est occasion pour le globe-trotteur Arnaud Brihay (né en 1972 en Belgique et résidant à Lyon) de petites ou de grandes fulgurances sensuelles et poétiques, parfois même inquiétantes. Entre son regard subjectif et le monde réel, ses images tissent un entre-deux tramé d'effets de flou, de saturation, de reflets et d'échos formels. À L'Abat-Jour du 8 septembre au 17 novembre Une passagère nommée Sylvie Bonnot En 2014, Sylvie Bonnot a traversé la Russie en train, empruntant notamment le fameux Transibérien. Elle en a ramené beaucoup d'images : certaines représentant assez directement des paysages et des personnes rencontrées lors de son périple, et d'autres qu'elle a retravaillées à sa façon, en atelier, pour les disposer sur des volumes, sur une surface de soie, ou sur des plaques gravées... Sa Russie, oscillant entre grandeur et frayeur, est donc aussi un voyage matériel de l'image photographique elle

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Une rue vernie

Vernissages | Toutes, ou presque, les galeries de la rue Burdeau inaugurent leurs nouvelles expositions ce samedi 8 septembre, dès le début d'après-midi et jusqu'à 20h30. (...)

Jean-Emmanuel Denave | Lundi 3 septembre 2018

Une rue vernie

Toutes, ou presque, les galeries de la rue Burdeau inaugurent leurs nouvelles expositions ce samedi 8 septembre, dès le début d'après-midi et jusqu'à 20h30. Avec des menus appétissants : une exposition photo collective au Réverbère (William Klein, Denis Roche...), une autre expo collective autour du dessin à la galerie Pallade (avec Ivan Messac, Nicolas Rubinstein...), un dialogue plastique entre le peintre Jean-Pierre Schneider et le sculpteur Olivier Giroud chez Pome Turbil... À deux pas de la rue Burdeau, l'Abat Jour vernit aussi une expo prometteuse avec les photographies d'Arnaud Brihay.

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Les 5 expos à voir cet été

ARTS | Non, tout ne ferme pas au 1er juillet : les galeries sont encore actives, et les musées vous accueillent durant toutes les vacances. Voici nos cinq expos à voir cet été, que vous soyez adeptes de photographie, d'art contemporain ou de visite pour toute la famille.

Jean-Emmanuel Denave | Dimanche 2 juillet 2017

Les 5 expos à voir cet été

1/ Lumière ! Le cinéma inventé au Musée des Confluences jusqu'au 25 février 2018 Inventeurs hors du commun (ils ont cosigné à peu près 240 brevets !), Auguste et Louis Lumière ont non seulement mis au point le cinématographe, mais aussi l'autochrome couleur, le photorama, les prémices du cinéma en relief... L'exposition du Musée des Confluences retrace, à travers une très agréable scénographie, cette saga de l'image en mouvement, qui est aussi une saga collective, familiale, industrielle et lyonnaise. 2/ Maria Loboda et Charwei Tsai à l'Institut d'Art Contemporain à Villeurbanne jusqu'au 13 août L'IAC ouvre ses espaces à deux artistes dont l'univers poétique et esthétique est aussi un univers fort énigmatique. La polonaise Maria Loboda propose un parcours entre architecture et archéologie imaginaires ; et la taïwanaise Charwei Tsai des vidéos, des aquarelles et des installations fl

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Hommage à Denis Roche : photographies d'identités

Le Reverbère | L'exposition en hommage à Denis Roche au Réverbère est l'occasion de revenir sur une œuvre photographique importante, ouvrant l'image à une multiplicité de dimensions. L'une d'elles n'étant rien moins que la trace de la fabrique, jamais définitive, d'un sujet humain.

Jean-Emmanuel Denave | Mercredi 2 novembre 2016

Hommage à Denis Roche : photographies d'identités

Poète et écrivain d'avant-garde, éditeur au Seuil, photographe et théoricien de la photographie, Denis Roche (1937-2015) était un artiste complexe et ses œuvres prenaient des directions multiples, au gré de ses doutes et de ses avancées artistiques... Ses photographies, notamment, relèvent tour à tour de la spontanéité et de la simplicité, ou au contraire du dispositif mûrement réfléchi. De l'autoportrait pris dans des circonstances contingentes, aux images aux formes très travaillées... On a beaucoup insisté, et Denis Roche lui-même, sur le rapport essentiel du photographe au temps, à la mort... Gilles Mora (dans sa monographie consacrée à Denis Roche, Les Preuves du temps) dit ne pouvoir trouver comme lien entre les images de Denis Roche que « leur temporalité exorbitante ». Une angoisse existentielle qui, bien sûr, trouve dans le médium photographique la surface la plus à même de l'apaiser, mais aussi de la décupler et de la creuser indéfiniment.

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Troubles photographiques

Tout ce qu'il faut voir | Lyon fourmille cet automne d'événements liés à l'image fixe : le retour du festival Lyon septembre de la photographie, une nouvelle édition de la foire Photo Docks Art Fair, de nombreuses expositions dans des galeries... Mise au point sur ce médium qui révèle moins notre rapport au réel qu'il ne le trouble profondément.

Jean-Emmanuel Denave | Mardi 13 septembre 2016

Troubles photographiques

Au 19e siècle, l'apparition de la photographie a fichu une trouille bleue aux peintres pensant qu'elle allait les dépouiller de leur job de représentation du monde, que l'appareil allait broyer la palette et l'automatisme de la machine la main humaine... Aujourd'hui, la photographie, au sens un peu classique du tirage sur papier, apparaît presque désuète, incongrue au regard des images qui défilent, immatérielles ou presque, sur nos écrans de portables, d'ordinateurs, de télévisions... Quel est ce curieux rectangle de papier qui ose parfois encore nous apparaître en noir et blanc, qui hante les cimaises des galeries ou les vieux albums de nos aïeux ? Par un drôle de paradoxe, ce médium que l'on craignait jadis pour sa "modernité" est devenu une forme de résistance à la dite modernité des images en flux continus : sur cette mince surface matérielle, viennent se déposer un peu de temps et de lumière, se découper une portion d'espace et de réel. À l'heure de "l'accélération" (Hartmut Rosa), du "visuel" (Serge Daney), de la "vites

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European Lab met les idées au clair

CONNAITRE | ​Pas facile de discuter valeurs démocratiques et mutations urbaines entre deux marathons électro. C'est pourtant ce à quoi vous invite cette année encore l'European Lab, qui plus est en très bonne compagnie. Benjamin Mialot

Benjamin Mialot | Mardi 12 mai 2015

European Lab met les idées au clair

L'an passé, l'European Lab avait tenu session dans la foulée d'élections marquées par une franche montée de l'euroscepticisme. Pas de bol, c'est dans un contexte pareillement défavorable, suite à la victoire écrasante du parti de David Cameron au dernier scrutin britannique, que se tiendra sa cinquième édition. Les conférences et débats au programme du pendant citoyen de Nuits Sonores ne devraient en être que plus stimulants, d'autant que ce ne sont pas les invités de qualité qui manqueront. Citons le chercheur danois Fabian Holt, auteur d'un ouvrage de référence sur les classifications musicales (et en quoi elles sont à la fois des grilles de lecture et des sources de confusion), Gérard Berréby, le fondateur des formidables éditions Allia, où sont publiés nombre de textes fondateurs de la contre-culture (des Mémoires de Guy Debord à Can't stop won't stop, la somme hip-hop de Jeff Chang) et la Polonaise Agata Pyzik, contributrice du Guardian et de la bible de l'avant-gardisme sonore Wire qui, dans le bien titré Poor But Sexy. Culture Clashes in Europe East and West

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Concert spécial de Nuits Sonores

MUSIQUES | Voilà la programmation de Nuits Sonores 2015 définitivement bouclée, avec l'annonce de la venue, en "concert spécial", du Soundwalk Collective (...)

Benjamin Mialot | Jeudi 26 mars 2015

Concert spécial de Nuits Sonores

Voilà la programmation de Nuits Sonores 2015 définitivement bouclée, avec l'annonce de la venue, en "concert spécial", du Soundwalk Collective (collectif qui manipule des field recordings urbains) pour une création avec la photographe Nan Goldin. Composé par l'activiste David Wojnarowicz d'après une de ses propres performances, A Memoir Of Disintegration entend nous balader dans les méandres du New York underground des années 80. Pour l'occasion, le festival quittera son QG de la Confluence pour investir l'Opéra de Lyon, le jeudi 14 mai.

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Bernard Plossu ou la photo vagabonde

ARTS | A l'occasion de deux expositions de Bernard Plossu à Lyon, évoquons ici son univers photographique de manière impressionniste : en des bribes de poésie, de biographie et de théorie mêlées. Jean-Emmanuel Denave

Jean-Emmanuel Denave | Mardi 18 février 2014

Bernard Plossu ou la photo vagabonde

Il est "10 : 10" sur l'autoroute. A travers un pare-brise invisible, le photographe Bernard Plossu a saisi cette symétrie temporelle sur le grand panneau d'information des réseaux routiers. On nous a beaucoup rebattu les oreilles (et les yeux) avec «l'instant décisif» de Cartier-Bresson, avec cette photographie censée être liée par essence à un laps de temps plein de signification ou de cocasserie. Ce n'est nullement inintéressant, mais réducteur. Sur cette image d'autoroute, exposée à l'ENS Lettres, la mesure du temps, quasi-absurde, est enveloppée de brouillard, de silence et de vide. La trop rationnelle et raide ligne droite de la chronologie se dérègle soudain parmi l'épaisseur et l'incertitude brumeuses de l'espace. Le temps météorologique, circulaire, cosmologique a eu raison du temps linéaire, calculé, rassurant. Aussi bien, l'abstraction vaporeuse y engloutit la figuration et le réalisme précis que l'on croyait si naturels au médium photographique. «Homme approximatif ou magnifique ou misérable / Dans le brouillard des chastes âges / Habitation à bon marché les yeux ambassadeurs de feu / Que chacun interroge et soigne dans la four

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Sur la route des expos

ARTS | Qu'ils voyagent dans des espaces fictifs ou réels, les (bons) artistes opèrent toujours chez nous un déplacement du regard. Petite sélection, non exhaustive, des expositions attendues en ce début d'année 2014. Jean-Emmanuel Denave

Jean-Emmanuel Denave | Jeudi 2 janvier 2014

Sur la route des expos

Après avoir accueilli une partie de la Biennale, le Musée d'art contemporain semble vouloir décompresser avec la curieuse et vrombissante exposition Motopoétique (du 21 février au 20 avril). Soit 200 œuvres signées par 38 artistes (BP, Alain Bublex, Ange Leccia, Xavier Veilhan...) et réunies par le critique d'art Paul Ardenne (auteur notamment du très intéressant Art, l'âge contemporain), toutes en rapport avec... la moto ! Les non bikers auront quelques doutes sur l'intérêt de ladite thématique, mais Paul Ardenne nous assure percevoir et ressentir la moto comme «un outil essentiel mis au service d'un sensualisme total». «La moto condense tout à la fois le mécanique, le viscéral, l'animal, le brut» et le critique fonceur n'hésite pas à y voir jusqu'à un «objet transitionnel» en citant le psychanalyste Winnicott ! A moto, en auto ou en bus, le photographe Bernard Plossu a depuis longtemps fait de l'errance une ligne à la fois éthique et esthétique. Après ses voyages au Mexique ou aux Etats-Unis, il présentera au Réverbère (du 18 janvier au 12 avril) des photographies glanées au Portugal et en G

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Collection 2013/2014

ARTS | Dix expositions à ne pas rater cette saison. Où l'on apprendra que les artistes figent l'eau de la Saône, passent le permis moto, trompent l'oeil parmi des friches, lisent Virginia Woolf, retournent angoissés en enfance ou bien encore résument en quelques images toute (ou presque) la philosophie de Peter Sloterdijk ! Jean-Emmanuel Denave

Benjamin Mialot | Lundi 16 septembre 2013

Collection 2013/2014

Anna et Bernhard Blume Les époux Anna et Bernhard Blume ont l'air de bien s'amuser chez eux. Ils se mettent en scène et se photographient dans des perspectives baroques, avec des objets ou de la nourriture qui voltigent, des regards hallucinés, des corps presque contorsionnés... Au-delà de cet aspect comique, les deux photographes interrogent autant qu'ils se réfèrent à l'abstraction géométrique, au Bauhaus et à la grande histoire de la photographie.   Au Centre d'Arts Plastiques de Saint-Fons, jusqu'au 31 octobre   Myriam Mechita Née en 1974, vivant à Berlin, Myriam Mechita surprend par l'hétérogénéité des moyens plastiques qu'elle emploie, autant que par la diversité des formes qu'elle déploie. On verra à l'URDLA de grands dessins inte

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Le Réverbère sort ses réserves

ARTS | La galerie photo Le Réverbère réunit six de ses artistes pour une exposition consacrée à des œuvres récentes, décalées ou rarement montrées. Simple et efficace. Jean-Emmanuel Denave

Jean-Emmanuel Denave | Jeudi 26 janvier 2012

Le Réverbère sort ses réserves

Au rez-de-chaussée du Réverbère règne un certain esprit de liberté et de simplicité. La Lyonnaise Arièle Bonzon nous accueille avec des vues de désert, dont un très bel arbre esseulé dépliant ses rameaux au-dessus d'une dune... Un peu plus loin, Lionel Fourneaux associe librement des dessins enfantins (griboullis, oiseaux, empreinte de main...) à des photographies. Un procédé déjà souvent utilisé mais qui, là encore, révèle tout son potentiel de décalage et de poésie. «Ces dialogues obéissent à une seule loi, celle de l’attraction personnelle, elles ne s’imposent donc à personne, mais peuvent toucher ceux qui n’ont pas oublié cette dimension du jeu et du plaisir propre aux premières années de la vie. La proximité de mes enfants, leurs sentiments mêlés au spectacle de la bizarrerie du monde m’aident à recouvrer cet état d’innocence, de fraîcheur – disons cela – et de rêverie volontiers naïve, mais verticale qui m’autorisent à fabriquer ces images métisses» écrit le photographe. À ses côtés, Jean-Claude Palisse poursuit son tr

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Bernard Plossu, Then and now, L'Ouest américain

ARTS | La poésie, l'errance, la liberté en photographie riment pour nous avec le nom de Bernard Plossu. Le Réverbère consacre à l'artiste une superbe exposition (...)

Jean-Emmanuel Denave | Jeudi 11 novembre 2010

Bernard Plossu, Then and now, L'Ouest américain

La poésie, l'errance, la liberté en photographie riment pour nous avec le nom de Bernard Plossu. Le Réverbère consacre à l'artiste une superbe exposition (jusqu'au samedi 20 novembre), rassemblant une centaine d'images prises dans l'Ouest américain ou au Mexique de 1970 à 1985. La plupart sont des petits formats noir et blanc où l'on retrouve cette manière, si légère et touchante, d'appréhender les hasards de la vie, l'érotisme des femmes, l'incongruité d'un quartier urbain ou d'une bâtisse, la trivialité de la vie quotidienne, la beauté d'individus anonymes croisés l'instant d'un regard... On y découvre aussi un Bernard Plossu «paysagiste» et fasciné par le désert. Sur le sable ou le bitume, l'artiste poursuit sa route artistique singulière, pudique et émouvante.JED

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