Les 10 spectacles de danse à voir absolument cette saison à Lyon

Danse | Dix, seulement dix. Côté danse, voici nos incontournables pour lesquels il faut absolument réserver, au cœur d'une saison hétéroclite dans ses formes esthétiques et marquée par de nombreux grands noms de la danse contemporaine : Pina Bausch, Angelin Preljocaj, Ohad Naharin, Jiří Kylián, Maguy Marin et William Forsythe...

Jean-Emmanuel Denave | Vendredi 10 septembre 2021

Photo : © DR


Les dragons pop d'Eun-Me Ahn

Pour la troisième fois, la Sud-Coréenne Eun-Me Ahn revient sur la scène de la Maison de la Danse… Avec à nouveau un spectacle un peu déjanté et à l'esthétique pop. Dragons réunit quatorze jeunes danseurs (dont six en hologrammes !) tous nés en 2000 (l'année du dragon pour l'astrologie chinoise), et se propose de dresser un portrait vitaminé et extravagant de l'Asie d'aujourd'hui et de demain.

Eun-Me Ahn, Dragons
À la Maison de la Danse les mardi 21 et mercredi 22 septembre


Vania Vaneau en solo

Originaire du Brésil, danseuse pour Maguy Marin ou Wim Vandeykebus (entre autres), Vania Vaneau s'est lancée dans la chorégraphie en 2014 avec un premier solo très remarqué, Blanc. Il y était déjà question de croiser la danse avec les arts plastiques, de mêler le mouvement à différents matériaux et étoffes. Sa nouvelle création Nebula poursuit dans la même veine, avec un solo où le corps dansant s'affronte à la nature et à la matière, dans ce qu'elle peut avoir de violent, de destructeur, et dans le même temps de créatif et de renouveau.

Vania Vaneau, Nebula
Aux Subsistances du mardi 30 novembre au samedi 4 décembre


Le Lac des cygnes version Preljocaj

À plus de soixante ans, Angelin Preljocaj s'attelle au classique des classiques, Le Lac des cygnes sur la musique tubesque de Tchaïkovski. Créée en 2020 à Paris, sa version met en scène, avec une certaine malice et retenue, quelque vingt-six interprètes au talent époustouflant. Réglée au cordeau, cette pièce foisonne de pistes possibles : pastiche humoristique, échos à l'actualité écologique et économique d'aujourd'hui, passages de la musique classique à l'electro, élégance des costumes, utilisation de la vidéo...

Angelin Preljocaj, Le Lac des cygnes
À la Maison de la Danse du jeudi 2 au dimanche 12 décembre


Merzouki, le vent en poupe

Après Vertikal, Mourad Merzouki propose à dix interprètes de danser avec, contre, sur le vent, pour sa nouvelle création Zephyr. Soit une danse en lien avec l'impalpable, une force à la fois concrète et invisible, sur une bande sonore originale signée Armand Amar, et une scénographie riche en objets divers. La première aura lieu en novembre en Vendée, en écho à la course du Vendée Globe.

Mourad Merzouki, Zephyr
À la Maison de la Danse du mardi 11 au samedi 22 janvier 2022


La Suisse, terre de vitesse

Les vingt-deux danseurs du Grand Théâtre de Genève présentent à Lyon deux pièces signées par deux grands chorégraphes contemporains, Sidi Larbi Cherkaoui et Andonis Foniadakis. La première, Fall, sur la musique d'Arvo Pärt évoque l'automne et la chute qui se transforment en élan vital. La seconde, Paron, sur un concerto pour violon de Philip Glass, est un véritable tourbillon vertigineux de mouvements calés sur le tempo accéléré de la musique.

Sidi Larbi Cherkaoui, Fall
Andonis Foniadakis, Paron

À la Maison de la Danse du mercredi 26 au dimanche 30 janvier 2022


L'autre Kylián

Artiste associé au Ballet de l'Opéra pendant deux ans, le Tchèque Jiří Kylián est l'un de ses chorégraphes fétiches, avec nombre de ses pièces à son répertoire. Deux pièces du maître néo-classique seront présentées pour cette soirée à l'Opéra : Gods and Dogs et 14'20'', version courte de 27'52, l'une des pièces les plus impressionnantes (de virtuosité et de précision dans les mouvements) de Kylián. Le tout sera introduit par une pièce du Slovaque Lukas Timulak, élève et ancien danseur de Kylian.

Jiří Kylián, Gods and Dogs + 14'20''
À l'Opéra de Lyon du mardi 1er au dimanche 6 février 2022


Oyen ouvre Sens dessus dessous

Festival dédié à la jeune création et à la découverte, Sens Dessus Dessous fête ses dix ans. Invité pour la première fois à Lyon, le chorégraphe norvégien Alan Lucien Oyen présentera une pièce pour sept interprètes, à la croisée de la danse et du théâtre, Story, story, die. Une réflexion sur le storytelling, phénomène de mise en récit (de soi, d'une entité...) qui gagne aussi bien les réseaux sociaux que les mondes politiques ou économiques…

Festival Sens Dessus Dessous
Alan Lucien Oyen, Story, story, die
À la Maison de la Danse les mardi 1er et mercredi 2 mars 2022


Hip-hop au top

Deux compagnies hip-hop (issues du Golden Stage) viennent se produire à la Maison de la Danse. Dont, fait rare, un ensemble entièrement féminin, le trio Femme Fatale, qui dansera la libération de la femme sur des musiques de James Brown. L'autre compagnie, Mazelfreten, croise le hip-hop à l'électro (sa musique et ses codes) et propose une sorte de rave viscérale et électrique, sur le flow du rappeur Vicelow.

Mazelfreten + Femme Fatale
À la Maison de la Danse du mercredi 23 au samedi 26 mars 2022


La compagnie Batsheva de retour à Lyon

Sous la houlette du chorégraphe israélien Ohad Naharin, la Bateshva Dance Compagny enflamme les salles de spectacle depuis trente ans, et demeure l'une des compagnies de danse contemporaine les plus impressionnantes au monde ! Elle reprendra à Lyon l'une de ses pièces phares, Hora, fruit de la technique dite "Gaga" inventée par Naharin. Au programme : virtuosité, puissance gestuelle, énergie explosive.

Bateshva Dance Compagny, Hora
À la Maison de la Danse du mardi 31 mai au vendredi 3 juin 2022


Danser au bord de la catastrophe avec Pina Bausch

Événement exceptionnel : l'entrée au répertoire du Ballet de l'Opéra d'une pièce de Pina Bausch (1940-2009). Exceptionnel, tant il est rare de voir une œuvre de la chorégraphe à Lyon, et aussi tant il est difficile d'appréhender un univers si singulier (artistiquement et humainement). Sur la montagne, on entendit un hurlement date de 1984 et a pour fil conducteur la possibilité d'une catastrophe nucléaire menant à la disparition de l'humanité. Rien de très optimiste donc a priori, si ce n'est que même dans ses pièces les plus noires et torturées, Pina Bausch garde le sens de l'humour et du grotesque. Un beau défi pour un Ballet plus aguerri aux univers de chorégraphes contemporains néo-classiques !

Pina Bausch, Sur la montagne, on entendit un hurlement
À l'Opéra de Lyon du mardi 28 juin au jeudi 7 juillet 2022

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Angelin Preljocaj avec Deleuze et Hendrix au festival Chaos Danse

Danse | Pour sa nouvelle création, Angelin Preljocaj donne mouvements et figures à la musique de Jimi Hendrix et… à la voix du philosophe Gilles Deleuze (des (...)

Jean-Emmanuel Denave | Mercredi 6 octobre 2021

Angelin Preljocaj avec Deleuze et Hendrix au festival Chaos Danse

Pour sa nouvelle création, Angelin Preljocaj donne mouvements et figures à la musique de Jimi Hendrix et… à la voix du philosophe Gilles Deleuze (des extraits d’enregistrements de ses cours à Vincennes, notamment celui sur Spinoza) ! Huit danseurs de haut vol sont rassemblés pour l’occasion, entre explosions de riffs de guitare et voix posée et onctueuse de Deleuze. Preljocaj a toujours été admiratif du philosophe et l’a ici associé avec Hendrix parce que, selon lui, ces deux-là ont ouvert de grandes brèches libératrices dans leurs domaines respectifs. Deleuze/Hendrix sera jouée les 12 et 13 octobre au Théâtre Astrée à Villeurbanne et ce spectacle ouvre la saison du festival Chaos Danse 2021-2022.

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Karavel, 15e édition pour le festival de danse hip-hop

Danse | Créé en 2007 à Bron sous la houlette du chorégraphe Mourad Merzouki, le festival Karavel est consacré à la danse hip-hop sous toutes ses formes, dans différents (...)

Jean-Emmanuel Denave | Jeudi 9 septembre 2021

Karavel, 15e édition pour le festival de danse hip-hop

Créé en 2007 à Bron sous la houlette du chorégraphe Mourad Merzouki, le festival Karavel est consacré à la danse hip-hop sous toutes ses formes, dans différents lieux du Grand Lyon. Pour son 15e anniversaire, le festival démarre sur les chapeaux de roue le 26 septembre avec une battle XXL tous styles confondus (break, krump, popping, rock…) à l’Amphithéâtre du Centre de Congrès de Lyon. Et se poursuivra jusqu’au 23 octobre avec une multitude de spectacles, dont une carte blanche à trois figures du krump (mouvement contestataire né à Los Angeles à l’orée des années 2000) au Théâtre des Célestins le 12 octobre et un défilé hip-hop créé par Mourad Merzouki pour quinze danseurs et l’Orchestre National de Lyon, à l’Auditorium le 16 octobre.

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La fièvre chorégraphique lyonnaise

Biennale de la Danse | Festival international reconnu, la Biennale de la Danse s’inscrit aussi dans un dispositif lyonnais voué à la danse contemporaine en pleine ébullition. Retour sur ce contexte stimulant, et sur les grands axes de l’édition 2018.

Jean-Emmanuel Denave | Lundi 10 septembre 2018

La fièvre chorégraphique lyonnaise

Derrière la (trop ?) haute toque de la gastronomie, Lyon serait-elle en passe de devenir l'une des capitales internationales de la danse, voire La capitale de la danse ? Qu'importe les emblèmes et les titres de gloire direz-vous, mais force est de constater, à chaque Biennale notamment, l'engouement particulier des Lyonnais pour la danse : qu'elle soit populaire avec le défilé qui reprendra cette année son circuit sur la Presqu'île, ou un peu plus "cultivée" dans les salles de spectacle. Bientôt, en 2021, un élément majeur viendra s'ajouter à l'édifice chorégraphique local : les Ateliers de la Danse, dans l'ancien Musée Guimet, qui accueillera des artistes en création sur des temps longs de résidence. C'est donc une véritable (et joyeuse) hydre à plusieurs têtes que dirigera alors Dominique Hervieu : la Maison de la Danse, les Ateliers, la Biennale, le Défilé... sans compter encore la Triennale de Yokohama au Japon (dont elle est directrice artistique, appliquant là-bas le modèle lyonnais) et l'exportation de la Biennale à Saint-Étienne et à Clermont-Ferrand cette année. Ou encore, petite biennale dans la Bie

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Folia en folie pour ouvrir Nuits de Fourvière

Danse | Spectacle idéal pour ouvrir les Nuits de Fourvière sur le grand plateau, Folia combine le savoir-faire de Mourad Merzouki à la musique baroque des Concerts de l'Hostel-Dieu. Visite en coulisses.

Nadja Pobel | Mardi 29 mai 2018

Folia en folie pour ouvrir Nuits de Fourvière

« On dit que je fais des spectacles dits de divertissement. Mais ça ne me gêne pas, j'incarne ça et j'ai envie de le partager avec le public ». Mourad Merzouki est lucide. Nuits de Fourvière aussi, qui lui a confié l'ouverture du festival. Et c'est drôlement astucieux car Folia est le parfait spectacle populaire (hip-hop et musique baroque), de qualité (tous sur le plateau atteignent des sommets) sans trop être avant-gardiste non plus (la robe de la chanteuse émergeant d'une des boules du décor est so kitsch, mais visible du dernier rang de l'amphithéâtre). Bref, tout est à sa place. À la tête, depuis 2009, du Pôle Pik à Bron (devenu Pôle en Scènes en fusionnant avec l'Espace Albert Camus) et du CNN de Créteil, initiateur du festival Karavel en 2007, prochainement à la Biennale de la Danse pour présenter sa nouvelle création, Merzouki est sur tous les fronts avec un aplomb impressionnant. À Fourvière, il avait déjà fait un digest de ses premières œuvres et celles de ses comparses pionniers du hip-hop

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Julien Clerc : 50 ans de carrière aux Nuits de Fourvière

Plus Loin | 50 ans déjà (ça file, non ?) que Julien Clerc promène son cœur de rocker et ses trémolos sur des scènes toujours plus acquises à sa cause. Pour fêter cela, (...)

Stéphane Duchêne | Vendredi 20 octobre 2017

Julien Clerc : 50 ans de carrière aux Nuits de Fourvière

50 ans déjà (ça file, non ?) que Julien Clerc promène son cœur de rocker et ses trémolos sur des scènes toujours plus acquises à sa cause. Pour fêter cela, "Julien" sera l'invité des Nuits de Fourvière, le 4 juillet prochain au Grand-Théâtre (on garde son calme les places ne seront en vente que le 16 mars à 14 h). À noter que cette même édition des Nuits s'ouvrira avec une pièce du chorégraphe Mourad Merzouki. Pour le reste de la programmation, en revanche, il faudra patienter encore un peu.

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Côté salles : à l’Est, rien de nouveau

Direction Artistique | À Charlie Chaplin comme au Toboggan, voici venir deux directeurs pas si nouveaux : Mourad Merzouki et Victor Bosch, déjà à la tête d’autres salles. Cette concentration des pouvoirs menace-t-elle la diversité de l’offre ?

Nadja Pobel | Mardi 5 septembre 2017

Côté salles : à l’Est, rien de nouveau

Poussée vers la sortie avec force par la mairie de Décines, Sandrine Mini, qui a eu à cœur de défendre au Toboggan une programmation exigeante, a pris du galon : elle fait sa rentrée à la tête de la scène nationale de Sète. Fin de la belle histoire. Denis Djorkaeff, l’adjoint à la Culture, a fait appel à « une référence, à même de faire une programmation dans un temps record » comme il nous le confiait en mars dernier, en même temps qu’il annonçait la venue de Victor Bosch. Depuis, le directeur du Radiant à Caluire a vu sa mission se préciser. Il est officiellement directeur artistique et programmateur du Toboggan pour une durée de trois ans. Soucieux « de ne rien casser de ce qui a été précédemment fait », il garde sa recette éclectique, tentant de répondre aux besoins de sa nouvelle tutelle de faire un théâtre de proximité avec

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Les pas de deux de Preljocaj

Danse | Focus sur le chorégraphe français Angelin Preljocaj : l'on pourra revoir Roméo et Juliette, un patchwork de duos et découvrir sa nouvelle création, La Fresque.

Jean-Emmanuel Denave | Mardi 24 janvier 2017

Les pas de deux de Preljocaj

Difficile de cataloguer sous une étiquette le chorégraphe Angelin Preljocaj, et c'est, au fond, plutôt bon signe pour un artiste. Formé sur les terres de la danse classique, il s'est tourné ensuite vers l'abstraction de Merce Cunningham ou l'incongruité fantasque de Dominique Bagouet, avant de fonder en 1984 sa propre compagnie et de signer quelques cinquante pièces. Du solo épuré aux formes chorales les plus lyriques, de la musique de Prokofiev à celle de Karlheinz Stockhausen, des contes pour enfants à l'univers littéraire de Laurent Mauvignier, l’œuvre du chorégraphe s'avère être pour le moins protéiforme... On lui connaît aussi des collaborations avec des artistes aussi hétéroclites que le DJ Laurent Garnier, le couturier Jean-Paul Gaultier, le cinéaste Olivier Assayas, l'artiste contemporain Claude Lévêque ou... l'auteur de bande dessinée Enki Bilal. Ce dernier a signé les costumes et les décors de Roméo et Juliette, pièce créée à

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Käfig, vingt balais

Maison de la Danse | Compagnie emblématique des heureuses métamorphoses de la danse hip-hop en France, Käfig, dirigée par Mourad Merzouki, fête ses vingt ans à la Maison de la Danse (...)

Jean-Emmanuel Denave | Mardi 6 décembre 2016

Käfig, vingt balais

Compagnie emblématique des heureuses métamorphoses de la danse hip-hop en France, Käfig, dirigée par Mourad Merzouki, fête ses vingt ans à la Maison de la Danse (du 11 au 21 décembre). Du gymnase de Saint-Priest où quatre copains (Kader Attou, Mourad Merzouki, Eric Mezino et Chaouki Saïd) s'entraînaient au plateau de la Maison de la Danse, puis à la direction de Centres Chorégraphiques Nationaux, la compagnie et les chorégraphes hip-hop ont libéré leur art de ses clichés et de son relatif isolement, l'ont sublimé en l'entremêlant à beaucoup d'autres types de danse (à l'inverse, beaucoup de chorégraphes contemporains venus d'autres horizons puisent dans le vocabulaire hip-hop). Reste toujours cette énergie, positive et de révolte, que l'on pourra retrouver ce mois-ci dans trois spectacles de Käfig : une création, Cartes blanches, rendant hommage aux interprètes qui ont marqué son histoire, et les reprises de Correria Agwa et de Pixel, deux des meilleures pièces de la compagnie.

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Danse féérique pour toute la famille

Danse | C'est un enfant du pays qui revient sur ses terres : Mourad Merzouki et sa compagnie Käfig réinstallent en cette fin d'année sur la scène de la Maison de la (...)

Antoine Allègre | Mardi 22 novembre 2016

Danse féérique pour toute la famille

C'est un enfant du pays qui revient sur ses terres : Mourad Merzouki et sa compagnie Käfig réinstallent en cette fin d'année sur la scène de la Maison de la Danse leur pièce maîtresse : Pixel. Certainement l'une des œuvres de danse contemporaine les plus transgénérationnelles qui soit. Un moment de grâce infinie où s'entrelacent corps, vidéo et effets numériques dingues et, cerise sur le gâteau, qui plaît à tous les publics : minots breakers, parents curieux et mamies coutumières de cette institution lyonnaise. « Je crois que Pixel est un spectacle qui plaît parce qu'il ne raconte pas d'histoire. Tout se passe pour l'image, la poésie » assure Mourad Merzouki, également directeur du Centre Chorégraphique Pôle Pik qu'il a créé en 2009. « Il y a cette énergie, cette générosité de la danse hip-hop qui attire beaucoup ; et aussi des évolutions numériques, tout en combinant exigence et écriture chorégraphique. On se raconte sa propre histoire. » Du pain béni pour les kids à partir de huit ans, et les grands qui ont su conserver une propension à

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Pina Bausch à l'honneur

Goethe Institut | Créée en 1978, la pièce Café Müller est l'un des chefs-d’œuvre de la chorégraphe Pina Bausch (1940-2009) et de sa singulière "danse-théâtre". Pina Bausch en (...)

Jean-Emmanuel Denave | Mercredi 4 mai 2016

Pina Bausch à l'honneur

Créée en 1978, la pièce Café Müller est l'un des chefs-d’œuvre de la chorégraphe Pina Bausch (1940-2009) et de sa singulière "danse-théâtre". Pina Bausch en avait réalisé elle-même une version filmée en 1987 qui sera projetée ce lundi 9 mai à 19h, au Goethe Institut. La projection sera précédée d'une présentation de l’œuvre de Pina Bausch en présence d'Anne Martin, l'une de ses anciennes danseuses.

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L’Estival de la Bâtie – Du 1er au 25 juillet à Saint-Étienne-le-Molard (42)

SCENES | À la Bâtie, tout est question de chemins de traverse, d'échappées belles ou de Fugues, en l'occurrence celles de Yoann Bourgeois. Pensées pour un seul (...)

Benjamin Mialot | Mercredi 24 juin 2015

L’Estival de la Bâtie – Du 1er au 25 juillet à Saint-Étienne-le-Molard (42)

À la Bâtie, tout est question de chemins de traverse, d'échappées belles ou de Fugues, en l'occurrence celles de Yoann Bourgeois. Pensées pour un seul artiste, ces performances au trampoline (dont il est un vrai et rare spécialiste) ou avec balles, versions réduites de son Art de la fugue, sont autant d'occasions d'apprécier à quel point ce circassien se joue de la pesanteur avec virtuosité. Plus terre-à-terre est Boxe boxe de Mourad Merzouki. Celui qui, avec sa compagnie Käfig, a porté la danse hip-hop sur les plus prestigieuses scènes du monde, reprend ici une pièce créée à la Biennale de la danse de Lyon en 2010. En invitant sur scène le Quatuor Debussy, il a su faire évoluer son art vers plus de théâtralité pour mieux dé-ghettoïser cette pratique urbaine. Le festival lui-même a beau se dérouler principalement dans l’imposant château éponyme, plusieurs «escapades» (on y revient) permettent de se balader le long de la Loire via dix communes qui accueilleront, par exemple, la mezzo-soprano Karine Deshayes et l’ensemble Contraste, les polyphonies cosaques de

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Mourad Merzouki danse avec les pixels

SCENES | "Pixel", c’est la rencontre au sommet entre le chorégraphe Mourad Merzouki, star d’un hip hop généreusement éclatant, et les deux poètes des arts numériques que sont Adrien Mondot et Claire Bardainne. Une réussite. Aurélien Martinez

Aurélien Martinez | Mardi 20 janvier 2015

Mourad Merzouki danse avec les pixels

Mourad Merzouki, c'est une signature forte que l'on reconnaît d'emblée sur scène : celle d'un hip hop généreux, parfaitement maîtrisé et renforcé par des apports variés – notamment la danse contemporaine et les arts du cirque. Son nouveau spectacle Pixel ne déroge pas à la règle, et la suit même parfaitement. Mais la grande réussite de cette aventure, et plus largement de la plupart des précédentes, vient des mariages que le chorégraphe invente : auparavant avec la musique classique du Quatuor Debussy (Boxe boxe) ou avec des danseurs cariocas (Käfig Brasil), avec les prodiges des arts numériques que sont Adrien Mondot et Claire Bardainne dans le cas de ce fameux Pixel. Un spectacle créé à six mains d'une grande fluidité où aucun de ces deux arts a priori éloignés ne dévore l'autre, chacun sortant au contraire renforcé par ce contact. Sur scène, les (excellents) danseurs jouent ainsi avec les formes abstraites qui envahissent le sol ou les murs, plongent en elles, les envoient valser. Fascinant. Pour la beauté du geste «On est de plus en plus entouré d’art numérique. Quand j’ai découvert le travail d’Adrie

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Mourad au royaume des filles

SCENES | Amorcée samedi dernier, la 8e édition du festival de danse urbaine Karavel fait ce mercredi 15 octobre la part belle aux pionniers du mouvement hip hop, (...)

Nadja Pobel | Mardi 14 octobre 2014

Mourad au royaume des filles

Amorcée samedi dernier, la 8e édition du festival de danse urbaine Karavel fait ce mercredi 15 octobre la part belle aux pionniers du mouvement hip hop, invitant à l'université Lyon 2 les désormais quadragénaires mais toujours vaillants Tayeb Benamara, Bintou Dembélé et Hakim Maïche. Autre vétéran, le grand ordonnateur de la manifestation, Mourad Merzouki, créera lui 7Steps au Radiant (vendredi 17), une pièce entièrement féminine avec des danseuses venues de Belgique, du Danemark, de Finlande, des Pays-Bas et d'Angleterre. De ce que nous en avons vu – soit la quasi-intégralité – cette partition ultra tonique et jamais caricaturale sera le très beau point d’orgue d'une édition qui, par ailleurs, multiplie les petites formes et les master-classes dans sa maison-mère, le Pôle Pik de Bron. Largement présent aussi à l’Espace Albert Camus (avec le Pockemon Crew notamment, le jeudi 16, ou les drôles d’Androïdes de Air Compagnie), Karavel s’aventure sur des terrains plus lointains et bien plus pauvres en matière culturelle que les villes pré-citées. Ainsi de la petite commune de l’Ain Saint-Etienne-du-Bois, preuve que le hip-hop est exportable autan

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Le défilé de la Biennale fête ses dix ans

ACTUS | La manifestation la plus populaire de la Biennale de la danse aura lieu ce dimanche 14 septembre à partir de 14h, et déambulera entre la place des Terreaux et celle de Bellecour. Benjamin Mialot et Nadja Pobel

Benjamin Mialot | Samedi 13 septembre 2014

Le défilé de la Biennale fête ses dix ans

Initié par Guy Darmet en 1996, le défilé réunira cette année 4500 amateurs dans les rues de Lyon, soit 12 groupes venus de toute la région et encadrés par autant de compagnies professionnelles. Cette véritable parade chorégraphique – la plus grande d’Europe – a été conçue comme un retour aux sources d’inspiration du premier défilé : le carnaval de Rio, avec sa samba et ses chars colorés. Une fois n’est pas coutume, de grands noms de la danse contemporaine se mêleront à la fête. Ainsi de Denis Plassard, pour un projet impliquant 400 Turinois, autant de Lyonnais et des centaines de marionnettes crées avec la papesse du genre en France, Emilie Valantin, mais aussi de l’incontournable Mourad Merzouki (qui présentera à l’Amphi 3000 les 20 et 21 septembre Récital à 40, une relecture démultipliée de son premier spectacle, avec lequel il donna ses lettres de noblesse à la danse hip hop), des circassiens de la compagnie Virevolt (Aurélie et Martin Cuvelier) et de Bouba Landrille Tchouga. Cerise sur le gâteau, la chorégraphe sud-africaine Dada Masilo,

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«Une nouvelle étape»

SCENES | Le hip-hop a ses classiques. La preuve : le pionnier Mourad Merzouki propose aux Nuits de Fourvière "Répertoire #1", patchwork d'une partie de ses créations et de celles de ses camarades Bouba Landrille Tchouda, Kader Attou, Anthony Égéa et Marion Motin. A quelques heures d'une représentation de "Boxe Boxe" à Londres, il revient pour nous sur son art et sa transmission. Propos recueillis par Nadja Pobel

Nadja Pobel | Mardi 17 juin 2014

«Une nouvelle étape»

Il y a vingt ans quand on parlait de hip-hop, on nommait un phénomène de mode. Aujourd’hui c’est une danse à part entière. Le titre de votre nouvelle création, Répertoire, est à cet égard des plus limpides...Mourad Merzouki : Oui, il s’est passé plein de choses, des créations ont marqué le paysage chorégraphique français et ont été vues par un public très large. Je trouve que c’est important de valoriser ce répertoire-là, de voir ce qu’il a apporté et généré dans le monde de la danse. On oublie vite que le hip-hop peut être regardé, encouragé, soutenu comme n’importe quelle autre danse. Ce spectacle est aussi une façon de regarder devant nous pour continuer ce chemin. On pose une nouvelle étape.  C’est un spectacle que vous avez conçu sans pause. Comment l’avez-vous construit avec les autres chorégraphes ?J’ai choisi treize extraits de spectacles. Ensuite, l’idée est de faire en sorte que le spectateur puisse passer d’une écriture à une autre sans qu’il y ait un rideau, un entracte ou une quelconque interruption entre les chorégraphies. Je vais donc proposer un travail de création avec un fil rouge d’une pièce à l’au

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Une Biennale sous perfs

SCENES | La seizième Biennale de la danse, toujours aussi prolifique et hétéroclite, se place cette année sous le signe de la performance et de ses avatars contemporains. Jean-Emmanuel Denave

Jean-Emmanuel Denave | Mardi 10 juin 2014

Une Biennale sous perfs

Pour sa deuxième Biennale, Dominique Hervieu enfonce le clou de ses convictions et de sa sensibilité. Si sa programmation, comme celle de son prédécesseur Guy Darmet, s'ouvre à tous les styles de danse contemporaine (du hip hop avec l'incontournable Mourad Merzouki au néoclassique en passant par le flamenco avec Rocío Molina et quelques chorégraphes inclassables), elle s'enrichit d'un nombre de créations plus important (comme cette Carmen selon Dada Masilo) et, surtout, se teinte de deux ensembles thématiques : le cirque contemporain et la performance. Si le premier, notamment représenté par James Thierée et la Compagnie XY, est aujourd'hui une quasi porte enfoncée, la réflexion annoncée sur l'actualité de la seconde promet d'être beaucoup plus stimulante ! Le fil rouge tissé par Dominique Hervieu

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Nuits de Fourvière 2014 - La programmation

CONNAITRE | 65 spectacles, 170 levers de rideau, des rendez-vous au TNG, à Gadagne ou à la Maison de la danse : les Nuits de Fourvière s'annoncent plus foisonnantes que jamais. Benjamin Mialot

Benjamin Mialot | Jeudi 13 mars 2014

Nuits de Fourvière 2014 - La programmation

L'an passé, nous saluions le starpower de la soixante-huitième édition des Nuits de Fourvière. Maintenant que nous connaissons la teneur de la soixante-neuvième, nous voilà contraints de revoir notre jugement à la baisse : en termes d'éclat et de densité, la programmation de 2014 est à celle de 2013 ce que la Grande Nébuleuse d’Andromède est à la Voie Lactée. Le principal artisan de ce saut hyperspatial qualitatif n'est autre que Richard Robert, transfuge des Inrockuptibles qui semble avoir avoir définitivement trouvé ses marques de conseiller artistique. Impeccablement équilibré entre reconnaissance de phénomènes franco-belges (Phoenix,  Fauve et Stromae), concerts événementiels (un hommage à Robert Wyatt, Benjamin Biolay qui dirigera un orchestre pour sa nouvelle muse, Vanessa Paradis), rappels de la suprématie de la pop d'outre-Manche (le collectif multimédia Breton, Damon Albarn pour son premier album solo, Franz Ferdinand, Miles Kane), passages ob

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Royal récital-chorale

SCENES | «Nous partîmes cinq cents; mais par un prompt renfort / Nous nous vîmes trois mille en arrivant au port» écrivait Corneille dans "Le Cid". Mourad Merzouki a monté "Récital" à six, seize ans plus tard les voilà quarante. À voir à l'espace Albert Camus de Bron ou dans six mois dans la Biennale de la danse.

Nadja Pobel | Samedi 8 février 2014

Royal récital-chorale

Il a inventé, exporté et institutionnalisé (au bon sens du terme) la danse hip hop à la française. Restait à la transmettre. Le pétillant Mourad Merzouki n’est jamais à cours d’idées et voilà que seize ans après avoir créé Récital, il actualise cette pièce chorégraphique fondatrice de son répertoire devenue un classique, dans la cadre d’un projet plus vaste nommé "Kampus". En 1998, ils sont six sur scène et appartennaient à une compagnie dont ils ne supposaient pas un seul instant qu’elle ferait le tour du monde : Käfig. Depuis, Merzouki, quarante-et-un ans, a été décoré de multiples fois par le ministère de la culture, s’est vu confié la direction d'un Centre Chorégraphique National (à Créteil), et a construit un centre de formation/lieu de diffusion et un festival à Bron (Pôle Pik et Karavel). Et le voilà revenu à Récital. Ils sont désormais quarante, quatre générations sur le plateau : Merzouki lui-même, toujours fou de joie de fouler la scène, mais aussi des gosses qui marchent avec talent dans les pas du maître. La bande-son mêle hip hop et notes orientales, les corps se saccadent comme traversés par une onde, les séquences de ballet collec

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Nuits de Fourvière 2013 - La programmation

MUSIQUES | Pour certains, le début du printemps coïncide avec la floraison des crocus et le réveil des hérissons. Pour d'autres, elle s'incarne dans un bouillonnement hormonal, dans une atmosphère révolutionnaire ou dans une recrudescence de la présence de punks à chien (les hirondelles des citadins). Au Petit Bulletin, le printemps devient réalité au moment où les Nuits de Fourvière dévoilent l'intégralité leur programmation. Benjamin Mialot

Benjamin Mialot | Samedi 23 mars 2013

Nuits de Fourvière 2013 - La programmation

Cette année, c'est ve lundi 25 mars à 11h que les Nuits de Fourvière ont annoncé qui, à l'instar de M (13 juin), Dead Can Dance (27 juin), Crosby, Stills & Nash (16 juillet) et Nick Cave (27 juillet), aura cet été l'insigne honneur d'être enseveli sous des coussins – au contraire du Cirque Plume qui, pour rappel, investira le Parc de Parilly du 28 juin au 1er août. La colline a des vieux S'il fallait résumer la teneur de cette édition 2013 des Nuits en un mot qui n'existe pas, ce serait vénérabilité. Et pour cause ! L'événement a beau accueillir chaque année son lot de mythes vivants, on a rarement vu une telle concentration d'artistes aux carrières longues comme des jours sans communiqués de presse (notre pain quotidien) à son affiche. Jugez plutôt : outre le rereretour du metteur en scène Georges Lavaudant (en ouverture du 4 au 12 juin avec un Cyranoc de Bergerac), les antiques hauteurs de Lyon verront défiler les chorégraphes Angelin Preljocaj

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A base de pouet pouet pouet pouet

SCENES | Sous la direction de l’acclamé Mourad Merzouki, la compagnie Käfig fait son petit bonhomme de chemin à travers le monde depuis déjà seize années. Pour sa (...)

Benjamin Mialot | Mercredi 27 février 2013

A base de pouet pouet pouet pouet

Sous la direction de l’acclamé Mourad Merzouki, la compagnie Käfig fait son petit bonhomme de chemin à travers le monde depuis déjà seize années. Pour sa nouvelle création intitulée Käfig Brasil, le sieur s’est entouré de onze danseurs cariocas et de quatre chorégraphes pour l’accompagner dans l’élaboration d’un spectacle en cinq modules. De Denis Plassard à Céline Lefèvre en passant par Octavio Nassur, chacun s’empare de l’idée du hip hop pour la redynamiser en explorant de nouvelles possibilités gestuelles. A l'arrivée, il est fort impressionnant de constater les écarts de points de vue d’une mini-pièce à l’autre, fort appréciable de découvrir des identités marquées. D’autant qu'elles sont servies par une troupe de virtuoses infatigables, à la célérité surnaturelle, comme née d’une urgence de vivre. Si rythme et diversité ne font pas défaut, on déplore toutefois un certain manque de classe, l'ensemble accordant une place bien trop large à une vulgarité malheureusement des plus consensuelles : un passage enthousiasmant de beatboxing se transforme en concert de pets mimés sur scène par les danseurs, un épisode bienvenu d’ombres chinoises devient prétexte à évoq

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Boxe boxe

SCENES | Tout petit, Mourad Merzouki faisait du cirque et pratiquait les arts martiaux chez lui, à Saint-Priest. Devenu grand, chorégraphe hip-hop et danseur de sa (...)

Nadja Pobel | Vendredi 9 septembre 2011

Boxe boxe

Tout petit, Mourad Merzouki faisait du cirque et pratiquait les arts martiaux chez lui, à Saint-Priest. Devenu grand, chorégraphe hip-hop et danseur de sa compagnie Käfig, il revient à ses premières amours avec Boxe boxe. Et convie Schubert via le quatuor Debussy sur le ring. Si la première partie du spectacle est clownesque avec des gestes découpés et ralentis, la deuxième moitié fait résonner le son des fidèles AS’N et retrouve l’énergie sidérante que la troupe déployait dans le magistral Agwa. Créé l’an dernier lors de la Biennale de la danse, Boxe boxe revient en deuxième round sur son lieu de naissance à la Maison de la danse jusqu’à dimanche 18 septembre. Nadja Pobel

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Mourad Merzouki

SCENES | Danseur, chorégraphe, directeur du CCN de Créteil et directeur artistique du Centre chorégraphique Pôle Pik à Bron. MV

Dorotée Aznar | Mercredi 8 décembre 2010

Mourad Merzouki

Petit Bulletin : Quels sont les événements qui vous ont marqués entre 1997 et aujourd'hui ? Beaucoup de choses ont évolué en quinze ans, je pense notamment à la Biennale de la Danse qui est née en 1996, un an donc avant Le Petit Bulletin ! Dans le domaine du cinéma, je pense aussi au Festival Lumière qui a fait son apparition, à la Fête des Lumières. Ces événements me semblent incontournables à Lyon. Je remarque aussi que le festival Tout le monde dehors ! touche un public assez large. Ce qui fait selon moi la particularité de Lyon, ce sont tous ces projets ouverts sur l'international. Il y a aussi l'apparition de nouveaux projets : la création de Pôle Pik notamment, lieu de création hip-hop à Bron. Le projet de construction de la nouvelle Maison de la Danse à Rillieux-la-Pape qui va être un rendez-vous incontournable. La vie culturelle lyonnaise est donc vraiment allée vers un épanouissement ? Pour moi qui voyage beaucoup, parler de Lyon c'est parler d'une ville qui résonne d'une aura de qualité, en tout cas pour les nombreux artistes qui y travaillent ou viennent y présenter leur création. Je sens une vraie reconnaissance. Mais il faut continuer à renforce

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«Je ne laisse pas tomber Bron»

SCENES | Entretien / Le chorégraphe Mourad Merzouki a initié et piloté l’implantation d'un centre chorégraphique dédié au hip-hop à Bron, dans le quartier de Parilly. Alors que Pôle Pik sera inauguré dans quelques jours, point sur les objectifs de ce lieu et l’avenir de ce chorégraphe. Propos recueillis par Dorotée Aznar

Dorotée Aznar | Samedi 22 mai 2010

«Je ne laisse pas tomber Bron»

Le Petit Bulletin : Qu’est ce que Pôle Pik et quelles sont les missions de ce lieu ?Mourad Merzouki : Pôle Pik est un centre chorégraphique dédié à la danse hip-hop. C’est un lieu de création, ouvert aux artistes issus de la mouvance hip-hop et à la recherche de croisements avec d’autres esthétiques. L’objectif est de soutenir la création et la diffusion de la danse hip-hop. Pour cela, l’espace est doté de deux studios de danse dans lequel on peut répéter mais aussi donner des cours ou organiser des "master class" pour former les danseurs. L’idée est également de créer des liens entre des équipes artistiques, entre des acteurs locaux et une population. Vous avez tenu à ce que Pôle Pik soit implanté à Bron ?C'est très important pour moi que cet outil soit implanté dans la région. Plus précisément, ce lieu est implanté à Bron parce qu’avec ma compagnie, nous avons un lien très fort avec cette ville et avec ses habitants. C'était une de nos volontés de nous implanter dans une ville dans laquelle nous sommes déjà repérés. Pôle Pik a ouvert ses portes en 2009, pourquoi l’inauguration des locaux n’a-t-elle lieu qu’en mai 2010 ?En fait, les travau

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Mourad Merzouki

SCENES | 1973 : Naissance à Lyon. 1988 : Il découvre le hip-hop et commence à danser dans la rue. 1990-1994 : Il s’attelle à la chorégraphie, en compagnie de Kader (...)

Dorotée Aznar | Samedi 22 mai 2010

Mourad Merzouki

1973 : Naissance à Lyon. 1988 : Il découvre le hip-hop et commence à danser dans la rue. 1990-1994 : Il s’attelle à la chorégraphie, en compagnie de Kader Attou. 1996 : Il crée la compagnie Käfig. 2007 : Il crée le festival Karavel. Septembre 2009 : Il prend la direction du Centre chorégraphique national de Créteil. 2009 : Pôle Pik, nouveau lieu de création et de développement chorégraphique ouvre ses portes à Bron, il en devient le conseiller artistique.

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Bankable

SCENES | Et revoilà Mourad Merzouki et sa compagnie Käfig ! Celui qui remplit les salles avec son hip-hop généreux sera de passage à l'espace Albert Camus à Bron du 20 (...)

Dorotée Aznar | Lundi 18 janvier 2010

Bankable

Et revoilà Mourad Merzouki et sa compagnie Käfig ! Celui qui remplit les salles avec son hip-hop généreux sera de passage à l'espace Albert Camus à Bron du 20 au 24 janvier, avec "Agwa & Correria". Il a travaillé avec onze danseurs issus de favelas brésiliennes pour mélanger hip-hop, capoeira, samba, musiques d’Europe centrale et bossa nova ; le tout avec une danse comme toujours physique, acrobatique et intense. Carton plein assuré.

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Disparition de Pina Bausch

SCENES | Pina Bausch, chorégraphe et danseuse allemande est morte, mardi 30 juillet, d'un cancer fulgurant en Allemagne, où elle avait créé sa compagnie, le (...)

Dorotée Aznar | Lundi 6 juillet 2009

Disparition de Pina Bausch

Pina Bausch, chorégraphe et danseuse allemande est morte, mardi 30 juillet, d'un cancer fulgurant en Allemagne, où elle avait créé sa compagnie, le Tanztheater, en 1973. Elle était âgée de 68 ans et avait chorégraphié plus de quarante pièces. Inventant une "danse-théâtre", Pina Baush aura marqué durablement le monde de la danse de son empreinte. La Maison de la danse avait accueilli en première française la pièce mythique de Pina Bausch, «Kontakthoff», dans une version interprétée par des adolescents, en janvier dernier. Pina Bausch avait accepté de montrer un programme qu'elle avait choisi, lors de la prochaine et dernière Biennale de la prochaine Danse en septembre prochain.

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Angelin Preljocaj, Empty moves (part I) + Noces

SCENES | Sa dernière création (Blanche Neige) était tellement pompeuse et ennuyeuse, qu'on en aurait presque oublié qu'Angelin Preljocaj est un chorégraphe de très grand (...)

Jean-Emmanuel Denave | Vendredi 24 avril 2009

Angelin Preljocaj, Empty moves (part I) + Noces

Sa dernière création (Blanche Neige) était tellement pompeuse et ennuyeuse, qu'on en aurait presque oublié qu'Angelin Preljocaj est un chorégraphe de très grand talent. Le Toboggan a eu la bonne idée de programmer deux parmi ses meilleures pièces le 29 avril : l'abstraite et émouvante Empty moves pour quatre danseurs sur une bande musicale de John Cage, la plus théâtrale et prolixe Noces sur la partition d'Igor Stravinski. Dans l'une comme dans l'autre, on retrouve on retrouve cette énergie gestuelle, cette précision et cette rigueur qui font la marque de fabrique du chorégraphe, lorsqu'il ne croque pas de pomme empoisonnante.

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La grande Pina

SCENES | Danse / A 68 printemps, Pina Bausch (de son vrai prénom Philippina) est devenue une véritable icône de la danse contemporaine. Pourtant, avant de connaître la (...)

Jean-Emmanuel Denave | Jeudi 8 janvier 2009

La grande Pina

Danse / A 68 printemps, Pina Bausch (de son vrai prénom Philippina) est devenue une véritable icône de la danse contemporaine. Pourtant, avant de connaître la célébrité et de jouer en France à guichets fermés lors de presque toutes ses productions, la chorégraphe allemande a œuvré contre vents et marées, essuyant les tempêtes outrées de la critique. Elève de Kurt Jooss, elle crée d’abord des pièces lyriques, fluides et expressives, avant de trouver peu à peu sa propre «marque de fabrique» : un théâtre dansé, où la danse se fait rare et violente au sein de rituels composés de séquences répétitives et basées sur un travail d’introspection avec ses interprètes… En 1978, elle crée coup sur coup deux de ses chefs-d’œuvre : Café Müller et Kontakthof («Cour de contact» en français). Pièce longue (3 heures) pour 26 danseurs, Kontakthof se déroule dans une vaste salle de balle un peu défraîchie où, entrant, sortant, hommes et femmes se cherchent, se séduisent, s’enlacent, s’affrontent, se fuient… Toujours et encore, Pina Bausch fouille les rapports masculin-féminin, leur beauté et leur cruauté. Et ce, ici, en quadrillant l’espace scénique par des déplacements en lignes parallèles ou oblique

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