8 expositions à parcourir en 2026
Sélection / Arts graphiques, plastiques et poétiques, voici 8 expositions qu'on ne ratera pas en 2026.
Photo : Jean-Claude Guillaumon, Coup de poing, 1975 Photographie Reproduction photographique : Blaise Adilon Courtesy Famille Guillaumon
Anatomie du silence. Éric Lacombe
Arts graphiques / Le retour d'Éric Lacombe à la galerie est l'occasion imprescriptible de découvrir son nouveau corpus de dessins et œuvres mixtes où le corps, l'animal et le paysage deviennent champs d'expérimentation. À travers un travail procédant d'une exploration méthodique, lignes, tracés et fragments anatomiques s'organisent selon une logique quasi scientifique, aussitôt troublée par l'irruption du trouble et de l'indéterminé. Entre relevé objectif et glissement poétique, Lacombe confronte la rigueur du schéma à l'opacité du vivant, sans jamais dissiper entièrement son mystère. FM

Anatomie du silence. Éric Lacombe
Du 8 janvier au 5 février 2026 à la galerie C. Mainguy (Lyon 1er) ; entrée libre
Le mur invisible. Sarah Jérôme
Arts plastiques / Née en 1979 à Rennes, Sarah Jérôme a une double formation dans des structures prestigieuses : diplômée à la fois du Conservatoire national de danse de Paris et de l'École des Beaux-Arts de la même ville. À l'intersection de la danse et des arts plastiques, la jeune femme déploie une œuvre des plus singulières entre dessin, sculpture, peinture, installation et performance...
Pour son exposition monographique à Lyon, Le mur invisible, Sarah Jérôme réunira un corpus d'œuvres inédites réalisées lors de sa résidence et inspirées du roman éponyme de Marlen Haushofer. JED

Le mur invisible
Du 30 janvier au 27 juin 2026 à la Fondation Bullukian (Lyon 2e) ; entrée libre
Double jeu et Jeu double
Expos collectives / Deux lieux associatifs, Interface à Dijon et la BF15 à Lyon, proposent des expositions croisées qui permettront tour à tour de découvrir deux artistes lyonnais (Sabine Leclerq et Guillaume Perez) puis deux artistes dijonnais (Mathilde Besson et Johan Côte Gayffier). Leurs œuvres se confrontent et s'adaptent aux espaces d'expositions pour des accrochages toujours singuliers. On attend beaucoup notamment des créations de Guillaume Pérez, que l'on avait pu découvrir à l'URDLA dernièrement, et pour qui la peinture doit se déployer au-delà de la toile et de la surface.
JED

Double jeu et Jeu double
Du 5 février au 30 mai 2026 à la BF15 (Lyon 1er) ; entrée libre
Un sculpteur dans le Morvan. Steph Cop
Sculpture / Steph Cop a installé son atelier au cœur des Noires Montagnes dans le Morvan, un environnement qui inspire la vitalité de ses sculptures sur bois (réalisées à partir d'arbres tombés). Elles donnent comme une seconde vie aux arbres, parfois à travers des formes abstraites, parfois à travers des figures plus anthropomorphes. De petite ou de grande taille, ses œuvres recèlent une puissance poétique et formelle qui nous émeut beaucoup.
JED

Sculpture en chêne, bois brulé et huilé
Installation dans la cour épiscopale du Palais Saint-Jean dans le cadre de la Biennale de Lyon 2019 DR
Steph Cop
Du 26 février au 28 mars 2026 à la galerie Masurel (Lyon 2e) ; entrée libre
Encore lui ! Jean-Claude Guillaumon
Art performance / Avec cette rétrospective, le MAC exhume une œuvre qui fait du doute une méthode et du jeu un principe critique. Obstinément rétif aux catégories, Jean-Claude Guillaumon utilise l'image comme un terrain d'essai, non pour s'affirmer, mais pour se dédoubler, se contredire, jusqu'à atteindre le point de dissolution. Entre apparition et effacement, ses expérimentations photographiques interrogent avec ironie la condition même de l'artiste, pris dans le flux ordinaire du monde.
FM

Encore lui ! Jean-Claude Guillaumon
Du 6 mars au 12 juillet 2026 au MAC (Lyon 6e) ; de 0 à 9€
Aux frontières du réel : La quête ésotérique de l'invisible
Imaginaires divinatoires / Dans la ville de Willermoz, Kardec et Nizier Philippe, la constellation d'objets hétérogènes de la Bibliothèque municipale composent une grammaire du destin. L'image, se manifestant par l'entremise de gestes figés, de signes hérités et d'affects transmis, agit ici comme une survivance. Du cosmos miniaturisé aux jeux imprimés, des corps féminins médiateurs aux diagrammes savants, le parcours condense, sans rupture avec la raison, une tentative de négociation avec l'incertain, cherchant à ordonner l'angoisse du temps à venir.
FM

Aux frontières du réel : La quête ésotérique de l'invisible
Du 2 avril au 11 juillet 2026 à la Bibliothèque de la Part-Dieu (Lyon 3e) ; entrée libre
Au Mali, quand les animaux dansent. La donation Sonia et Albert Loeb
Anthropologie visuelle / L'exposition révèle un corpus récemment offert au musée, constitué par une centaine de masques et marionnettes qui, irréductibles à leur simple présence matérielle et à ce qu'ils représentent, opèrent comme des dispositifs d'activation. Issus des traditions festives du sogo bò, ces figures animales ou hybrides activent un théâtre rituel mêlant satire, mythe et régulation sociale. Collectées par Sonia et Albert Loeb, elles témoignent d'un art profondément relationnel et d'une pensée visuelle indissociable du geste, de la musique et de la parole.
FM

Au Mali, quand les animaux dansent. La donation Sonia et Albert Loeb
Du 3 avril 2026 au 1er février 2027 au Musée des Confluences (Lyon 2e) ; de 0 à 12€
Paysages contemporains. Frédéric Cordier
Estampes / Artiste canado-suisse né à Montréal en 1985, Frédéric Cordier a créé de nombreuses estampes à l'URDLA, déployant sur de grands, voire de très grands formats, ses paysages industriels imaginaires, ses usines figées, ses paysages urbains nocturnes éclairés de quelque feux d'artifice... C'est par petits points, par petits traits ou par petites formes géométriques que Cordier compose ses paysages, leur insufflant une fragilité à l'image de nos sociétés industrielles et urbaines contemporaines. On attend avec impatience de découvrir ses nouvelles œuvres à l'URDLA qui lui consacrera une exposition monographique ce printemps.
JED

Frédéric Cordier
Du 26 avril à juillet 2026 à l'URDLA (Villeurbanne) ; entrée libre

