Nightborn, l'enfant du mal
La Malédiction / Hanna Bergholm réussit un body-horror sur fond de post-partum réjouissant lorsqu'il brise certains tabous filmiques, plus convenu dans son propos. En salle le 1er juillet 2026.
Photo : Nightborn © Bac Films
Quelques semaines après l'exceptionnel Die, my Love, Hanna Bergholm s'intéresse elle aussi à la maternité contrariée d'un couple entamant une nouvelle vie au cœur de la forêt. La mise en scène frontale et clinique dévoile un désir de radicalité nourri par un mélange assumé de multiples mauvais goûts, doublé d'un humour grinçant et d'une horreur dépressive. Une œuvre sans tabous qui ne manque pas de visions chocs grâce à son inquiétant duo mère-enfant autant qu'à son virage vers le body horror. On regrette toutefois un discours plus convenu derrière l'allégorie ainsi qu'un scénario qui se disperse parfois inutilement à travers des personnages secondaires.

