Qui êtes-vous Cristina Iglesias ?

ARTS | Présentation de la plasticienne espagnole qui présente son travail au Musée de Grenoble jusqu'au 31 juillet.

Charline Corubolo | Mardi 26 avril 2016

Photo : Charline Corubolo


Son nom, tout comme la matérialité de son œuvre, portent en eux les accents basques de sa terre natale. Née en 1956 à Saint-Sébastien (Espagne), Cristina Iglesias étudie la chimie de 1976 à 1978 avant de faire un bref passage à Barcelone pour s'essayer à la céramique et au dessin. Une première main jetée dans la matière, pour finalement se lancer pleinement dans la sculpture à la Chelsea School of Art à Londres (1980-1982). Six ans après cette formation londonienne, elle obtient une bourse pour l'Institut Pratt à New York, puis est nommée professeur à l'Académie des Beaux-Arts de Munich en 1995. À partir des années 2000, elle enchaîne les biennales et les foires, ainsi que les installations d'œuvres permanentes dans des grands musées tels que le Prado à Madrid (2007).

Bien connue du monde de l'art contemporain, l'Espagnole reste cependant peu visible en France. Pourtant, l'exposition du Musée de Grenoble vient dans le prolongement d'une première réalisée avec le directeur du musée Guy Tosatto en 2000 à Nîmes. Pensée comme une suite à leur première collaboration, cette seconde rencontre cristallise les enjeux fondamentaux de l'œuvre de Cristina Iglesias. Une réflexion sur la sculpture en lien avec la nature et l'architecture, et une fascination pour l'eau qui débute dans les années 1990 avec ses premières commandes publiques. Elle réalise des fontaines et des œuvres immergées dans le Pacifique, des pièces qui marquent alors l'essence même du geste sculptural de l'artiste.

Aujourd'hui, Cristina Iglesias vit et travaille à Torrelodones, près de Madrid.

À lire : notre critique de l'exposition


Cristina Iglesias

Installations et sculptures
Musée de Grenoble Place Lavalette Grenoble
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Charline Corubolo | Mardi 26 avril 2016

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« Se perdre dans la nature. » À travers son travail, la plasticienne espagnole Cristina Iglesias ne fait pas que nous perdre dans la nature, elle nous conduit dans un espace faussement réel où les émotions se trouvent étrangement dans un état de contradiction permanent. Une tension des sensations qui se déroule lentement au fil de la déambulation au creux de ses œuvres. Élaborant des constructions hybrides, elle esquisse un nouvel environnement où la question du volume prime. Une réflexion sur la sculpture qui devient alors un espace architecturé et architecturale. Cette recherche de la forme pose les bases d’une quête plastique, observant un développement en perpétuelle reprise, une croissance où se mêlent la nature et l’architecture. Par un subtil tissage entre des volumes sauvages et construits, l’artiste propose des visions différentes des éléments plongeant le visiteur dans une expérience sensorielle, qui s’observe mais surtout se sent. La cohérence de ses pièces trouve sa genèse dans l’eau, matériau qui s

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