Charlot aux violons

Régis Le Ruyet | Vendredi 23 mars 2012

L'idée d'un ciné-concert pour ouvrir différemment à la musique classique, Pierre Escudier et Frédéric Bouaniche, respectivement président et chef de l'Orchestre des Campus de Grenoble, y songeaient depuis le printemps 2011. Après avoir un temps rêvé sur les trésors du cinéma russe, c'est finalement la musique du Cirque de Charlie Chaplin qui sera interprétée par les quatre-vingt musiciens de l'ensemble symphonique universitaire et amateur, lors de deux séances au cinéma Pathé Chavant, la seule salle pouvant accueillir un tel effectif sous l'écran. Dans ce film muet qui date de 1928, Charlot est pris pour un voleur par un agent de police. Pour lui échapper, l'auguste sans nez rouge se réfugie dans un cirque, où sa maladresse involontaire vient perturber le numéro du clown et réjouir le public. Mais la romance du vagabond avec l'écuyère et par ailleurs fille du patron annonce la valse aux déboires. Violoniste et pianiste, Charlie Chaplin écrivait lui-même la musique de ses films, des mélodies inspirées d'œuvres classiques ou d'airs populaires. Un marathon musical d'une heure douze préparé depuis la rentrée par les musiciens de cet orchestre qui fut créé en 2002 sous l'impulsion des universités de Grenoble. Principal défi, la partition demande de respecter un parfait synchronisme entre l'image et le son, condition sine qua non au bon fonctionnement des gags et auquel devra veiller le chef un œil sur l'écran et l'autre sur le pupitre.
Régis Le Ruyet

Le Cirque, mardi 3 et mercredi 4 avril à 20h30, au Pathé Chavant

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Blick Bassy et Dobet Gnahoré : l’Afrique et bien plus encore

MUSIQUES | Jeudi 22 octobre, on a rendez-vous à la Source avec deux artistes majeurs du paysage musical africain actuel.

Damien Grimbert | Mardi 20 octobre 2020

Blick Bassy et Dobet Gnahoré : l’Afrique et bien plus encore

C’est une création à ce jour inédite : d’un côté, deux artistes emblématiques de la diaspora africaine, Blick Bassy et Dobet Gnahoré, connus et célébrés aussi bien pour leurs talents de chanteurs et de compositeurs que pour leur paroles engagées et la fébrilité de leurs performances scéniques ; de l’autre, deux jeunes orchestres locaux regroupant près d’une cinquantaine de musiciens, Le Student Groove Orchestra et L’Orchestre des Campus de Grenoble, qui mettront leur talent en commun pour accompagner sur scène les deux artistes. Il faut dire aussi que les univers musicaux respectifs de ces derniers, riches d’un vaste chassé-croisé d’influences, se prêtent particulièrement bien à l’exercice. Grandi au Cameroun où il débute sa carrière dès les années 1990 avant de s’installer à Paris en 2005, Blick Bassy infuse ainsi volontiers ses compositions de teintes soul, folk, funk et pop, tandis que Dobet Gnahoré (en photo), née et élevée en Côte d’Ivoire avant de rejoindre la France en 1999, baigne sa musique dans un grand bain syncrétique où se rejoignent sonorités africaines mais également pop voire électroniq

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Un Orchestre universitaire de Grenoble pour « donner aux jeunes l’occasion de reprendre confiance en la musique »

ACTUS | Alors que l'Orchestre universitaire de Grenoble continue de recruter de nouveaux musiciens amateurs pour 2018-2019, on a rencontré Patrick Souillot, son directeur musical. La saison s’annonce chargée, alors en avant maestro !

Alice Colmart | Mardi 2 octobre 2018

Un Orchestre universitaire de Grenoble pour « donner aux jeunes l’occasion de reprendre confiance en la musique »

Tous les mardis à 20h30, de doux airs musicaux s’échappent du 1 rue du Vieux-Temple à Grenoble, et plus précisément de la Salle Morillot où l'Orchestre universitaire de Grenoble répète. Créé en 1977 par des professeurs d’université et des chercheurs du CNRS, cet ensemble à l’origine destiné au personnel universitaire du campus a très vite conquis les étudiants. Car ici, ni le niveau, ni l’âge ne compte : chacun est libre de venir avec son instrument, et il n’y a pas de sélection à l’entrée. « L’idée principale était de donner aux jeunes l’occasion de reprendre confiance en la musique. Beaucoup ont abandonné pendant deux ans, lors de leur classe prépa par exemple. Travailler dans un collectif aide à reprendre plus facilement » explique Patrick Souillot, son chef d'orchestre également à la tête de la Fabrique Opéra (qui, chaque printemps au Summum, cherche à démocratiser l’opéra). Amateur, ouvert à tous mais pas laxiste, l’orchestre ne lésine pas sur l’exigence nous assure son patron. « C’est un orchestre avec une politique d’encadrement, des chefs professi

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