Karim Messaoudi : « Chopper le vocabulaire de Mathurin Bolze »

Nouveau cirque | Rencontre avec le circassien qui reprend le spectacle "Fenêtres" de Mathurin Bolze mardi 15 et mercredi 16 novembre à l'Hexagone de Meylan.

Aurélien Martinez | Mardi 8 novembre 2016

Photo : Christophe Raynaud De Lage


Ça fait quoi de reprendre un rôle créé par un autre, et d'être en plus dirigé dans la reprise par cet autre ?

Karim Messaoudi : Le chantier était assez excitant pour moi. Techniquement – le trampoline notamment –, c'était dans mes cordes donc je me sentais assez à l'aise. Même si j'ai dû viser des endroits où je ne serais pas allé par moi-même. Mathurin m'a amené dans des lieux un peu autres… Et le fait que lui soit là, c'était totalement primordial !

Aviez-vous vu le spectacle avant de reprendre le rôle ?

Quand Mathurin a créé Fenêtres, j'étais très jeune donc je ne l'ai pas vu en vrai. Mais j'en ai toujours entendu parler comme d'un grand moment. Du coup, quand on a décidé de faire cette reprise, on l'a regardé en vidéo ensemble. Il a d'ailleurs galéré à trouver la VHS au fin fond de ses armoires ! Et on a travaillé à partir de ce matériau.

Comment avez-vous procédé ?

On a débuté par une bonne phase acrobatique : lui faisait un mouvement dans l'espace, et moi j'essayais de le refaire. Et ensuite ça s'est démultiplié en longues phrases, en chemins… Pendant plusieurs semaines, il faisait des trucs et moi je le suivais, pour chopper son vocabulaire.

C'est donc une reprise fidèle à l'original, mais le spectacle ne doit pas être tout à fait le même ?

Oui, forcément. Même si on a gardé un cadre, même si on a été fidèles à l'écriture, c'est un rôle où la personne transparaît beaucoup, exprime un corps, un visage… Comme un portrait différent. Les gens qui l'ont vu à l'époque et qui connaissent bien Mathurin ressentent très bien cette différence.


Fenêtres

De Mathurin Bolze, scéno. Goury, avec Karim Messaoudi, à partir de 6 ans
Hexagone 24 rue des Aiguinards Meylan
ce spectacle n'est pas à l'affiche actuellement


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Voix aux fenêtres, un festival pour déambuler à travers l'héritage de la ville

Événement | Du Palais du Parlement jusqu'au Théâtre Sainte-Marie-d'en-Bas, des voix résonneront à Grenoble entre vendredi 20 et dimanche 22 septembre pour célébrer les racines sociales et patrimoniales du quartier Alma-Très-Cloîtres. Et quoi de mieux que les Journées du patrimoine pour porter encore plus haut le festival Voix aux fenêtres ?

Adeline Gailly | Mardi 17 septembre 2019

 Voix aux fenêtres, un festival pour déambuler à travers l'héritage de la ville

S'il n'est plus à la tête du Théâtre Sainte-Marie-d'en-Bas depuis peu, le musicien espagnol Antonio Placer, à travers son association Musiques créatives du Sud, conserve pour autant l'organisation de la 4e édition du festival Voix aux fenêtres, toujours poussé par cette volonté de célébrer le quartier Alma-Très-Cloîtres et ses habitants. Et ce n'est pas un hasard si, cette année, l'événement aura lieu au même moment que les Journées du patrimoine. « Les migrants qui se sont installés au fil du temps dans ce quartier ont participé à sa construction architecturale. L'idée est donc de faire résonner les voix de ces colporteurs et colporteuses dans des lieux patrimoniaux, comme un clin d’œil », souligne-t-il. Ces voix s'élèveront essentiellement a cappella avec le désir de s'unir pour ne faire qu'une. « Il y a une perte d'identité dans notre société à cause de l'uniformisation. Alors qu'en réalité nous sommes tous une pièce différente d'un même puzzl

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Avec Voix aux fenêtres, la voix (a cappella) est libre

Festival | Du vendredi 1er au dimanche 3 juin se déroulera la troisième édition de Voix aux fenêtres. Un événement organisé par le Nouveau Théâtre Sainte-Marie-d’en-Bas qui vise à valoriser le quartier grenoblois Alma–Très-Cloîtres–Chenoise comme nous l'explique Marie Kristanek, chargée de production et de communication pour le théâtre.

Alice Colmart | Mardi 29 mai 2018

Avec Voix aux fenêtres, la voix (a cappella) est libre

Songez à ouvrir l’oreille ce week-end, car les jardins, les cours et les rues qui entourent le Nouveau Théâtre Sainte-Marie-d'en-Bas vont résonner. « L’objectif de Voix aux fenêtres est de faire découvrir les rues Chenoise, Alma et Très-Cloîtres à travers des spectacles de musique, des contes et des chants. Le tout se fera a cappella car ces rues ont une très bonne acoustique naturelle » explique Marie Kristanek, chargée de production et de communication pour le Nouveau Théâtre Sainte-Marie-d’en-Bas à l’origine de l’événement. Et qui de mieux pour montrer le patrimoine local que les principaux concernés. « Les habitants du quartier ont participé à des ateliers préparatoires avec le trio Unio, trois femmes qui proposent leur très beau répertoire de chants traditionnels et de chants du monde. Ils restitueront ce travail les 1er et 2 juin dans la rue Chenoise. » Tous à la rue En plus des habitants, des établissements participeront au projet, comme le restaurant l’Atypique et le café À l'affût qui organiseront des apéros vocaux. Le premier sera mené par l’ensembl

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Voix aux fenêtres : la parole est de quartier

CONNAITRE | Du vendredi 2 au samedi 4 juin, le centre de Grenoble se remplira de « Voix aux fenêtres ». Pour cet deuxième édition, le Nouveau Théâtre Sainte-Marie-d’en-Bas qui organise l'événement prolonge son travail de découverte des rues Chenoise, Alma et Très-Cloîtres par la parole d’artistes et d’habitants, avec la volonté d’être au plus près de chacun.

Charline Corubolo | Mardi 30 mai 2017

Voix aux fenêtres : la parole est de quartier

Il n’y pas qu’aux fenêtres que la voix se fera entendre ce week-end, mais aussi dans les rues, les jardins, les cours et sur les marchés du centre de Grenoble. Pour la deuxième édition de son événement Voix aux fenêtres, le Nouveau Théâtre Sainte-Marie-d’en-Bas prolonge son travail de réappropriation par les citoyens des quartiers l'entourant grâce à la parole, avec la volonté « d’impliquer les habitants et les commerçants pour qu’ils découvrent ou montrent leur patrimoine local » explique Marie Kristanek, chargée de communication du théâtre. Avec des compagnies comme la Fabrique des petites utopies et les Fées rosses, ainsi que la participation d’amateurs à la suite d’ateliers préparatoires avec des artistes, les trois jours seront animés de récolte de paroles pour des « Criées publiques », de théâtre de rue, de repas citoyen, de concerts… Une liberté de dire, mais aussi de déambuler, chacun étant invité à suivre son propre parcours à travers les rues Chenoise, Alma et Très-Cloître. Un moment festif et artistique avec l’objectif de réunir les habitants pour une union de quartier qui vise à mettre en valeur la divers

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Mathurin Bolze : le prince du bel air

SCENES | Il a la tête en l'air et les pieds sur terre. À l'occasion de la reprise à l’Hexagone de Meylan de son très beau spectacle "Fenêtres" créé en 2002, le circassien Mathurin Bolze nous raconte son métier et son bonheur de générer des collaborations artistiques.

Nadja Pobel | Mardi 8 novembre 2016

Mathurin Bolze : le prince du bel air

Un peu d’histoire pour commencer. Né en 1974, Mathurin Bolze a pratiqué le théâtre et surtout la gym à haute dose, avant de filer au Centre national des arts du cirque de Châlons-en-Champagne. Rapidement (en 2001), il fonde la compagnie MPTA et, à l'occasion d'une commande de la Brèche, le pôle national des arts du cirque de Cherbourg, il invente La Cabane aux fenêtres. Cette forme courte de 15 minutes va grandir et finir par se nommer Fenêtres. C’est un immense succès. Quinze ans plus tard, il donne ce solo aérien et grandiose à Karim Messaoudi, rencontré lors d'un stage de formation. La magie, elle, est toujours présente. Un pur moment de grâce visuelle sur un homme enfermé dans un appartement et qui ne semble trouver d’échappatoire que par les airs, grâce à un sol trampoline. Mathurin Bolze nous expli

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Cirque : nos cinq coups de cœur de l'année

Panorama 2016/2017 | Au Petit Bulletin, on adore les artistes qui s'envoient en l'air. La preuve avec cette sélection de spectacles riche en surprises et émotions fortes.

Aurélien Martinez | Lundi 24 octobre 2016

Cirque : nos cinq coups de cœur de l'année

Fenêtres Recréation d’un spectacle vieux de quinze ans, ce solo initialement interprété par le circassien Mathurin Bolze (qui l’a imaginé) a été transmis à Karim Messaoudi, passé comme lui par Centre national des arts du cirque. Un pur moment de grâce visuelle sur un homme enfermé dans un appartement et qui ne semble trouver d’échappatoire que par les airs, grâce à un sol trampoline. Grandiose. À l’Hexagone (Meylan) mardi 15 et mercredi 16 novembre _______ Patinoire Un solo entre cirque, théâtre et clown qui fonctionne parfaitement. Logique, il est l’œuvre d’un des fondateurs du collectif québécois de circassiens Les 7 doigts de la main. Patrick Léonard, seul en scène donc mais accompagné d’un fatras d’objets (qui auront une importance capitale pendant le spectacle), met en place une drôle de tension qui captive autant qu’elle surprend. Et quelle fin vertigineuse ! À l'Ilyade (Seyssinet-Pariset) mardi 29 novembre _______

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"À bas bruit" : Mathurin Bolze sur une voie de garage

SCENES | Mauvaise nouvelle : la dernière création du passionnant chorégraphe et circassien Mathurin Bolze, que nous avons découverte l’an passé lors des premières représentations lyonnaises, n’est que bricolage caricaturant son propre univers…

Jean-Emmanuel Denave | Mercredi 25 septembre 2013

Que des Beatles sous LSD reprennent Hey Jude avec des voix de casseroles sur un enregistrement pirate, ou qu’Eric Clapton se lance dans un solo avec trois cordes cassées dans sa salle de bains, cela peut émouvoir, certes. En dépit des sournoiseries connues du marketing, nous demeurons des êtres nostalgiques et fragiles… Mais qu’un artiste aussi doué (et en pleine possession de ses moyens, lui !) que Mathurin Bolze fasse le coup du «Je vais vous présenter une pièce bricolée dans mon garage avec trois amis (au potentiel énorme) qui serait comme une reprise en mode ultra mineur de mes opus précédents, parce que là, désolé, je n’ai aucune inspiration», cela nous attriste. À bas bruit ressemble même à cette littérature datée où l’on s’interroge sur la possibilité de créer, l’angoisse de la "scène" blanche, la possibilité du possible, et où l’on va, tels des Derrida ou des Blanchot en culotte courte, déballer-déconstruire l’envers du (non) décor avec, entre deux parties de spectacle, des techniciens et des interprètes changeant les éléments du plateau sous nos yeux. La roue tourne Plus concrètement encore,

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Ménage à trois

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Aurélien Martinez | Jeudi 23 mai 2013

Ménage à trois

Pendant cette carte blanche à Alexandre Tharaud, le Grenoblois Yoann Bourgeois reprendra son très bel Art de la fugue, dans lequel le circassien croise son art aux notes de Bach. Mais l’événement est aussi ailleurs. Car Bourgeois et Tharaud ont élaboré Nuage, une performance dont on ne sait pour l’instant pas grand-chose, si ce n’est qu’elle sera donnée sur le parvis de la MC2 juste après la soirée chanson française du samedi, et qu’un autre circassien sera de la partie : Mathurin Bolze. Soit l’un des artistes de nouveau cirque les plus talentueux de sa génération (il frise les 40 ans), comme l’on a souvent pu s’en rendre compte à l’Hexagone de Meylan qui a programmé plusieurs de ses créations (Fenêtres, Tangentes, Du Goudron et des plumes). Avec Bolze, le côté s

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« Une fenêtre imaginaire »

ARTS | Pour l’expo "Visages-fenêtres", l’artiste grenoblois Nosca a choisi de travailler avec quatorze détenus de la maison d’arrêt de Varces. Chacun d’eux a pu s’exprimer par le collage d’images sur une mystérieuse boîte que le public est invité à ouvrir… Genèse et déroulement du projet. Propos recueillis par Laetitia Giry

Aurélien Martinez | Mardi 14 février 2012

« Une fenêtre imaginaire »

Comment t’est venue l’idée de travailler avec des détenus ?Nosca: Ça faisait quelques temps que je menais des interventions parallèlement à mes expositions et projets personnels. Comme j’avais fait plus de public jeunesse qu’adulte, j’avais envie de changer d’interlocuteur. J’ai conçu une espèce de petit dossier que j’ai déposé au service pénitencier. On m’a répondu et je suis allé à une réunion, on a discuté du public, des projets qui avaient l’habitude d’être menés, de ce qu’ils attendaient de mon intervention. Je suis reparti avec des textes écrits par différents artistes et personne ayant travaillé dans ce milieu-là, ce qui m’a aidé à me familiariser avec ce milieu et les préoccupations des détenus. Pourquoi les as-tu fait travailler sur des boites à ouvrir et fermer par le public ?J’avais en tête Down by law, le film de Jim Jarmusch : trois personnages sont enfermés dans une prison, personne ne se parle et la première chose que fait le personnage incarné par Roberto Benigni (toujours aussi jovial), c’est de prendre une craie pour dessiner une fenêtre imaginaire sur le mur de la cellule - le point de départ de la discussi

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"Du goudron et des plumes" de Mathurin Bolze : le making of

SCENES | Entre deux représentations, Mathurin Bolze se confie sur la genèse de son spectacle "Du goudron et des plumes". On a tout enregistré, et on retransmet ses propos là, rien que pour vous.

Aurélien Martinez | Vendredi 19 février 2010

Le mouvement comme vecteur d’émotion « Le mouvement, certes, mais le mouvement ancré dans des rapports spatiaux. Car c’est lié à une construction de l’espace scénique : le décor est arrivé en préambule, en même temps que certaines questions de jeu autour de lectures que l’on a faites. Ensuite, ça a été un va-et-vient continu entre cet objet devenu concret petit à petit, au fil des essais, des prototypes, des modifications, et les idées autour desquelles on essayait de développer notre projet. Le titre du spectacle vient justement de ce contraste entre le lourd et le léger, entre la noirceur et la légèreté… On a essayé de trouver un champ d’expérimentation le plus large possible, avec le mouvement. » Des souris et des hommes « Il y a de ça au départ, mais en même temps, il n’en reste pas réellement de trace tangible dans le spectacle. Le roman a servi à mettre le feu aux poudres, comme un combustible. Mais après, on a construit notre matériau à partir d’autres textes, d’autres poèmes… On a tricoté une matière en allant piocher dans des extraits qui peuvent être de Michaud, de Cioran, de Montaigne, ou de Voltaire quand i

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Là-haut, avec Mathurin Bolze et son "Du goudron et des plumes"

SCENES | Mathurin Bolze, figure montante et bondissante du nouveau cirque, revient à l’Hexagone présenter sa nouvelle création aérienne et bluffante. Et nous prouve par la même occasion qu'il compte désormais parmi les artistes les plus importants du spectacle vivant. Aurélien Martinez et Jean-Emmanuel Denave

Aurélien Martinez | Vendredi 19 février 2010

Là-haut, avec Mathurin Bolze et son

Du goudron et des plumes est une claque reçue en pleine gueule. En tout juste une heure, la scène devient un champ de bataille fantasmagorique où l’on retrouve une curieuse fratrie emportée sur un véhicule protéiforme en mouvement perpétuel, sorte de radeau aérien. « Un décor au centre, pas comme une décoration mais telle une architecture qui, comme le dit Jean Nouvel, répond à une question qui n'est pas posée » explique Mathurin Bolze. Sur cet engin du diable qui s’envolera littéralement, cinq interprètes (dont Bolze lui-même) vont se croiser. Qui sont-ils ? Des rescapés ? De parfaits inconnus les uns envers les autres ? … Où sont-ils ? Où vont-ils ? … Des questions, beaucoup de questions… Mais pas de réponses. Mathurin Bolze a ainsi conçu un spectacle ouvert, qui se reçoit comme un voyage époustouflant vers un ailleurs indéfini, où des êtres se côtoient avec toute l’urgence que la vie impose. Une grande fresque héroïque, rappelant un temps où certains hommes pouvaient se prendre pour des dieux, et on les croyait sans sourciller, parce qu’on a toujours besoin de mythes pour avancer… Point de départ de la création : les lectures. Beaucoup, comme l’ex

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Fragilité et altérité

SCENES | « J’aime partir de quelques matériaux, de la lecture. Il peut s'agir de livres, de films, ou d'autres sources ; des sons, des récits de voyage... Ce sont (...)

François Cau | Vendredi 8 janvier 2010

Fragilité et altérité

« J’aime partir de quelques matériaux, de la lecture. Il peut s'agir de livres, de films, ou d'autres sources ; des sons, des récits de voyage... Ce sont des choses sur lesquelles on peut revenir dans le processus de création. Et qui nous donnent parfois un guide, parfois juste un exemple, parfois une idée, parfois un contre-exemple... Cela nous aide à nous positionner dans le travail. Des souris et des hommes en fait partie, mais le travail ne sera pas "tiré" du livre, loin de là. Ce n'est pas une adaptation. » Voilà comment Mathurin Bolze, l’un des artistes de nouveau cirque les plus passionnants du moment, présentait l’année dernière son spectacle Du goudron et des plumes (interview disponible sur le site du Petit Bulletin Lyon, Mathurin Bolze étant en résidence aux Subsistances). Après la claque de son duo Ali (que l’on avait pu découvrir lors des Soirées de la MC2 en juin dernier), et suite à plusieurs passages remarqués à l’Hexagone ces dernières années, la venue de l’artiste promet de très beaux moments. D’autant que son matériau de départ (le roman de Steinbeck) semble propice à de nombreuses expérimentations. « C'est encore une foi

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