"Ervart" en pleine confusion

Théâtre | En adaptant "Ervart ou les derniers jours de Frédéric Nietzsche", texte abracadabrantesque de l’auteur contemporain Hervé Blutsch, le metteur en scène Laurent Fréchuret livre un spectacle poussif dans lequel la soi-disant loufoquerie vire à la caricature malgré des comédiens de haut-vol, Vincent Dedienne et Jean-Claude Bolle-Reddat en tête.

Nadja Pobel | Mardi 6 novembre 2018

Photo : Christophe Raynaud de Lage


Tout commence pourtant bien. Nous sommes, nous annoncent des projections de texte, à la fois à Turin entre 1888 et 1889 avec Nietzsche et à Paris en 2001, post 11-Septembre. Deux pôles, deux récits auxquels se cognent des comédiens anglophones de la deuxième situation comprenant vite qu'ils se sont trompés de pièce. Ce décalage immédiat avec l'objet théâtral est non seulement comique mais aussi jubilatoire : bienvenue dans les arcanes de la fabrication du spectacle !

Rideau de velours rouge, portes mobiles sur roulettes, humour noir sur des enfants traités comme des bêtes... Et, surtout, délire d'Ervart, le personnage principal qui, fou de jalousie, mitraille à tout-va. Il attaque un peuple dont l'absence physique sur scène est remarquée par une comédienne qui cherche du travail. Labiche et ses vaudevilles sont à peine entrevus que, déjà, la pièce les dépasse et fait la jonction avec notre époque – les attentats ne sont pas loin. Prometteur.

Ervart ou la finesse au placard

Problème : le rythme de cette création, née début octobre à la Comédie de Saint-Étienne et bientôt en place au Rond-Point à Paris, s'essouffle très rapidement dans des scènes surlignées voire grossières. Ervart (Vincent Dedienne, bon élève) est poursuivi ad nauseam par une ombre (l'amant supposé de sa femme), ses paranoïas ridiculisées (son épouse mimant très grossièrement des gestes d'actes sexuels) et son jouet érotique (l'actrice qui cherche un travail) discrédité par un accoutrement grotesque de prostituée. Bien sûr, cette pièce est une farce (qui d'ailleurs n'emprunte le nom de Nietzsche que pour se donner une fausse contenance et offrir un numéro de claquettes incongru), mais ceci ne justifiait pas un tel bégaiement sur le plateau.

Même l'épisode du pique-nique, annoncé à grands renforts de suspens par un maître de maison parfait (Jean-Claude Bolle-Reddat, d'une constante justesse quels que soient ses rôles) déçoit par un décor pauvre (des images d'arbres projetées en fond de scène, des aplats de lumières de soleil à travers les feuilles au sol) malgré des lumières au cordeau. Les dialogues s'étirent ; les comédiens sont en roue libre, Vincent Dedienne pousse même la chansonnette...

Pourtant, si certaines séquences avaient été resserrées et surtout moins surjouées, la saveur de la dinguerie des protagonistes, imaginés par le français quinqua Hervé Blutsch, aurait peut-être été rendue plus accessible et un tant soit peu touchante. Comme lorsque le metteur en scène lorgne sans entrave du côté des comics avec les images de la Warner Bros. Trop tard.

Ervart ou les derniers jours de Nietzsche
Au Théâtre municipal de Grenoble vendredi 9 novembre à 20h30


Ervart, ou les derniers jours de Frédéric Nietzsche

Ms. Laurent Fréchuret. L’histoire tragi-comique d’un homme si jaloux qu’il en perd toute raison
Théâtre municipal de Grenoble 4 rue Hector Berlioz Grenoble
ce spectacle n'est pas à l'affiche actuellement


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Théâtre : quinze spectacles pour une saison parfaite (ou presque)

Panorama de rentrée culturelle 2018/2019 | Suivez-nous, on vous emmène à la MC2, à l'Hexagone, au Théâtre municipal de Grenoble, à l'Heure bleue, à l'Ilyade, à l'Espace Paul Jargot, au Grand Angle...

La rédaction | Vendredi 28 septembre 2018

Théâtre : quinze spectacles pour une saison parfaite (ou presque)

Et pendant ce temps, Simone veille ! « Quatre générations de femmes se succèdent dans ce voyage qui s’étend de la lutte pour l’avortement à la procréation assistée. » Voilà bien un spectacle audacieux dans le fond (surtout que parler de féminisme fait encore peur à certains de nos jours) et très réussi dans la forme, comme il mixe propos politiques forts et humour bienvenu. Sur scène, les comédiennes traversent les époques et les questionnements pour rappeler que le combat féministe a certes avancé, mais reste toujours d’actualité. Passionnant (même si on peut discuter de certains propos, ce qu’on essaiera de faire en octobre avec l’une des autrices). À l’Heure bleue (Saint-Martin-d’Hères) mardi 9 octobre La Rose et la hache Créé en 1979, déjà redonné en 2004 pour la réouverture (après travaux) de la MC2, La Rose et la hache est un spectacle culte de Georges Lavaudant, avec notamment sur scène le fameux comédien Ariel Garcia-Valdès, complice de longue date du metteur en scène né à Greno

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"La Fête des mères" : petite fête de stars

ECRANS | de Marie-Castille Mention-Schaar (Fr, 1h41) avec Audrey Fleurot, Clotilde Courau, Olivia Côte...

Margaux Rinaldi | Mardi 22 mai 2018

Une fleuriste, une nounou, une journaliste, une pédiatre… Et même une présidente de la République. Elles sont toutes égales devant le cycle de la vie ; d’enfants elles deviennent des mères, confrontées aux aléas de la vie, entre le travail, les mômes et leur propre génitrice dont elles doivent à leur tour s’occuper… Dans le prolongement de son précédent film Le Ciel attendra, Marie-Castille Mention-Schaar croise plusieurs histoires, chacune portée par une distribution mirobolante réunissant Audrey Fleurot, Nicole Garcia ou encore Vincent Dedienne dans son premier rôle au cinéma, s’émancipant ainsi du registre comique dans lequel on le réduit trop souvent. Si la réalisatrice respecte bien le cahier des charges d’un film choral, enrichi par quelques messages subliminaux sur le temps et l’amour dissimulés dans les décors, les rebondissements, quant à eux, auraient sans doute pu être peaufinés. Soit le dénouement est atte

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Vincent Dedienne : « Commencer à dire au revoir à mon spectacle »

Humour | Février 2014 : dans le cadre de l’anniversaire des 20 ans du "Petit Bulletin", nous programmions le seul-en-scène du jeune comédien Vincent Dedienne, habile croisement entre les mondes du théâtre et de l’humour. Trois ans et demi plus tard, après une longue tournée, quatre Olympia complets, un Molière en poche et plusieurs chroniques à succès dans les médias, voilà que Vincent Dedienne met un terme à la vie de "S'il se passe quelque chose" en s’offrant notamment une grosse exposition avec la diffusion du spectacle jeudi 12 octobre dans tous les cinémas Pathé de France. Ça méritait bien une interview sous forme de bilan.

Nadja Pobel | Samedi 7 octobre 2017

Vincent Dedienne : « Commencer à dire au revoir à mon spectacle »

Pourquoi avoir choisi de présenter votre spectacle S’il se passe quelque chose dans une salle de cinéma (en différé, la captation ayant été réalisée en juin) ? Vincent Dedienne : Parce que malgré les nombeuses dates de la tournée, il y a encore plein d’endroits dans lesquels je ne suis pas passé. C’est donc l’occasion que le spectacle soit vu dans des villes comme Montpellier, Strasbourg, Gap, Angoulême... C'est aussi l'occasion de faire la fête pour la 300e représentation tout en commençant à dire au revoir à ce spectacle qui s’arrêtera le 31 décembre à Paris. Pourquoi avoir pris la décision de l'arrêter, alors que son succès est indéniable (vous venez de remplir quatre Olympia) ? On pourrait continuer à faire des dates, notamment grâce à l’effet Molière [en mai dernier, il a obtenu le Molière de l'humour 2017 – NDLR], mais comme j’ai

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"Le Concours" : Il ne peut en rester que soixante

ECRANS | de Claire Simon (Fr., 1h59) documentaire avec Laetitia Masson, Sylvie Verheyde, Patricia Mazuy, Vincent Dedienne…

Vincent Raymond | Mardi 7 février 2017

Héritière de l’Institut des hautes études cinématographiques, la Femis (École nationale supérieure des métiers de l'image et du son), représente l’aristocratie des écoles de cinéma et peut se targuer d’avoir formé, entre autres, Emmanuel Mouret, François Ozon, Céline Sciamma, Alice Winocour ou Emmanuelle Bercot. Son drastique écrémage à l’entrée est si réputé - 1200 postulant(e)s pour 60 élu(e)s - qu’il a inspiré la cinéaste Claire Simon. Rien d’étonnant, connaissant son appétence pour les portraits de microcosmes, en fiction ou documentaire, que ce soit les cours d’écoles dans Récréations (1992), le planning familial dans Les Bureaux de Dieu (2008) ou le bois de Vincennes pour Le Bois dont les rêves sont faits (2016). Dans Le Concours, elle suit le processus de sélection, des épreuves de pré-admissibilité à la rentrée des élèves, en témoin muette des examens et des oraux, captant le réel sans jamais intervenir. Au-delà de son léger suspense (qui sera retenu et pourquoi ?), le projet est intéressant de par sa grande transparence, puisqu'on pénètre les coulisses d’une grande institution et qu'on assiste à des délibérations — le tabou

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Théâtre : les temps forts de la saison grenobloise

Panorama 2016/2016 | Pour cette saison 2016/2017, on vous a concocté un programme varié entre spectacles coups de poing, aventures atypiques et classiques rassurants. Suivez-nous, que ce soit à la MC2, à l'Hexagone, au Théâtre de Grenoble, à la Rampe, à la Faïencerie, au Théâtre en rond...

Aurélien Martinez | Jeudi 13 octobre 2016

Théâtre : les temps forts de la saison grenobloise

LA 432 « Un spectacle intelligent pour ceux qui ne veulent pas réfléchir » : voilà comment les légendaires Chiche Capon présentent leur LA 432, que l’on a classé en théâtre parce qu’il faut bien le mettre quelque part. Sauf que c’est beaucoup plus que ça : un déferlement burlesque et musical (leur ritournelle Planète Aluminium reste très longtemps en tête) porté par des comédiens clownesques survoltés qui n’hésitent pas à secouer le public (ou à lui taper dessus). Joyeusement régressif ! Au Théâtre municipal de Grenoble mardi 22 novembre ________ Fables Un spectacle où certaines fables de Jean de La Fontaine (1621 – 1695) sont mises en scène par deux joyeux comédiens qui s’amusent véritablement à camper les différents animaux

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Bolle-Reddat magnifie le Godot de Fréchuret

SCENES | Cinq mois après la version magistrale de "Godot" par Jean-Pierre Vincent (à la MC2), le Grand angle de Voiron reçoit celle du Stéphanois Laurent Fréchuret : si le casting est plus inégal, la vivacité et la férocité de l’époustouflant texte de Beckett sont bien là. Nadja Pobel

Nadja Pobel | Mardi 2 février 2016

Bolle-Reddat magnifie le Godot de Fréchuret

En attendant Godot est un grand Beckett. Plus puissant que Fin de partie ou Premier amour qui tournent partout, c’est un véritable chef-d’œuvre, parfaite alchimie entre une désespérance profonde et un espoir ultime, celui d’être ensemble, toujours, même – et surtout – face à l’inéluctable. Laurent Fréchuret n’a pas souhaité faire le malin face à ce texte-monstre, bien lui en a pris : il suit les très précises indications que Beckett a livrées en didascalies. C’est dans ces contraintes qu’il trouve la liberté de rire. Pour cela, le Stéphanois a convoqué un acteur immense, Jean-Claude Bolle-Reddat. Parfait Estragon qui, entre mille autres choses, a été membre de la troupe du Théâtre National de Strasbourg époque Martinelli et a joué au cinéma sous l’œil de François Ozon (Une nouvelle amie). En une fraction de seconde, Bolle-Reddat est juste : il tiendra cette tension deux heures durant, comme tombé de la lune et bien arrimé à cette terre d’où plus rien ne vient, surtout pas Godot. Face à lui, David Houri (Vladimir) joue moins

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Humour : les temps forts de la saison

SCENES | Une sélection à base de Professeur Rollin, de Vincent Dedienne, d'Alex Lutz et même de Fills Monkey. Aurélien Martinez et Benjamin Mialot

Aurélien Martinez | Dimanche 13 septembre 2015

Humour : les temps forts de la saison

Le Professeur Rollin Oui, le Professeur Rollin a toujours quelque chose à dire. La preuve avec Le Professeur Rollin se rebiffe, nouveau seul-en-scène où l’humoriste lettré répond aux questions qu’on lui pose, sur tout un tas de sujets : les raisins noirs et blancs (baptisés ainsi par des daltoniens), les ouvrages sur les perdrix, le paprika ou encore l’islam et l’homosexualité non souhaitée d’un enfant. C’est que le Professeur a, entre deux phrases proches de l’absurde et trois questions à l’intérêt discutable, décidé de dénoncer à sa façon la bien-pensance ambiante, en prenant soin tout de même de ne pas passer pour un vieux réac – l’allusion à Zemmour est bien trouvée. C’est drôle, surprenant, limite parfois ; bref ça mérite d’en savoir plus avec une interview. Attention Professeur, on va nous aussi vous poser des questions. Si bien sûr vous acceptez de nous répondre ! AM Vendredi 2 octobre à l’Heure bleue (Saint-Martin-d’Hères)

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Théâtre : les dix pièces à voir cette saison

SCENES | Du théâtre contemporain, du classique ; des metteurs en scène stars, des plus confidentiels ; des pièces avec plein de comédiens, d'autres avec beaucoup moins de monde... Voici les coups de cœur et les attentes du "PB" pour cette saison 2015/2016.

Aurélien Martinez | Vendredi 18 septembre 2015

Théâtre : les dix pièces à voir cette saison

L’Avare Dans le très vaste répertoire théâtral français, Molière est l’un des auteurs qui a écrit les plus efficaces machines à jouer. D’où le fait que ses pièces soient si souvent montées. Le metteur en scène Ludovic Lagarde, directeur de la comédie de Reims, a décidé de se confronter à l’efficace Avare, où il est question d’un vieux père qui n’a pas que des qualités – il est on ne peut plus proche de ses sous ! Un rôle monstre que Lagarde a décidé de confier à son comédien fétiche : le fascinant et explosif Laurent Poitrenaux, qui marque de sa présence chaque mise en scène, au risque qu’on ne voie que lui. Ça tombe bien, c’est ce que le rôle veut – au cinéma, Louis de Funès l’avait aussi très bien compris. On espère donc passer un bon moment devant cet Avare rajeuni (Poitrenaux n’a même pas 50 ans) que nous n’avons pas pu découvrir avant sa venue à Grenoble, mais dont on a eu plein de bons échos. AM Du mardi 17 au samedi 21 novembre à la MC2 La Liste de mes envies

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Vincent Dedienne devient chroniqueur au Supplément de Canal +

ACTUS | Le jeune comédien, que le Petit Bulletin Grenoble avait programmé dans le cadre des 20 ans du journal, vient de décrocher une chronique dans l'émission de Maïtena Biraben, en remplacement de Stéphane De Groodt. Présentation

Aurélien Martinez | Dimanche 14 septembre 2014

Vincent Dedienne devient chroniqueur au Supplément de Canal +

En février 2014, le Petit Bulletin Grenoble fêtait ses 20 ans avec un jeune artiste dont le premier seul-en-scène (S'il se passe quelque chose, repris à Bourgoin-Jallieu le 7 octobre) avait été encore peu vu. Depuis, Vincent Dedienne a signé pour trois mois non-stop à Paris dès octobre, et vient de se lancer dans une carrière de chroniqueur sur Canal +, dans le Supplément du dimanche midi (il remplace l'excellent Stéphane De Groodt).

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He’s back

SCENES | Depuis sa création il y a un an à Paris, S’il se passe quelque chose, le seul-en-scène du jeune comédien Vincent Dedienne, fait beaucoup parler de lui – en (...)

Aurélien Martinez | Mardi 10 juin 2014

He’s back

Depuis sa création il y a un an à Paris, S’il se passe quelque chose, le seul-en-scène du jeune comédien Vincent Dedienne, fait beaucoup parler de lui – en bien, cela va sans dire. Du coup, Laurent Ruquier (qui ne s'occupe que de Gaspard Proust et Michael Gregorio) l'a récemment signé, avec à la clé trois mois non-stop à Paris à la rentrée, au Petit Hébertot. Un début de carrière en fanfare pour un comédien qui, logiquement, se trouve de plus en plus sollicité – il multiplie les projets, comme par exemple mettre en scène le prochain projet de François Rollin. Classe. En attendant, après la date sold out du Théâtre 145 en février organisée par nos soins, son spectacle mariant habilement humour et théâtre repassera par Grenoble les jeudi 12 et vendredi 13 juin à 21

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Vincent Dedienne : profession amuseur

SCENES | Et si l’humour et le théâtre se réconciliaient ? C’est ce que propose le jeune comédien Vincent Dedienne avec son spectacle "S’il se passe quelque chose" : un seul-en-scène alternant sketchs savoureux et textes plus personnels. Un véritable bijou, accessible et excellemment bien écrit, que l’on vous invite à découvrir dans le cadre des 20 ans du "Petit Bulletin" – oui, le journal se la joue programmateur ! Mais au fait Vincent, qui êtes-vous ?

Aurélien Martinez | Mardi 18 février 2014

Vincent Dedienne : profession amuseur

Comment un comédien de formation classique, après avoir joué divers grands auteurs (Hugo, Molière, Duras...), se retrouve à faire un spectacle d’humour ? Vincent Dedienne : Parce que j’en rêve depuis que j’ai découvert le théâtre par ce biais. Muriel Robin, Pierre Palmade... : ce sont eux qui m’ont donné envie de faire le métier de comédien. L’idée d’être seul en scène m’a toujours excité. Avant de connaître Shakespeare, Claudel ou je ne sais qui, je pensais que le théâtre c’était ça : uniquement des gens qui écrivent leurs propres textes et qui les disent seuls en scène. J’y suis donc revenu quand j’ai eu un peu moins de travail, pour voir comment ça pouvait se réconcilier avec une formation classique. Avec l’idée d’être mieux armé grâce à cette formation (à l’école de la Comédie de Saint-Étienne) ? Ce n’est pas tant d’être armé... Dans une école supérieure d’art dramatique, quand tu fais justement de l’art dramatique, il y a l’idée que c’est honteux d’avoir l’ambition d’être un am

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20 ans de PB avec Vincent Dedienne

SCENES | Vincent Dedienne viendra à Grenoble le lundi 24 février dans le cadre des 20 ans du Petit Bulletin.

Aurélien Martinez | Lundi 3 février 2014

20 ans de PB avec Vincent Dedienne

C’est le spectacle le plus drôle que l’on ait vu depuis longtemps, à l’humour intelligent et accessible. Surtout, il donne un sacré coup de fouet à une scène comique qui a tendance à tourner en rond autour des mêmes thèmes (l’amour, les nouvelles technologies, l’alcool...), en se servant simplement des bases du métier : le théâtre, et la création de personnages. Le S’il se passe quelque chose du jeune Vincent Dedienne, programmé le lundi 24 février à 20h au Théâtre 145 dans le cadre des 20 ans du journal, est donc immanquable. Pour pouvoir dire, une fois qu’il sera connu (il vient de signer avec un très gros producteur), "je l’ai vu à ses débuts"! Réservations sur www.digitick.com ou au 04 76 84 79 30.

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"S’il se passe quelque chose" : drôlerie extrême

Théâtre | "Le Petit Bulletin" a vingt ans, et les fête en grandes pompes. Notamment en programmant un spectacle au Théâtre 145, en coréalisation avec le Tricycle. Notre choix s’est porté sur le "S’il se passe quelque chose" du jeune Vincent Dedienne : une création théâtrale à l’humour mitraillette conçue par un auteur-interprète bluffant, tant dans l’écriture que dans le jeu. Tout simplement immanquable.

Aurélien Martinez | Vendredi 24 janvier 2014

Formé à l’École de la Comédie de Saint-Étienne, Vincent Dedienne est ce que l’on appelle communément un comédien. Du Hugo, du Molière, mais aussi du Guibert : il a un CV qui produit son petit effet. Qu’un artiste au parcours classique se lance dans le one-man-show a quelque chose de surprenant. Et, dans ce cas précis, de captivant. Car il y a beaucoup de théâtre dans ce S’il se passe quelque chose. Un supplément d’âme (et de culture) qui se diffuse d’emblée sur le plateau, dès les premiers mots prononcés – ceux de Marguerite Duras. D’où l’idée que Vincent Dedienne ne fasse pas un one-man-show (terme sans doute trop connoté à ses yeux), mais un seul-en-scène (c’est même marqué sur l’affiche). Un glissement sémantique très Télérama comme dirait Gaspard Proust, qui devient une évidence ici. Oui, S’il se passe quelque chose est bien une pièce de théâtre, et Vincent Dedienne en est l’auteur-i

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"Fou de moi"

SCENES | Jeune comédien que l’on a pu croiser dans plusieurs pièces d’auteurs décédés depuis bien longtemps (notamment Le Roi s’amuse de Victor Hugo par François (...)

Aurélien Martinez | Jeudi 20 octobre 2011

Jeune comédien que l’on a pu croiser dans plusieurs pièces d’auteurs décédés depuis bien longtemps (notamment Le Roi s’amuse de Victor Hugo par François Rancillac – à l’Hexagone la saison passée), Vincent Dedienne se mettra seul en scène vendredi 28 octobre à 20h30 au Fitzcarraldo, le nouveau lieu culturel grenoblois fraîchement inauguré. Annoncé comme un « spectacle hystérico-sentimental », ce Fou de moi s’intéressera à « une galerie de personnages ordinaires […], avec juste ce qu’il faut de théâtre pour sonder le fond de leur âme et révéler ce qu’ils ont de remarquable ». Bon, certes, on ne sait pas réellement à quoi s’attendre, mais connaissant le talent dramatique de l’artiste et son univers tendrement caustique et franchement drôle, on subodore un rendu surprenant.

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