Les 7 concerts à voir en décembre à Lyon

La faute à la venue du Père Noël et de l'envie générale de rester à table à se goinfrer, le mois de décembre est traditionnellement un peu plus calme que les précédents en matière de concerts. Et prend généralement fin le 15 décembre. Voici quand même une petite sélection de nos concerts préférés du mois.

Cascadeur

Cela fait un petit bail qu'on ne l'a pas vu sur scène, Cascadeur. Depuis un Petit Bulletin Festival aux Subs. Après avoir beaucoup œuvré pour le cinéma (Nakache & Toledano, Gondry, le récent Premières Urgences), le Messin casqué a repris le cours de son œuvre aventureuse et a livré Revenant qui fait la part belle aux mélodies aériennes et aux chœurs célestes. Un disque sur lequel il dévoile un nouvel attirail de trompe-la-mort et des chansons pour la première fois en français qui le rapprochent de l'intime. 

Au Toboggan le 1er décembre


Rone et l'ONL

C'est ici la réédition d'un concert que l'électronicien Rone a déjà donné en 2021 : son projet L(oo)ping en association avec l'ONL pour un résultat grandiose et un triomphe dans le cadre de la programmation décidément aventureuse de l'Auditorium au croisement de toutes les formes de pop et du classique. Les beats du prodige et les envolées symphoniques de l'orchestre permettent de découvrir les compositions de Rone sous un jour nouveau et d'assister à un fascinant dialogue entre les genres. Heureuse reprise que celle-là pour ceux qui avaient loupé la chose.

À l'Auditorium les 1er et 2 décembre


Bertrand Belin 

Album de la mutation – à défaut de maturité, qui est là depuis longtemps –, le dernier Belin, Tambour Vision, l'a vu se déporter vers une esthétique à synthé qui n'est pas sans rappeler le virage synthétique de Leonard Cohen en son temps avec I'm your Man et The Future. Et peut-être surtout poursuivre un fascinant travail d'épure de ses textes, qui réinvente littéralement notre langue et taille dans la pensée pour aller droit au but – quel est-il, ce but ? Cela n'a guère d'importance mais vous pourrez toujours lui poser la question à sa descente de scène.

Au Radiant-Bellevue le 2 décembre


Satellite Jockey + Kacimi + Trumpets of Consciousness

C'est pas moins de trois projets folk-pop – genre porté disparu dans les grands médias, et c'est dommage, qu'accueille le Périscope. Dont Kacimi, musicien suisse aux nombreuses accointances lyonnaises et leader des Rebels of Tijuana, amoureux de la pop vintage, au sens large des deux termes, qui ose ici le projet solo. Et Trumpets of Consciousness, projet de Tibo Labey, grand ancien de la scène pop lyonnaise, qui gravite donc dans la même galaxie et vient de publier son dernier album Failicità.

Au Périscope le 2 décembre


The Monsters

The Monsters, fers de lance de l'indispensable label suisse, Voodoo Rhythm, ce sont les créatures du diabolique Révérend Beat-Man qui aiment à accoler les épithètes ("one riff trash trip, garage punk trash", ou "wild primitive chainsaw massacre teenage trash garage clonedrum fuzz rock’n roll") pour définir ras la gueule une musique – trash donc – qui se passe de commentaires et se déguste en un boucan d'enfer qui pervertit les esgourdes. Le titre de leur dernier album ? You're class, I'm trash. Toujours une tuerie monstrueuse en concert. 

Au Périscope le 9 décembre


Dominique A

On en a parlé longuement dans nos pages et sur notre site, le nouvel album de Dominique A, Le Monde réel, est une petite merveille un tantinet déprimante mais quand même rassérénante qui a quand même le mérite de nous familiariser avec l'idée de la fin du monde – au cas où on n'aurait pas remarqué que tout part en sucette. Cordes classieuses, rythmiques jazz, chansons entre comédie musicale pluvieuse et crooning rentré, c'est merveilleux. Et c'est sur scène en ce moment. À voir absolument et vite, au cas où la chose se révélerait plus prophétique que prévu. 

Au Radiant-Bellevue le 13 décembre


Fishbach 

La Carolomacérienne avait frappé fort avec son premier album, À ta merci, loué en ces pages. Il lui fallait confirmer avec le second Avec les yeux. Chose faite avec un album moins rentre dedans mais qui étale davantage, jusqu'à l'obsession, un penchant certain pour la décennie 80 et ses chanteuses synthétisées à voix de fausset. Les nostalgiques se projetteront mentalement à l'heure des discothèques et/ou dans la cour du collège en 1987. 

Au Kao le 14 décembre

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