L'OL signe avec Live Nation pour son Arena

Décines | C'est la major américaine du divertissement Live Nation qui programmera, sans exclusivité, la future Arena de l'OL à Décines.

Sébastien Broquet | Vendredi 15 octobre 2021

Photo : © DR


Et finalement, c'est Jean-Michel Aulas qui aura ouvert la porte lyonnaise à l'un des mastodontes du divertissement mondialisé, jusqu'ici absents de la cité et de ses environs : c'est Live Nation qui sera l'opérateur non exclusif de la future OL Arena. Autant dire que l'équilibre savamment construit au fil des années au sein de l'écosystème lyonnais des musiques actuelles va être mis à rude épreuve, la major américaine n'ayant pas pour habitude de faire de sentiment quand elle veut s'accaparer un marché ou un territoire. Cette fois, il est évident que la Halle Tony-Garnier va avoir un concurrent de poids sur le secteur des grosses tournées. Ce qui place encore une fois la Ville de Lyon, son maire Grégory Doucet et son adjointe à la Culture Nathalie Perrin-Gilbert — par ailleurs présidente de la Halle Tony-Garnier — en difficulté suite à une décision de leur allié à la Métropole, Bruno Bernard, qui a avalisé la création de cette Arena sans se soucier de l'impact sur les structures existant déjà sur le territoire lyonnais. Le gentleman agreement permettant au festival Nuits de Fourvière d'occuper seul le terrain des stars internationales en début d'été va probablement lui aussi être soumis à quelques secousses.

L'OL a transmis ce communiqué en fin d'après-midi : « dans le cadre du projet de construction d'une arena sur le site d'OL Vallée, OL Groupe et Live Nation ont officialisé ce vendredi 15 octobre un accord commercial d'une durée de 15 ans à compter de la livraison de l'enceinte, prévue fin 2023 et avec une possibilité de sortie au terme des 10 premières années. Dans cet accord commercial non exclusif, Live Nation, leader mondial du spectacle/concert, apportera une programmation importante d'artistes internationaux à la nouvelle infrastructure portée par OL Groupe, assortie d'un minimum garanti. Initiée depuis l'ouverture du Parc OL en 2016, la collaboration entre les deux groupes qui a déjà permis la venue d'artistes tels que Rihanna (2016), Coldplay (2017) ou encore Ed Sheeran (trois soirées en 2019) dans l'enceinte, prend une nouvelle dimension, en intégrant la future Arena de Lyon-Décines dans le catalogue des scènes artistiques incontournables proposées par Live Nation. Cette salle de spectacles, modulable selon le type d'événements (16 000 personnes, avec une jauge ramenée à 12 000 pour les rencontres sportives) devrait accueillir entre 80 et 120 événements par an. Conçue avec trois tribunes face à une scène, la salle pourra être équipée d'une quatrième tribune escamotable pour passer en mode sport. L'accord intègre également un volet d'organisation d'événements eSports qui viendront compléter le programme de rencontres sportives proposées dans l'Arena. Ce partenariat commercial entre deux acteurs majeurs du sport et du spectacle, va permettre également de réinstaller la métropole lyonnaise sur la carte des grands événements musicaux internationaux. »

Jean-Michel Aulas a commenté : « cet accord avec l'un des leaders mondiaux du spectacle musical s'inscrit dans la durée et matérialise notre projet d'Arena à OL Vallée. Nous sommes extrêmement honorés d'avoir Live Nation à nos côtés pour nous permettre d'accueillir les grandes stars internationales dans notre métropole et offrir une programmation musicale de qualité aux Lyonnais et à tous les spectateurs de la région et bien au-delà. »

Angelo Gopee, directeur général de Live Nation France a complété : « la France est un pays qui respire et vit pour la musique et le divertissement. Nous sommes très fiers d'accompagner cette nouvelle Arena à Lyon, et de remettre la métropole lyonnaise sur le devant de la scène du spectacle musical et des tournées live en Europe. » Une prise de parole un brin arrogante envers tous ceux qui font vivre les différentes scènes musicales lyonnaises depuis de longues années.

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Stadium de Gerland | Après l'OL de Jean-Michel Aulas qui a annoncé s'associer à Live Nation pour produire les événements de son Arena à Décines, c'est au tour du Lou Rugby d'Olivier Ginon de se lancer dans la production de concerts dans son stade en compagnie d'Olympia Production, filiale de Vivendi : la bataille du divertissement est déclarée à Lyon.

Sébastien Broquet | Mercredi 10 novembre 2021

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La programmation sera dévoilée le mardi 12 novembre, les dates aussi. Ce jour-là, Yann Roubert, le président du Lou Rugby, sera accompagné de Christophe Sabot, président d'Olympia Production. Tous deux annonceront la création d'un festival en 2022 devant se dérouler au Stadium de Gerland, mais pas seulement, puisque l'association entre les deux entités concerne également de « futurs grands événements musicaux » en plus de ce festival. Quelques semaines après l'annonce de la collaboration entre la multinationale du divertissement Live Nation et l'Olympique Lyonnais pour la future Arena de Décines devant sortir de terre en 2023, c'est donc un nouveau coup de tonnerre qui s'annonce dans le paysage des concerts et festivals à Lyon. Déjà, car une deuxième multinationale du divertissement s'installe en ville — Oly

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Sébastien Broquet | Mercredi 3 novembre 2021

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Comment se passe le retour des concerts à la Halle ? Thierry Pilat : Ça fait un mois et demi que les spectacles reprennent, les salons également. C'est progressif : il y a un nombre limité d'événements. Le jeu des reports, des annulations, tout ça fait que beaucoup de choses auront lieu en 2022 et il n'y a pas grand chose en cette fin 2021. On s'est concentré surtout sur les spectacles en jauges assises, autour de 5000 spectateurs. À cause du Covid, bien sûr. Des concerts un peu espacés, des salons — et un public qui est un peu timide à revenir. Il y a quand même des bonnes surprises, mais on voit bien que le public n'a pas repris l'habitude d'acheter du billet, de sortir, d'aller voir des spectacles. Donc oui, comme tous les confrères, on se pose pas mal de questions. Et les réponses ne sont pas évidentes. C'est vrai qu'il y a beaucoup de concurrence aussi. L'onde de choc du Covid dure longtemps. On sait que la vraie reprise sera plutôt sur 2023. Ça interroge beaucoup sur le fait qu'on doive aller chercher davantage le public et trouver des explications, rassurer, trouver aussi de nouvelles idées — les gens ont peut-être envie d'autres choses. Il faut du

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