Le végé fait son trou

Food | Terminée, l’époque où les végétariens et végétaliens passaient pour des petits moineaux mangeurs de graines ? Longtemps perçue comme un peu « à la traine » sur ces questions, il semble que Saint-Etienne ait fini par prendre le train en marche…

Cerise Rochet | Mardi 7 septembre 2021

Photo : © Cerise Rochet


Il y a quelques années, les choses n'étaient pas toutes simples, pour les végétariens et végétaliens de Sainté et alentours. Pas simple de trouver un restau où bien manger, de trouver des bons produits avec lesquels cuisiner et se régaler... Et puis, les choses ont changé, un peu. Grâce à la société qui évolue, grâce à la médiatisation nouvelle de ce mode d'alimentation, grâce à la prise de conscience progressive de l'enjeu environnemental auquel il est lié, grâce à davantage de sensibilisation à la souffrance animale… Grâce, aussi et surtout, à l'ouverture progressive de plusieurs structures et concepts de restauration, qui ont su provoquer de belles surprises gustatives.

Premier restaurant végétarien à ouvrir en centre-ville de Saint-Etienne, la Cantine numéro 10 a ainsi permis d'aider à implanter dans la tête des Stéphanois que manger sans viande et sans poisson, ce n'est pas « manger une petite carotte et de la salade », comme l'imaginait parfois un paquet d'amateurs de bonnes blagues. Ici, le velouté de potiron sent bon, est doux, épais, et se mêle à des graines de tournesol et de courges pour y ajouter du croquant. Quant aux légumes qui accompagnent le riz : leur mélange est travaillé -ou comment associer subtilement le croquant et le sucré de la carotte avec la douceur de l'aubergine et l'amertume du brocoli -… Et on ne vous parle même pas des desserts, parce qu'en fait, c'est tellement bon, qu'on n'est pas sûr d'avoir les mots.

« J'ai beaucoup voyagé, et ces petits lieux, avec une petite cuisine, une petite salle, je les voyais partout… Mais pas chez nous, explique Karima Saou, patronne et cuisinière du lieu. J'ai donc décidé d'ouvrir ma cantine. Avant que je me lance, il y a 4 ans, je me souviens que plein de gens m'avaient dit “ Un lieu comme ça, à Sainté, tu risques de te planter, tu devrais plutôt aller à Lyon''. Et puis finalement… »

Les non-végétariens à table

Et puis finalement, Karima a cartonné. Une réussite donc, d'autant qu'elle a aussi su séduire des non-végétariens : « Je me rends compte que régulièrement, des personnes végétariennes viennent avec des non-végétariens, qui traînent un peu les pieds avant d'arriver, et qui finalement repartent contents, poursuit-elle. Souvent, ils reviennent pour la cuisine saine et faite-maison. Attention, quand je dis saine, je ne veux pas dire diététique, ici, les plats sont gourmands ! »

Dans le sillon du restau végé de Karima, plusieurs autres concepts food ont par la suite vu le jour à travers la ville. La même année que la Cantine, GreenBae, restaurant de cuisine syrienne, végétarienne et végane, elle aussi faite-maison à base de produits frais, s'est installé rue Dormoy, fidélisant très vite de nouveaux adeptes. Falafels, houmous, halloumi, foul, moussaka de légumes, labné, baba ghanouch, feuilles de vignes… Une régalade de nouvelles saveurs à découvrir, et également inspirantes pour tous les amateurs de cuisine végétale, qu'ils soient végétariens, ou non.

Une cuisine inventive

Et puis, à l'été 2019, quelqu'un a décidé d'aller encore plus loin : rue Henri Barbusse, Véro, ancienne employée administrative en reconversion, a ouvert Les Petites Graines, premier -et seul- restaurant stéphanois à ne proposer que de la nourriture végétalienne, cette fois. Et, preuve que le tout végétal peut être délicieux tant qu'on sait être inventif, la patronne voit elle aussi régulièrement passer des viandards qui repartent conquis, séduits autant par le cadre de la petite terrasse cosy, cachée dans la cour du restaurant, que par ce qu'ils ont avalé : « C'est sans doute ce qui me ravit le plus, parce que l'un de mes buts était justement de montrer à tout le monde que la cuisine végétalienne pouvait être bonne, variée, nourrissante, là où beaucoup s'imaginent que tout est fade et pas assez copieux. C'est pourtant tellement riche et infini… Je n'aurai pas assez d'une vie pour tout explorer ! », plaisante-t-elle.

Vie sociale facilitée

Mais si l'ouverture de ces petites pépites de la food ont en effet su attirer les estomacs des non-végé, ce sont bien les végétariens-taliens eux-mêmes, qui en profitent le plus. Membre de l'association Militants animaliste Saint-Etienne, végane et antispéciste depuis 6 ans, Sophie sent qu'un vent un peu nouveau souffle aujourd'hui sur sa ville : « Quand je suis devenue végane, j'étais la seule parmi mes amis. Aujourd'hui, deux de mes potes sont devenus véganes aussi, je connais plein de gens qui sont devenus végétariens, et d'autres qui sont vigilants sur leur consommation de viande. J'ai le sentiment que, même si on est encore loin des mentalités anglo-saxonnes, en France, et même à Sainté, les choses évoluent. Des restaus se montent, d'autres mettent à leur carte un ou deux plats végés, des rayons végétariens voient le jour, aussi bien en magasins bios qu'en grandes surfaces… Tout ceci participe au fait que notre vie sociale est grandement facilitée par rapport à ce qu'il se passait il y a de cela quelques années, et ce, qu'on ait choisi ce régime alimentaire pour des raisons environnementales, philosophiques, ou sanitaires. Reste qu'il s'agit d'un phénomène urbain. L'alimentation végétale est à mon avis plus facile à penser et à vivre en ville ».

Restau des villes, produits des champs

Des ponts entre ville et campagne se font, pourtant… Car, parmi ces bonnes adresses, beaucoup s'approvisionnent en denrées brutes chez des producteurs locaux ou régionaux. Dernière arrivée sur le marché du veggie, Cécile Cassara-Grange travaille ainsi avec la ferme de La Plagne, à Veauche, mais aussi avec Bio A Pro, structure coopérative d'agriculteurs bios du Rhône et de la Loire : « Mon idée, c'était bien sûr de proposer de la nourriture végétarienne, parce que je crois fort aux atouts de ce type d'alimentation. Mais je voulais aussi créer quelque chose de vertueux, qui permettrait aux producteurs d'en tirer profit ».

Installée dans l'ancienne gare de la Terrasse depuis novembre 2019, la Cuisine sur Rue de Cécile propose ainsi chaque midi des petits plats à emporter savoureux, cuisinés par l'ancienne seconde de cuisine de chez Troisgros… Mais aussi une gamme traiteur, pour tout types d'événements, publics comme privés. Au menu : propositions végétariennes, véganes, et également sans gluten. Et, en pleine crise sanitaire, l'entrepreneuse a également décidé de lancer des petits plats en version bocal, que l'on peut conserver 6 mois. Parce que les végés aussi, ont droit à la flemme de cuisiner...


Le point vocabulaire

Végétarien : régime alimentaire sans viande et sans poisson

Végétalien : régime alimentaire sans produits d'origine animale

Végane : personne qui adopte un mode de vie respectueux de l'animal, et excluant tout produit d'origine animale. Le véganisme consiste à combattre le spécisme sous toutes ses formes.

Spécisme : concept défini sur le modèle du racisme et du sexisme plaçant l'espèce humaine au-dessus de toutes les autres.


Les bonnes adresses

La Cantine numéro 10, 19 rue de la Ville à Saint-Etienne, du mardi au vendredi midi + brunch samedi midi (réservation conseillée). Carte et contact : page Facebook du restaurant. Sur place, à emporter, en livraison avec les Coursiers Stéphanois.

Les Petites Graines, 24 rue Henri Barbusse à Saint-Etienne, du mercredi au vendredi midi + samedi soir. Sur place, à emporter, en livraison avec les Coursiers Stéphanois. Carte et contact : page Facebook du restaurant

Green Bay, 5 rue Dormoy à Saint-Etienne, du lundi au samedi midi et soir. Sur place, à emporter, en livraison sur tous les sites de livraison.

Cuisine sur rue, gare de La Terrasse, du lundi au vendredi de 9h à 14h. A emporter, ou en livraison en point de retrait. Service traiteur. Carte et contact : cuisine-sur-rue.fr

Et aussi, des restaus veggie-friendly :

Le café Jean-Jaurès, le Nota-Burger, La Fabuleuse Cantine, Le C, L'Aloha, Le Byblos, et d'autres…

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A Sainté, le végé fait son trou

Food | Terminée, l’époque où les végétariens et végétaliens passaient pour des petits moineaux mangeurs de graines ? Longtemps perçue comme un peu « à la traine » sur ces questions, il semble que Saint-Etienne ait fini par prendre le train en marche…

Cerise Rochet | Mercredi 15 septembre 2021

A Sainté, le végé fait son trou

Il y a quelques années, les choses n’étaient pas toutes simples, pour les végétariens et végétaliens de Sainté et alentours. Pas simple de trouver un restau où bien manger, de trouver des bons produits avec lesquels cuisiner et se régaler... Et puis, les choses ont changé, un peu. Grâce à la société qui évolue, grâce à la médiatisation nouvelle de ce mode d’alimentation, grâce à la prise de conscience progressive de l’enjeu environnemental auquel il est lié, grâce à davantage de sensibilisation à la souffrance animale… Grâce, aussi et surtout, à l’ouverture progressive de plusieurs structures et concepts de restauration, qui ont su provoquer de belles surprises gustatives. Premier restaurant végétarien à ouvrir en centre-ville de Saint-Etienne, la Cantine numéro 10 a ainsi permis d’aider à implanter dans la tête des Stéphanois que manger sans viande et sans poisson, ce n’est pas « manger une petite carotte et de la salade », comme l'imaginait parfois un paquet d’amateurs de bonnes blagues. Ici, le velouté de potiron sent bon, est doux, épais, et se mêle à des graines de tournesol et de courges pour y ajouter du croquant. Quant aux légumes qui accompagnent le riz : leur

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Cerise Rochet | Mercredi 15 septembre 2021

A Sainté, le végé fait son trou

Il y a quelques années, les choses n’étaient pas toutes simples, pour les végétariens et végétaliens de Sainté et alentours. Pas simple de trouver un restau où bien manger, de trouver des bons produits avec lesquels cuisiner et se régaler... Et puis, les choses ont changé, un peu. Grâce à la société qui évolue, grâce à la médiatisation nouvelle de ce mode d’alimentation, grâce à la prise de conscience progressive de l’enjeu environnemental auquel il est lié, grâce à davantage de sensibilisation à la souffrance animale… Grâce, aussi et surtout, à l’ouverture progressive de plusieurs structures et concepts de restauration, qui ont su provoquer de belles surprises gustatives. Premier restaurant végétarien à ouvrir en centre-ville de Saint-Etienne, la Cantine numéro 10 a ainsi permis d’aider à implanter dans la tête des Stéphanois que manger sans viande et sans poisson, ce n’est pas « manger une petite carotte et de la salade », comme l'imaginait parfois un paquet d’amateurs de bonnes blagues. Ici, le velouté de potiron sent bon, est doux, épais, et se mêle à des graines de tournesol et de courges pour y ajouter du croquant. Quant aux légumes qui accompagnent le riz : leur

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Biltoki, c’est aujourd'hui!

Guide Urbain | Après des mois de travaux et d’attente, cette fois-ci ça y est : les Halles Mazerat Biltoki ouvrent leurs portes. Rendez-vous aujourd'hui cours Victor-Hugo à Saint-Etienne, pour une journée d’inauguration toute en gourmandise.

Cerise Rochet | Mercredi 1 septembre 2021

Biltoki, c’est aujourd'hui!

Endroit idéal pour les fringales ou les petits cafés sur le pouce, pour les rendez-vous entre amis, ou carrément pour les emplettes gourmandes, les Halles Mazerat étaient attendues de pied ferme par nombre d’épicuriens stéphanois. En lieu et place des anciennes Halles, dans ce joli bâtiment esprit Baltard typique des années folles, 24 commerces de bouche indépendants feront dorénavant virevolter la gastronomie à partager. D’Adonys le traiteur libanais à la street food de Bagels Factory, en passant par les rapées à la fourme du Matefaim, le bar à truffes Balme, la street food taïwanaise de Dao, la boucherie-bar à viande L’Assiette est dans le Pré, et d’autres… Le passage de la porte d’entrée appellera forcément un réveil des papilles… En Basque, Biltoki signifie « qui rassemble »… Et on commence donc à comprendre pourquoi la marque s’appelle comme ça ! Pour en savoir plus, c’est ce vendredi, dès 11 heures, avec ouverture en grande pompe et farandole d’animations sur les stands. Alors, qu’est-ce qu’on dit ? On dit bon appétit ! Halles Mazerat Biltoki, 1 cours Victor-Hugo à Saint-Etienne, ouverture vendredi 3 septembre à 11 heures.

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Le premier beergarden stéphanois ouvre ses portes

Bar/Resto à bières | Ca va mousser place Jean-Jaurès ! Avec l'ouverture en avril du Beer Garden, en lieu et place du restaurant Chez Colette, Grégory Descot et Guillaume Tardy poursuivent leur investissement à Saint-Étienne en ouvrant le premier resto/bar hybride proposant des bières artisanales (craft beers) exclusivement françaises et locales mais également une cuisine "brassonomique".

Nicolas Bros | Vendredi 7 février 2020

Le premier beergarden stéphanois ouvre ses portes

Inspiré des Biergärten allemands, le Beer Garden a ouvert ses portes en lieu et place du restaurant Chez Colette. Les clients de ce nouvel établissement, lancé par Grégory Descot et Guillaume Tardy, trouveront de la bière artisanale française et locale avec 13 à 17 becs pression, mais également de la cuisine "brassonomique". « L’idée qui se cache dans ce nouveau concept c’est de créer un resto de forme hybride, expliquent les deux entrepreneurs, déjà à la tête du Slag Heaps, de Geek & Beers et du Hop Square, premier bar stéphanois 100% bières artisanales. Les clients pourront profiter d’une offre de restauration traditionnelle le midi et le soir découvrir un resto et un bar à bières en même temps. » Avec un investissement de 350 000 €, ce nouveau lieu de vie peut accueillir 110 couverts et 90 personnes en extérieur, sur une terrasse équipée d'un cabanon. Tournée générale de craft beer Avec la volonté farouche d'investir dans le centre-ville de Saint-Étienne, les deux amis d'enfance poursuivent leur aventure entrepre

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Les étoilés 2020 du Guide Michelin dans la Loire

Restos | Décrié ou suivi à la lettre, le Guide Michelin continue de donner le ton et le rythme des tables de restaurant dans l'Hexagone. La cuvée 2020 du Guide rouge vient d'être dévoilée. Point sur les étoilés dans la Loire.

Nicolas Bros | Mercredi 29 janvier 2020

Les étoilés 2020 du Guide Michelin dans la Loire

Dans la Loire, on dénombre quatre restaurants étoilés par le Guide Michelin France 2020 parmi les 628 listés. Dans les 29 trois étoiles de France, un seul restaurant ligérien est présent. Il s'agit de la maison Troisgros, située à Ouches, dans le pays roannais. Ensuite, on retrouve trois restaurants possédant une étoile : Le Prieuré à Ambierle, Château Blanchard à Chazelles-sur-Lyon et La Source à Saint-Galmier. Découvrez l'ensemble de la liste des restaurants étoilés 2020 de France sur cette page.

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Weiss sort ses PEC

Art urbain | La marque de chocolat stéphanoise Weiss, après avoir collaboré avec les artistes stéphanois Ella & Pitr pour la réalisation d'une fresque directement sur un (...)

Nicolas Bros | Mardi 5 novembre 2019

Weiss sort ses PEC

La marque de chocolat stéphanoise Weiss, après avoir collaboré avec les artistes stéphanois Ella & Pitr pour la réalisation d'une fresque directement sur un mur de la Maison Weiss (située dans le quartier du Pont de l'Âne, vers Monthieu), s'est tournée vers un autre "street artiste" régional, PEC, pour créer une nouvelle gamme de produits. Le Lyonnais connu pour ses oiseaux caractéristiques (le Knar), colorés et amusants, signe une collection « capsule régressive et un brin espiègle pour Noël 2019 » selon le communiqué de presse. Le résultat correspond à un calendrier de l'Avent "PersPectives" (le premier chez Weiss) décliné en deux graphismes, un coffret Crock'ines (langues de chat revisitées) et deux tablettes (une au pain d'épices et billes de riz soufflé au chocolat au lait et une nouvelle recette Santarem gingembre 65%). L'artiste sera présent le samedi 16 novembre dans les Ateliers Weiss pour dédicacer et échanger avec les visiteurs. PEC en dédicaces aux Ateliers Weiss, samedi 16 novembre à 10h, entrée libre

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Entrez dans Le Cercle

Restaurant de l'Opéra | Benoît Masson, après avoir repris le restaurant du Musée d'art moderne et contemporain en 2018 - Le Carré des Nuances -, a été choisi pour relancer le restaurant/bar de l'Opéra de Saint-Étienne. L'établissement ouvrira début novembre 2019, s'appellera Le Cercle et proposera une cuisine "bistronomique".

Nicolas Bros | Mercredi 25 septembre 2019

Entrez dans Le Cercle

Depuis 2016, l'Opéra de Saint-Étienne ne possédait plus réellement une offre de restauration à part entière. Depuis la défaillance de la société qui exploitait l'ex-Café Jules, cet espace de détente de la salle de spectacles stéphanoise était toujours sans restaurateur permanent. Après plusieurs consultations lancées par la Ville de Saint-Étienne, le repreneur a enfin été trouvé. C'est le projet mené par Benoît Masson qui a été finalement retenu. Déjà repreneur du restaurant du Musée d'art moderne et contemporain de Saint-Étienne, cet entrepreneur auto didacte va connaître l'ouverture de son deuxième établissement gastronomique. « Nous allons ouvrir début novembre ce nouveau restaurant/bar de l'Opéra de Saint-Étienne, explique le dirigeant. Il s'appellera Le Cercle. Un nom que nous avons choisi pour plusieurs raisons. Tout d'abord, après le Carré des Nuances au MAMC, c'est un restaurant qui prend également place dans un lieu d'art. Ensuite, toute la charte graphique ainsi que l'environnement de l'opéra est arrondi. Enfin, c'est aussi un clin d'oeil au fameux Grand Cercle, bien connu des Stéphanois, qui existait place de l'Hôtel-de-Ville. »

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Ça bouge encore au Méliès

Brasserie | Après avoir connu des travaux de rénovation importants pendant l'été, le cinéma Le Méliès Jean Jaurès voit encore une évolution, cette fois-ci avec l'ouverture en novembre d'une brasserie reliée au Méliès Café.

Nicolas Bros | Mardi 3 septembre 2019

Ça bouge encore au Méliès

Le cinéma Le Méliès Jean Jaurès a connu cet été des travaux conséquents afin que l'établissement renoue avec l'âme Art Déco du bâtiment qui l'héberge. Ce sont notamment 450 nouveaux fauteuils qui ont été installés dont une vingtaine de "love seat", la pose de 1 200 m² de moquetteet 2 000 m² de surface repeinte. Cette évolution constitue un nouveau souffle pour le cinéma de la place Jean Jaurès. Mais les nouveautés ne s'arrêtent pas là pour autant. En juillet, le gérant du Méliès Café, Grégoire Claret, a annoncé la reprise des locaux du Nouai Borfa, jouxtant le cinéma et le café. « Nous allons transformer l'ancien restaurant en brasserie qui ouvrira début novembre avec une centaine de couverts, explique le dirigeant. Nous proposons 6 à 7 plats maximum, pas une carte à rallonge. » Le Méliès Café sera conservé et restera un lieu de vie à part entière tandis que la brasserie viendra compléter l'offre. « L'objectif est de créer un lieu où le visiteur peut venir prendre un verre, se restaurer et voir un film. » Côté décoration, la brasserie s'habillera dans le même esprit insufflé dans le "nouveau" Méliès Jean Jaurès. « Il y aura une cohérence architect

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Auto-Tune pour Elton John : "Rocketman"

ECRANS | Après "Bohemian Rhapsody", le réalisateur britannique Dexter Fletcher s’attaque à la carrière d’Elton John en se servant d’une cure de désintoxication comme base narrative. Et met face à face l’enfance de prodige introverti du musicien et son succès fulgurant comme icône de la pop culture. Démesuré et excessif.

Élise Lemelle | Mercredi 29 mai 2019

Auto-Tune pour Elton John :

Réaliser un film sur une rock star aussi fantasque qu’Elton John? Voilà le défi auquel s’est collé Dexter Fletcher en ne cherchant pas à raconter avec exactitude les événements passés mais en revendiquant « une course-poursuite imaginaire résolument loufoque et transgressive». Et en privilégiant les moments-clés de la vie de l’artiste – sa rencontre avec son parolier Bernie Taupin, ses amours tumultueuses avec John Reid, son mariage blanc… Résultat ? Un film dans lequel la musique prend, bien évidemment, toute la place. Rocketman est ainsi nourri en séquences oniriques où la star et ses fans entrent en osmose grâce à une mise en scène dont les procédés (ralentis, envolés…) exacerbent l’émotion. Une émotion bien relayée par l’acteurTaron Egertonqui réinterprète toutes les chansons et s'enflamme dans des costumes outranciers. En découle un drama pailleté flamboyant, à la fois biopic et comédie musicale. Et un film prévisible. À la

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Jérémie Janot : Des pieds et des mains

Portrait | Gardien emblématique des Verts durant 16 ans, Jérémie Janot retrace les grandes étapes de sa vie et de son parcours dans un livre d’entretien, qui paraitra prochainement. Ou comment aller très loin en ne partant de rien.

Cerise Rochet | Jeudi 2 mai 2019

Jérémie Janot : Des pieds et des mains

À l’école, dans la rue, au supermarché, sur son vélo… Gamin, le t’cho Jérémie n’a jamais pu aller quelque part sans trimballer son ballon avec lui, bien calé sous son bras. Une sorte de meilleur copain avec qui découvrir le monde, une occupation fidèle, pour lui qui, sans père, ni frère, ni sœur, attend chaque soir le retour de sa mère, aussi aimante qu’absente, forcée d’enchaîner les petits boulots pour assurer le quotidien. Sa vocation, Jérémie Janot la doit à Jojo, son oncle, gardien d’une petite équipe fanion réputé un brin kamikaze. Plonger, si possible dans la boue ou dans les flaques. Voilà, ce qui a conduit le petit gars du Nord à devenir un jour l’emblématique portier stéphanois. Il a 5 ans, lorsqu’il signe sa première licence, à l’US Valenciennes-Anzin. Et, dès ses débuts, c’est entre les poteaux, qu’il veut être. « Le plus bel endroit du monde. » Pourtant, déjà, Jérémie est petit. Mais qu’importe. Jérémie plonge, même quand la balle passe à 5 mètres des cages. Janot, petit, mais costaud « J’ai fait toutes mes classes à l’US Valenciennes. Un club extraordinaire. Où l’on m’a appris à devenir un homme, avant même de m’apprendr

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Un petit Kahwah ?

Café Biennale | Deux cafés éphémères - pour le moment - ont été conçus par le collectif de designers PALCO pour la période de la Biennale. Un au coeur de l'Office de tourisme - le café éphémère Hors Cadre - et un dans le quartier de Châteaucreux - le café/laverie Tambour Battant. Alors vous sucrez ?

Nicolas Bros | Jeudi 28 mars 2019

Un petit Kahwah ?

À l'occasion de la onzième Biennale internationale Design (du 21 mars au 22 avril), deux initiatives de cafés éphémères ont été lancées par le collectif PALCO. Le premier se trouve au coeur de l'Office de tourisme qui confirme sa métamorphose, initiée à travers le programme Saint-Étienne Hors Cadre. « L'objectif est de tester ce que sera l'Office de tourisme de demain, explique Stéphane Devrieux, directeur de l'Office de tourisme de Saint-Étienne. Nous avons voulu recréer un lieu de vie pour les Stéphanois et les touristes. On voulait y retrouver la convivialité et le sens de l'accueil des Stéphanois. » Léa Pruykemaquere et Charlotte Haefflinger, du collectif PALCO, ont pensé le café en mêlant des savoir-faire locaux (partenariats avec des artisans - fleuristes, magasins de déco, métiers de bouche...) à une construction minimale où l'on se sent bien. On y retrouve une carte de dégustations de produits salés et sucrés, boissons locales. Sur les murs une ex

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Le bonheur à "Bicicleta"

Concept store | La Bicicleta est un nouveau shop du centre-ville de Saint-Étienne. Lancé par Noelia Araya, ce concept store propose une belle sélection de produits uniques et faits main.

Nicolas Bros | Mardi 27 novembre 2018

Le bonheur à

Costa Rica, Mexique, Nicaragua, Guatemala, Thaïlande, Laos, Vietnam, France... Voilà d'où viennent les créations uniques proposées par le nouveau concept store stéphanois La Bicicleta, ouvert depuis le 15 novembre rue Aristide Briand et de la Paix, à quelques mètres de la place de l'Hôtel de Ville. Avec son grand sourire, Noelia Araya accueille les clients pour leur présenter la sélection de produits faits main qu'elle a tout spécialement retenus pour leur qualité de fabrication et leur originalité. « À travers les voyages que j'ai pu effectuer en Amérique latine et en Asie, j'ai eu l'occasion de tisser un réseau de créateurs artisanaux, explique la gérante. Lorsque je me suis installée en France, j'ai voulu promouvoir leur travail, surtout que la gamme de leurs productions était très variée. » D'abord par le biais d'un site internet, l'installation physique commence dans différentes villes par le biais de magasins éphémères en ville ou lors d'événements particuliers. « Nous avons proposé nos produits à la Foire de Paris et dans des boutiques éphémères à Aix-en-Provence, Avignon et Bourg en Bresse, détaille

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Alchimie

Symphonie poétique | Depuis la création de sa compagnie Nomade in France, Abdel Sefsaf ne cesse de donner naissance à des spectacles alliant brillamment musiques métissées, (...)

Niko Rodamel | Mercredi 31 octobre 2018

Alchimie

Depuis la création de sa compagnie Nomade in France, Abdel Sefsaf ne cesse de donner naissance à des spectacles alliant brillamment musiques métissées, formes théâtrales et profonde réflexion sur un monde où les peuples s’échinent à trouver leur place par-delà les frontières ou les murs qui se dressent entre eux. En attendant sa prochaine création à l'automne 2019, la compagnie fait tourner des pièces qui ont déjà connu un vrai succès auprès de publics nombreux, comme Si loin si proche ou Médina Mérika. Pour Symbiose, Abdel s’est associé à l’Orchestre Symphonique Ose ! que dirige Daniel Kawka depuis 2013. Ce spectacle poético-symphonique pour voix et orchestres mêle la parole de grands poètes de la Méditerranée aux musiques plurielles de compositeurs des deux rives, avec pas moins de cinquante musiciens sur scène et la participation du oudiste Grégory Dargent. Symbiose nous embarque dans un périple entre Orient et Occident, véritable plongée dans cette mer intérieure où sont nées nos identités culturelles. La poésie crée ici le lien entre les différentes pièces qui constituent ensemble un univers global. Symbiose, v

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Maison Forte, aller manger là-haut sur la colline

Resto | Perchée sur les hauteurs de Farnay, dans un cadre charmant, la maison Forte vous propose depuis 5 ans des plats fait maison au sein d’une belle bâtisse en pierre. Nelly Bonnard-Merle nous en dit un peu plus sur la genèse de ce projet.

Marion Dubanchet | Jeudi 14 juin 2018

Maison Forte, aller manger là-haut sur la colline

Il vous faudra prendre un peu de hauteur pour découvrir la cuisine de la Maison Forte. Vous vous rendrez rapidement compte qu’une magnifique vue s’offre à vous une fois arrivé à destination. De là-haut, un petit sentiment de grandeur vous envahit alors que vous observez Lorette, Saint-Paul-en-Jarez et la plaine qui les entoure. Vous pouvez choisir de continuer à profiter de ce beau panorama en déjeunant sur la terrasse. L’intérieur de l’établissement est toutefois tout aussi plaisant. Bois et vieilles pierres mélés à une décoration moderne et colorée, nous sommes séduits. Originaire de Farnay, Nelly Bonnard-Merle profite d’un bien de famille, une ancienne grange-écurie, pour lancer son idée. Elle se voit obligée de scinder le bâtiment en deux espaces : une partie restauration et le spa Néliane qu’elle gérait autrefois. Les b

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"La Douleur" - Rien sur Robert

ECRANS | de Emmanuel Finkiel (Fr., 2h06) avec Mélanie Thierry, Benoît Magimel, Benjamin Biolay…

Vincent Raymond | Mardi 23 janvier 2018

L’ironie sordide de l’actualité fait que ce film sort sur les écrans peu après la disparition de Paul Otchakovsky-Laurens, l’éditeur ayant publié le livre dont il est l’adaptation. Un livre qui aurait pu demeurer dans une confidence obstinée : Marguerite Duras prétendait avoir oublié jusqu’à l’existence de la rédaction de cette partie de son journal intime — la mémoire sait être sélective pour s’épargner certaines souffrances. Son mari Robert Antelme ayant été arrêté puis déporté, Marguerite jette sur des cahiers le cri muet de son attente quotidienne ; cette douleur sourde avivée par l’incertitude et la peur pour l’autre, pour le réseau, pour soi. Dans la moiteur d’une Occupation expirante, un flic collabo profite de l’absence de nouvelles (bonnes ou mauvaises) pour engager avec elle un jeu pervers de séduction… Mais qui instrumentalise qui ? Mémoire effacée et ravivée, souvenir de la Shoah… On comprend que le réalisateur Emmanuel Finkiel ait été touché par le thème et la démarche de Duras. Pour cette adaptation naturellement sèche, il convoque la grande Histoire dans ses compa

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Un Gandot oui, mais rapide et sain

GUIDE URBAIN | Gandot élargit la gamme de restauration rapide existante à Saint-Étienne avec une offre de cuisine saine et efficace. Pâtes, salades complètes et soupes sont notamment de la partie.

Marion Dubanchet | Mercredi 17 janvier 2018

Un Gandot oui, mais rapide et sain

Vous avez certainement vu naître un élegant restaurant doté de grandes baies vitrées place du Peuple il y a quelques mois. Affublé d’un nom bien de chez nous, Gandot propose depuis avril 2017 de vous sustenter du petit déjeuner au goûter avec une cuisine fraîche et locale. Denis Vial abandonne les clubs de Golf qu’il côtoie depuis plusieurs années chez Golf Station pour répondre au doux chant des sirènes des légumes frais et du quinoa (entre autres bien sûr). Désireux de trouver un emplacement en périphérie de Saint-Étienne à l’origine, Denis ne peut laisser passer la belle opportunité qui se présente à lui avec ce local. « D’importants travaux ont été nécessaires pour transformer ce lieu, explique le dirigeant. Avec l’aide de l’architecte Olivier Arene, nous avons réinventé le lieu en lui apportant notre image. » Une rénovation qui mêle le r

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Eclosion, gastronomie décalée

Restaurant contemporain | La maturité ne requiert pas forcément le poids des années. Le (très) jeune chef Pierre Carducci propose une cuisine inventive et osée dans son hôtel-restaurant Eclosion, situé au sein du Château Morel à Saint-Paul-en-Jarez. Nous l’avons rencontré pour discuter de son parcours.

Marion Dubanchet | Mercredi 8 novembre 2017

Eclosion, gastronomie décalée

Le restaurant Eclosion a ouvert ses portes en octobre 2016 à Saint-Paul-en-Jarez, dans l’élégant château Morel entièrement rénové, après vingt-cinq ans à l’abandon, niché au milieu d’un joli parc arboré. C’est Pierre Carducci, vingt-deux ans, qui en investit la cuisine, accompagné de son second, Juan Felipe Palacios. Pierre Carducci finit major de la promotion 2014 à l’Institut Paul Bocuse. Il fait ses armes au restaurant éponyme à Collonges au Mont D’Or. Il officie ensuite chez Christian Têtedoie à Lyon puis aux côtés de Julien Rocheteau à la Table du Lancaster sur les Champs-Elysées. Le retour aux sources Désireux de voler de ses propres ailes, il décide de revenir dans la région stéphanoise pour monter sa propre affaire. Son choix est grandement influencé par sa volonté de collaborer avec son père, maraîcher biologique. Il ne trouve pas son bonheur à Saint-Étienne, et tombe sur ce lieu atypique, qui jouit d’un accès pratique et d’un cadre privilégié. Le propriétaire des lieux, Raphaël Micieli, charmé par le projet du jeune chef,

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"Les Conquérantes" : Les femmes en ont plein les urnes

ECRANS | de Petra Biondina Volpe (Sui., 1h36) avec Marie Leuenberger, Maximilian Simonischek, Rachel Braunschweig…

Vincent Raymond | Mardi 31 octobre 2017

Fin des années 1960, dans un petit village d’Appenzel. Obéissant à des règles séculaires, Nora est une femme au foyer soumise. La révolte de sa nièce et l’arrivée d’une divorcée au village la poussent à s’engager en faveur le droit de vote des Suissesses. Y parviendra-t-elle, ou bien ? Pourquoi les Suisses n’auraient-ils pas le droit de tourner des films à l’américaine sur le question de leurs droits civiques ? C’est la question que l’on se pose face à cette production aussi lisse qu’une meule de gruyère, signée par la co-scénariste de la plus récente adaptation de Heidi — sympathique au demeurant, mais gentiment passe-partout. Désespérément discret depuis des années, le cinéma helvétique ne parvient donc à franchir les frontières qu’en se conformant aux standards internationaux ; pour exister à l’écran, un combat social se doit d’être romancé en semi-comédie prévisible, assaisonnée à la sauce anglo-saxonne — ôtez les vaches, l’idiome suisse-allemand et autres particularismes alpins, et vous obtiendrez facilement un décalque irlandais, voire kansassais.

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La prouesse culinaire de Chevalier

Bistrot de cuisine française | Hervé Chevalier revient à ses premières amours et ouvre son restaurant éponyme il y a quelques mois à Saint-Étienne. Rencontre avec ce personnage plein de bagout.

Marion Dubanchet | Mercredi 27 septembre 2017

La prouesse culinaire de Chevalier

Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’Hervé Chevalier a roulé sa bille ! Accrochez vos ceintures, il en a fait de la route... Cuisinier de formation, il débute sa carrière au restaurant du Grand Moulin à Saint-Étienne avant de partir en saison pendant quelque temps. Il parfait ensuite son savoir-faire en Suisse à Fribourg, dans un restaurant 4 étoiles. Il quitte alors les fourneaux, et intègre le groupe Casino dans lequel il assure la direction de plusieurs restaurants de l’enseigne Blue Grill. Cette expérience lui permettra de développer ses compétences en gestion et management. Il ouvre ensuite sa première affaire, le premier restaurant Tex-Mex de Saint-Étienne qu’il gardera 5 ans. Après cette aventure mexicaine, il débarque dans le monde de l’audiovisuel et réalise des reportages en immersion dans l’équipe des Verts. Il passera quelques années dans ce milieu avant de ressentir de nouveau l’appel de la cuisine.

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Viens faire la pampille

Bar d'artisans | Concept innovant, proposant des produits exclusivement sélectionnés dans un rayon de 200 kilomètres autour de l'établissement, le "bar d'artisans" Pampille inaugure notre rubrique "Guide Urbain Restaurants et Bars". Nous sommes allés faire un tour dans ce nouveau lieu du centre-ville stéphanois afin d'en savoir un peu plus mais aussi de goûter ce que l'on trouve sur place.

Marion Dubanchet | Mercredi 13 septembre 2017

Viens faire la pampille

"Faire la pampille", cette expression évoquera sûrement quelques souvenirs aux plus "expérimentés” d’entre nous. Petite explication de texte pour les plus jeunes : c’est un mot de gaga (le parler stéphanois) qui signifie faire la fête. C’est ce terme qu’Amandine Mermet et Benjamin Guillaume ont retenu pour nommer leur établissement. Les propriétaires définissent ce lieu comme un "bar d’artisans". Situé au 10 rue Denis Escoffier, aux prémisses du centre-ville piéton de Saint-Étienne, le choix de ce local n’a pas tout de suite été une évidence pour le duo. « Au début, nous n'avons pas souhaité nous installer ici, explique Amandine. Mais après réflexion, nous souhaitions nous installer au coeur de la ville et nous avons finalement succombé au potentiel de l’endroit. » En effet, comment résister à ces belles briques apparentes ? Une alléchante banque de produits devant un comptoir aux accents portugais, une verrière et des canapés cosys complètent aujourd’hui l’ensemble. Après 2 mois et demi de travaux, c’est "pimpé" et doté d’une identité visuelle pleine de sens (demandez donc à Amandine de vous conter l’histoire du pictogramme qui orne la vitrine) que Pampille

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Anne-Laure Pelloux Prayer Molle Brasseuse de coeur

Portrait spécial Faut Que Ca Brasse | Installée dans la périphérie de Saint-Just-Saint-Rambert depuis 2003, la Brasserie de la Loire crée et commercialise des bières artisanales résolument singulières. Onze variétés de "bibines", blanches, blondes, brunes ou ambrées, toutes 100 % artisanales, 100% bio. Et c’est une brasseuse qui est aux manettes ! Rencontre avec une femme 100% passion qui sera présente au festival Faut Que Ca Brasse les 24 & 25 juin dans les bâtiments H, derrière la Cité du design. Texte & photo : Niko Rodamel

Niko Rodamel | Mercredi 7 juin 2017

Anne-Laure Pelloux Prayer Molle
Brasseuse de coeur

Elle porte un double prénom et un patronyme à rallonges, Anne-Laure Pelloux Prayer Molle est pourtant une femme simple, authentique et sincère, "pas compliquée" comme l’on dit chez nous. Et son parcours est plutôt étonnant… Anne-Laure a grandi à Beaumont-Monteux, petit village drômois de mille deux cents habitants, entre Tain-l’Hermitage et Romans-sur-Isère. Papa est comptable et maman infirmière. Après des études d’ingénieur en biochimie à Lyon puis à Grenoble où elle travaillera sur les plantes au sein du CNRS, la jeune drômoise devra suivre son mari, professeur d’éducation physique, envoyé dans l’Oise pour son début de carrière. Persuadée de retrouver un poste dans la recherche près de chez elle, Anne-Laure déchante rapidement, ne trouvant aucune perspective intéressante à moins de deux heures de son domicile. « J’ai donc cherché un autre travail. J’ai alors été prof de chimie en lycée et en post bac pendant quelques années. Cette expérience m’a au moins appris à communiquer avec les autres, à redescendre de mon Bac + 7 et à employer un vocabulaire moins technique. » Anne-Laure n’étant pas persuadée d’être faite pour un métier dont la recherche est absente, la révéla

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Vincent Delerm répond présent

Chanson | Est-ce nous qui avons vieilli (mûri) et lui avec – il est parfois bon d'avoir 40 ans. Toujours est-il que Vincent Delerm, à la Salle Jeanne d'Arc le 3 (...)

Stéphane Duchêne | Mardi 2 mai 2017

Vincent Delerm répond présent

Est-ce nous qui avons vieilli (mûri) et lui avec – il est parfois bon d'avoir 40 ans. Toujours est-il que Vincent Delerm, à la Salle Jeanne d'Arc le 3 juin pour Paroles & Musiques, semble avoir pris du plomb dans la tête à claques. La manière d'être, le chant, le piano parfois horripilant, les bracelets brésiliens, Fanny Ardant, tout ça... Tous ces travers, qui faisaient aussi son succès, ne le nions pas, s'effacent À présent (le titre de son dernier album) derrière des cordes d'abondance et des cuivres un peu schlass qui disent une mélancolie moins artificielle. Mais aussi une gravité qui n'occulterait pourtant pas la légèreté, car on ne se refait pas tout à fait et qu'à 40 ans on a, comme il le chante, La vie devant soi. C'est sur le terrain de Benjamin Biolay, invité sur un duo, d'un Julien Baer aussi, d'un Miossec parfois, d'un Boogaerts à l'occasion, et pourquoi pas d'un Neil Hannon, que Vincent Delerm semble avoir posé sa valise à chansons, quasiment sans fond. Sur le terrain surtout d'un Delerm (quand même) plus adulte, qui ne veut pas « mourir ce soir » mais enterre là (provisoirement en tout cas) le cha

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"Irréprochable" : Marina Foïs modelée dans la noirceur

ECRANS | de Sébastien Marnier (Fr., 1h43) avec Marina Foïs, Jérémie Elkaïm, Joséphine Japy, Benjamin Biolay…

Vincent Raymond | Lundi 18 juillet 2016

On ne spolie pas grand-chose de l’intrigue en laissant entendre que Constance, jouée par Marina Foïs, est ici tout sauf irréprochable. Crampon vaguement crevarde au début, elle se révèle ensuite mytho et érotomane, avant de dévoiler au bout du bout un visage plus trouble. Une cascade de “retournements”un peu outrés, censés changer notre point de vue sur ce personnage donné (trompeusement) pour bohème sympa. Le problème, c’est que l’on sait d’entrée qu’il y a un souci : regard fixe et lourd, attitudes maniaques, Constance n’a rien de la fille à qui vous confiriez votre sandwich ni votre code de carte de crédit ; elle respire le vice plus que la vertu. Modeler de la noirceur et des ambiances intrigantes ou inquiétantes semble davantage intéresser Sébastien Marnier qu’animer un personnage cohérent. Dommage, car il dispose par ailleurs d’atouts non négligeables : une distribution surprenante (mais qui fonctionne), ainsi qu’une excellente bande originale signée Zombie Zombie — un adjuvant essentiel.

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Saint-Étienne tropicale

Guide Urbain | Bachata, kizomba, merengue, cumbia, zumba et bien évidemment salsa. Depuis quelques années, Saint-Étienne n’a pas échappé à la déferlante latino et vibre aux sons ensoleillées. Ainsi, de nombreux établissements proposent désormais des cours de danses sud-américaines mais ce n'est pas tout. Il vous est aussi possible de manger et de vivre la culture sud-américaine avec les restaurants spécialisés mais également les festivals mettant en avant la culture de ce continent. Alors, Saint-Étienne, ville tropicale ? Hector Trapos

Nicolas Bros | Mercredi 29 juin 2016

Saint-Étienne tropicale

Bailar, bailar Quand on pense "Amérique du Sud", de suite se bousculent les images de danses sensuelles sur une plage abandonnée... En fermant les yeux, et avec (beaucoup) d’imagination, c’est possible aussi à Saint-Étienne et il n'est pas obligé de se rendre sur la place de Saint-Victor. Plusieurs établissements vous proposent d'embraser leur parquet de vos pas chaloupés. Tout d'abord direction le Club Havana (rue de la Mulatière), une des plus anciennes adresses de la place et un lieu incontournable. On y danse comme on y respire et ce, jusqu’à très tard dans la nuit. Ici pas besoin d’être un roi de la danse, les experts et débutants se côtoient dans une ambiance conviviale. Pas très loin, le Nùba (également rue de la Mulatière) propose également des cours de danse gratuits et des sets de musique latine jusqu’à 1h du matin. Ceviche, empanadas ou parillada ? Avant de vous prendre pour Antonio Banderas ou Penelope Cruz, faites le plein d’énergie et ingurgiter lipides, protides et glucides. Côté resto, un incontournable s'affiche de suite et rappelle une divinité incontournable : La Pachamama. Déesse terre dans la culture Inca, c’est aussi le

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Pomme Star - Danny Boyle fait le Jobs

ECRANS | Après s’être égaré en racontant les tribulations gore d’un randonneur se sciant le bras pour survivre (“127 heures”), Danny Boyle avait besoin de se rattraper. Il fait le job avec une évocation stylisée du patron d’Apple, première super-pop-star économique du XXIe siècle. Vincent Raymond

Vincent Raymond | Mardi 2 février 2016

Pomme Star - Danny Boyle fait le Jobs

« Penser “différent” »… Érigé en précepte par Steve Jobs soi-même, le slogan exhortant à la rupture créative et intellectuelle semble avoir guidé le scénariste Aaron Sorkin et le réalisateur Danny Boyle dans cette travail de la biographie (autorisée) du charismatique fondateur d’Apple, un pavé signé par Walter Isaacson détaillant par le menu l’existence de Jobs, listant également les innovations à mettre à son actif. Plutôt que de se lancer dans une illustration chronologique standard, visant l’exhaustivité en suivant le sempiternel et prévisible « sa vie, son œuvre », l’un et l’autre ont emprunté un chemin de traverse. Jobs ayant été, au-delà de toutes les controverses, une manière de stratège imposant sa vision d’une réalité distordue (et finalement, modelant la réalité à ses désirs), Sorkin et Boyle lui ont donc taillé un écrin biographique hors norme. Pour le cinéaste, cela passait par l’abandon de marques de fabrique virant au tic, comme les effets de montage épileptoïdes ou le recours à une bande originale utilitaire, marqueur temporel ou folklorique. Pour l’auteur du script, par la conception d’une sor

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Gaby baby doll

ECRANS | De Sophie Letourneur (Fr, 1h27) avec Lolita Chammah, Benjamin Biolay, Félix Moati…

Christophe Chabert | Lundi 15 décembre 2014

Gaby baby doll

Qu’est-il arrivé à Sophie Letourneur ? Depuis son prometteur La Vie au Ranch, elle s’est enfermée dans un cinéma de plus en plus autarcique et régressif. Les Coquillettes sentait le truc potache vite fait mal fait, un film pour happy few où la blague principale consistait à reconnaître les critiques cinéma parisiens dans leurs propres rôles de festivaliers traînant en soirées. Gaby baby doll, à l’inverse, choisit une forme rigoureuse, presque topographique, reposant sur la répétition des lieux, des actions et des plans, pour raconter… pas grand-chose. Car cette love story campagnarde longuement différée entre un ermite barbu et épris de solitude (Biolay, égal à lui-même) et une Parisienne qui ne supporte pas de passer ses nuits seule (Lolita Chammah, plutôt exaspérante) est pour le moins inconsistante. Letourneur semble parodier la forme de la comédie rohmerienne en la ramenant sur un territoire superficiel et futile, une sorte de fantaisie girly intello dont les contradictions lui pètent en permanence à la figure. On s

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Salvo

ECRANS | Un tueur de la mafia se prend de compassion pour la sœur aveugle d’une de ses victimes : polar épuré et minimaliste, Salvo affirme avec force ses partis pris radicaux de mise en scène, mais ne dépasse pas vraiment l’exercice de style. Christophe Chabert

Christophe Chabert | Lundi 14 octobre 2013

Salvo

Pas de musique, des plans cadrés au cordeau, un tueur hiératique, une peinture de mafieux terrés comme des rats dans des bunkers sans lumière… De toute évidence, Salvo ne cherche pas à gager l’héritage des années phares du polar transalpin, que ce soit du côté des séries B signées Lenzi ou Di Leo, ou de son pendant «noble» chez Rosi ou Pietri. Fabio Grassadonia et Antonio Piazza ont plutôt un penchant pour Melville et pour ses réinterprétations maniéristes par Johnnie To — une spectaculaire scène d’action, la seule du film, y fait d’ailleurs penser. Salvo a pourtant une indéniable singularité, malgré ses références écrasantes ; elle tient beaucoup à la rigueur quasi-maniaque de la mise en scène, qui ne déroge jamais de ses partis pris initiaux, tous assez radicaux. Il y a donc un anti-héros froid nommé Salvo qui ne vit que dans la répétition de cérémonies allant d’un petit-déjeuner servi par un hôte obséquieux et visiblement tétanisé jusqu’à l’exécution de contrats pour un boss vieillissant et reclus. Il évolue au milieu du soleil sicilien comme un fantôme, étanche émotionnellement à la violence autant qu’à la beauté de son environnement. Mais

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Pachyderme que ça !

MUSIQUES | Leur nom pourrait faire plutôt penser à une vitesse réduite. Mais pourtant ces deux-là n'arrêtent pas de courir depuis quelques temps. Lisa et François, les deux (...)

Nicolas Bros | Mercredi 21 août 2013

Pachyderme que ça !

Leur nom pourrait faire plutôt penser à une vitesse réduite. Mais pourtant ces deux-là n'arrêtent pas de courir depuis quelques temps. Lisa et François, les deux artistes du duo Eléphant fondé en 2009, ont réussi à se faire une belle place cette année dans la jungle de talents dont regorge la chanson française. Notamment grâce à leur titre Collective mon amour qui a fait partie des sempiternels "méga tubes de l'été" de la bande FM française. Mais au-delà de ce succès somme toute mérité, les deux artistes ayant réuni leur prénom afin de trouver un nom de groupe (L et Fran), se considèrent toujours comme des outsiders. Repérés et soutenus par Benjamin Biolay, The Dø ou encore Vannessa Paradis, Eléphant ne révolutionne pas le schmilblick en traitant dans son album principalement d'un thème vieux comme Hérode, j'ai nommé l'Amour. Mais avec sa fougue, sa générosité sans faille et une "non-prise de tête" assumée, le groupe arrive à nous faire oublier sa formule finalement assez peu innovante en laissant sur nos visages une large banane et, en nous faisant nous trémousser. Bref, Elephant ne nous trompe pas sur la marchandise ! Alors pour attraper une grande dose de bonne

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Au bout du conte

ECRANS | Agnès Jaoui et Jean-Pierre Bacri font entrer une fantaisie nouvelle dans leur cinéma en laissant à une génération de jeunes comédiens pris à l’âge des contes de fées le soin de se heurter à leur réalité d’adultes rattrapés par l’amertume et les renoncements. Christophe Chabert

Christophe Chabert | Mardi 5 mars 2013

Au bout du conte

Il était une fois une petite révolution dans le cinéma de Bacri et Jaoui, qui ronronnait gentiment dans sa formule avec Parlez-moi de la pluie. Voilà que ses maîtres du dialogue et du scénario, ses deux acteurs virtuoses, se décident à oser la fantaisie filmique là où jusqu’ici leur caméra se devait d’être transparente. Cure de jouvence effectuée à une double source : celle des contes de fée, dont Au bout du conte transpose dans un contexte contemporain les figures les plus identifiées — le chaperon rouge et son grand méchant loup, la reine cruelle obsédée par sa beauté et par une Blanche Neige trop jeune, la pantoufle de Cendrillon et son prince charmant ; et ceux qui y croient, des jeunes gens qui sont aussi, réalisme oblige, de jeunes comédiens, tous très bons, même Agathe Bonitzer. Cela change beaucoup à l’écran, mais rien sur le regard que posent Bacri et Jaoui sur le monde ; au contraire, en opposant à ce sang neuf la bile noire et amère coulant dans les veines d’une poignée d’adultes revenus de tout — l’amour, la paternité, le progrès, l’environnement — et englués jusqu’au cou dans leurs angoisses et leurs renoncements, les auteurs n’ont jamais été si loin dans l

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