Toujours plus Positive

Festival électro | Il est incontournable et attire depuis toutel a France et l'Europe. C'est le Positive Education Festival qui propose pour ses 5 ans d'existence, une édition qui va encore plus loin dans sa programmation avec des grands noms, des découvertes et une implication locale très forte.

Nicolas Bros | Mardi 5 novembre 2019

Qui aurait pensé il y a quelques années de cela encore que Saint-Étienne deviendrait le centre névralgique des musiques électroniques avec la tenue d'un festival tout simplement hors normes ? Oui, des activistes acharnés ont toujours existé dans cette belle ville de Saint-Étienne - à l'insta de 1001 Bass - mais quand on observe l'engouement que génère le Positive Education festival depuis quelques années, on ne peut qu'être admiratif. Avec une programmation toujours aussi pointue, mélangeant des valeurs ultra-sûres (cette année Jeff Mills, Helena Hauff, Dave Clarke, Manu Le Malin aka The Driver ou encore Aux 88) à des jeunes pousses à l'avenir tout tracé (la Tunisienne Deena Abdelwahed, la Hollandais Mad Miran ou encore la bass music des Londoniens d'Overmono), Positive Education creuse chaque année davantage son sillon dans le paysage des festivals de musiques électroniques européennes.

Une implication locale pour une affluence européenne

Si le festival a attiré plus de 7 000 personnes en 2018, avec "seulement" 20 à 25% de Stéphanois dans le lot, il le doit forcément à sa programmation qui attire de loin mais également aux anciens bâtiments de la Manufacture d'armes, situés derrière la Cité du design. Ce lieu post-industriel colle à merveille avec les musiques électroniques qui se marient souvent à ce genre de constructions. Pour aller plus loin en 2019, l'équipe organisatrice a décidé de lancer un Off qui à part entière fera intervenir de nombreuses structures et lieux locaux. « L'idée est de faire collaborer une grande partie de la scène locale sur le Off et lors de première parties des soirées, détaille Charles Di Falco de l'organisation du festival. Il y aura donc des performances sous le kiosque de la place Jean Jaurès, la fermeture de la place Jules Guesde afin d'accueillir plusieurs concerts et l'implication de nombreuses associations stéphanoises. » Un programme qui regroupe un total de 150 artistes dans de nombreux lieux (3 scènes pour le In du côté de la Cité du design, mais également de nombreux établissements stéphanois pour le Off).

Positive Education Festival du 7 au 11 novembre à Saint-Étienne
Programmation complète ici


Un OFF de retour cette année

Après avoir tenté le coup sans réussite il y a cinq ans, la team Positive Education remet en place un festival OFF cette année avec la coopération de très nombreuses associations stéphanoises (T2O, Syndrôme Odyssée, 42Hz, Néodemos, etc) et lieux (F2, Méliès Café, Lobster, Le Clapier...). Retenons parmi cette programmation très étoffée, la venue de l'innénarable Teki Latex au F2 ce jeudi 7, la fermeture également ce jeudi soir de la place Jules Guesde qui sera investie par T2O, Illegal Imposture, Néodémos, Poto Feu, La Charbonnerie et Syndrome Odyssée, ou encore des performances inédites sous le kiosque à musique de la place Jean Jaurès dont celle de Zaltan & D.K. samedi 9 novembre à 18h30.

Retrouvez toute la programmation du OFF sur cette page.

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Le retour de la bamboche

ACTUS | En 2021, la rentrée culturelle sera festive, ou ne sera pas… Pour mêler théâtre, musique et pampille, rendez-vous ce vendredi soir, à la Comédie de Saint-Etienne.

La rédaction | Jeudi 16 septembre 2021

Le retour de la bamboche

Cela fait partie des traditions qui avaient dû être abandonnées l’an passé, et que tout le monde est bien content de retrouver. Ce vendredi soir, sur le parvis de la Comédie, cap sur une soirée de fête et de retrouvailles, ouverte à tous ceux qui n'ont d'autres prétentions que celle de passer un bon moment. Dès 18 heures en accès libre, il sera possible d’assister à la projection d’un court-métrage, et également à une exposition de costumes. 30 minutes plus tard, cap sur une succession de spectacles, de la lecture musicale proposée par la promotion 31 de l’Ecole, au concert des Semelles Funky, en passant par deux spectacles tout publics mêlant humour et poésie, ainsi que par le désormais célèbre swing made in New Orléans des Po’Boys. Et, pour que la bamboche soit totale… Deux Food trucks, ainsi que le restaurant la Compagnie serviront les ravitaillements. Option bonus : il est aussi possible de venir avec son pique-nique. On dirait bien que le rideau se lève de nouveau… Vendredi 17 septembre dès 18 heures à la Comédie de Saint-Etienne. Entrée libre.

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Tu joues ?

Escape Game | A Montbrison, le bar/cave V&B s’associe avec les Stéphanois du 1909 Escape Game le temps d’une soirée événement pleine de surprises. Prêts à tourner en bourrique ?

Cerise Rochet | Lundi 13 septembre 2021

Tu joues ?

Ce jeudi, le désormais célèbre 1909 Escape Game qui tient habituellement ses quartiers rue de la République, a décidé de se faire une petite virée en dehors de Sainté. Pour cette première session événementielle de la rentrée, direction Montbrison, ou la cave-bar V&B accueillera toute la soirée un scénario complètement barré, à l’image de ce qui fait le succès de la structure stéphanoise depuis maintenant 5 ans. « On fait de l’événementiel depuis 2018, ça marche très bien, détaille Garance Damart, fondatrice et directrice de la structure stéphanoise. Ça permet à des gens qui ne connaissent pas encore l’escape game de venir tester le concept, dans un cadre qui leur est parfois plus familier. Alors qu’en temps normal, notre public vient nous voir, cette fois-ci, c’est nous qui nous déplaçons ! » Braquage raté Pour cette soirée forézienne, Garance et son équipe ont choisi une intrigue née dans leurs têtes créatives durant le confinement. Sans trop en dire pour garder l’effet de surprise, il sera question d’un braqu

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Le théâtre sort de Paris

Théâtre | Cette saison, l’Opéra de Saint-Etienne accueillera six pièces de théâtre qui ont cartonné dans la capitale et fait le succès des salles qui les ont déjà vues passer. Tour d’horizon d’une programmation qui sent bon la rigolade.

La rédaction | Jeudi 9 septembre 2021

Le théâtre sort de Paris

Michel Sardou dans une pièce de Guitry, Michèle Bernier seule en scène face à son avenir, Bruno Solo, Mélanie Page et Julien Boisselier dans un triangle amoureux, Kad Merad aux côtés de Claudia Tagbo et de Lionel Abelanski, Daniel Russo et Véronique Genest plongés dans les méandres du passé, ou encore, les débuts d'Estelle Lefébure sur les planches : en cette saison 2021/22, la comédie populaire et ses vedettes sortent de Paris et débarquent à Saint-Etienne, pour 6 soirées de gala à l’Opéra. Un programme concocté avec pour unique objectif de donner au public une possibilité de se divertir, histoire de, peut-être (sûrement !) retrouver un peu sa vie d’avant. Demandez le programme Au menu de cette saison des Grandes Soirées Théâtre, donc, du rire, du rire, et aussi, du rire. Dix ans après. Un spectacle écrit par David Foenkinos, mis en scène par Nicolas Briançon, dans lequel Pierre (Bruno Solo), assureur peu confiant, retrouve son meilleur ami Yves (Julien Boisselier) écrivain de son état, et Nathalie, l’épouse de ce dernier (Mélanie Page) après 10 ans de séparation… Due à un petit changement de situation. Oui, car il y a 1

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Triomph’halles retour aux sources

Gourmand | Cœur battant de la ville durant plus de 100 ans, espace marchand privilégié, puis, boudé des Stéphanois, les Halles Mazerat ont repris vie en fanfare, au début du mois.

Cerise Rochet | Mercredi 8 septembre 2021

Triomph’halles retour aux sources

Coupage de ruban, discours, ateliers, DJ set, bandas… Et puis surtout, du monde en pagaille durant trois jours : cette fois-ci, ça y est, après des mois (des années) de travaux et une ouverture plusieurs fois repoussée, les Halles Mazerat version XXIe siècle ont enfin levé leur rideau tout neuf, dévoilant toute leur élégance à des Stéphanois vraisemblablement conquis. Par le lieu en lui-même, tout d’abord. Conçues par l’architecte Louis Mazerat à la fin des années 1860 dans un esprit Baltard - du nom de l’architecte créateur des Halles parisiennes -, les halles stéphanoises retrouvent en 2021 leur charme d’antan. Voutes d’acier, plafonds en bois, persiennes, baies vitrées : « waou, ça a de la gueule », se dit-on depuis le trottoir. Ambiance Impression confortée en passant les portes, puisqu’à l’esthétique se mêle l’ambiance typique des marchés couverts, bruyants, grouillants, vivants. Petit pas après petit pas, on circule entre les étals, à la recherche d’une gourmandise à emmener ou à déguster sur place, pourvu que l’on parvienne à trouver un tabouret et un bout de table où se poser. Fromages et charcut’, poisson, street food d’ici et d’ailleurs,

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Binôme

Matière | Questionnant l'avenir des objets industriels, le duo de plasticiens Florian Pugnaire & David Raffini fait des éléments qu’il met en scène les (...)

Niko Rodamel | Mardi 7 septembre 2021

Binôme

Questionnant l'avenir des objets industriels, le duo de plasticiens Florian Pugnaire & David Raffini fait des éléments qu’il met en scène les personnages d'une action dans laquelle l'autodestruction le dispute à l'élan vital. Squelettes d'un temps en décomposition, les décombres deviennent objets d’exposition, errant entre réalité et fiction, matière et illustration, imaginaire et documentation. Dans leurs installations, Pugnaire et Raffini jouent avec les matériaux et la lumière qui les traverse, flirtant parfois avec des effets cinématographiques. Florian Pugnaire & David Raffini, du 16 décembre au 26 février à la galerie Ceysson & Bénétière à Saint-Étienne

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Que la fête continue (ou reprenne) !

Edito | C’est une rentrée presque normale. Les saisons culturelles sont présentées à tour de rôle, les concerts reprennent, les terrasses sont encore ouvertes… Certes, (...)

Nicolas Bros | Mardi 7 septembre 2021

Que la fête continue (ou reprenne) !

C’est une rentrée presque normale. Les saisons culturelles sont présentées à tour de rôle, les concerts reprennent, les terrasses sont encore ouvertes… Certes, il faut son pass sanitaire mais l’offre est bel(le) et bien là. L’éclaircie semble de mise – après un été bien pourri, c’est appréciable. Et elle doit avant tout nous rappeler combien il est plaisant de pouvoir profiter d’un ensemble de propositions aussi diverses et variées que celles que vous trouverez dans ce numéro 97, guide panoramique de votre saison culturelle. Un numéro qui marque également un changement dans les rangs du Petit Bulletin stéphanois, avec l’arrivée d’une nouvelle rédac’chef. C’est Cerise Rochet, que vous lisiez déjà dans nos colonnes, qui reprend le flambeau de ce beau mensuel. Bonne lecture, et bonne rentrée à tous !

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"Les Amours d’Anaïs" : Love, etc.

ECRANS | Thésarde légère et court vêtue, Anaïs est plus ou moins en couple avec Raoul. Mais voici qu’elle croise Daniel, un quinqua séduit par sa fraîcheur. Anaïs n’est pas (...)

Vincent Raymond | Mardi 7 septembre 2021

Thésarde légère et court vêtue, Anaïs est plus ou moins en couple avec Raoul. Mais voici qu’elle croise Daniel, un quinqua séduit par sa fraîcheur. Anaïs n’est pas indifférente à ses charmes, jusqu’à ce qu’elle découvre la compagne de Daniel, Émilie, une autrice qui va la fasciner… Avec ce premier long métrage, Charline Bourgeois-Tacquet signe une comédie sentimentale primesautière — mais inégale, le revers de la médaille — cousue main pour l’interprète de son court Pauline asservie, Anaïs Demoustier. Celle-ci endosse avec naturel et piquant ce rôle homonyme de tête folle irrésolue, charmeuse et agaçante, hésitant entre deux hommes, une femme, sa thèse, et se promène de Paris à la Méditerranée ou la Bretagne (malgré ses soucis pécuniaires d’étudiante trentenaire…) Très Nouvelle Vague revue Podalydès dans la forme et l’esprit, Les Amours d’Anaïs revisite certains motifs du cinéma-chambre-de-bonne (devenu appartement deux-pièces, on sait vivre) et de l’adultère germanopratin avec une forme d’insolence foutraque, légèrement gâchée par le recours à quelques grosses fic

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Triomph’halles retour aux sources

Gourmand | Cœur battant de la ville durant plus de 100 ans, espace marchand privilégié, puis, boudé des Stéphanois, les Halles Mazerat ont repris vie en fanfare, au début du mois.

Cerise Rochet | Mardi 7 septembre 2021

Triomph’halles retour aux sources

Coupage de ruban, discours, ateliers, DJ set, bandas… Et puis surtout, du monde en pagaille durant trois jours : cette fois-ci, ça y est, après des mois (des années) de travaux et une ouverture plusieurs fois repoussée, les Halles Mazerat version XXIe siècle ont enfin levé leur rideau tout neuf, dévoilant toute leur élégance à des Stéphanois vraisemblablement conquis. Par le lieu en lui-même, tout d’abord. Conçues par l’architecte Louis Mazerat à la fin des années 1860 dans un esprit Baltard - du nom de l’architecte créateur des Halles parisiennes -, les halles stéphanoises retrouvent en 2021 leur charme d’antan. Voutes d’acier, plafonds en bois, persiennes, baies vitrées : « waou, ça a de la gueule », se dit-on depuis le trottoir. Ambiance Impression confortée en passant les portes, puisqu’à l’esthétique se mêle l’ambiance typique des marchés couverts, bruyants, grouillants, vivants. Petit pas après petit pas, on circule entre les étals, à la recherche d’une gourmandise à emmener ou à déguster sur place, pourvu que l’on parvienne à trouver un tabouret et un bout de table où se poser. Fromages et charcut’, poisson, street food d’ici et d’ailleurs,

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Le Fil investit le Puits Couriot pour sa soirée de lancement

MUSIQUES | Les vacances sont finies, mais voici une date à bien marquer dans votre agenda tout neuf : le coup d’envoi de la nouvelle saison du Fil, ce jeudi à Saint-Etienne. Zoom sur l'un des derniers événements de l'été, ou, si l’on préfère, l’un des premiers de la rentrée.

Léa Dusson | Lundi 6 septembre 2021

Le Fil investit le Puits Couriot pour sa soirée de lancement

Ce jeudi, inutile de vous rendre sur le Boulevard Thiers puisque c’est un Hors-les-Murs, que vous propose la Scène de musiques actuelles stéphanoise. Direction le parc aux pieds du Musée de la Mine, à l’entrée de la ville, où le Fil s’associe en effet à la Guinguette de Couriot pour son premier événement de l’année. Au programme de cette soirée de fête : animations en plein air, concerts, buvette… Autrement dit, tous les ingrédients pour lancer cette saison 2021 / 2022, dont l’ambiance sera garantie par LISA, (Ligue d’improvisation Stéphanoise Amateur). La troupe proposera des animations décalées et familiales tout au long de cette soirée, tandis que celles et ceux qui voudraient pousser la chansonnette devront se rendre du côté de la Caravane Karaoké, toujours dans le parc. Là-bas, on trouvera un piano, qui accompagnera les meilleures reprises. La Belle Vie en ouverture Mais les vrais acteurs de cette soirée, ce sont eux : deux groupes de la région Auvergne-Rhône-Alpes, qui vont se succéder sur la scène installée aux pieds du chevalement. C’est La Belle Vie qui ouvrira le bal. Composé de Simon-Gaspard et Julie, l’ancien quintet stéphanois, deven

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Le Positive lâche son line-up 2021

Festival électro | Le festival de musiques électroniques sans œillères, le Positive Education Festival, a publié les horaires de sa prochaine édition qui se déroulera du 9 au 13 (...)

Nicolas Bros | Vendredi 3 septembre 2021

Le Positive lâche son line-up 2021

Le festival de musiques électroniques sans œillères, le Positive Education Festival, a publié les horaires de sa prochaine édition qui se déroulera du 9 au 13 novembre 2021 du côté de la Cité du design. Nous vous l'avions déjà annoncée, mais la programmation de cette édition met la barre très haut, avec une ribambelle de noms aussi alléchants les uns que les autres, parmi lesquels le rap sautillant et massif de Shygirl, les sets techno bien gras de Anetha, les duos Brodinski & Lowjack ainsi que Ivan Smagghe & Vladimir Ivkovic, ou encore les intemporels Laurent Garnier et Manu le Malin. Positive Education Festival #5, du 9 au 13 novembre

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On n’a pas tous les jours 60 ans

Librairie | C’est une vieille dame avec tout l’allant de la jeunesse. La Librairie de Paris, institution littéraire stéphanoise, fête en 2021 ses 60 années d’existence. (...)

Nicolas Bros | Mardi 7 septembre 2021

On n’a pas tous les jours 60 ans

C’est une vieille dame avec tout l’allant de la jeunesse. La Librairie de Paris, institution littéraire stéphanoise, fête en 2021 ses 60 années d’existence. L’occasion pour l’établissement repris en 2015 par deux de ses salariés, Alexandra Charroin-Spangenberg et Rémi Boute, de mettre les petits livres dans les grands avec de nombreuses animations prévues chaque mois, de septembre 2021 à juin 2022. Mais également de revoir l’identité graphique de leur librairie. « Il est important de marquer d’un côté la continuité de notre travail mais également l’avenir, de montrer que notre librairie n’a pas un côté poussiéreux », explique la dirigeante. Pour son associé, la nouvelle identité de la Librairie de Paris se devait de symboliser la diversité des publics qu’elle accueille : « Nous sommes un lieu de vie culturelle, où l’on doit se sentir bien. Avec la crise sanitaire, nous avons perçu l’importance que nous avons auprès de notre clientèle, et nous en sommes fiers. » 60 événements prévus Pour célébrer ces 60 ans de bons et loyaux services, la Librairie de Paris proposera 60 événements aussi variés que des lectures, des brunchs littéraires mensuels, des rencontres

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"Boîte noire" : Crime en bande réorganisée

Thriller politique | Un analyste opiniâtre du BEA ayant découvert que les enregistrements d’un crash aérien ont été truqués, se trouve confronté à l’hostilité générale… Yann Gozlan creuse le sillon du thriller politique, lorgnant ici le versant techno-paranoïde et transposant l’esprit du ciné US des années 1970 aux problématiques contemporaines. Brillamment réalisé.

Vincent Raymond | Mardi 7 septembre 2021

Après le crash du vol Dubaï-Paris, un jeune analyste prodige détecte que les pistes sonores des boîtes noires ont été trafiquées. Au fur et à mesure d’une enquête qui l’isole de plus en plus et mine son couple, il réalise la compromission de responsables industriels et politiques. Et que sa propre vie paraît, elle aussi, en danger… Toute incursion dans le thriller politique — jadis domaine régalien du cinéma américain, un peu en déshérence depuis une vingtaine d’années — est la bienvenue. À condition évidemment qu’il y ait à la fois un enjeu politique cohérent et un traitement suffisamment rythmé pour répondre aux exigences de ce registre : les barbouzeries et collusions entre officines para-gouvernementales avaient ainsi permis à Coppola (Conversation secrète), Pollack (Les Trois jours du Condor), Pakula (The Parallax View) ou De Palma (Blow Out) de placer haut la barre au milieu des années 1970, avant que le genre ne s’hybride définitivement avec des problématiques technologiques depuis Clancy, Crichton et consorts, signant l’avènement in

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Virginie Tournebise, Auteure stéphanoise

Article Partenaire | Ancienne joueuse de tennis professionnelle, la Stéphanoise Virginie Tournebise a entamé à l’aune de ses 40 ans une formation en ferronnerie d’art et coutellerie, à l’atelier Foultier de Pont-Salomon. Un apprentissage dont elle tire aujourd’hui un ouvrage photographique accompagné de textes en fragments, Traverser. Elle signera lors de la prochaine Fête du Livre sur l'Espace Littérature locale et régionale à la Bourse du Travail, tout nouveau site de l’événement. Là-bas, on pourra découvrir chaque auteur grâce à une lecture et un entretien. L'ambiance y sera très amicale, le lieu jouxtant les Halles Mazerat, qui proposeront elles aussi de l'excellence, mais en nourritures terrestres. En référence au fil rouge design de l’édition 2021 et à quelques semaines de la Fête du Livre, rencontre, avec une sportive qui exprime ce qu’elle a dans le cœur.

Cerise Rochet | Mardi 7 septembre 2021

Virginie Tournebise, 

Auteure stéphanoise

Virginie, pouvez-vous nous expliquer comment on passe du tennis à la forge et à la coutellerie ? Cela paraît surprenant… En réalité, ça ne l’est pas tant que ça. Lorsque j’ai quitté les courts, j’ai intégré le monde salarial, mais en travaillant toujours en lien avec le tennis : j’étais directrice d’une société de construction et d’entretien de terrain de tennis. Puis, j’ai eu envie d’être à mon compte, et j’avais besoin de quelque chose de manuel. Les sportifs ont besoin de beaucoup de choses je crois, ils sont curieux. En tout cas, moi, je le suis ! J’ai choisi la forge parce que je voulais créer, et puis pour le geste. Comme dans le tennis, ce métier sollicite le bras, la main, je savais que je pourrais retrouver des sensations assez proches de ce que j’avais connu comme joueuse de tennis. Mais j’ai aussi le sentiment que ce métier est venu à moi, au moins autant que je ne suis venue à lui. Il s’agit également d’un métier ancestral, et, on peut le dire, en voie de disparition. Est-ce que ce facteur a joué dans votre décision ? Il est vrai que d’une certaine manière, à 40 ans, j’avais envie d’un certain retour a

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Biltoki, c’est aujourd'hui!

Guide Urbain | Après des mois de travaux et d’attente, cette fois-ci ça y est : les Halles Mazerat Biltoki ouvrent leurs portes. Rendez-vous aujourd'hui cours Victor-Hugo à Saint-Etienne, pour une journée d’inauguration toute en gourmandise.

Cerise Rochet | Mercredi 1 septembre 2021

Biltoki, c’est aujourd'hui!

Endroit idéal pour les fringales ou les petits cafés sur le pouce, pour les rendez-vous entre amis, ou carrément pour les emplettes gourmandes, les Halles Mazerat étaient attendues de pied ferme par nombre d’épicuriens stéphanois. En lieu et place des anciennes Halles, dans ce joli bâtiment esprit Baltard typique des années folles, 24 commerces de bouche indépendants feront dorénavant virevolter la gastronomie à partager. D’Adonys le traiteur libanais à la street food de Bagels Factory, en passant par les rapées à la fourme du Matefaim, le bar à truffes Balme, la street food taïwanaise de Dao, la boucherie-bar à viande L’Assiette est dans le Pré, et d’autres… Le passage de la porte d’entrée appellera forcément un réveil des papilles… En Basque, Biltoki signifie « qui rassemble »… Et on commence donc à comprendre pourquoi la marque s’appelle comme ça ! Pour en savoir plus, c’est ce vendredi, dès 11 heures, avec ouverture en grande pompe et farandole d’animations sur les stands. Alors, qu’est-ce qu’on dit ? On dit bon appétit ! Halles Mazerat Biltoki, 1 cours Victor-Hugo à Saint-Etienne, ouverture vendredi 3 septembre à 11 heures.

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Benoît Lambert, Artisan de la scène

SCENES | Fraîchement nommé à la tête de la Comédie de Saint-Etienne, Benoît Lambert y portera un projet collectif, mené en synergie avec plusieurs artistes. Portrait d’un penseur, devenu un homme de théâtre d’expérience.

Cerise Rochet | Mardi 7 septembre 2021

Benoît Lambert, 
Artisan de la scène

Un jeudi matin de la fin du mois d’août, dans les méandres des bureaux de la Comédie de Saint-Etienne. A peine rentré de vacances et déjà au charbon, Benoît Lambert nous accueille, avenant, au sortir d’une réunion avec ses équipes. Tandis qu’en préambule de l’entretien qu’il nous accorde, se pose la question de la photo qui illustrera son portrait, l’homme tranche, un sourire un brin résigné aux lèvres : « De toute manière, les appareils photos ne m’aiment pas ». Auto-flagellation ? Non, du tout. Juste que son « narcissisme n’est pas là ». Nouveau directeur de la Comédie de Saint-Etienne, Benoît Lambert est de ceux qui préfèrent regarder qu’être vus… Spectateur, pas comédien. Rien d’étonnant, donc, à ce que son goût pour le théâtre se soit d’abord concrétisé par la mise en scène. Lui qui, gamin puis ado, éprouvait une certaine fascination pour les acteurs, est devenu « un spectateur qui fabrique lui-même les spectacles qu’il a envie de voir ». Jamais rassasié par Molière, l’ancien directeur du Théâtre Dijon Bourgogne présentera ainsi en janvier prochain son Avare, après avoir déjà monté Les Fourberies de Scapin en 1995, Le Misanthrope en 2006

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Des rubans pour l'intimité

Expo | L'intime a pris place au cœur du Musée d'art et d'industrie de Saint-Etienne. Avec les Rubans de l'intime, le MAI pose ici une exposition où la (...)

Nicolas Bros | Mardi 7 septembre 2021

Des rubans pour l'intimité

L'intime a pris place au cœur du Musée d'art et d'industrie de Saint-Etienne. Avec les Rubans de l'intime, le MAI pose ici une exposition où la délicatesse valse avec la technicité et l'histoire patrimoniale locale. Sylvain Bois, commissaire général, et Sylvain Besson, commissaire scientifique de cette expo ont poursuivi un objectif triple avec cette présentation. « Tout d'abord montrer ce fonds méconnu et peu valorisé que nous possédons ici, ensuite montrer comment le ruban a contribué à façonner le corps de l'homme et de la femme et enfin exposer comment le corps féminin a été jugé dans la société. » Ainsi, plusieurs salles se succèdent, mettant en avant bien entendu des créations où la production stéphanoise est ainsi mise en valeur mais Les rubans de l'intime va plus loin. Cette dernière donne à voir le rapport au corps par le biais du sous-vêtement, du ruban et de leurs manières d'en dire un peu sur l'intimité et la personnalité de la personne qui les porte. Bref, une exposition très riche qui se visite dans la longueur pour en apprécier toutes les subtilités. Les rubans de l'intime, jusqu'au 14 novembre au Musée d'art et d'industrie de S

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Intimité, vicissitudes et paradis

Chanson | Cinquième album studio et un succès de plus pour le Niçois Ben Mazué. Paradis, c’est aussi et surtout son disque le plus personnel, le plus à fleur de peau. (...)

Nicolas Bros | Mardi 7 septembre 2021

Intimité, vicissitudes et paradis

Cinquième album studio et un succès de plus pour le Niçois Ben Mazué. Paradis, c’est aussi et surtout son disque le plus personnel, le plus à fleur de peau. L’auteur-compositeur-interprète y livre son ressenti et ses émotions face à la séparation. Mais ici encore, comme à son habitude, le poète arrive à croquer cette intimité d’une manière délicate et lucide. « Je me sens comme un militant de l'optimisme » nous expliquait-il en 2018. Sans naïveté, et malgré les difficultés, il poursuit son combat, simplement et on aime ça. Beaucoup ! Ben Mazué, samedi 22 janvier 2022 salle Aristide Briand (Saint-Chamond) et lundi 16 mai 2022 à La Comète (Saint-Etienne)

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Benjamin Epps, jeune roi du rap francophone

Rap | Il n’aime pas qu’on le caractérise ainsi. Pourtant, Benjamin Epps est bien une des révélations de la scène rap française cette année. Avec son côté très old (...)

Nicolas Bros | Mardi 7 septembre 2021

Benjamin Epps, jeune roi du rap francophone

Il n’aime pas qu’on le caractérise ainsi. Pourtant, Benjamin Epps est bien une des révélations de la scène rap française cette année. Avec son côté très old school, à la new-yorkaise, le rappeur originaire de Libreville (Gabon) apporte un souffle d’authenticité dans un style qui semblait en manquer. Provocant, balançant des punchlines décisives, du haut de ses 24 ans, Benjamin Epps fait beaucoup parler de lui. « Booba a sorti l'dernier album, ça y est maintenant, je peux prendre le trône » Voilà qui résume bien ses intentions qu’il viendra défendre pour une soirée où l’on retrouvera aussi les locaux The Architect et Befour. Benjamin Epps + Entourloop, vendredi 3 décembre au Château du Rozier (Feurs)

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Positivons tous ensemble

Festival électro | Au rayon des incontournables, ce n’est pas un artiste, mais bien un événement devenu le festival d’électro le plus intéressant de la région – n’en déplaisent à (...)

Nicolas Bros | Mardi 7 septembre 2021

Positivons tous ensemble

Au rayon des incontournables, ce n’est pas un artiste, mais bien un événement devenu le festival d’électro le plus intéressant de la région – n’en déplaisent à nos amis Lyonnais et à Nuits Sonores – j’ai nommé Positive Education. La cinquième édition qui se profile du 9 au 13 novembre promet encore une fois une bonne grande claque musicale. Le tout dans une convivialité toute stéphanoise. « Notre monde d'après, nous l'avons voulu ouvert et inclusif » explique l’organisation. Une gageure que le rendez-vous relèvera sans doute avec au menu une ribambelle de noms qui nous font déjà secouer les baskets : entre autres Laurent Garnier, Jennifer Cardini, Ivan Smagghe ou encore Low Jack & Brodinski. Incontournable, on vous dit ! Positive Education Festival #5, du 9 au 13 novembre à la Cité du design à Saint-Etienne

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Des folies qui font mouche

Chanson | Carima Amarouche, plus connue sous son pseudo Karimouche, a commis ce qui est décrit dans sa bio comme une « folie franco-berbère » avec son dernier (...)

Nicolas Bros | Mardi 7 septembre 2021

Des folies qui font mouche

Carima Amarouche, plus connue sous son pseudo Karimouche, a commis ce qui est décrit dans sa bio comme une « folie franco-berbère » avec son dernier disque Folies Berbères. Folie peut-être mais une folie douce-amère. L’artiste parvient avec cet opus à aborder de front des sujets tels que les origines. Avec une grande sincérité, l’artiste aux multiples facettes – chanteuse mais aussi actrice, que l’on a pu voir par exemple dans Les Sauvages, série tournée en partie à Saint-Etienne – parvient ici à montrer le chemin vers une nouvelle manière de voir notre monde mais aussi de l’habiter. Un travail plein d’espoir. Karimouche + Coline Linder, samedi 13 novembre à l’Espace culturel Albert Camus du Chambon-Feugerolles, dans le cadre du festival Les Oreilles en Pointe

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Représente !

Scène locale | Cette soirée devait se dérouler lors du festival Paroles & Musiques pour marquer les 30 ans de l'événement. Elle n'a pu se tenir. Mais début octobre, la (...)

Nicolas Bros | Mardi 7 septembre 2021

Représente !

Cette soirée devait se dérouler lors du festival Paroles & Musiques pour marquer les 30 ans de l'événement. Elle n'a pu se tenir. Mais début octobre, la Nuit des Stéphanois aura bien lieu (si le virus ne fait pas trop des siennes). Concert unique mettant en lumière de jeunes talents locaux (les rappeurs Radikale Junkypop et An’Om x Vayn ainsi que la pop électro de Felower) et voir la reformation de quatre groupes ayant marqué l’histoire musicale récente de notre ville : Redbong, Arpad Flynn, Doorsfall et B R OAD WAY. Une soirée à ne pas manquer. La Nuit des Stéphanois, samedi 2 octobre dès 19h au Fil (Saint-Etienne)

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Un festival à pi-choré

Danse | Reporté pour cause de Covid, le festival Trax #7 aura finalement lieu en cette rentrée, dans différents lieux de Saint-Etienne. Ouverture au plus grand (...)

Cerise Rochet | Mardi 7 septembre 2021

Un festival à pi-choré

Reporté pour cause de Covid, le festival Trax #7 aura finalement lieu en cette rentrée, dans différents lieux de Saint-Etienne. Ouverture au plus grand nombre, soutien à la création émergente : cette année comme les précédentes, l’événement portera haut ses valeurs à travers différents temps forts dédiés à la danse contemporaine. Parmi eux, 2 spectacles de la compagnie stéphanoise Dyptik, un spectacle de la compagnie Racines Carrées, mais aussi un plateau partagé entre la compagnie Diving Leaf et Yohann Hebi Daher, un concours de création chorégraphique, et un masterclass. Festival Trax par la compagnie Dyptik, du 28 septembre au 2 octobre au stade Peyrard, à l’Usine, à la Comète, dans les studios Dyptik et au Parc Couriot à Saint-Etienne. Spectacles en plein-air gratuits.

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Terrenoire au bercail

MUSIQUES | Gamins, les jours sans école, ils arpentaient les petits sentiers du château de la Perrotière, avec l’élan insouciant des premières années de la vie. Ils y (...)

Cerise Rochet | Mercredi 25 août 2021

Terrenoire au bercail

Gamins, les jours sans école, ils arpentaient les petits sentiers du château de la Perrotière, avec l’élan insouciant des premières années de la vie. Ils y construisaient des cabanes, y faisaient des feux de bois, y tournaient des mini-films avec un caméscope à cassettes… Depuis, les deux frangins ont grandi, découvert l’immensité du monde musical, et fait de leur duo l’une des figures du renouveau stéphanois : fier de ses valeurs, de ses racines, mais néanmoins tourné vers l’avenir. L’ainé à l’écriture et au chant, le cadet derrière ses machines, sont tous deux devenus Terrenoire, empruntant au quartier de leur enfance ce nom qui brille aujourd’hui au milieu de ce qu’on appelle « nouvelle scène française ». Ces dernières années, les deux frères ont composé, beaucoup. Proposé leur musique sans genre ni code, par-delà le

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Tonton Flingueur

Ciné | Il avait 16 ans, lorsque, visionnant Touchez pas au Grisby, Eric Ravel a découvert tout le génie et le charisme du grand Lino Ventura. Dès lors, l’homme, (...)

Cerise Rochet | Mardi 7 septembre 2021

Tonton Flingueur

Il avait 16 ans, lorsque, visionnant Touchez pas au Grisby, Eric Ravel a découvert tout le génie et le charisme du grand Lino Ventura. Dès lors, l’homme, devenu depuis cordonnier à Saint-Chamond, s’est intéressé de près à l’acteur. Lisant les magazines dont les Unes lui étaient consacrées, dévorant tous les films dans lesquels il a joué. Il a ainsi accumulé, accumulé, tel un véritable passionné… Au point de constituer une véritable collection autour de cette figure marquante et populaire du cinéma français. Collection qu’il présentera en ce mois de septembre à Sorbiers, et notamment à l’occasion des Journées du Patrimoine. Samedi 18 septembre de 9h à 12h à Sorbiers Culture, 2 avenue Charles de Gaulle.

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Vroom vroom

Journées du Patrimoine | « De toutes les routes de France, d’Europe, Celle que j’préfère est celle qui conduit, En auto ou en auto-stop, Vers les rivages du Midi »… (...)

Cerise Rochet | Lundi 13 septembre 2021

Vroom vroom

« De toutes les routes de France, d’Europe, Celle que j’préfère est celle qui conduit, En auto ou en auto-stop, Vers les rivages du Midi »… Longtemps empruntée pour partir à la mer, joyeusement chantée par Charles Trenet en 1955, la Nationale 7 fait encore aujourd’hui voguer une douce mélancolie dans le cœur des nostalgiques. Dans le Roannais, des bénévoles de l’association Cars, Utilitaires et Compagnie a ainsi entrepris le projet fou de restaurer dans son état d’origine l’une de ses anciennes stations-services, laissée à l’abandon depuis sa fermeture en 1981. A découvrir lors de ces JedP, en même temps qu’une exposition de véhicules anciens. Dimanche 19 septembre à partir de 8h30, à l’entrée du Coteau, sur la Route Bleue (actuelle D207)

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Laurence Paris de retour dans la Loire

Nomination | Après plusieurs missions d’envergure dans le bassin de Bourg-en-Bresse (dont la direction du Musée du Revermont et la transformation de la cuivrerie de (...)

Niko Rodamel | Mardi 7 septembre 2021

Laurence Paris de retour dans la Loire

Après plusieurs missions d’envergure dans le bassin de Bourg-en-Bresse (dont la direction du Musée du Revermont et la transformation de la cuivrerie de Cerdon), Laurence Paris prenait le 22 juin dernier de nouvelles fonctions, au sein de l’agglomération Loire Forez. Précédemment chargée d’ingénierie culturelle pour le Département de l’Ain, elle succède à Benjamin Gurcel à la tête du Musée d’Allard de Montbrison, du Musée des Civilisations (Daniel Pouget) à Saint-Just Saint-Rambert ainsi que de l’écomusée d’Usson-en-Forez. D’origine stéphanoise, Laurence Paris avait commencé à travailler dans l’univers muséal dès 1993 au sein du Musée de la Mine, avant de passer deux années au Québec pour des recherches anthropologiques sur les Iroquoiens du Saint-Laurent. S’appuyant sur trois équipes indépendantes déjà très investies, la néo-Forézienne poursuivra plusieurs objectifs ambitieux : assurer la conservation des collections et poursuivre son inventaire (30000 objets au musée d’Allard et plus de 10000 au musée des civilisations), proposer un projet scientifique et culturel confortant l’identité et l’attractivité des différents sites. Un début de poste qui démarre sur les chapeaux de rou

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Avignon vs Saint-Étienne

Scènes | A l’invitation du maire de Saint-Etienne, Gaël Perdriau, une quinzaine de compagnies de théâtre se sont retrouvées en Avignon, pour le festival auquel quelques-unes d’entre elles prenaient part. L’occasion de dresser ensemble un état des lieux et de se projeter dans la nouvelle saison.

Niko Rodamel | Mardi 7 septembre 2021

Avignon vs Saint-Étienne

Depuis Jean Dasté, Saint-Étienne demeure une ville de théâtre, mais chaque été Avignon en est la Mecque incontestable. Après l’annulation du festival l’an passé, l’édition 2021 était pour les artistes celle de la résistance. Pour sa 75ème édition dans la cour d’honneur du Palais des Papes, la programmation officielle (45 pièces et 300 levés de rideau) intronisait notamment Tiago Rodrigues, lequel mettait en scène Isabelle Huppert dans La Cerisaie de Tchekhov et prendra la place d’Olivier Py en 2023 à la tête de l’institution. Côté OFF, les dédales de la cité papale accueillaient cette année pas moins de 1070 spectacles, joués par 752 compagnies françaises et 66 compagnies étrangères, présentés dans 116 lieux du 7 au 31 juillet. Des chiffres impressionnants, pourtant en légère baisse. Pour les compagnies stéphanoises, jouer en Avignon représente tout autant un passage obligé qu’une vitrine à ne pas négliger, avec son effet tremplin, son bouche-à-oreille et surtout la présence de très nombreux programmateurs venus faire leur marché pour plusieurs saisons à venir. Cet été, quelques-unes d’entre elles prenaient part au OFF, à l’image de l’ensemble Cappella Forens

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Une vie de reine

Règne | 3 moments de vie, pour 14 tableaux, qui mettent en scène le destin de la dernière et plus célèbre reine de France. De son arrivée à la cour à 14 ans, à l’échafaud qui (...)

Cerise Rochet | Mardi 7 septembre 2021

Une vie de reine

3 moments de vie, pour 14 tableaux, qui mettent en scène le destin de la dernière et plus célèbre reine de France. De son arrivée à la cour à 14 ans, à l’échafaud qui l’attend après la prise de la Bastille et l’envahissement de Versailles, Marie-Antoinette revit sous la houlette de Thierry Malandain et du ballet de Biarritz, toute en finesse, en toilettes et en éventails. S’appuyant sur trois symphonies de Haydn, appelées Le Matin, Le Midi et Le Soir, le chorégraphe révèle la joie de vivre, la frivolité, l’insouciance mais aussi le désespoir d’une femme délaissée par un mari peu aimant. Marie Antoinette, le 18 novembre à l’Opéra de Saint-Etienne

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L'envie d'avoir en vie

Monument | Elle avait tout pour être heureuse, mais rien ne va se passer comme elle l’imaginait. Fougueuse, pleine d’envies, sortant du couvent à 17 ans avec une (...)

Cerise Rochet | Mardi 7 septembre 2021

L'envie d'avoir en vie

Elle avait tout pour être heureuse, mais rien ne va se passer comme elle l’imaginait. Fougueuse, pleine d’envies, sortant du couvent à 17 ans avec une furieuse boulimie de vivre, Jeanne va connaitre un mari volage, un enfant en mauvaise santé, une autre mort-née, le deuil, la solitude, les difficultés financières… La tristesse et l’ennui. Cette vie, écrite par Maupassant, Clémentine Célarié, seule en scène, en fait un moment de théâtre exceptionnel, chargé d’émotion, teinté de romantisme… Bouleversant. Une Vie, le 3 décembre, salle Aristide Briand à Saint-Chamond

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No Game Over

Théâtre | Le jour, on oublie, on enfouit ses souvenirs et ses pensées, simplement pour continuer à vivre. Mais la nuit… Les mémoires ont des choses à dire. Quatre (...)

Cerise Rochet | Mardi 7 septembre 2021

No Game Over

Le jour, on oublie, on enfouit ses souvenirs et ses pensées, simplement pour continuer à vivre. Mais la nuit… Les mémoires ont des choses à dire. Quatre femmes, encore adolescentes à l’époque de la dictature de Pinochet, tentent de discerner le cauchemar de la réalité, en reconstituant l’histoire d’Estrella, leur ancienne camarade de classe, fille d’un gradé responsable du meurtre de trois militants communistes, elle-même victime d’un féminicide. Parce que l’Histoire n’est jamais linéaire, et que l’on bâtit l’avenir en rendant justice au passé. Space Invaders, le 12 octobre à la Passerelle de Saint-Just-Saint-Rambert

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Où es-tu ?

Quête | Elle est partie, c’est fini. Un jour, comme ça, elle a quitté son mari et ses enfants, s’en est allée ailleurs. Et nous, les spectateurs, on les regarde (...)

Cerise Rochet | Mardi 7 septembre 2021

Où es-tu ?

Elle est partie, c’est fini. Un jour, comme ça, elle a quitté son mari et ses enfants, s’en est allée ailleurs. Et nous, les spectateurs, on les regarde tous les trois continuer à vivre, tenter de former encore une famille un peu cassée, en proie aux doutes, en quête de réponses sur son absence. Ils prennent le petit déjeuner tous les trois, et puis, chacun vaque à ses occupations. Mais… Sont-ils vraiment là, ou seulement dans sa tête à elle ? Avec Je Reviens de Loin, mis en scène par Béatrice Bompas, Claudine Galea explore la force des liens familiaux, et le long chemin jusqu’à la résilience. Je Reviens de Loin, samedi 6 novembre au Sou de la Talaudière et mardi 9 novembre à La Buire à l’Horme

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Chienne d’époque

théâtre | Elle s’appelle Lola, elle a 8 ans et demi. Il s’appelle Thélonius, il est un chien sans collier, sans domicile, il chante et parle plusieurs langues. (...)

Cerise Rochet | Mardi 7 septembre 2021

Chienne d’époque

Elle s’appelle Lola, elle a 8 ans et demi. Il s’appelle Thélonius, il est un chien sans collier, sans domicile, il chante et parle plusieurs langues. Bientôt, Thélonius va courir un grand danger : une nouvelle loi vient d’être votée, et tous les chiens sans collier vont être expulsés… Peut-être la jeune Lola, gourmande de discussions et éprise de liberté, pourra-t-elle l’aider ? Avec sa mise en scène du texte de Serge Kribus, Zabou Breitman signe une pièce drôle, touchante, et pleine d’espoir quant à ce qui peut se passer lorsqu’on cherche à être ensemble plutôt que divisés. Thélonius et Lola, du 24 au 26 novembre à la Comédie de Saint-Etienne

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Enquête amoureuse

Adaptation | Une histoire d’amour homosexuelle, intense, sensuelle mais violente, dans la province des années 80. Une histoire racontée avec pudeur, nostalgie et (...)

Cerise Rochet | Mardi 7 septembre 2021

Enquête amoureuse

Une histoire d’amour homosexuelle, intense, sensuelle mais violente, dans la province des années 80. Une histoire racontée avec pudeur, nostalgie et mélancolie. Une histoire gardée secrète durant près de 30 ans, avant de devenir le roman le plus autobiographique de l’écrivain à succès Philippe Besson. Une histoire aujourd’hui adaptée à la scène par Angélique Clairand et Eric Massé, avec audace, justesse et brio. Un spectacle tout en émotions contenues, prêtes à nous exploser à la figure, à tout moment. Arrête avec tes mensonges, le 22 octobre à la Comédie de Saint-Etienne

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Tribu

Vent et percu | Pour servir son répertoire de compositions uniques, la saxophoniste allemande Nora Kamm (Francfortoise de naissance mais Lyonnaise (...)

Niko Rodamel | Mardi 7 septembre 2021

Tribu

Pour servir son répertoire de compositions uniques, la saxophoniste allemande Nora Kamm (Francfortoise de naissance mais Lyonnaise d’adoption) a réuni autour d’elle quatre musiciens hors pair. Innovant et fascinant, le quintet réussit ainsi l’osmose entre jazz et rythmes africains. Aux côtés de la leadeuse (saxophones, flûte, voix), nous retrouvons Cédric Duchemann (France) aux claviers, Ranto An’i Avo Rakotomalala (Madagascar) à la basse électrique, Dharil Esso (Cameroun) à la batterie et Inor Sotolongo (Cuba) aux percussions. Nora Kamm Triba, samedi 6 novembre à 20h, au Solar à Saint-Étienne

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Dub de chambre

Dub | Le dub n’a cessé d’envahir la planète, depuis ses balbutiements sur les sound systems jamaïcains à la fin des années 60, donnant naissance, trente ans plus (...)

Niko Rodamel | Mardi 7 septembre 2021

Dub de chambre

Le dub n’a cessé d’envahir la planète, depuis ses balbutiements sur les sound systems jamaïcains à la fin des années 60, donnant naissance, trente ans plus tard sur les scènes françaises, aux premiers lives stratosphériques joués sur des machines modernes. Depuis plus de vingt ans, Brain Damage s’emploie à donner sa version du genre en participant pleinement à son évolution, à grand renfort de fructueuses collaborations. Marquant une pause à la maison au beau milieu d’une tournée qui visite les six coins de l’hexagone, Martin Nathan propose un set taillé sur mesure pour découvrir en live son nouvel album, Brain Damage meets Big Youth. Brain Damage, Little Big sessions (masqué, assis et en petit comité), du vendredi 10 au dimanche 12 septembre à 18h30, au Fil à Saint-Étienne

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"La Terre des hommes" : La ferme !

ECRANS | Seule contre tous, une jeune agricultrice abusée et humiliée par ses “confrères“ trouve la force de lutter pour le rétablissement de ses droits. Plus qu’un me too ou un rape and revenge en milieu rural, Naël Marandin signe un grand film universel admirablement photographié et porté par des comédiens investis.

Vincent Raymond | Vendredi 27 août 2021

Un changement de génération se profile dans l’exploitation bourguignonne de Bernard : sa fille Constance s’apprête à reprendre l’élevage bovin avec son fiancé Bruno, en opérant une modernisation en accord avec les tendances du marché. L’entreprise étant en liquidation judiciaire, Constance compte sur le soutien de Sylvain, un ambitieux représentant agricole local. Mais celui-ci va profiter de son ascendant pour abuser d’elle. Rongée par la culpabilité du viol qu’elle a subi et craignant de fragiliser son projet, la jeune femme commence par se taire. Avant de déballer la vérité… et d’en subir les conséquences. Si l’affiche d’un film est une promesse, celle de La Terre des hommes hisse la barre fort haut, avec sa distribution de prestige et la beauté lumineuse (sans maniérisme esthétisant) de son visuel. Le film s’avère à l’avenant, dans une vision contemporaine du monde paysan — c’est-à-dire dépoussiérée des clichés de catalogue à la Jean Sagols —, traitant de problématiques concrètes de celles et ceux qui nourrissent le monde, sans pour autant se priver de le faire avec une élégance formell

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Ludivine Ducrot : « Faire du Fil un véritable lieu de vie et pas seulement un lieu de diffusion »

Grand entretien | Elle a pris ses nouvelles fonctions le 1er septembre. Ludivine Ducrot est la nouvelle directrice du Fil, la salle de musiques actuelles de Saint-Etienne, après le départ de Thierry Pilat pour Lyon et la Halle Tony Garnier. Née en Haute-Savoie, cette acharnée de travail connaît déjà bien le Fil et ses équipes. Elle aura la difficile tâche de faire revenir le public dans la salle stéphanoise tout en essayant d'attirer encore plus de curieux.

Nicolas Bros | Mardi 7 septembre 2021

Ludivine Ducrot : « Faire du Fil un véritable lieu de vie et pas seulement un lieu de diffusion »

Quel est votre parcours professionnel ? Je suis originaire du village d’Habère-Poche en Haute-Savoie et j’ai 41 ans. J’ai fait mes études supérieures en sociologie à Chambéry et info-com Lyon. Pendant mes études à Lyon, j’ai fait un stage de 6 mois à la Nacre, l’agence régionale du spectacle vivant puis au Toboggan à Décines-Charpieu dans le Rhône. J’ai ensuite enchaîné les expériences dans des structures de production dans la coordination puis j’ai travaillé au Centre de musique traditionnelle à Saint-Fons, à la Biennale du Fort de Bron, etc. En 2010, je suis revenue à la Nacre en tant que conseillère juridique pendant huit ans. Enfin, en 2018, j’ai pris la direction de Grand Bureau, le réseau régional des musiques actuelles. Le défi était relevé car il fallait structurer ce dernier. Puis avec l’arrivée du Covid, il a fallu être proche des différents acteurs du secteur et des pouvoirs publics. Parallèlement, depuis que j’ai 14 ans, j’interviens pour le festival Rock’n’Poche dans mon village. Bénévole jusqu’en 2005, j’ai travaillé ensuite à mi-temps pour cet événement, à la coordination puis la direction. Avec votre arrivée au Fil, al

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Baltique blues

Blues | Le Hall Blues Club de Pélussin est de ces lieux associatifs qui, bravant les tempêtes, parviennent à maintenir une programmation aussi riche que régulière, à (...)

Niko Rodamel | Mardi 7 septembre 2021

Baltique blues

Le Hall Blues Club de Pélussin est de ces lieux associatifs qui, bravant les tempêtes, parviennent à maintenir une programmation aussi riche que régulière, à raison d’un concert par semaine. Respect. Notre coup de cœur se porte sur le bluesman suédois Patrik Jansson. Chanteur, guitariste, compositeur et producteur, l’artiste a acquis une solide expérience, en studio comme en live : malgré plusieurs changements de line-up au sein du groupe, Patrik Jansson Band a enregistré quatre albums et bouclé plusieurs tournées européennes en dix années à peine. Patrik Jansson Band, dimanche 21 novembre à 17h au Hall Blues Club à Pélussin

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Septet

Jazz | Saxophoniste, clarinettiste, subtil arrangeur et fin compositeur au sein de nombreuses formations, Vincent Périer poursuit une brillante carrière sur la (...)

Niko Rodamel | Mardi 7 septembre 2021

Septet

Saxophoniste, clarinettiste, subtil arrangeur et fin compositeur au sein de nombreuses formations, Vincent Périer poursuit une brillante carrière sur la scène jazz actuelle mais également dans d’autres univers. C’est sans doute avec son septet que le Lyonnais livre le meilleur de lui-même, comme en témoigne le premier album du groupe, Les yeux qui brillent, dont le son, comme le propos puisent dans toute l’histoire du jazz et des musiques noires américaines. Le saxophoniste s’est entouré ici de musiciens de haut vol et de l’envoûtante Célia Kaméni au chant. Vincent Périer 7tet feat. Célia Kaméni, jeudi 21 octobre à 20h30 au Sou à La Talaudière, dans le cadre du festival Rhino Jazz(s)

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100 mètres brass

Jazz | Qui n’est pas tombé sur cette étonnante vidéo (réalisée par Julien Heurtier), tournée sur le toit de l’Unité d’Habitation Le Corbusier à Firminy ? Dans les pas (...)

Niko Rodamel | Mardi 7 septembre 2021

100 mètres brass

Qui n’est pas tombé sur cette étonnante vidéo (réalisée par Julien Heurtier), tournée sur le toit de l’Unité d’Habitation Le Corbusier à Firminy ? Dans les pas du groupe allemand MEUTE, Melotronic est un croustillant marching brass band composé de huit instrumentistes lyonnais et stéphanois. Entre jazz et techno-house, ici ce sont les musiciens qui se substituent aux machines ! Sous la houlette de Matthieu Notargiacomo (sax) et de Xavier Savin (grosse caisse), les cinq cuivres et trois percussionnistes dynamitent l’esprit même de la fanfare de rue. Jouissif. Melotronic, samedi 2 octobre à 20h30, Château du Rozier à Feurs, dans le cadre du Rhino Jazz(s) festival

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True colors

Toiles | Nous avions découvert avec bonheur le travail très personnel du peintre Nicolas Chapelle avec sa série Motel 155, à la fin de l’année 2019, sur les cimaises de (...)

Niko Rodamel | Mardi 7 septembre 2021

True colors

Nous avions découvert avec bonheur le travail très personnel du peintre Nicolas Chapelle avec sa série Motel 155, à la fin de l’année 2019, sur les cimaises de la galerie lyonnaise VingtCinq Capucins. Des toiles évoquant les intérieurs colorés d’appartements ou d’hôtels, des routes jalonnées de stations-service, çà et là des palmiers, une planche de surf appuyée au mur d’une boutique et des bords de mer où des chiens s’observent de loin… Une invitation au voyage, sur un coup de tête, en forme de road movie sous un soleil de plomb. Nicolas Chapelle, du 23 octobre au 27 novembre à L’Assaut de la menuiserie à Saint-Étienne

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Nature

Arts visuels | Puisant son inspiration dans la nature qui l’entoure, l’illustrateur Romain Lubière allie techniques traditionnelles (crayon ou aquarelle) et (...)

Niko Rodamel | Mardi 7 septembre 2021

Nature

Puisant son inspiration dans la nature qui l’entoure, l’illustrateur Romain Lubière allie techniques traditionnelles (crayon ou aquarelle) et outils numériques. Formé à l’École des Beaux Arts de Saint-Étienne, il explore les thèmes récurrents du voyage ou de la relation qui lie l’humain aux éléments naturels. Une fleur, un caillou, une couleur, une lumière, un détail insignifiant peuvent être le point de départ d’un projet. Les illustrations de Romain Lubière parlent aux enfants autant qu’aux adultes, laissant à chacun sa part d’interprétation. Romain Lubière, du 16 octobre au 19 novembre au Théâtre du Parc à Andrézieux-Bouthéon

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Binôme

Matière | Questionnant l'avenir des objets industriels, le duo de plasticiens Florian Pugnaire & David Raffini fait des éléments qu’il met en scène les (...)

Niko Rodamel | Mardi 7 septembre 2021

Binôme

Questionnant l'avenir des objets industriels, le duo de plasticiens Florian Pugnaire & David Raffini fait des éléments qu’il met en scène les personnages d'une action dans laquelle l'autodestruction le dispute à l'élan vital. Squelettes d'un temps en décomposition, les décombres deviennent objets d’exposition, errant entre réalité et fiction, matière et illustration, imaginaire et documentation. Dans leurs installations, Pugnaire et Raffini jouent avec les matériaux et la lumière qui les traverse, flirtant parfois avec des effets cinématographiques. Florian Pugnaire & David Raffini, du 16 décembre au 26 février, galerie Ceysson & Bénétière à Saint-Étienne

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"Baby Boss 2" : une affaire de famille : À l'école du pire

ECRANS | Plusieurs années après leurs précédentes aventures, Tim et Ted Templeton sont devenus adultes et se sont éloignés l’un de l’autre. Ted est très riche, Tim a fondé (...)

Vincent Raymond | Vendredi 27 août 2021

Plusieurs années après leurs précédentes aventures, Tim et Ted Templeton sont devenus adultes et se sont éloignés l’un de l’autre. Ted est très riche, Tim a fondé une famille s’occupe de ses deux filles. Ce qu’il ignore, c’est que sa benjamine est une nouvelle Baby Boss et qu’elle va retransformer Tim et Ted en enfants pour 48h afin d’infiltrer l'école du mystérieux Dr Armstrong… Face à cette Affaire de famille… on ne peut lier l’évident lien de parenté entre les bébés agents secrets investissant l’école du professeur fou Armstrong et la troupe de pingouins déglingués de Madagascar : ils sortent du même esprits fantasque et féru d’absurdité, celui de Tom McGrath. Mais poussons un peu. Racontant une histoire d’adultes ayant oublié le monde merveilleux de leur enfance en accédant à celui des grandes personnes ; montrant un savant fou perturbé par ses jeunes années, voulant contrôler le monde et le laisser aux mains d’enfants, Baby Boss 2 aurait pu être un Disney (entre Peter Pan, Mary Poppins et Winnie l

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"Les Fantasmes" : Six couples en quête d’ardeur

ECRANS | Faut-il mettre du piment ou du sel sur sa vie de couple ? Et comment faire son conjoint ne partage pas les mêmes goûts ? Les frères Foenkinos s’attaquent à la drôle de cuisine des fantasmes amoureux dans un film à sketches où les uns mitonnent, les autres mythonnent…

Vincent Raymond | Lundi 16 août 2021

Six histoires où les relations amoureuses répondent à des impératifs différents de la “norme“ car l’un des partenaires (ou les deux) vit sa passion en assouvissant un jeu de rôle sexuel. Six sketches autour de fantasmes, de ce qu’ils provoquent au sein d’un ménage, mais aussi à l’extérieur… Rêve ou pulsion, le fantasme tient à la fois de l’idéal, de l’interdit ou de la transgression possible dont on ne sait jamais s’il faut, si l’on doit, la conserver comme une ligne d’horizon infranchissable ou bien l’assouvir. Parfait Janus, sa capiteuse ambiguïté le rattache autant à la séduction érotique mutuelle qu’à des formes de perversions inquiétantes qu’on n’aimerait pas croiser le soir dans une rue déserte. Bref, il est doté d’un spectre large et affriolant lui permettant d’être attaqué par la face nord du drame et de la perversion sinistre comme celle, plus légère, de la comédie ludique. Si telle est l’option retenue par les frères Foenkinos, ceux-ci ne se privent cependant jamais de recourir à l’humour noir-grinçant. L’on croise ainsi des personnages tendres et maladroits comme dans La Délicatesse

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Le Silence est d'or

Classique | "Silences épanouis" est la thématique choisie par Geneviève Dumas pour sa biennale de musique contemporaine Festyvocal. Elle mettra à l'honneur les élèves (...)

Alain Koenig | Mardi 7 septembre 2021

Le Silence est d'or

"Silences épanouis" est la thématique choisie par Geneviève Dumas pour sa biennale de musique contemporaine Festyvocal. Elle mettra à l'honneur les élèves de composition du Conservatoire Massenet: Emmanuelle Da Costa, Xavier Fontanier, Julien Gaudin ou Pablo Villebrun, et d'autres, issus d'horizons plus lointains: Thomas Nguyen, Hana Do ou Raphaël Terreau. De Londres, Madrid ou Firminy, l'interprète, tout comme l'auditeur, gagnera sa coquille Saint-Jacques en l’Église Saint-Pierre de Firminy. Il y recevra un peu de chaleur humaine, si caractéristique de cette étrange acoustique. Festyvocal, biennale de musique vocale contemporaine, du 6 au 14 novembre 2021, au site Le Corbusier de Firminy et au pôle culturel Miguel Estrella à Firminy

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Tutus et Tubas

Tchaïkovsky | Les grands ballets de Tchaïkovski, trop souvent associés à une rhétorique musicale ou chorégraphique un brin surannée, font l'objet d'un « ravalement (...)

Alain Koenig | Mardi 7 septembre 2021

Tutus et Tubas

Les grands ballets de Tchaïkovski, trop souvent associés à une rhétorique musicale ou chorégraphique un brin surannée, font l'objet d'un « ravalement complet » à l'Opéra de Saint-Étienne. Casse-Noisette, tout d'abord, dont la version « revisitée » par Duke Ellington et le Big Band du Conservatoire, entrera en compétition avec la version symphonique de la célèbre suite. Enfin, Le Lac des Cygnes, littéralement « réincarné» par le chorégraphe le plus génial de notre époque, Angelin Preljocaj. Un éblouissement. Pas de deux, par l'Orchestre Symphonique de Saint-Etienne-Loire et The Nutcracker par le Big Band du Conservatoire Massenet, le 30 novembre à 20h à l'Opéra de Saint-Etienne ; Le Lac des Cygnes de Piotr-Ilyitch Tchaïkovsky, chorégraphie de Angelin Preljocaj, le 5 février à 20h à l' Opéra de Saint-Etienne,

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Elle s'appelait Concepción…

MUSIQUES | Injustement négligé par la postérité, La Vierge, oratorio très inspiré de Jules Massenet, retrouve sur la Colline Villeboeuf, sa poussée ascensionnelle vers (...)

Alain Koenig | Mardi 7 septembre 2021

Elle s'appelait Concepción…

Injustement négligé par la postérité, La Vierge, oratorio très inspiré de Jules Massenet, retrouve sur la Colline Villeboeuf, sa poussée ascensionnelle vers l'extase. Le Dernier sommeil de la Vierge reste une des plus belles pages du maître, inspirant les plus grandes voix de l'art lyrique, de Janine Micheau à Monserrat Caballé, ou plus récemment, Véronique Gens. Massenet administre, encore et toujours, l'éblouissante démonstration de son sens de la fresque et de la profonde spiritualité du sentiment humain. La Vierge, oratorio de Jules Massenet, vendredi 1er octobre à 20h à l'Opéra de Saint-Etienne

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“Titane” de Julia Ducournau : Au lit, motors !

Palme d'Or 2021 | Une carrosserie parfaitement lustrée et polie, un moteur qui rugit mais atteint trop vite sa vitesse de croisière pépère… En apparence du même métal que son premier et précédent long métrage, Grave, le nouveau film de Julia Ducourneau semble effrayé d’affronter la rationalité et convoque le fantastique en vain. Dommage.

Vincent Raymond | Jeudi 15 juillet 2021

“Titane” de Julia Ducournau : Au lit, motors !

Victime enfant d’un accident de voiture dont elle a été la cause, Alexia vit depuis avec une plaque de titane dans le crâne. Devenue danseuse, elle se livre en parallèle des meurtres affolant le sud de la France et “s’accouple” avec une voiture. Pour se faire oublier près une soirée très sanglante, Alexia endosse l’identité d’Adrien, un adolescent disparu depuis dix ans. Son père, un commandant de pompiers détruit, va cependant reconnaître ce “fils” prodigue et l’accueillir… Programmé par la Semaine de Critique en 2016, le sympathique Grave avait instantanément transformé Julia Ducourneau, dès son premier long métrage, en nouvelle figure de la hype cinématographique française. Sans doute les festivaliers, déjà peu coutumiers des œuvres se revendiquant d’un “autre cinéma” louchant vers le fantastico-gore, la série B et les séances de minuit, avaient-il été titillés par le fait que ce film soit signé non pas par l’un des olibrius vaguement inquiétants fréquentant les marches du Palais (Gaspar Noé, Lars von Trier, NWR, Mandico…) mais par une jeune réalisatrice présentant bien. Le peup

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“Kaamelott – Premier Volet“ de et avec Alexandre Astier : Le Retour du Roi

ECRANS | À la fois prologue et poursuite de la série télévisée, film d’épée et de fantasy, épopée dramatique teintée de notes burlesques et d’éclats symphoniques, Kaamelott – Premier Volet marque le retour attendu de l’inclassable saga arthurienne comme celui du réalisateur Alexandre Astier. Une concrétisation artistique ouvrant sur une prometteuse trilogie.

Vincent Raymond | Jeudi 15 juillet 2021

“Kaamelott – Premier Volet“ de et avec Alexandre Astier : Le Retour du Roi

Deux tailles, deux ambiances… La porosité est faible entre le petit et le grand écran. S’il arrive qu’un succès au cinéma trouve des prolongations en feuilletonnant à la télévision en version longue des sagas (Le Parrain, Jean de Florette/Manon des Sources) ou en donnant naissance à une déclinaison/spin off (M*A*S*H, Fame, L’Arme Fatale, Star Wars : Clone Wars, The Mandalorian…), plus rares sont les séries TV à atteindre les salles. Et encore : sous forme de reboot semi-nostagique, comme en témoignent Chapeau melon et bottes de cuir (1998), The Wild Wild West (1999), Starsky et Hutch (2004) ou The Man from U.N.C.L.E. (2015). Rares exceptions à ce jour, Espace détente (long métrage autour de Caméra café, 2005), Sex and the City (2008) ou Downtown Abbey (2019) ont poursuivi dans la foulée de leur diffusi

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