15 événements programmés

Tricky

(Musique Electronique)

Apparu pour la première fois en tant que MC sur le premier album de Massive Attack, Tricky est reconnu comme un membre fondateur de la scène trip hop de Bristol. Le voici maintenant sur la scène du Radiant-Bellevue, plus de trente ans après ses débuts.

Notre avis : Issu des marges de Bristol, nourri des sound systems, des fractures familiales et des nuits enfumées forgeant une voix chuchotée et tenue au bord de la rupture, Tricky a transfiguré le trip-hop en un art d'ombres et de vertiges. Entre mémoire heurtée et visions obliques, sa musique demeure constamment comme un territoire hanté, donnant lieu à des live redessinant chaque soir ses propres fantômes. Avertissement nécessaire : assister à ce concert, c'est accepter l'inattendu.

Moguiz

(Humour & Café Théâtre)

Dans Coucou. En quelques mois, Moguiz est devenu un phénomène sur les réseaux sociaux grâce à sa galerie de personnages qu’il improvise et interprète avec une acuité aiguisée. À partir d'octobre 2025, il entame une tournée française pour faire vivre ses personnages les plus emblématiques sur scène.

Notre avis : Véritable sensation du web avec ses petites pastilles à perruques volontairement mal fagotées, Moguiz, plus d'un million de followers sur Instagram, est monté sur scène en début d'année dans un spectacle baptisé Coucou dont les premiers mois de représentations parisiennes ont affiché complet en un rien de temps. Le résultat est bancal, parfois hilarant, parfois poussif, mais en plein dans le style atypique de ce comique qui cherche davantage l'univers que la vanne pour la vanne.

La prochaine fois que tu mordras la poussière

(Théâtre)

D’après Panayotis Pascot, mise en scène de Paul Pascot. Dans le miroir d’une salle d’attente d’hôpital, face à son fils, un père apparaît et disparaît. Des deux, on ne sait pas qui sera le prochain à mordre la poussière.

Notre avis : Du roman à succès La Prochaine fois que tu mordras la poussière de son frère Panayotis Pascot, le metteur en scène Paul Pascot a sorti des passages saillants sur le rapport compliqué du jeune humoriste à son père. Dans une scénographie polymorphe, il a placé son comédien principal (Vassili Schneider à la création, Roméo Mariani pour la tournée) au centre de l'attention, le père (Yann Pradal) étant une présence presque fantomatique habilement convoquée, pour un spectacle subtil et émouvant.

Karim Duval

(Humour & Café Théâtre)

Dans Entropie. Spectacle de la maturité pour Karim Duval, qui compte bien affirmer son style, à travers une observation de notre société, ses incertitudes, ses fractures, ainsi que les grandes thématiques de notre époque : travail, écologie, éducation... le tout mis en valeur par son auto-dérision et son sens de l'improvisation.

Notre avis : L'être humain brûle de l'énergie pour, dès qu'il a du temps, scroller sur son téléphone : voilà qui laisse pantois Karim Duval, qui a fait de ce constat (et d'autres) le cœur de son nouveau spectacle. Sur scène, l'humoriste n'est jamais autant savoureux que quand il pointe les incohérences et autres aspects ridicules de notre monde toujours plus rapide mais toujours plus vain.

Le Cercle des poètes disparus

(Théâtre)

Mise en scène d’Olivier Solivérès, 2h. Première adaptation en France du film de Peter Weir, reprenant l'histoire de John Keating, professeur de littérature anglaise qui va pousser ses jeunes élèves à s’ouvrir à la vie, loin du carcan des conventions qu’incarne leur établissement.

Notre avis : Quand un film culte passe à la scène sans autre but que de raconter une fois de plus l'histoire, la circonspection peut-être de mise : que va apporter cette nouvelle version ? Dans le cas du Cercle des poètes disparus, film de Peter Weir sorti en 1989 avec Robin Williams dans le rôle d'un professeur de littérature tout sauf conventionnel, la réponse est : une savoureuse vivification ! Ce récit d'émancipation prend vie et corps sur le plateau avec justesse, grâce notamment à Stéphane Freiss dans le rôle-titre et à tout une série de jeunes comédiens épatants de fougue en guise d'élèves. Rien de révolutionnaire, certes, mais quel plaisir communicatif.

Scènes de la vie conjugale

(Théâtre)

D'après Ingmar Bergman, mise en scène de Christophe Perton. En 1973, Ingmar Bergman crée pour la télévision Scènes de la vie conjugale, un récit en six épisodes disséquant au scalpel la relation de Marianne et Johan, un couple modèle de la classe moyenne fondé sur les conventions bourgeoises de l’amour. Cette année, Christophe Perton réadapte cette histoire avec un texte inédit.

Constance

(Humour & Café Théâtre)

Dans Inconstance. Dans ce sixième spectacle, Constance revient avec un nouvel ensemble de personnages aussi bien drôles que bouleversants. Elle y raconte notamment comment elle a dû réapprendre à vivre après une période difficile émotionnellement.

Notre avis : « J'ai longtemps cru que j'étais invincible. Jusqu'à ce que je me prenne les pieds dans mes émotions et dans ma vie. Et quand tout a éclaté autour, et à l'intérieur de moi, j'ai dû réapprendre à vivre. Bien heureusement, ma fidèle plume et mon petit esprit facétieux ne m'ont jamais abandonnée. » Elle avait tout pour réussir (les tournées, l'exposition médiatique, le succès...) et pourtant elle n'a pas tenu. En mettant en avant dans Inconstance, son sixième spectacle, la lourde dépression qu'elle a subie, l'humoriste Constance bouleverse autant qu'elle fait rire. Du grand art.

Cyrano de Bergerac

(Théâtre)

D'après Edmond Rostand, mise en scène d'Anne Kessler et Maïa Godin Hadji-Lazaro, 2h. Revisitée par Anne Kessler et interprétée par une troupe de quatorze comédiens, l'histoire d'Edmond Rostand met en scène un Cyrano vulnérable, qui confine à l’absurde, dans une mise en scène apportant de nouveaux éléments à l’œuvre du poète, la transformant en une tragédie classique où le destin joue un rôle capital.

Du charbon dans les veines

(Théâtre)

Texte et mise en scène de Jean-Philippe Daguerre, 1h20. 1958, dans le nord de la France. À Noeux-Les-Mines, petite ville minière, Pierre et Vlad sont les meilleurs amis du monde.Ils passent leur temps à la mine, en élevant des pigeons-voyageurs et en jouant de l’accordéon dans l’orchestre local. Mais, quand la jolie Leila vient jouer de l’accordéon dans l’orchestre, leur monde ne sera plus le même.

Camille Chamoux

(Humour & Café Théâtre)

Dans Ça va ça va. Pendant longtemps, Camille Chamoux s'est considérée comme immortelle : elle a ingéré du glutamate, de l'aspartame, du nitrite de sodium... Puis, soudain, ses groupes WhatsApp ont commencé à parler de médicaments contre la polyarthrite précoce. La santé est arrivée dans sa vie, et elle a décidé d'en faire un spectacle.

Notre avis : Ça va ça va, assure l'actrice et humoriste Camille Chamoux dans un quatrième seule-en-scène autocentré pour la bonne cause : celle de faire rire de son quotidien de « quadra occidentale » pour « collectivement oublier qu'on va tous crever comme des merdes ». Où il est question de santé mentale et physique, de mort, du couple, des gosses ou encore des groupes WhatsApp. Rien de très original, certes, mais on ne peut plus efficace.

Paul Taylor

(Humour & Café Théâtre)

Dans F*** me I'm French. Dix ans après être monté sur les planches pour son premier spectacle, Paul Taylor est de retour avec un quatrième opus se focalisant sur son expérience en tant que Britannique expatrié en France.

Yoa

(Rock & Pop)

Un an après la sortie de son premier album La favorite, Yoa s'invite au Radiant-Bellevue pour une démonstration de sa pop aux pulsations électro, servant de berceau à des paroles abordant les thèmes des chagrins d’amitié, des violences sexuelles, de la santé mentale, de l'amour et de l'hétéronormativité.

Bernard Werber

(Spectacles Divers)

Dans Voyage intérieur. L'écrivain Bernard Werber, accompagné de la harpiste Vanessa Francœur, monte sur scène pour guider le public à travers cinq méditations crées pour apprendre à mieux se connaître, se rappeler de ce que l'on a été et découvrir ce que l'on va devenir.

Julien Lieb

(Chanson)

Révélé il y a trois ans lors de la onzième saison de la Star Academy, Julien Lieb monte cette année en solo sur la scène du Radiant Bellevue avec son répertoire polyvalent et multigénérationnel inspirè du cinéma.

Redouane Bougheraba

(Humour & Café Théâtre)

Dans Mon premier spectacle. Après avoir écumé la France, l’Europe et les autres continents avec son spectacle On m’appelle Marseille, Redouane Bougheraba est de retour avec un nouveau one-man-show dans lequel il explique son parcours, sa réalité et ses rencontres improbables à travers une foule d'anecdotes et une touche d'impro.