Peinture & Dessin : événements à venir

Carole Gourrat

Inspirée autant par la peinture ancienne que par l’art décoratif, Carole Gourrat explore la couleur, la matière et le détail pour créer des œuvres à la fois délicates et puissantes. Chaque toile est une invitation à la contemplation et à la rêverie, offrant un voyage immersif dans un monde de beauté fragile et mystérieuse.

Jules Berthonnet

Vernissage le 13 novembre à 18h. En bleu sur blanc, Jules Berthonnet dépeint dans sa nouvelle exposition Songes de Cobalt des objets et personnages loufoques.

Notre avis : Les dessins de Jules Berthonnet semblent capter le réel par un angle oblique, là où les formes cessent d'obéir et glissent vers une étrangeté assumée. À distance, on croit reconnaître les silhouettes des sculptures modernistes qui ont marqué nos espaces publics. Mais à mesure qu'on s'approche, l'image se déplace, se contredit, s'excède. Les figures se recomposent selon une logique interne débordée, mêlant rigueur du trait et débordement fantasque. De cette friction naît un espace instable où la perception vacille, un dessin imposant des inflexions au regard et déplaçant la réalité.

Alain Pouillet

Vernissage le 17 septembre à partir de 18h. Il y a cinquante ans, Alain Pouillet créait sa première œuvre. Un demi-siècle plus tard, la galerie Françoise Besson organise une exposition pour fêter cet anniversaire, entre peinture, gravure, et dessin.

Notre avis : La peinture d'Alain Pouillet naît d'une urgence, non d'un projet, car l'artiste ne compose pas : il délivre. Ses visions, nécessaires, s'imposent comme des éclats de réel arrachés à l'invisible. Son "réalisme fantastique" ne relève pas du rêve mais d'une intensification du monde : ici la matière pense, la lumière palpite, et tout devient signe. Chaque toile est, de son propre aveu, un geste qui répare quelque chose, en lui, en nous. L'acte de peindre agit de ce fait comme un geste curatif : la douleur se transmue en regard, le visible en guérison.

Éric Gouttard

Vernissage le 9 janvier de 18h à 21h. Actif dans la peinture depuis les années 1990, Éric Gouttard recouvre ses toiles de paysages ruraux, de natures mortes et d'(auto)portraits.

Connivence

Vernissage les 30 et 31 janvier à partir de 17h. Pour clore le mois de janvier en beauté et débuter février du bon pied, la galerie 41 accueille une double exposition des sculptures de Marie Rose Gutleben et des peintures de Joëlle Vulliez Matringe, accompagnées des œuvres sur papier d’Alexandre Hollan et Jean-Pierre Schneider.

Éric Lacombe

Vernissage le 8 janvier à partir de 18h, décrochage le 5 février à partir de 18h. Dans la craie et l’ombre, Éric Lacombe déplie la mémoire des corps en explorant des territoires fragiles où le vivant se dissout dans la mécanique du monde, à la croisée du dessin anatomique et du rêve.

Notre avis : Le retour d'Éric Lacombe à la galerie est l'occasion imprescriptible de découvrir son nouveau corpus de dessins et œuvres mixtes où le corps, l'animal et le paysage deviennent champs d'expérimentation. À travers un travail procédant d'une exploration méthodique, lignes, tracés et fragments anatomiques s'organisent selon une logique quasi scientifique, aussitôt troublée par l'irruption du trouble et de l'indéterminé. Entre relevé objectif et glissement poétique, Lacombe confronte la rigueur du schéma à l'opacité du vivant, sans jamais dissiper entièrement son mystère.

Cécilia Philippe

Vernissage le 29 novembre de 16h à 20h. Dans sa nouvelle exposition Les arpents du paradis, Cécilia Philippe invite à déambuler, contempler mais aussi réfléchir à l’histoire du jardin occidental, espace de domination de la nature, de spiritualité et de création dont la beauté se heurte à sa propre artificialité.

Notre avis : S'appropriant le quadrant d'exposition au pied de la Tour panoramique conçue par François-Régis Cottin, l'artiste dijonnaise Cécilia Philippe déploie un dispositif à la fois évocateur et immersif. Scandé par la répétition du motif de l'iris, le parcours est un véritable maillage où gouaches, petites sculptures raméiformes et treillis jardiniers suggèrent des liens entre nature et culture, art et philosophie, désir et remémoration. S'il est des jardins où l'on marche comme dans un poème, cette exposition se traverse comme une expérience de méditation et de vie.

Natures mortes, éclats du quotidien

Jusqu'au mois de février, la fondation Renaud, située au cœur du fort de Vaise, propose une exposition collective dédiée à la nature morte, composée exclusivement d’œuvres issues de ses collections. Tour à tour, des pièces d’Alice Gaillard, Joannes Veimberg, Alain Pouillet et Henri Ughetto recouvriront les murs du fort pour inviter à redécouvrir la poésie des objets du quotidien et la beauté silencieuse des formes et des matières.

William Bouguereau et les lyonnais

À l’occasion du bicentenaire de sa naissance, la Tomaselli Collection rend hommage à William Bouguereau à travers une exposition qui explorera ses relations avec les artistes lyonnais. Grâce à de nombreux prêts, l’exposition dévoilera des études peintes, des dessins préparatoires et des esquisses inédites retraçant l’ensemble de sa carrière, oubliée du grand public.

Notre avis : Défini par Charles Vendryes comme « l'un des plus renommés et des plus habiles représentants de l'école idéaliste », William Bouguereau incarne cette figure d'artiste célébré de son vivant, mais tombé dans l'ombre après sa disparition. Si près de 90 % de son œuvre a gagné les États-Unis, sa redécouverte tardive a nourri bien des regrets, partiellement apaisés par l'ouverture d'une salle au musée d'Orsay en 2010. L'exposition offre l'occasion d'explorer des pièces méconnues, des études préparatoires rarement montrées, et de mesurer son écho dans la production lyonnaise de ses contemporains.

Flora Castiglia

Initiée à l’art par sa mère, également artiste, Flora Castiglia crée sur ses toiles des compositions tantôt florales, tantôt paysagistes, le tout porté par un style minimaliste et quelques références à des classiques de l'art. La voici de retour à la galerie Masurel pour sa troisième exposition en ses murs.

L'écho des couleurs

Vernissage le 14 janvier à 18h30. Cette année encore, les artistes de la Maison des arts poseront leurs toiles à la Ferme du Vinatier le temps d’une exposition regroupant une sélection d’œuvres réalisées dans son atelier.

Samuel Erard

Vernissage le 6 février de 18h à 21h. Spécialiste du paysage, Samuel Erard crée des œuvres en clair-obscur aux couleurs sobres, inspiré de Rembrandt, Vermeer et Corot, qui l'inspirent depuis son adolescence.

Étretat, par-delà les falaises. Courbet, Monet, Matisse

Découvert dans les années 1820 par les artistes romantiques, la côte d'Étretat, avec ses falaises et ses portes taillées dans la craie, a été la source d'inspiration de nombreux peintres comme Claude Monet, Henri Matisse ou Gustave Courbet. Aujourd'hui fragilisé à cause du surtourisme, ce site est mis à l'honneur dans la nouvelle exposition du Musée des Beaux-Arts.

Notre avis : Retraçant la construction du mythe d'Étretat, village de pêcheurs de la côte d'Albâtre devenu au XIXᵉ siècle un haut lieu artistique, l'exposition conçue en collaboration avec le Städel Museum de Francfort-sur-le-Main, s'annonce comme un des événements majeurs de la fin de l'année. Les falaises se dressant face à la mer incarnent non pas un motif, mais l'aiguillon d'une réflexion picturale, photographique et littéraire où la lutte avec le visible se renouvelle et se dramatise.

Africa Universe

La galerie Manifesta accueille la galerie Primo Marella pour une exposition collective dédiée à l’art contemporain africain, regroupant les artistes Abdoulaye Konaté, Joël Andrianomearisoa, Hako Hankson, Godwin Champs, Namuyimba, Arim Andrew, Samuel Nnorom, Troy Makaza.

Sako Yachiyo

Depuis plusieurs décennies, Sako Yachiyo explore divers médiums dans son œuvre, de la peinture à l’huile à l'aquarelle en passant par la gravure et la sculpture. Aujourd’hui, son médium de prédilection reste le dessin à l’encre sur des feuilles de papier de riz qu'elle maroufle sur toile, sur lesquelles elle fait référence aux vénus paléolithiques, à l'architecture médiévale et au fauvisme.

Charles Malle

Pour commencer l'année en beauté, la galerie Estades propose la plus grande exposition des toiles de l'artiste depuis sa disparition en 2023, l'occasion de (re)découvrir ses huiles et pastels représentant des paysages parisiens et normands transcendant ses propres souvenirs d’enfance pour offrir une vision du monde empreinte de douceur et de poésie.

Zenith

Regroupant les artistes Claire Borde, Laure Cambie, Numa Droz, Marie-Agnès Gachet-Mauroz, Geneviève Garcia-Gallo, Marine Joatton, Clément Montolio, Alain Pouillet, Denis Prieur, Xiaojun Song et Kejing Song, la nouvelle exposition de la galerie Besson se place sous le thème du zénith ou de l'apogée, qui résonne avec l’art comme un point inatteignable, mais qui peut également se traduire en sentiments, images et représentations.

Ariel Koba

Vernissage le 31 janvier. Le visage occupe une place centrale dans travail d'Ariel Koba : stylisés et épurés, ces portraits aux traits essentiels instaurent une relation intime et hors du temps avec le spectateur. À travers un dialogue entre silhouettes humaines et formes géométriques, il travaille la matière par superpositions et griffures, offrant une dimension tactile et organique à ses compositions.

Jean Couty

La galerie l'Antiquaille accueille une trentaine d’œuvres représentant l'attachement de l’artiste lyonnais Jean Couty, représentant de la peinture figurative du XXe siècle, à la ville de Lyon, avec au cœur de cette exposition Le Bénédicité (2, 26 m x 3, 60m), une toile monumentale de 2, 26 mètres sur 3, 60 datant de 1941.

Notre avis : S'inscrivant dans l'atmosphère recueillie d'un lieu propice à la contemplation, la nouvelle exposition monographique consacrée à l'artiste lyonnais prend vie dans les salles de l'ancien couvent de la Visitation de l'Antiquaille. Articulé en trois temps, le parcours s'ouvre sur les vues d'un Lyon bordé d'eau, avant de mettre à l'honneur le lieu tant aimé auquel l'artiste demeura attaché toute sa vie : le berceau paisible de l'île Barbe. La chapelle accueille enfin les vues d'églises romanes, réalisées dans une tension entre élan vital et rigueur constructiviste.

Dialogues dans les collections modernes, hommage à Henri Lachièze-Rey

Pendant sept mois, le Musée des Beaux-Arts de Lyon met à l'honneur ses donations et acquisitions récentes dans un parcours renouvelé de ses collections modernes, entre Serge Poliakoff, Léopold Survage, Henri Valensi et bien d'autres, ainsi qu'un hommage au peintre lyonnais Henri Lachièze-Rey à travers trois de ses toiles.

Sarah Jérôme

Vernissage le 29 janvier à 18h30. Pour sa rentrée 2026, la fondation Bullukian accueillera l'artiste Sarah Jérôme, qui investira le centre d’art avec l’exposition Le Mur invisible, réunissant un corpus d’œuvres inédites inspirées du roman éponyme de Marlen Haushofer.

Notre avis : Née en 1979 à Rennes, Sarah Jérôme a une double formation dans des structures prestigieuses : diplômée à la fois du Conservatoire national de danse de Paris et de l'École des Beaux-Arts de la même ville. À l'intersection de la danse et des arts plastiques, la jeune femme déploie une œuvre des plus singulières entre dessin, sculpture, peinture, installation et performance... Pour son exposition monographique à Lyon, Le mur invisible, Sarah Jérôme réunira un corpus d'œuvres inédites réalisées lors de sa résidence et inspirées du roman éponyme de Marlen Haushofer.