Voeux à la presse 2026 : le Président de la Région Auvergne-Rhône-Alpes, Fabrice Pannekoucke, confirme la continuité de la ligne régionale

Publié Mercredi 28 janvier 2026

Vœux / Lundi 26 janvier, à Lyon, Fabrice Pannekoucke a présenté ses vœux à la presse en tant que président de la Région Auvergne-Rhône-Alpes. Le successeur de Laurent Wauquiez a repris les grands axes qui structurent l'action régionale depuis près de dix ans, en mettant en avant l'attractivité du territoire, la sécurité et la projection vers les Jeux olympiques d'hiver de 2030.

Photo : Le président de la Région Auvergne-Rhône-Alpes, Fabrice Pannekoucke, lors de la présentation des vœux à la presse le 26 janvier 2026 © CD/CiedesMédias

Devant un parterre de journalistes, le président de la Région Auvergne-Rhône-Alpes a déroulé un propos dominé par la résilience et l'optimisme, dans un contexte national qu'il juge marqué par l'incertitude. L'exécutif régional s'appuie toutefois sur un bilan industriel qu'il juge favorable, évoquant 16 000 emplois concernés par des relocalisations ou des maintiens au cours de la dernière décennie. Parmi les projets mis en avant figure l'implantation du site Safran sur la Plaine de l'Ain, avec 450 millions d'euros d'investissement annoncés pour 250 emplois. Un bilan quelque peu entaché par plusieurs fermetures ou réductions d'activité, rapidement évoquées, qui ont touché entre autres des sites industriels de Blédina à Villefranche-sur-Saône ou Bosh à Moulins cours des derniers mois.

Sécurité, jeunesse et agriculture : des priorités affirmées

La sécurité demeure au cœur du discours de Fabrice Pannekoucke. Il a rappelé que la Région vise 20 000 caméras de vidéo surveillance financées d'ici la fin de 2026, destinées aux communes volontaires pour s'équiper. Il a également mis en avant le déploiement du dispositif Sécurité renforcée, lancé en 2024, à l'ensemble du territoire prévoyant une hausse des effectifs de la sûreté ferroviaire et l'installation de caméras supplémentaires et la sécurisation des abords des gares. Enfin, il a évoqué le renforcement de la sécurité dans les lycées, avec la poursuite des équipements de contrôle d'accès et de vidéo surveillance, ainsi que l'expérimentation de scanners corporels et de vidéosurveillance algorithmique.

La question des jeunes a été également abordée à travers celle des réseaux sociaux. Le président a évoqué leurs effets sur l'information et le climat éducatif, dénonçant une « course aux clics », et annoncé une collaboration avec le Centre national du cinéma autour de l'éducation aux médias et à l'image.

Sur l'agriculture, la Région maintient une opposition ferme au traité du Mercosur, jugé incompatible avec la protection des filières locales et des normes sanitaires. Une position qui inscrit dans une défense plus large de la souveraineté alimentaire, notamment à travers la restauration collective des lycées. La santé, les transports ou encore l'aménagement du territoire ont également été rappelés, avec notamment l'objectif des 400 maisons de santé soutenues par la Région, présentées comme un levier pour maintenir une offre médicale dans les zones moins bien dotées.

Une redistribution assumée pour la Culture

Sur le volet Fabrice Pannekoucke récuse toute idée de désengagement et parle d'un « faux procès », rappelant l'existence de dispositifs pouvant couvrir jusqu'à 60 % de certaines dépenses, notamment pour des projets implantés hors des grandes villes. Des outils qui, selon, lui permettent de diffuser la culture dans l'ensemble des territoires, y compris les plus ruraux, sans pour autant réduire les moyens alloués aux zones déjà bien dotées.

Les arbitrages budgétaires dessinent cependant une nouvelle redistribution des crédits. La baisse de 5, 2 millions d'euros des crédits de fonctionnement consacrés à la culture et à la création se traduit par des retraits ou des diminutions de subventions concernant aussi des structures de taille plus modeste, parfois très implantées localement. La Manufacture des arts d'Aurillac, le Footsbarn à Hérisson ou Le Prunier sauvage à Grenoble ne figurent plus parmi les structures soutenues l'année dernière. D'autres voient leur aide fortement réduite, à l'image du Pacifique - CDCN de Grenoble, dont la subvention régionale passe de 67 000 euros en 2021 à 30 000 euros en 2025.

Objectif jeux olympiques 2030 

Enfin, les Jeux olympiques d'hiver de 2030 que la France accueillera dans les Alpes ont servi de perspective à moyen terme « Un certain nombre de sujets vont arriver dans les jours, les semaines et les mois qui viennent : on parlera un peu d'argent, de sites olympiques et paralympiques, des investissements et de l'innovation qui va marquer ces Jeux, et même de quelques disciplines additionnelles », a commenté Fabrice Pannekoucke. À commencer par les cérémonies de retour des drapeaux des Jeux de Milan‑Cortina qui se tiendront le 23 février à Albertville pour les jeux olympiques et le 23 mars à Chamrousse pour les paralympiques, a annoncé le président. La montée en puissance du projet se fait toutefois dans un contexte tumultueux. Fin janvier, Arthur Richer, directeur de la communication du Comité d'organisation, a quitté ses fonctions, quelques semaines après l'arrivée de nouveaux cadres. La ministre des Sports a appelé à clarifier rapidement la gouvernance du comité.