Nuits de Fourvière

Une Amérique encore ouverte

par JED
Publié Dimanche 15 mars 2026

Musique classique / Leonard Slatkin revient à Lyon pour un programme fortement teinté d'Amérique, avec la musique pour ballet "Billy the kid" de Copland et la "Symphonie du Nouveau Monde" de Dvořák.

Photo : L'orchestre national de Lyon dirigé par Léonard Slatkin / crédit : ©Fred Mortagne

Chef d'exception, Leonard Slatkin (né en 1944 à Los Angeles) a dirigé l'Orchestre National de Lyon de 2011 à 2017, « Pour moi, l'ONL a été comme une merveilleuse histoire d'amour qui a duré six ans. Aujourd'hui, nous restons les meilleurs amis du monde. Il m'a appris beaucoup de choses et j'espère qu'il en a aussi appris de moi. Nous avons trouvé un équilibre entre répétitions efficaces et respect total de l'art du compositeur » se souvient Slatkin. À Lyon, il a notamment fait découvrir au public la richesse et la diversité du répertoire américain à travers des compositeurs tels que Samuel Barber, Aaron Copland, Charles Ives, George Gershwin, Leonard Bernstein, John Williams... De retour à Lyon, Slatkin a concocté un programme dédié aux Amériques, avec notamment le ballet Billy the kid d'Aaron Copland. Un "western" symphonique créé en 1942 qui, tout à la fois, dresse le portrait du célèbre hors-la-loi et évoque les grands espaces des États-Unis. Copland s'inspirant ici des chansons folk de l'Ouest et des musiques des danses mexicaines.

Inspirations populaires

L'Orchestre lyonnais enchaînera avec l'un des "tubes" de la musique classique : la Symphonie n°9, dîte « Du Nouveau Monde » de Dvořák, composée en 1893, alors que le compositeur tchèque vient de s'installer à New York pour quelques années. Une symphonie qui se propose comme un voyage, une découverte, qui croise l'Europe musicale à l'imaginaire américain. Impressionné par les chants spirituels afro-américains et par les mélodies des peuples indiens, Dvořák est persuadé que la future musique savante américaine devra s'inspirer de ces traditions populaires. Sa symphonie aux rythmes amples, aux couleurs mélancoliques, et aux vastes paysages sonores, ne cite pas directement ces motifs d'inspiration, mais les retravaille autrement : « Je n'ai utilisé aucune des mélodies indiennes. J'ai simplement écrit des thèmes originaux englobant les particularités de cette musique et, utilisant ces thèmes comme sujets, je les ai développés avec les moyens des rythmes modernes, contrepoints et couleurs orchestrales », précise Dvořák en 1893.

« Nouveau Monde »
Du 27 au 28 mars à l'Auditorium de Lyon (Lyon 3e) ; de 10 à 54€

Nouveau monde

Direction musicale de Leonard Slatkin, par l'ONL, 1h15. Entre la République tchèque et les États-Unis, ce nouveau programme de l'Auditorium conviera l'ouverture du Candide de Leonard Bernstein, l'intégralité du Billy the Kid d'Aaron Copland et la Symphonie n° 9 d'Antonín Dvořák, entre nouvelles terres et souvenir mélancolique de la terre natale.