Oh, les amoureux !

Que faire lorsqu'on est en couple et cinéphile — mais aussi quand on est cinéphile et en quête de l’âme sœur ? Se rendre dans une salle obscure, pardi ! Chacun(e) vous le dira : c’est le meilleur endroit pour vivre une histoire passionnée ou, à défaut, passionnante. Alors, si vous promenez vos guêtres du côté de Seyssins, le 14 février prochain, jour de la Saint-Valentin, plongez dans un grand bain d’affection et de tendresse, seul(e) ou accompagné(e), grâce au double programme consacré à Wes Anderson : vous en sortirez réconcilié avec la vie et scotché à votre galant(e).

Avec À bord du Darjeeling limited (2008), vous suivrez une fratrie en train de se rabibocher à l’occasion d’un voyage de deuil dépaysant ; et dans le somptueux La Vie aquatique (2005) — vrai faux biopic de Cousteau plus crédible et poétique que L’Odyssée (2016) — vous partagerez le quotidien d’un impavide explorateur des hauts fonds, Steve Zissou, incarné par le non moins impassible Bill Murray, sur fond de reprises de Bowie en portugais par Seu Jorge… Pas mal comme sérénade romantique.

Si vous avez l’âme plus encline à la mélancolie, optez pour la séance du ciné-club du Belvédère, consacrée à Étreintes brisées (2009), de Pedro Almodóvar. Appartenant à la veine tragique de l’œuvre du président de la prochaine édition du festival de Cannes, ce film ne figure pas parmi ses plus grands succès. Mais il raconte une de ces histoires d’amour inachevées, donnant un besoin irrépressible de se blottir dans les bras de l’être aimé.

Soirée Les Amoureux de Wes Anderson, le mardi 14 février à 19h30 à l’Espace Victor-Schoelcher, Seyssins

Étreintes brisées de Pedro Almodóvar le mardi 14 février à 20h30 au Belvédère, Saint-Martin-d’Uriage.

pour aller plus loin

vous serez sans doute intéressé par...

Jeudi 5 avril 2018 Le cinéaste Wes Anderson renoue avec le stop motion pour une fable extrême-orientale contemporaine de son cru, où il se diversifie en intégrant de nouveaux référentiels, sans renoncer à son originalité stylistique ni à sa singularité visuelle. Ces...
Mardi 25 février 2014 Avec "The Grand Budapest Hotel", Wes Anderson transporte son cinéma dans l’Europe des années 30, pour un hommage à Stefan Zweig déguisé en comédie euphorique. Un chef-d’œuvre génialement orchestré, aussi allègre qu’empreint d’une sourde inquiétude.
Mardi 25 février 2014 Dans la reproduction de la chambre d’Antoine Lumière à Lyon (qui pourrait être le décor d’un de ses films) et à l'occasion de la sortie de "The Grand Budapest Hotel", rencontre avec Wes Anderson à propos de Stefan Zweig, de sa famille d’acteurs, de...
Lundi 21 mai 2012 Poussant son art si singulier de la mise en scène jusqu'à des sommets de raffinement stylistique, Wes Anderson ose aussi envoyer encore plus loin son ambition d'auteur, en peignant à hauteur d'enfant le sentiment tellurique de l'élan amoureux.
Mercredi 6 juillet 2011 Pedro Almodóvar revient aux récits baroques et teintés de fantastique de sa jeunesse, la maturité filmique en plus, pour un labyrinthe des passions bien noir dans lequel on s’égare avec un incroyable plaisir.
Jeudi 11 février 2010 Fable pour enfants et conte pour adultes, divertissement majuscule et immense film d’auteur, leçon de vie et leçon de cinéma : "Fantastic Mr. Fox" de Wes Anderson est une œuvre majeure.

restez informés !

entrez votre adresse mail pour vous abonner à la newsletter

En poursuivant votre navigation, vous acceptez le dépôt de cookies destinés au fonctionnement du site internet. Plus d'informations sur notre politique de confidentialité. X