Ma première fois

ECRANS | De Marie-Castille Mention-Schaar (Fr, 1h35) avec Esther Comar, Martin Cannavo…

François Cau | Vendredi 13 janvier 2012

Ce navet improbable, écœurant et antipathique, pose beaucoup de questions : y a-t-il en France des gens qui pensent qu'on peut réussir un film avec de simples qualités techniques (la «réalisation», fléau d'un cinéma qui a gagné en professionnalisme ce qu'il a perdu en rapport viscéral à la forme cinématographique) ? Qu'écrire des dialogues où les personnages s'appellent toutes les deux secondes par leur prénom sonnera naturel aux oreilles des spectateurs ? Que raconter ses petits chagrins autobiographiques suffit à en faire un sujet intéressant ? Que choisir des acteurs à la cinégénie indéniable va ensuite les transformer en autre chose que de médiocres comédiens de sitcom ? Que faire des chromos ridicules sur de la musique pop va produire de l'émotion ? Que montrer sans complexe des gens beaux et riches (un appart et deux maisons pour la famille de Sarah, rien que ça !) chougner sur leurs petits bobos au cœur ne sera pas une provocation idéologique planquée derrière de l'eau-de-rose adolescente ? Visiblement oui, puisque le film existe. Honte à ceux qui l'ont permis ! CC

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"La Fête des mères" : petite fête de stars

ECRANS | de Marie-Castille Mention-Schaar (Fr, 1h41) avec Audrey Fleurot, Clotilde Courau, Olivia Côte...

Margaux Rinaldi | Mardi 22 mai 2018

Une fleuriste, une nounou, une journaliste, une pédiatre… Et même une présidente de la République. Elles sont toutes égales devant le cycle de la vie ; d’enfants elles deviennent des mères, confrontées aux aléas de la vie, entre le travail, les mômes et leur propre génitrice dont elles doivent à leur tour s’occuper… Dans le prolongement de son précédent film Le Ciel attendra, Marie-Castille Mention-Schaar croise plusieurs histoires, chacune portée par une distribution mirobolante réunissant Audrey Fleurot, Nicole Garcia ou encore Vincent Dedienne dans son premier rôle au cinéma, s’émancipant ainsi du registre comique dans lequel on le réduit trop souvent. Si la réalisatrice respecte bien le cahier des charges d’un film choral, enrichi par quelques messages subliminaux sur le temps et l’amour dissimulés dans les décors, les rebondissements, quant à eux, auraient sans doute pu être peaufinés. Soit le dénouement est atte

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