Bienvenue cher Grenoble Indian Film Festival !

Festival | Zoom sur la prometteuse première édition de ce rendez-vous cinématographique proposé du vendredi 16 au mardi 20 juin dans trois cinémas grenoblois.

Vincent Raymond | Mardi 13 juin 2017

Toute première édition d'un festival se devant d'être saluée, souhaitons donc la bienvenue au Grenoble Indian Film Festival par un cordial "Namasté !". Initié par l'association Indian Cinema Events, ce nouveau rendez-vous tire parti de l'immensité des cultures indiennes et de la variété de leur expression cinématographique, dépassant la caricature sucrée-épicée des films masala – personnages semblant avoir pioché dans la penderie de Liberace, intermèdes musicaux plus sucrés que des loukoums, longueur démesurée… Qu'on se rassure : le GIFF ne délaisse pas les productions Bollywood pour autant. Il programme notamment les opus 1 & 2 du Baahubali de SS. Rajamouli, ainsi qu'un incontournable Shah Rukh Khan (LA méga star du genre) : Fan, de Maneesh Sharma.

Il a aussi la bonne idée de consacrer une large section à l'art et essai (terme assez flou, car englobant ce qui n'est pas bollywoodien). L'ouverture se fera sur l'excellent Les Lauriers-roses rouges de Rubaiyat Hossain, une belle découverte parlant (notamment) de la situation des femmes au Pakistan. Le lendemain, la projection de La Quatrième Voie de Gurvinder Singh sera suivie d'un échange par Skype avec le réalisateur (comme Le secret de Kanwar de Anup Singh, lundi soir). On note par ailleurs l'avant-première du Dernier vice-roi des Indes de Gurinder Chadha (Joue la comme Beckham) ainsi qu'un film de cet esthète de Pan Nalin, Déesses indiennes en colère.

Centré sur le 7e art, le GIFF est complété par divers événements tels qu'une exposition des photos de Romain Seco à la Maison de l'International, d'un Bollywood Live Art avec l'artiste-peintre Olivier Clavel au Palais de la Bière ainsi que d'une Bollywood Night au Vertigo. Ne manque que Hrundi V. Bakshi…

Grenoble Indian Film Festival
À la Nef, aux 6 Rex et au Club du vendredi 16 au mardi 20 juin


Grenoble Indian film festival

Films + exposition + concert...

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Montagnards et Indiens

Festivals | Deux événements cinéma arrivent sur les écrans de l’agglo ces prochains jours. On tourne d’abord son regard vers le 15e Festival du film international (...)

Martin de Kerimel | Mardi 6 octobre 2020

Montagnards et Indiens

Deux événements cinéma arrivent sur les écrans de l’agglo ces prochains jours. On tourne d’abord son regard vers le 15e Festival du film international Pastoralismes et grands espaces, du 8 au 11 octobre. Au programme du cinéma Le Club : des documentaires sur la vie des éleveurs français, suisses, italiens, argentins ou sénégalais, au format court et long. En outre, des rencontres citoyennes et débats sont organisés, ainsi que des expositions – certaines ont déjà ouvert, à la Maison de la montagne ou à la Crique Sud, par exemple. Le programme complet est en ligne : www.festival-pastoralismes.com. On change d’horizon la semaine suivante, avec la quatrième édition du Grenoble Indian Film Festival. L’événement est programmé du 15 au 18 octobre, avec une large sélection de courts métrages et un long, Made in Bangladesh, présentés à la Vence Scène de Saint-Égrève (samedi 17 à 20h30). Là aussi, de nombreuses animations connexes sont prévues, avec des professionnels du cinéma. L’association organisatrice espère pouvoir compter sur ses hôtes indiens, a monté une page Facebook et devrait publier toutes les infos sur

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"Made In Bangladesh" : in Fabric

ECRANS | De Rubaiyat Hossain (Ben.-Fr.-Dan.-Port.) avec Rikita Shimu, Novera Rahman, Parvin Paru…

Vincent Raymond | Mardi 3 décembre 2019

Ouvrière dans une usine textile de Dacca, au Bangladesh, Shimu travaille comme une forcenée dans des conditions déplorables pour un patron esclavagiste. Lorsqu’elle se résout à monter une section syndicale avec quelques collègues, ses chefs et son mari lui rendent la vie impossible… Hasard ou coïncidence ? La veille d’une grève générale en France motivée par des revendications sociales – le rejet du projet de réforme des retraites – sort sur nos écrans un film rappelant à quel point les droits se conquièrent toujours de haute lutte. Certes, le contexte bangladais n’est (heureusement) pas comparable à celui en vigueur dans l’Hexagone, mais la propension à niveler par le bas les filets de protection sociale des classes laborieuses semble une aspiration commune à tous les gouvernements d’inspiration libérale, d’où qu’ils soient. Déjà autrice d’un film se déroulant à Dacca – l’excellent Les Lauriers-roses rouges (2017), son deuxième long métrage –, Rubaiyat Hossain complète sa gale

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Toutes les couleurs de l’Inde avec le Grenoble Indian Film Festival

ECRANS | Rendez-vous du jeudi 17 au dimanche 20 octobre à Grenoble, Saint-Martin-d'Hères et Saint-Égrève.

Damien Grimbert | Mardi 15 octobre 2019

Toutes les couleurs de l’Inde avec le Grenoble Indian Film Festival

Troisième édition pour le Grenoble Indian Film Festival, organisé par l’association I.C.E. dans l’objectif de dévoiler toute la diversité du cinéma indien contemporain. Outre une pléiade d’ateliers en tout genre, une exposition de peinture et une soirée « Bollywood Night », la majeure partie de la programmation sera bien sûr dédiée au… cinéma, avec pas moins de sept films projetés. Parmi ces derniers, trois blockbusters très attendus, chacun dans un registre très différent : Chhichhore de Nitesh Tiwari accompagne ainsi au fil des ans et des aléas de la vie un groupe d’amis qui s’est formé à l’université, tandis que Kalank d’Abhishek Varman (photo) joue la carte de la grande fresque historico-romantique flamboyante dans des décors majestueux. Enfin, Mission Mangal de Jagan Shakti s’inspire d’une histoire vraie pour retracer le lancement d’une mission spatiale à destination de Mars. À noter, également, un documentaire de Pan Nalin sur la médecine ayurvédique (Ayurveda), un film anglais de Gurinder Chadha sur un jeune immigré indien passionné par Bruce Springsteen (Music of my life), un intrigant fil

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Et le cinéma indien conquit Grenoble

Festival | Sorti de l’ombre mais pas encore des clichés auxquels l’inconscient collectif a trop souvent tendance à le cantonner, le cinéma indien bénéficie désormais de réseaux de promotion et de distribution très dynamiques à Grenoble. Décryptage avant de se rendre fin décembre à la Nef et à Mon Ciné pour le Grenoble Indian Film Festival.

Damien Grimbert | Mardi 18 décembre 2018

Et le cinéma indien conquit Grenoble

C’est un cinéma haut en couleur, à l’image du pays qui l’a vu naître. D’une énergie, d’une diversité et d’une richesse sans commune mesure. Et suivi avec passion par d’innombrables pays d’Asie, du Moyen-Orient et d’Afrique. Pourtant, depuis sa (relative) reconnaissance internationale à l’orée des années 2000, le cinéma indien reste souvent regardé en France avec une certaine condescendance. Réduit au statut de simple curiosité folklorique un peu extravagante, sur la base d’une vision limitée et surtout complètement obsolète. Car l’industrie cinématographique évolue à une vitesse impressionnante en Inde. Les critères en vigueur il y a encore dix ans semblent aujourd’hui totalement dépassés, dans le domaine du cinéma d’auteur indépendant comme dans celui des blockbusters de studio. Pour peu qu’on fasse preuve d’un minimum de curiosité, il n’a pourtant jamais été aussi facile de se tenir à jour. Ainsi, à Grenoble, la plupart des films indiens en vue bénéficient désormais d’une exploitation en salles quelques jours seulement après leur sortie en Inde… Du cinéma indien toute l'année Une visibilité accrue qui repose entièrement sur le travai

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"Les Lauriers-roses rouges" : à la scène comme à la vie

ECRANS | de Rubaiyat Hossain (Bang., 1h28) avec Shahana Goswami, Rikita Shimu, Mita Rahman…

Vincent Raymond | Mardi 6 juin 2017

Dacca, Bangladesh. Roya, qui triomphe depuis douze ans dans une mise en scène conformiste du classique de Tagore Les Lauriers-roses rouges, doit s’effacer au profit d’une plus jeune actrice. Son mari, un homme d’affaires, lui fait alors part de son désir d’enfant, mais Raya se voit proposer une offre artistique exaltante… Nul n’est jamais exempt de contradictions. Prenez Roya : capable d’affirmer son indépendance en restant tête nue face à la pression islamiste ou de signer des analyses érudites du compositeur, écrivain et philosophe indien Tagore, elle accepte par ailleurs le confort prodigué par l’aisance financière d’un époux conservateur et de se fossiliser dans une lecture théâtrale archaïsante. Il faut que son apparence d’équilibre personnel vacille pour qu’elle prenne en compte la fausseté de son existence, sa non-congruence interne. Dessillée par sa soudaine fragilité, décentrée, elle peut enfin considérer le monde qui l’entoure et agir en conséquence : faire de son art œuvre utile, y compris en s’accomplissant elle-même. Révélateur des paradoxes d’une société aspirant à l’ultra-modernité en s’arcboutant sur des traductions rétrogrades (nota

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