"Stories from nowhere" : un paysage transmuté s'expose au Centre d'art Bastille

ARTS | Après des siècles de civilisation, le paysage a été modifié, voire altéré par le flux des nouvelles technologies. Des évolutions qui engendrent de nouvelles perceptions de l’horizon qu’il soit physique ou dématérialisé. Le Centre d’art Bastille explore ces différents récits à travers le regard de six artistes pour des "Stories from nowhere".

Charline Corubolo | Mardi 24 octobre 2017

D'une Terre naturelle, l'humanité est passée à des territoires construits par l'homme, des panoramas pixellisés et des environnements (ir)réels. Un changement de paradigme qui modifie notre perception de la nature ainsi que les diverses interactions qui régissent ce système, mais également la représentation même de cette nature dans laquelle nous évoluons.

La photographie et la peinture n'ont alors plus la contrainte d'obéir à une figuration du réel, laissant la place à de nouvelles techniques, tandis que les signifiés du paysage offrent de nouvelles projections : qu'il soit ancré dans la réalité ou fantasmé, ce paysage peut être frontière, géopolitique, Eden ou encore sensoriel. Autant de variantes venues de nulle part et de partout qui infiltrent en ce moment le Centre d'art Bastille avec l'exposition Stories from nowhere pour une sphère altérée.

Nouvelles réalités paysagères

De cette altération, Alain Bublex propose une confrontation entre l'apparent naturel et l'urbanisation à travers des images picturales flirtant avec le souvenir. Un souvenir fantasmé avec les fragiles paysages de Géraud Soulhiol où les rapports d'échelle inversent les éléments. Quant au binôme Émilie Brout / Maxime Marion, sa pratique sonde le collectif devenu réalité de filtre avec des œuvres numériques pour une nouvelle approche du paysage mais surtout une nouvelle territorialité dématérialisée.

Une matérialité bien physique chez Aï Kitahara dont les Quinze kilomètres carrés de frontières dévoilent de délicates abstractions ; alors qu'Eva Medin ouvre une porte vers un univers parallèle. Enfin, en "projet-room", Clara Blein-Renaudot nous invite à desTentatives de fuite, ultime échappatoire à une transmutation en perpétuelle évolution.

Stories from nowhere
Au Centre d'art Bastille jusqu'au dimanche 7 janvier 2018


Stories from nowhere

Exposition collective + project room "Tentatives de fuite" de Clara Blein-Renaudot
Centre d'Art Bastille Site sommital de la Bastille Grenoble
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Les 8 expositions à (re)voir pendant les vacances de Noël

ARTS | Comme il ne se passe pas grand-chose de culturel à Grenoble et dans l’agglo pendant les fêtes, voici une sélection d’expositions phares des derniers mois encore à l’affiche pendant ces vacances. Suivez-nous, et surtout prenez le temps de flâner.

Charline Corubolo | Mardi 19 décembre 2017

Les 8 expositions à (re)voir pendant les vacances de Noël

Daniel Dezeuze, une rétrospective Au Musée de Grenoble L’art de la rétrospective est délicat, mais lorsque Daniel Dezeuze et le Musée de Grenoble s’en emparent, il est magnifié. Dévoilant 50 ans de création, des premières sculptures aux œuvres les plus récentes avec le mystère des Tableaux-Valises, le parcours met en exergue la poésie dans l’œuvre de l’artiste français. Cherchant à saisir l’insaisissable, Daniel Dezeuze offre une visite sur le fil de la légèreté, de ses expérimentations au sein du mouvement Supports/Surfaces à la finesse graphique de la Vie amoureuse des plantes. Un ensemble éclectique et pourtant cohérent, permettant à la chronologie de se réinventer à chaque fois, entre figuration et abstraction. Une exposition de premier plan pour un artiste qui a fait (et fait toujours) la scène artistique contemporaine. Tous les jours sauf le mardi de 10h à 18h30 Fermeture les 25 décembre et 1er janvier

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La vie est un art

ARTS | La question de l'intime dans la sphère commune est le point de départ d’une résidence de cinq artistes et étudiants-artistes dans différents secteurs de Grenoble, qui a abouti à l’exposition "Privé public" à la Plateforme. Avec des œuvres sociales dans lesquelles l’autre se réapproprie son quartier ou tente dans le (re)définir. Charline Corubolo

Charline Corubolo | Mardi 8 juillet 2014

La vie est un art

Passions éternelles. Le sous-titre de Privé public, nouvelle exposition à la Plateforme, porte en lui toutes les ambiguïtés que l’homme entretient avec son environnement urbain. Avec pour objectif de travailler sur le terrain, des artistes et étudiants-artistes de l’École supérieure d’art et de sesign Grenoble-Valence ont investi différents secteurs de la capitale alpine afin de créer un lien de proximité avec l’habitant. De cette résidence collaborative sont nés cinq projets très différents, tous dévoilés à la Plateforme, mais dans lesquels à chaque fois la voix est donnée à l’autre, ouvrant un champ de "sociabilisation" où l’art et la vie se mêlent. Une vie qui s’exprime par la parole avec la performance initiée par Stéphane Billot, cherchant à remettre l’homme au cœur du quartier, à l’image de l’historien Pierre Rosanvallon et de ses récentes initiatives souhaitant faire de l’humain le cœur de la société. L’installation de Clara Blein-Renaudot, quant à elle, met en place une nouvelle sphère où les habitants d’un même quartier se retrouvent à tisser des liens jusqu’alors inexistants et pourtant possibles. Ces deux artistes permetten

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