La loi des séries

ARTS | Trois artistes en une seule et même exposition sont à découvrir jusqu'au 31 janvier à la galerie Trancanelli. On en a poussé la porte pour vous en dire plus.

Benjamin Bardinet | Mardi 21 janvier 2020

Photo : Mengpei Liu


À peine le temps de se remettre des Fêtes que la (très dynamique) galerie Tracanelli nous propose une exposition présentant les toutes dernières séries fraîchement sorties de l'atelier de trois artistes aux pratiques très variées. D'origine chinoise et passée un temps à l'École supérieure d'art de Grenoble avant de s'installer à Paris, l'artiste Mengpei Liu développe un travail pictural qui oscille entre abstraction et figuration. Inspirée par les paysages naturels et adepte du tout petit format, la jeune peintre déploie une touche vive et gestuelle qui joue de toutes les possibilités offertes par la peinture, entre exploration de la texture et effets de transparence. À ses côtés sont présentées les photographies chronologico-chromatiques d'Anthony Delia, dont une série d'intérieurs contemporains baignés d'une lumière chaleureuse que les tirages excellent à mettre en valeur. Enfin, l'artiste hollandaise Dagmar Stap expose une série d'objets brodés qui imitent de manière hyperréaliste les emballages de produits de consommation de masse. Un travail qui s'inscrit dans la tradition pop et confronte la temporalité du "fait main" à l'instantanéité de la production industrielle.

New Year New Series
Á la galerie Tracanelli jusqu'au 31 janvier 2020


Mengpei Liu, Dagmar Stap, Anthony Delia

"New year new series". Peinture, sculpture, installation, performance, photographie
Galerie Tracanelli 13 rue Beyle Stendhal Grenoble
ce spectacle n'est pas à l'affiche actuellement


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En octobre, il faut passer par la galerie Tracanelli !

ARTS | N’hésitez pas à passer la porte de la galerie Tracanelli pour y visiter l’exposition du mois d’octobre ! Vous y découvrirez le travail de Marjolaine (...)

Benjamin Bardinet | Mardi 20 octobre 2020

En octobre, il faut passer par la galerie Tracanelli !

N’hésitez pas à passer la porte de la galerie Tracanelli pour y visiter l’exposition du mois d’octobre ! Vous y découvrirez le travail de Marjolaine Robert de Saint Vincent qui se nourrit de son parcours atypique entre les Beaux-Arts et l’armée (eh oui !) ; les compositions picturales d’Adrian Kay Wong dans lesquelles des éléments figuratifs stylisés surgissent d’un entrelacs de motifs abstraits évoquant les tapisseries des années 1970 ; et surtout les expérimentations picturales de Julien Herz qui joue des superpositions et des styles pour créer des compositions assez surprenantes. Des emboîtements de formes géométriques bleu électrique et gris métallique y côtoient des surfaces en crépis et de nerveux gribouillis à la craie.

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1ère édition

Ouvrage | Toujours sur tous les fronts, la galerie Tracanelli démarre un projet éditorial visant à soutenir et à diffuser le travail de jeunes artistes qu’elle (...)

Benjamin Bardinet | Mardi 6 octobre 2020

1ère édition

Toujours sur tous les fronts, la galerie Tracanelli démarre un projet éditorial visant à soutenir et à diffuser le travail de jeunes artistes qu’elle représente. La première édition est consacrée à l’œuvre photographique de l’artiste Alp Peker (qui avait été exposé à la galerie en décembre dernier). Dans ces photographies, les corps mis en scène par l’artiste turc sont comme d’infinis terrains de jeu avec lesquels interagissent tout un tas d’accessoires aussi triviaux que colorés. En bonus, en fin d’ouvrage, quelques photographies témoignent des coulisses des prises de vue et des dessins préparatoires réalisés par l’artiste. En vente 20€ à la galerie Tracanelli ou en ligne.

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Obsolescence déprogrammée

Accrochage | La galerie Tracanelli renoue avec ses habitudes en proposant pour le mois de juin un accrochage d’un duo d’artistes dont le dialogue reste en grande (...)

Benjamin Bardinet | Mardi 9 juin 2020

Obsolescence déprogrammée

La galerie Tracanelli renoue avec ses habitudes en proposant pour le mois de juin un accrochage d’un duo d’artistes dont le dialogue reste en grande partie soumis aux interprétations du visiteur. Mathieu Arfouillaud livre une série de paysages obscurs baignés d’une lumière lugubre et confirme son goût pour une nature aseptisée, domptée par l’homme ; une nature simili-sauvage grandement inspirée par la place qu’on lui accorde dans les aménagements urbanistiques contemporains. En guise de "signature", Arfouillaud intervient toujours sur une portion conséquente de toile en appliquant un aplat monochrome qui rompt avec la nature illusionniste de la représentation. De son côté, Lucas Schiesser, fraîchement sortie de l’École supérieure d’art et design de Grenoble, développe une pratique qui joue également des représentations… en trois dimensions cette fois. Il procède au moulage d’objets ayant incarné, il n’y a pas si longtemps, une sorte de modernité technologique. Des téléphones Nokia 3310 et un Mac pas si vieux que ça, semblent ainsi surgir d’un autre temps, comme fossilisés. Une manière de pétrifier l'état "naturel" d'obsolescence programmée de ces objets et de questionner l'accél

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"Digital Ways" : Ivan Arlaud et Morgan Ward, peintres 2.0

Exposition | Ces deux jeunes artistes sont à découvrir à la galerie Tracanelli de Grenoble jusqu'au 30 novembre.

Benjamin Bardinet | Mardi 19 novembre 2019

Modestes mais toujours judicieux, les accrochages de la galerie Tracanelli proposent de réunir deux artistes autour d’une même problématique ou d’une sensibilité commune. Avec l’exposition intitulée Digital Ways, il s’agit d’interroger la peinture à l’ère du numérique. Comment la dématérialisation des images, leur reproductibilité irrépressible et leur diffusion infinie, nourrissent la pratique des peintres contemporains ? Originaire de Lyon, Ivan Arlaud s’inspire d’images qu’il trouve sur Internet pour réaliser des peintures (photo) dont les thèmes s’inscrivent dans une forme de tradition : une scène de chasse à courre, Don Quichotte... Le jeune artiste fait feu de tout bois ; peint sur un vase, des baskets, un morceau de toile grossièrement tendue – comme une volonté paradoxale de revendiquer un rapport aux matériaux à l’ère de la dématérialisation. Morgan Ward quant à lui, réalise des peintures gestuelles abstraites dont les formes ne semblent pas être produites par le geste naturel du peintre, et pour cause, il s’est inspiré de celles que l’on peut créer maladroitement lorsque,

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"Au loin les montagnes" : les horizons intérieurs de Mengpei Lui et Yuanchi Jiang

Exposition | Si la perspective est lointaine, l’expression sur la toile est intérieure. "Au loin les montagnes", nouvelle exposition de la galerie Marielle Bouchard, dévoile entre douce énergie picturale et sombre intensité de la nature les panoramas de massifs de deux jeunes artistes : Mengpei Liu et Yuanchi Jiang.

Charline Corubolo | Lundi 27 novembre 2017

Tous deux issus de l'École supérieure d'art de Grenoble et originaires de Chine, Mengpei Liu et Yuanchi Jiang renouent dans l’espace de la toile avec une forme de classicisme pictural du paysage. Guidés par une inspiration à sublimer la nature, ils proposent néanmoins une touche profondément contemporaine : alors que Mengpei Liu esquisse des vues bucoliques inspirées par son environnement immédiat où l’énergie du pinceau côtoie étrangement la douceur des traits, Yuanchi Jiang applique à ses horizons une forme de lenteur trouvant sa genèse dans son for intérieur. Entre puissance délicate et poésie minérale, les deux peintres versent ainsi dans un « paysagisme abstrait » (pour reprendre les mots du critique d’art français Pierre Francastel formulés en 1950) et proposent une expérience du sensible et une expérimentation de la couleur qui se délient dans l’atmosphère du tableau. Jouant avec la lumière diffractée des pigments colorés, les deux artistes opèrent au creux de la matière un dépouillement de la nature entre abstraction et figuration où les traces mémorielles de leur Chine natale se retrouvent par fragments. Une réminisce

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PB d'or 2016 : expo

C'était 2016... | Avec, notamment, une nouvelle tête à suivre.

Charline Corubolo | Mardi 20 décembre 2016

PB d'or 2016 : expo

Le PB d’or de l’artiste découverte : Mengpei Liu Sa nature est paisible, et pourtant il se dégage de ses toiles une puissance picturale qui happe le regard. Ce doux paradoxe plastique trouve sa genèse dans les racines de l’artiste. Née en 1991 dans une petite province de Chine où elle découvre l’art traditionnel à l’encre de Chine, Mengpei Liu poursuit sa quête artistique en France, avec une formation à l’École supérieure d'art et de design de Grenoble. Elle découvre alors les paysages isérois semblables à ceux de ses souvenirs d’enfance et l’expressivité de la peinture de Philippe Cognée présentée en 2012 au Musée de Grenoble. Après un passage au Musée Hébert, nous la découvrions en novembre dernier à la galerie grenobloise Xavier Jouvin où elle dévoilait des toiles de vues du Vercors mêlant peinture à l’huile et encre de Chine. Le geste est frénétique, contraste saisissant avec la quiétude des cours d’eau et vallées qu’elle dépeint. Au creux de la matière se loge un détail coloré, mettant en lumière toute la finesse de Mengpei Liu : un nom qui, nous le parions, va s’imposer dans la peinture contemporaine. Le PB d’or du médium

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Mengpei Liu : le souffle de la nature

ARTS | Malgré un pinceau énergique, il se dégage une douce quiétude de la nature de Mengpei Liu. Entre représentation fantasmée de son pays natal la Chine et réalité presque abstraite des vues du Vercors, l’artiste dépeint des paysages sublimés dans lesquels on tombe à la galerie Xavier Jouvin.

Charline Corubolo | Mardi 22 novembre 2016

Mengpei Liu : le souffle de la nature

Poser son regard sur une toile du Vercors de Mengpei Liu, c’est comme être soufflé par la douce puissance de cette nature représentée. Un paradoxe d’émotions prenant sa genèse dans la touche de l’artiste et, surtout, dans son histoire et la culture de son pays. Née en 1991 à Anhui, petite province chinoise, Mengpei Lui grandit en s’empreignant des paysages typiques de l’est du pays, entre montagnes et cours d’eau. Autant de fragments mémoriels qui ressurgissent lorsqu’elle arrive à Grenoble en 2013 pour poursuivre ses études à l’École supérieure d’art et de design, après un cursus en design dans sa ville natale et l’expérience de la peinture traditionnelle à l’encre de Chine. Sa rencontre avec les massifs isérois provoque alors un besoin urgent d’exprimer par la peinture les sentiments enfouis en elle. De "shanshui" à Grenoble Sensible au paysage "shanshui" (littéralement montagne-eau), représentation picturale importante dans l’histoire de l’art chinois, mais aussi à l’émotivité vécue devant les œuvres du peintre chinois Guanzhong Wu, Mengpei Liu puise dans de nombreuses influences qui jaillissent alors sur ses toiles. Face aux m

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