Les musées Géo-Charles et de la Viscose (Échirolles) vont se lier

ACTUS | Il y a comme une volonté de renforcer la visibilité des institutions muséales du côté d’Échirolles. Un projet est ainsi en train de se dessiner entre le Musée Géo-Charles, consacré aux collections et aux archives du poète et écrivain français, et celui de la Viscose, témoignant du passé industriel de la région dans la soie artificielle. Une mutualisation des collections menée par Elisabeth Chambon, conservatrice en chef du patrimoine à Géo-Charles, que l'on a rencontrée.

Charline Corubolo | Mardi 25 avril 2017

Photo : Ville d'Échirolles


Du changement est à prévoir à Échirolles dans les années à venir, et c'est Elisabeth Chambon, conservatrice en chef du patrimoine au Musée Géo-Charles (photo), qui est aux commandes : « 2017 est une année de réflexion. Nous n'avons pas d'exposition temporaire au musée mais un recentrage sur les collections permanentes avec un nouvel accrochage de L'œil du collectionneur. »

Une réflexion baptisée "Pôle muséal" qui vise à mutualiser les collections de son établissement avec celles du Musée de la Viscose. Deux axes différents, avec à Géo-Charles un angle Beaux Arts avec les avant-gardes artistiques, et à la Viscose l'histoire, liée à la mémoire ouvrière et à l'identité de la ville d'Échirolles, de la fabrication de la soie artificielle. Mais un lien se dessine entre les deux institutions. « Le XXe siècle a été traversé par de grandes mutations industrielles, technologiques, intellectuelles et artistiques. Le "Pôle muséal", c'est comment faire se rencontrer les récits de Géo-Charles et ceux de la Viscose, les harmoniser, les faire dialoguer, ne pas perdre leur identité tout en en trouvant une nouvelle. »

En attendant l'union

« Pour l'instant c'est à l'étude. Je suis en train de travailler sur un projet scientifique et culturel pour définir les enjeux. » Un projet qui devrait voir le jour à l'horizon 2019 et qui déplacerait ainsi les collections du Musée de la Viscose dans l'enceinte de Géo-Charles, avec peut-être « à nouveau des expositions temporaires une fois ce "Pôle muséal" mis en place, ainsi que des actions culturelles ».

En attendant cette fusion entre l'héritage ouvrier et les discours artistiques, les deux institutions fonctionnent en régime réduit : le Musée Géo-Charles est ouvert au public les deuxième et troisième week-ends de chaque mois, tandis que le Musée de la Viscose ouvre ses portes un dimanche par mois.

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"Working Class Hero" au Musée Géo-Charles : et voilà le travail !

Exposition | Au Musée Géo-Charles d’Échirolles a été inaugurée début février "Working Class Hero", exposition sous-titrée "La représentation du travail dans l'art" dans laquelle on découvre, à côté d'objets évoquant la mémoire ouvrière, les œuvres de plusieurs artistes contemporains. Nous l’avons visitée avec Élisabeth Chambon, la conservatrice du musée.

Alice Colmart | Mardi 27 février 2018

« Son titre fait écho à la chanson de John Lennon, écrite en 1970 pour exprimer sa lutte en faveur de la classe ouvrière » : voilà comment Élisabeth Chambon, conservatrice du Musée Géo-Charles d'Échirolles, présente l'exposition Working Class Hero – La représentation du travail dans l'art. « Depuis la Préhistoire avec, dans les grottes, les peintures des chasseurs-cueilleurs, jusqu'au Moyen Âge, la Révolution industrielle et nos jours, l’homme a toujours cherché à représenter son activité. Les artistes ont puisé dans cette matière pour en faire des créations. » L’objectif des pièces présentées (photographies, vidéos, tableaux, dessins, objets...), issues en grande partie des collections du Musée Géo-Charles, de celui de la Viscose et du Centre du graphisme, n’est pourtant pas de raconter chronologiquement l’histoire du travail. « On voulait surtout montrer quelle était la position des artistes vis-à-vis du travail au XXIe siècle : la crise économique, le chômage, les fermetures d’usines… »

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Tatouages avant-garde

ARTS | Construit en 1982 à l’initiative de la ville d’Échirolles, le Musée Géo-Charles présente une partie de la collection du poète Charles Guyot (dit Géo-Charles), reçue (...)

Charline Corubolo | Vendredi 24 janvier 2014

Tatouages avant-garde

Construit en 1982 à l’initiative de la ville d’Échirolles, le Musée Géo-Charles présente une partie de la collection du poète Charles Guyot (dit Géo-Charles), reçue par donation de sa femme Lucienne. Partisan de l’avant-garde artistique et littéraire et passionné de sport, l’homme s’est rapidement distingué comme un collectionneur à l’œil avisé, avec un intérêt prononcé pour ses contemporains. Parmi des peintures, sculptures et estampes de la première moitié du XXe siècle, on retrouve ainsi des œuvres de Derain, Delaunay ou encore Léger. En parallèle à cet accrochage permanent, le musée développe un espace entièrement dédié à l’art contemporain – des créations d’après 1960 – actuellement mis en valeur à travers l’exposition White. Mais la structure ne s’arrête pas là et lance en 2013 un cycle intitulé Chambre d’écoute, en vue de créer des connexions entre des créations du XXe et du XXIe siècle. Au premier étage sont donc exposées trois grandes photographies du Hollandais Hans Neleman, issues de la série Moko-Maori Tatoo, aux côtés de pièces de la collect

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Les collections de l'agglo

ARTS | Le musée de Grenoble exerce une sorte d’hégémonie en termes de collections d’art, mais, on vous l’assure, il en existe d’autres à découvrir dans Grenoble et son agglomération…

Laetitia Giry | Lundi 14 mai 2012

Les collections de l'agglo

Va y’avoir du sport Le musée Géo-Charles, musée municipal de la ville d’Echirolles, abrite une collection comportant près de 300 œuvres, garantes de la mémoire de Géo-Charles. Elisabeth Chambon, directrice du musée, nous explique qu’elle a été « reçue en donation en 1982 grâce à son épouse », que celle-ci est le « reflet d’un amateur d’art, d’un collectionneur éclairé, d’un homme de son temps qui suivait des artistes avec qui il était ami et qui s’est fait le champion et le témoin d’avant-gardes aussi bien littéraires qu’artistiques », ce qui explique la présence dans les collections « d’artistes emblématiques du vingtième siècle comme Fernand Léger et Derain (cf visuel). » Féru d’art mais aussi de sport, Géo-Charles oriente encore les choix effectués au musée : « On entretient cette identité singulière originale : le sport dans sa relation à l’œuvre d’art, aux pratiques artistiques, à l’économie, à la philosophie, aux évolutions du monde. Pas le sport dans sa représentation spectaculaire ou télévisuelle, mais comme une discipline, un médium qui permet de dire le rapport de l’homme au monde. » Les œuvres montrées changent souvent, car « c

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A contre-courant

ARTS | Aramram. Ce n’est pas une formule magique, mais bien le nom d’une œuvre de Jean-Christophe Norman et par extension de l’exposition consacrée à cet artiste (...)

François Cau | Mardi 10 janvier 2012

A contre-courant

Aramram. Ce n’est pas une formule magique, mais bien le nom d’une œuvre de Jean-Christophe Norman et par extension de l’exposition consacrée à cet artiste au musée Géo-Charles. Alors qu’il regardait la mer de Marmara, l’idée lui est venue de la filmer à l’envers et par la suite d’inverser les lettres de son nom pour baptiser son vidéogramme. Outre ses vidéos, des photos, dessins et peintures du plasticien seront exposés. Jean-Christophe Norman fait une utilisation indifférenciée de ces approches dans sa pratique artistique qui explore beaucoup, de ses dires propres, les notions de déplacements, de répétitions, d’endurance et de voyage. La performance et l’écriture ont aussi leur part dans son travail. Il recouvre des œuvres de graphite et en recopie d’autres sur de très grands formats, Au cœur des ténèbres de Conrad par exemple, rappelant les activités des moines du Moyen-Âge à l’heure où le livre électronique est en plein essor. On est curieux de voir ce que toutes ces idées et usages rassemblés donnent dans un musée.

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