France / Angleterre

Damien Grimbert | Lundi 18 novembre 2013

Né en Jamaïque au début des années 70 dans les studios enfumés de producteurs comme King Tubby ou Lee Scratch Perry, le dub a connu par la suite des évolutions très diverses selon les pays. En Angleterre, où la communauté jamaïcaine est très importante, il s'est avant tout développé par le biais d'imposants sound-systems fédérant une communauté fervente et passionnée.

En France, en revanche, ce sont plutôt des artistes issus de la scène rock indépendante qui l'ont adopté, en créant une déclinaison essentiellement basée sur le format live à l'orée des années 2000. Et c'est justement cette différence culturelle qui fait tout l'intérêt d'un projet comme Brain Damage meets Vibronics, née d'une collaboration approfondie entre deux figures de proue de ces deux scènes, Brain Damage pour la France, et Vibronics pour le Royaume-Uni. Plutôt que de chercher à gommer les écarts stylistiques entre les deux approches, les artistes impliqués ont au contraire cherché à les combiner pour traiter, à travers les textes des chanteurs Madu Messenger et Parvez aka The Dub Factory, d'un sujet fort et rarement abordé : l'expérience croisée des soldats anglo-caribéens et franco-africains lors de la première guerre mondiale. Un projet ambitieux et cohérent qui ne réussira certes sans doute pas à convertir les réfractaires à la discipline, mais s'annonce en revanche immanquable pour tous les passionnés de dub français… et anglais.

DG

Brain Damage meets Vibronics, jeudi 21 novembre à la Bifurk


Brain Damage + Vibronics + Original Soundtrack Dub + DLSM


La Bifurk 2 rue Gustave Flaubert Grenoble
ce spectacle n'est pas à l'affiche actuellement


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Avec "Smile Jamaica", la Belle électrique se met en mode jamaïcaine

Semaine thématique | Rendez-vous du mercredi 6 au samedi 9 juin pour tout un tas d’événements alléchants.

Damien Grimbert | Lundi 4 juin 2018

Avec

Après avoir proposé en février une semaine d’événements culturels autour du mouvement punk, la Belle électrique remet le couvert cette semaine avec cette fois en ligne de mire le riche univers des musiques populaires jamaïcaines. Point d’orgue de la manifestation, le concert du samedi 9 juin qui réunira sur scène le légendaire U-Roy aux côtés de Mad Professor ainsi que le chanteur d groupe Groundation Harrison Stafford aux côtés de Brain Damage, et qui sera précédé d’un blind test thématique le jeudi, d’une initiation aux chorégraphies envoûtantes du dancehall le vendredi (suivie d’une discussion et d’un show de la compagnie Dance Addict) et d’une vente de disques vinyles jamaïcains d’occasion du mercredi au samedi. Enfin, pour celles et ceux qui souhaiteraient découvrir plus en profondeur la culture reggae, deux projections sont également programmées : le mercredi avec le film culte de 1972 de Perry Henzell The Harder They Come (sans doute l’un des meilleurs métrages de fiction sur le sujet avec le Rockers de Ted Bafaloukos) et

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